- il y a 3 mois
A la une de cette édition, nous reviendrons sur les institutions européennes qui veulent augmenter les futurs budgets de Bruxelles, et mettre en place des taxes à l’échelle européenne pour les financer.
Nous reviendrons ensuite sur le déplacement du président Macron en Chine, entre nécessité commerciale et aveux de déclassement.
Et enfin, une page Amérique avec un retour sur les tensions entre Washington et Caracas.
Nous reviendrons ensuite sur le déplacement du président Macron en Chine, entre nécessité commerciale et aveux de déclassement.
Et enfin, une page Amérique avec un retour sur les tensions entre Washington et Caracas.
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00:00Chers amis, leur projet, faire disparaître les médias indépendants avant 2027.
00:13Aujourd'hui, Emmanuel Macron propose de labelliser les bons médias.
00:18Et derrière ce mot se cache un plan scandaleux.
00:20Décider de ce qui est fiable et de ce qui ne l'est pas.
00:23Créer une censure globale, totale.
00:25C'est une attaque violente contre le pluralisme.
00:28Regarder TV Liberté, suppression de nos comptes bancaires, perte massive de dons qui est le nerf de la guerre.
00:34On essaie encore de nous étouffer financièrement parce que nous gênons.
00:39Et l'avenir dira si des services de l'État, normalement dédiés à la sécurité, ont pu intervenir pour tenter de tuer notre chaîne.
00:48Voilà la méthode contre TVL.
00:49Frapper au porte-monnaie et ainsi faire taire ceux qui ne se plient pas.
00:54Si l'on nous attaque, c'est que nous avons de l'audience et de l'influence.
00:57Chaque don, chaque soutien devient alors une victoire contre ceux qui veulent nous réduire au silence.
01:03Aujourd'hui, le combat est clair.
01:05Défendre TV Liberté, c'est défendre la liberté des médias alternatifs.
01:09C'est défendre notre droit à une information non soumise à un label du pouvoir macroniste et des réseaux de l'ultra-gauche.
01:17Nous ne plierons pas.
01:18On ne se tait pas.
01:19On ne se vant pas.
01:20On résiste.
01:21Avec vous.
01:22Madame, Monsieur, bonsoir.
01:47À la lune de cette édition, nous reviendrons sur les institutions européennes qui veulent augmenter les futurs budgets de Bruxelles
01:53et mettre en place des taxes à l'échelle européenne pour le financer.
01:56Nous reviendrons ensuite sur le déplacement du président Macron en Chine entre nécessité commerciale et aveu de déclassement.
02:03Et enfin, une page Amérique avec un retour sur les tensions entre Washington et Caracas.
02:08Bruxelles devient chaque jour un ogre à l'appétit toujours grandissant et insatiable au projet initial de 2 000 milliards d'euros.
02:19Pour le prochain budget, le Parlement européen veut rajouter encore près de 200 milliards.
02:24Le décryptage de Nicolas de Lamberterie.
02:26Un pognon de dingue, pour paraphraser Emmanuel Macron.
02:31Voilà comment on pourrait qualifier le prochain budget de l'Union européenne pour la période 2028-2034, actuellement en négociation.
02:40D'un montant initial totalement inédit de 2 000 milliards,
02:45le Parlement européen négocie ardemment avec la Commission européenne
02:50et demande une augmentation de 10% de ce budget pour l'augmenter donc de 170 milliards.
02:56Si ces chiffres semblent abstraits, la comparaison avec les budgets précédents donne une idée des enjeux.
03:02Ces budgets, établis pour une période de 7 ans, s'établissaient à un peu moins de 1 000 milliards pour 7 ans, entre 2000 et 2020.
03:10Et profitant du prétexte d'une crise, une accélération soudaine a été mise en œuvre après 2020.
03:16Pour la période 2021-2027, le budget européen a soudainement doublé,
03:22avec un budget de base de 1 200 milliards et un plan de relance Covid de 800 milliards d'euros.
03:28Et désormais, pour la prochaine période septennale,
03:31le budget européen normal devrait donc s'établir aux alentours de 2 000 à 2 200 milliards.
03:37Ce n'est qu'une augmentation modeste pour la période précédente,
03:41mais cela signifie en réalité la pérennisation du budget de crise,
03:44qui était censée être exceptionnelle et unique en son genre.
03:47Toutes ces sommes ne prennent évidemment pas en compte les emprunts bonus qui ont été réalisés pour l'Ukraine,
03:53et dont les montants commencent à dépasser la centaine de milliards.
03:56Emprunts qu'il faudra bien évidemment rembourser.
03:59Le prochain budget de l'Union européenne de 2 000 milliards comprend d'ailleurs près de 170 milliards
04:04pour le début du remboursement du prêt de relance Covid.
04:08Et tout ceci concourt à la constitution de fait,
04:11en dehors de ce qui était initialement prévu par les traités,
04:14d'un État européen, puisque désormais l'Union européenne emprunte de l'argent au nom de l'entité européenne,
04:21voit la présidente de la Commission européenne négocier seule et sans mandat
04:25des achats de vaccins ou des accords commerciaux avec Donald Trump au nom de cette collectivité,
04:31et prélève de plus en plus d'impôts à l'échelle européenne.
04:34En effet, l'argent européen, tout européen et supranational soit-il,
04:38n'est hélas pas magique et nécessite donc d'être prélevé quelque part.
04:42Les contributions directes des États membres de l'Union européenne étant difficiles à faire encore augmenter,
04:49ce sont donc des impôts nouveaux reversés directement dans la caisse européenne qui sont créés.
04:54C'est ainsi que pour financer son augmentation prévue de 10% du budget proposé initialement par la Commission européenne,
05:01le Parlement européen suggère la mise en place d'une taxe sur les services numériques.
05:05Par ailleurs, des taxes sur le tabac et des taxes dites vertes sont envisagées pour le financement de ce budget.
05:11L'idée de taxation des grandes sociétés faisant plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires par an est pour le moment écartée.
05:19Et cette augmentation démentielle du budget européen s'accompagne d'une augmentation des mécanismes de contrôle politique des États membres.
05:26En 2020, Bruxelles a inventé le principe de la conditionnalité des versements au respect de l'État de droit,
05:33ce qui a permis de façon arbitraire de priver les gouvernements conservateurs hongrois et polonais d'une partie des fonds européens.
05:39Pour la prochaine période, les versements seront conditionnés au fait de réaliser des réformes économiques,
05:45le tout contrôlé par les fonctionnaires de la Commission européenne.
05:49En clair, un État membre qui, par exemple, ne ferait pas une réforme des retraites jugée nécessaire par Bruxelles
05:54pourrait se voir privé de ses fonds européens.
05:57Tel un léviathan à l'appétit insatiable, l'ogre européen aspire à engloutir toujours plus d'argent
06:03et contrôler davantage son cheptel.
06:05Mais au final, cet argent est-il bien utilisé ?
06:08Eh bien, le citoyen aura bien des raisons d'en douter,
06:11puisque même Libération nous apprend cette semaine
06:14que plus de 50 milliards de fraudes au budget européen ont été identifiées.
06:18De quoi faire passer le gouvernement ukrainien pour une bande d'amateurs en la matière ?
06:22De façon concrète, les budgets européens sont distribués et saupoudrés ici et là
06:27au travers de subventions distribuées via des appels d'offres.
06:30Souvent, dans le meilleur des cas, l'argent est distribué par copinage aux amis
06:35pour financer des projets économiques divers et variés
06:38et dans le pire des cas, il est purement et simplement dilapidé ou volé.
06:42C'est ainsi que la Pologne, après le changement de gouvernement début 2024,
06:46a soudainement eu de nouveaux accès à ces fonds européens
06:49qu'il fallait distribuer en urgence.
06:52Et on a appris que cela a servi à financer des yachts, des sonas,
06:55voire même des clubs échangistes, quand ce n'était pas tout simplement distribué à des personnes privées.
07:00Le tout étant chapeauté par des fonctionnaires de la Commission européenne
07:04qui gagnent des salaires totalement indécents, détaxés de toute imposition,
07:08pendant que les contribuables se font tabasser d'impôts pour financer tout cela.
07:13En clair, au vu de son évolution gargantuesque,
07:16il semble de moins en moins sérieux de prétendre réformer le monstre bruxellois.
07:21Et il n'y aura pas d'alternative pour ceux qui ne veulent pas quitter le club.
07:25Il faudra payer, encore et toujours davantage.
07:32Le déplacement d'Emmanuel Macron en Chine, probablement le dernier,
07:36est marqué par une véritable inversion des rôles entre un pays émergent
07:39devenu superpuissance et une puissance déclassée.
07:52Bonjour Président.
07:54Bonjour.
07:55Bienvenue en Chine.
07:58Une arrivée de chef d'État met le poids d'un sous-préfet.
08:02Emmanuel Macron a débarqué en Chine mercredi pour une visite d'État de trois jours.
08:07Dès les premières heures passées dans l'Empire du Milieu,
08:09la réalité du rapport de force s'est imposée.
08:12Face à Xi Jinping, sûr de sa puissance et ancré dans son partenariat stratégique avec Moscou,
08:17le président français apparaît désarmé, réduite à répéter des appels à la paix déjà formulés en vain depuis 2022.
08:24Le président français a ainsi évoqué, sans trop de conviction, la guerre en Ukraine,
08:29exhortant son homologue chinois d'œuvrer avec la France.
08:32Nous devons continuer à nous mobiliser en faveur de la paix et de la stabilité dans le monde
08:37et de l'Ukraine aux différentes régions du monde qui sont touchées par la guerre.
08:46La capacité que nous avons à œuvrer ensemble est déterminante.
08:49Peine perdue dans ce dossier Pékin a sa propre ligne
08:52et affiche une proximité assumée avec Moscou depuis le début d'une guerre
08:55qui lui permet de mettre la Russie dans une relative situation de dépendance
09:00vis-à-vis de son marché et de ses investissements
09:02et qui sert le narratif multipolaire qui envisage la fin de l'hégémonie occidentale.
09:08Emmanuel Macron a longuement plaidé pour que la Chine use de son influence
09:11afin d'inciter la Russie à un cessez-le-feu,
09:14évoquant même la nécessité d'un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures ukrainiennes.
09:19Mais Xi Jinping a rappelé avec une fermeté inhabituelle que
09:22la Chine n'a pas commencé la guerre et qu'elle, je cite,
09:25« s'oppose à toutes les accusations irresponsables ».
09:29Derrière la formule, un message limpide,
09:31« Pékin ne bougera pas ni sur son soutien économique à Moscou
09:35ni sur les livraisons indirectes d'équipements utilisés dans l'effort de guerre russe ».
09:40Emmanuel Macron repartira donc de Chine sur la moindre concession réelle
09:44confirmant l'impuissance européenne à infléchir à la stratégie du duo SINORUS.
09:49Sur le plan économique, la France aborde la relation dans une position encore plus défavorable.
09:54Le déficit commercial français avec la Chine atteignait 47 milliards d'euros en 2024,
09:59presque multiplié par deux en dix ans.
10:02Malgré les appels du président à rééquilibrer les échanges par des investissements croisés,
10:07c'est Pékin qui dicte les termes.
10:09L'industrie chinoise dispose d'une avancée écrasante dans les batteries,
10:12les véhicules électriques, le photovoltaïque ou encore les composants électroniques.
10:16L'Elysée espère attirer davantage d'investissements chinois en France,
10:20mais Pékin, conscient de sa force, privilégie la Hongrie ou l'Espagne,
10:24jugée plus compétitive et moins exigeante en matière de transfert technologique.
10:28C'est une véritable inversion du rapport de force qui s'est opérée ici.
10:32Emmanuel Macron n'en est d'ailleurs pas le responsable,
10:34puisque la tendance s'inscrit dans un cycle plus long,
10:37même si en matière de réindustrialisation, en dépit des annonces incessantes,
10:41Emmanuel Macron n'aura pas amorcé le début d'un retournement de situation.
10:45Dans ce contexte, les entreprises françaises présentes dans la délégation
10:49de l'aéronautico luxe en passant par l'agroalimentaire
10:51cherchent surtout à limiter les dégâts.
10:54Les enquêtes chinoises sur le cognac, les produits laitiers ou la viande porcine
10:57restent un moyen de pression efficace pour rappeler à Paris ce déséquilibre structurel.
11:02La France, dont les exportations dépendent encore largement du marché chinois,
11:07ne dispose que de marges de manœuvre étroites,
11:09d'autant que l'Union européenne peine à définir une ligne commune face à Pékin.
11:15Cette visite en grande pompe n'aura donc pas masqué l'essentiel.
11:18La Chine avance ses intérêts avec constance et certitude,
11:22tandis que la France tente de sauver l'apparence d'un dialogue équilibré
11:25qui n'existe plus.
11:27Ni sur l'Ukraine, ni sur le commerce, ni sur la technologie,
11:30Emmanuel Macron n'a obtenu d'engagement substantiel.
11:33Le contraste entre les ambitions affichées et les résultats réels
11:37illustre plus largement le déclassement stratégique français et européen
11:40face à un pays qui est une grande puissance et qui s'envisage comme tel.
11:45La crise peut-elle empirer entre Washington et Caracas ?
11:51Donald Trump a déployé une véritable armada au large du Venezuela
11:55et a demandé à Nicolas Maduro de quitter le pouvoir.
11:58Mais celui-ci ne l'entend pas ainsi.
12:00Edouard Channot.
12:02Visiblement, Nicolas Maduro a refusé l'ultimatum de Donald Trump.
12:06Le président américain et son homologue vénézuélien ont en effet échangé au téléphone
12:11la semaine passée après des semaines d'escalade et de menaces américaines.
12:14L'information a été confirmée par Trump lui-même le 30 novembre à bord d'Air Force One,
12:19sans préciser néanmoins la teneur de leur échange.
12:22Or, selon le sénateur américain Mark Wayne Mullen,
12:25le dirigeant vénézuélien s'est vu proposer de démissionner
12:28et de quitter immédiatement le pays pour éventuellement la Russie.
12:31Une information confirmée par le Miami Herald.
12:34Donald Trump veut donc la peau de Maduro,
12:37l'accusant d'être un narcotrafiquant et d'être complice des cartels colombiens
12:41qui inondent de stupéfiants les Etats-Unis.
12:43Une accusation pour le moins controversée,
12:45l'ONU ayant estimé que seuls 5% de la cocaïne colombienne transiterait par ce pays.
12:51Le président américain a amassé au large du Venezuela
12:53une véritable armada de 15 000 hommes et de 12 navires,
12:57dont le porte-avions Gerald Ford.
12:58Il a aussi donné son feu vert aux opérations clandestines de la CIA
13:02et fermé l'espace aérien au-dessus du pays dimanche.
13:05En clair, un quasi-blocus a été instauré, faisant craindre le pire.
13:10Pour Caracas, Donald Trump a lancé une guerre psychologique sur le Venezuela
13:14et cette agression en préparation vise à s'emparer de ses réserves pétrolières,
13:19les plus grandes connues au monde.
13:20Maduro a demandé dimanche à l'OPEP d'intervenir pour stopper l'offensive américaine.
13:25Pour l'heure, 20 navires ont été frappés par les forces américaines
13:29pour 83 morts recensées.
13:31Des accusations pèsent sur les opérations américaines.
13:34Le Washington Post a publié que le secrétaire à la Défense,
13:37Pete Exet, aurait ordonné de tirer une seconde fois sur des naufragés.
13:41L'intéressé a dénoncé une fake news et affirmé que chaque trafic en tué
13:45est affilié à une organisation terroriste désignée.
13:48Le président américain a brandi la menace d'une intervention au sol
13:51dans un pays plus grand que la France.
13:53Alors après les opérations maritimes, Trump fera-t-il débarquer les marines
13:56sur les plages à quelques kilomètres de Caracas ?
13:59Si l'armée vénézuélienne semble l'ombre d'elle-même,
14:02la réalité du pays fait peser une menace d'enlisement militaire,
14:05expliquait l'ancien officier parachutiste et formateur à l'Institut ELEAD, Lionel Rondouin.
14:10Il y a des régions extrêmement montagneuses,
14:14il y a de vastes plateaux couverts de forêts.
14:17C'est un pays extrêmement chaud et humide.
14:24Il y a peu de routes à l'intérieur du pays, de routes goudronnées dans la profondeur,
14:29surtout quand on va vers le Brésil.
14:32Alors il y a un Venezuela utile qui fait 700 à 800 kilomètres de long,
14:37qui va de la capitale Caracas à l'est jusqu'à la zone de Maracaibo,
14:44qui est la deuxième ville du pays, et la région où se concentrent le plus les industries pétrolières.
14:50La frontière avec la Colombie, si jamais il y a des guérillas, par exemple, dans l'ouest du pays,
14:57c'est 2200 kilomètres de long.
14:59C'est en gros Amsterdam-Gibraltar.
15:02Je crois que vu d'ici, et même quelquefois vu du Pentagone,
15:10les gens n'ont pas assez lu les cartes, n'ont pas assez regardé à quoi ça ressemble.
15:16Donc c'est pas une partie de plaisir.
15:20Si jamais ils attaquent, ce qu'à Dieu ne plaise.
15:22Reste que le dirigeant américain a déjà ordonné des attaques aériennes
15:25pour contraindre une puissance récalcitrante,
15:28comme le rappelle le précédent iranien du printemps dernier.
15:31Et le Venezuela est déjà économiquement à genoux depuis la crise des années 2015-2017,
15:37accentué par les sanctions américaines,
15:38qui auraient déjà coûté 232 milliards de dollars au pays en 10 ans
15:42et poussé 8 millions de Vénézuéliens à s'expatrier.
15:45L'isolement risque de plonger le pays dans une nouvelle crise dans les prochaines semaines.
15:49Depuis le mois d'avril, par exemple,
15:51tout pays important du pétrole vénézuélien est soumis à une taxe de 25%
15:55sur ses exportations vers les Etats-Unis.
15:57Au pouvoir depuis 2013 et la mort de Hugo Chavez,
16:00Nicolas Maduro a fait perdurer l'héritage du chavisme socialiste,
16:04mais aussi celui de la révolution bolivarienne,
16:06du nom du général Simon Bolivar,
16:09qui a libéré la région de l'occupation espagnole entre 1813 et 1830,
16:13un héritage anticolonial qui perdure dans les esprits, selon Lionel Rondouin.
16:17La figure de proue de l'anticolonialisme de l'Amérique du Sud et du centre de langue espagnole
16:26est restée Simon Bolivar, qui était un chef de guerre absolument remarquable,
16:30un très grand politique,
16:32et qui a donné son nom non seulement à la monnaie du pays, le bolivar,
16:36mais aussi au bolivarisme auquel on se réfère quand on est équatorien,
16:42colombien, chilien, péruviens, argentins.
16:45On peut parler du bolivarisme et on se réclame du bolivarisme,
16:48c'est l'anticolonialisme.
16:50Et le bolivarisme est à la base des nationalismes d'Amérique de langue espagnole.
16:59Et ça, c'est extrêmement puissant.
17:01Ce sont des gens extrêmement patriotes
17:04et où la notion de peuple est importante.
17:08C'est le peuple qui s'est soulevé contre la puissance coloniale.
17:13Un pays fragile, mais des principes qui s'opposent aujourd'hui au renouveau de la doctrine Monroe.
17:18Car Donald Trump, en menaçant le Venezuela, s'inscrit dans les pas du cinquième président américain
17:22qui affirmait en 1827 que l'Amérique latine était la chasse gardée de Washington.
17:27Aujourd'hui, la puissance américaine pourrait chercher à briser l'axe formé par Cuba, le Nicaragua et le Venezuela.
17:33Mais que se passerait-il en cas de chute de Maduro ?
17:36Orge, Juan Guaido ne dirige plus le Parlement de l'opposition en exil depuis 2023.
17:41Le candidat à l'élection présidentielle 2024, Edmundo González, âgé de 76 ans, ne fait plus guère parler de lui.
17:47L'opposante libérale Maria Corina Machado, qui devrait recevoir le prix Nobel de la paix à Oslo le 10 décembre prochain,
17:53mais qui vit en clandestinité dans son propre pays, a réitéré le 27 novembre que le temps de Maduro était fini.
17:59Elle a toutefois refusé de se prononcer sur l'interventionnisme américain,
18:03comme si elle n'y croyait guère elle-même.
18:06Passons à présent à l'actualité, en bref, en France.
18:13L'IA, un Eldorado récupéré par les crapules.
18:16L'essor de l'intelligence artificielle amplifie les arnaques en ligne,
18:19qui deviennent plus convaincantes, causant des dommages aux particuliers.
18:23Selon une étude récente menée par Opinium pour Visa,
18:25les victimes d'escroqueries numériques ont perdu en moyenne 147 euros chacune au cours de l'année écoulée,
18:30représentant un total de 486 millions d'euros pour le pays.
18:33Ce chiffre exclut les impacts indirects, comme la méfiance croissante des consommateurs.
18:3814,4 millions de Français ont ainsi réduit ou arrêté leurs achats en ligne par peur des arnaques.
18:43Les plateformes de réseaux sociaux sont particulièrement infiltrées par des fraudeurs utilisant l'IA
18:47pour créer de fausses publicités ciblées.
18:49Cette tendance est amplifiée par le phishing, les messages frauduleux, les deepfakes, les trucages vidéo,
18:54rendant les escroqueries presque indétectables pour un tiers des sondés.
18:58Proxénétisme de mineurs, le problème s'amplifie.
19:01Cinq hommes ont été arrêtés pour proxénétisme et placés en détention provisoire pour proxénétisme aggravé,
19:06impliquant des adolescentes de 12 à 17 ans.
19:09Les délinquants sont âgés de 19 à 27 ans et viennent des villes de Valence et Saint-Étienne.
19:13L'enquête, menée par la police judiciaire droumoise, a révélé un réseau opérant depuis au moins le début de 2025
19:19dans plusieurs villes du sud-est, Valence, Avignon, Marseille, Saint-Étienne et Perpignan.
19:24Les victimes, au nombre de six identifiées, étaient des jeunes en rupture scolaire et familiale souvent placées en foyer.
19:30Elles se prostituaient dans des hôtels et des locations Airbnb.
19:32Alertées par la mère d'une des mineurs et par une dame de crête à la suite d'une fugue,
19:36la police a centralisé les investigations pour démanteler ce groupe.
19:39Quatre victimes ont été auditionnées en garde à vue, deux en audition libre,
19:43toutes ont été libérées et remises à des structures d'accueil.
19:45Une dizaine de clients ont été identifiés dans la Drôme et seront jugés.
19:48L'origine des mises en cause n'a pas encore été révélée.
19:52Après Bolem Sansal, il reste toujours un Français dans les prisons algériennes.
19:55Mercredi, la peine de sept ans de prison visant le journaliste sportif Christophe Gleize a été confirmée en appel.
20:01Les tribunaux algériens l'ont jugé coupable d'apologie du terrorisme.
20:04Rappelons que Christophe Gleize, collaborateur de SoFoot et de Society,
20:07était venu en Algérie réaliser des reportages sur la jeunesse sportive de Kabylie, un club de football.
20:12Après sa condamnation en appel, l'Élysée a annoncé dans un communiqué intervenir
20:16auprès des autorités algériennes pour obtenir sa libération et son retour en France dans les plus brefs délais.
20:20Comme pour Bolem Sansal.
20:23Une nouvelle licorne dans le paysage français.
20:25La société Brevo fait maintenant partie de la trentaine d'entreprises technologiques françaises
20:28désignées comme licorne, c'est-à-dire valorisées à plus de 1 milliard d'euros.
20:32L'entreprise fondée en 2007 a annoncé jeudi une levée de fonds de 500 millions d'euros
20:36menée par les fonds américains Général Atlantique et britanniques Oakley Capital
20:40qui prennent respectivement 25% des parts de la compagnie.
20:44Brevo est une société spécialisée dans la gestion numérique de la relation client.
20:50L'actualité internationale en bref.
20:53L'Europe ouvre la porte aux semences brevetées.
20:59Innovation ou capitulation ?
21:02Bruxelles valide les nouvelles technologies génomiques ou NGT,
21:05les nouveaux OGM de catégorie 1.
21:08Ces plantes modifiées sans ADN étrangers seront donc bientôt cultivées en Europe
21:12comme des variétés classiques,
21:13après un accord entre les députés européens et les 27 dans la nuit.
21:17L'objectif ? Une résistance accrue à la sécheresse et aux aléas climatiques.
21:20Aucun étiquetage ne sera obligatoire, ce qui inquiète les ONG écologistes.
21:25Mais le bio en a été exclu et les variétés tolérantes aux herbicides restent interdites.
21:29Les industriels et la commission y voient un bond de compétitivité face à la Chine et aux Etats-Unis.
21:34Les ONG dénoncent quant à elles un cadeau aux multinationales,
21:37la fin de la traçabilité et un risque pour la biodiversité.
21:41L'Argentine négocie à près de 7 milliards de dollars auprès de banques privées
21:45pour affronter les échéances de remboursement de dettes en janvier.
21:48Luis Caputo, le ministre de l'économie argentine, confirme l'offre, mais reste prudent.
21:53On décidera si on prend 0, 1, 2, 3 ou 4 milliards, a-t-il déclaré.
21:57Après la victoire de Millie aux législatives,
21:59Buenos Aires préfère éviter un fonds souverain avec des Etats
22:02et financer seul cette opération.
22:04Objectif ? Renforcer les réserves, stabiliser le peso et limiter la dépendance au FMI.
22:09Le gouvernement a rejeté les rumeurs d'un méga prêt initial de 20 milliards,
22:12qualifié de mensonge.
22:14Un pari risqué, mais symbole d'indépendance pour l'exécutif libertarien.
22:19Gaza, l'ultime otage thaïlandais identifié.
22:21L'armée israélienne a confirmé mercredi que la dépouille remise par le Hamas
22:25est bien celle de Sudistak Rintalak, ouvrier agricole thaïlandais de 42 ans,
22:30enlevé le 7 octobre 2023 lors de l'attaque sur le kibbutz Berry.
22:33Tué lors de l'assaut, il avait été déclaré mort en mai 2024.
22:36Il rejoint les 27 dépouilles déjà restituées sur 28,
22:39promises par le Hamas après le cessez-le-feu le 10 octobre.
22:42Selon un cadavre israélien subsiste désormais à Gaza,
22:45vestige d'un conflit qui a duré plus de deux ans et coûté des milliers de vies.
22:48La famille, informée, prépare un rapatriement pour inhumation,
22:51tandis que Bangkok a confirmé l'identité avec émotion.
22:54Au même moment, cinq Palestiniens, dont deux enfants,
22:56ont péri dans un raid israélien au sud de Gaza,
22:59justifié comme riposte à une embuscade ayant blessé cinq soldats près de Rafa.
23:03La Corée du Sud joue à la Suisse.
23:06Au milieu des tensions croissantes entre la Chine et le Japon,
23:08particulièrement autour de la question de Taïwan,
23:11le président sud-coréen Lingai Moon plaide pour une position de non-alignement de Séoul.
23:15Lors d'une conférence de presse mercredi marquant le premier anniversaire
23:18de la déclaration de la loi martiale en Corée du Sud,
23:20il a déclaré que prendre parti ne ferait qu'exacerber les conflits.
23:24Cette déclaration intervient dans un contexte de relations tendues entre Pékin et Tokyo,
23:28avec des enjeux géopolitiques majeurs impliquant Taïwan.
23:31La Corée du Sud, alliée traditionnelle des Etats-Unis et voisine des deux puissances,
23:35cherche à naviguer prudemment pour préserver sa stabilité économique et sécurité.
23:38Évitant d'être entraînée dans un affrontement direct
23:41qui pourrait déstabiliser la péninsule.
23:47Ce soir immédiat, c'est la fin de cette édition.
23:50Merci de votre fidélité à vendredi.
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