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  • il y a 1 heure


Retrouvez "Champions !" du sport au business avec Frédéric Brindelle et Thomas Binet, tous les samedis à 20h sur Sud Radio.

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##LES_CHAMPIONS_BUSINESS-2025-11-29##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, le magazine des champions, Frédéric Brindel, Thomas Binet.
00:07Bonsoir, c'est non sans une certaine émotion que nous vous retrouvons pour la cinquantième de champions du sport au business.
00:14Une rencontre chaque semaine avec des champions au double parcours.
00:17Notre invité d'honneur pour l'occasion, à jamais l'ex-tenniswoman devenue ministre des sports et des Jeux de Paris 2024, Amélie Oudea-Castera.
00:26Ces deux années et demie ont été intenses, les plus passionnantes de ma vie professionnelle, terriblement exigeantes, dures parfois, mais tellement fortes et au total si belles.
00:39Il existait une fête de la musique, je trouve que la fête qui est maintenant une fête du sport, c'est une formidable nouvelle.
00:44On a besoin tous d'inscrire plus d'activités physiques et sportives dans notre quotidien.
00:49La dynamique est bonne, c'était une journée évidemment historique hier avec ses cinq médailles d'argent, avec ses deux médailles d'or, avec cette médaille de bronze.
01:00Il ne s'est jamais arrivé qu'on ait une telle réussite comme ça dans des Jeux olympiques en une seule journée, donc il faut la savourer, saluer nos athlètes qui se sont extraordinairement bien préparés.
01:09Mai 1997, Amélie Castera a 19 ans. Elle est championne de tennis et décide brutalement d'arrêter sa carrière.
01:17Elle vient sur le plateau de l'émission « Ça se discute » de Jean-Luc Delarue, la thématique « Les enfants prodiges ».
01:23Je n'ai jamais été ni considérée, ni je ne me suis jamais sentie comme une enfant prodige.
01:27J'étais vraiment équilibrée, intéressée par le tennis, intéressée par les études et en même temps consciencieuse.
01:33C'est-à-dire que j'avais envie de faire bien les choses que j'avais décidé de faire.
01:38Quel parcours depuis ! Bonsoir Amélie Oudéa Castera.
01:40Bonsoir.
01:41C'est touchant ce moment ?
01:43Oui, c'est touchant.
01:44Championne, dirigeante d'entreprise, ministre et aujourd'hui présidente du comité national olympique et sportif français, le fameux CNOSF.
01:53Face à vous de l'autre côté du filet, l'expert entrepreneurial de cette émission.
01:57Bonsoir Thomas Binet.
01:58Bonsoir Frédéric. Bonsoir Amélie Oudéa Castera.
02:01Et bonsoir à toutes et à tous aussi.
02:02On souhaite bon anniversaire, 50ème.
02:03On va se le souhaiter, 50 numéros, c'est quand même quelque chose.
02:06Très honorée d'être ce numéro anniversaire.
02:08Ah non, non, c'est dans l'autre sens que ça marche.
02:10Amélie Oudéa Castera, vainqueur de l'Orange Bowl à 14 ans, directrice générale de la Fédération Française de Tennis,
02:16ministre des Sports, un parcours inspirant pour la 50ème de champion du sport au business, dont vous êtes madame l'invité d'honneur.
02:24Sud Radio, le magazine des champions.
02:26C'est le premier rendez-vous de l'émission, Amélie, le relais, une série de questions sur le lien entre votre carrière de sportive et votre parcours politique.
02:36Amélie Oudéa Castera, qui est le plus difficile à terrasser ?
02:38La légende du tennis, Martina Inguis, ou un ministre de l'économie peu convaincu par l'importance du sport ?
02:44Martina Inguis.
02:45Ah !
02:46C'était vraiment la Mozart du tennis, elle m'a profondément marquée.
02:52J'ai un jour mené contre elle 6-3-2-1-35 en demi-finale des championnats de Wimbledon Junior.
03:02C'est l'un des plus beaux souvenirs, souvenirs les plus intenses de ma vie tennistique.
03:07Et après, Bercy, j'ai essayé de convaincre Bercy de nous accompagner.
03:11Et à l'époque, je crois qu'on a pu vraiment compter avec leur soutien pour avoir des moyens pour le sport,
03:17pour montrer que c'était un bon investissement d'accueillir ces Jeux olympiques et paralympiques
03:22et que les retombées de tous ordres pour le pays étaient formidables.
03:26Donc, bonne relation avec Bruno Le Maire, notamment.
03:28En tout cas, avec les équipes de Bercy, les choses ont toujours été constructives.
03:33Et je suis convaincue, les derniers arbitrages sur le budget, je pense, qui se sont améliorés,
03:39le montre qu'il faut qu'on continue à porter vraiment ce plaidoyer et à rappeler, toujours, y compris et en particulier à Bercy,
03:47qu'un euro investi dans le sport, c'est 13 euros d'économiser,
03:51parce qu'il y a énormément d'externalités positives sur la santé, l'éducation, la prévention de la délinquance,
03:56toute une série de choses.
03:57Aujourd'hui, notre pays engloutit 140 milliards d'euros de manière passive dans la sédentarité, l'inactivité physique.
04:04Il est important, au contraire, de renouveler notre modèle et de faire en sorte qu'on élimine ces mauvaises dépenses-là
04:10pour avoir une nation plus sportive.
04:12On a coutume de dire un ministère des Sports, mais sept ministères concernés au premier plan.
04:17Amélie, vous jouez en double avec un certain Emmanuel Macron depuis l'ENA,
04:22où vous étiez dans la même promotion, jusqu'à la place du Trocadéro pour l'ouverture des Jeux Olympiques.
04:27Il restera l'un de vos partenaires préférés ?
04:30Alors, je n'ai jamais joué au tennis avec lui.
04:32Ah !
04:33Non.
04:34J'ai pu voir ses talents au football quand, en effet, on était dans la même école plus jeune.
04:42Mais non, j'avais tout un groupe de copains avec lequel on jouait beaucoup au tennis, mais pas lui.
04:47Je sais par contre qu'il continue de s'entraîner, notamment quand il arrive à rentrer au Touquet.
04:52Et je pense qu'on a, en tout cas, un président qui aime le sport, qui a beaucoup œuvré au soutien du sport.
05:01Et c'est plutôt une chance, je pense, qu'un certain nombre de choses qu'on a pu impulser,
05:06je pense aux 30 minutes d'activité, à ce qu'on a fait aussi pour le double projet de nos sportifs,
05:11les places en sport-études.
05:12Ce sont différents dispositifs où il y a deux heures pour les collégiens, deux heures de sport supplémentaires.
05:18C'est des dispositifs sur lesquels il a eu une implication personnelle, et je pense que c'est bien de le rappeler.
05:23Et troisième et dernière question du relais, Amélie Oudea-Castera.
05:26Vous poursuivez le combat politique dans un contexte d'une rare hostilité,
05:30alors que vous ne vous êtes pas sentie capable de poursuivre votre carrière de tennis-woman professionnelle.
05:35Vous l'avez dit dans l'émission.
05:37Alors, c'est si difficile, le sport ?
05:39Oui, c'est extraordinairement difficile, parce que c'est un monde d'adversité,
05:48c'est un monde de compétition, c'est un monde où il faut constamment aller vraiment au dernier bout de soi-même,
05:53où le regard des gens sur vous peut changer, selon que vous gagnez, que vous perdez,
05:59vous avez l'impression d'être un sportif amoureux de sa discipline,
06:03et de finalement avoir le même niveau d'engagement, de pertinence,
06:08et vous vous rendez compte que les choses peuvent être instables, fragiles.
06:13À l'époque, moi, où j'étais joueuse de tennis, c'était aussi très difficile,
06:16parce qu'on n'avait pas de téléphone portable, il n'y avait pas le monde des réseaux sociaux,
06:19il n'y avait pas la même capacité de se connecter au reste du monde.
06:24Et c'est vrai que c'est, pour moi, aussi des souvenirs de relative solitude,
06:29dans des chambres d'hôtel, dans des halls de gare, d'aéroports.
06:35Et j'ai trouvé que c'était très exigeant.
06:38Et j'ai aussi beaucoup été marquée par le fait qu'à 18 ans, je me suis retrouvée, au fond,
06:43face à un dilemme, qui était soit les études, soit le sport.
06:47Et je me suis toujours promis, à l'époque, que si un jour, je pouvais faire quelque chose pour nos sportifs,
06:51et faire en sorte qu'eux n'aient plus ce dilemme, et qu'ils puissent concilier des études et un parcours sportif à très haut niveau,
06:59j'essaierai de le faire, et je suis contente d'avoir pu œuvrer en ce sens avec une très belle innovation
07:03qui s'appelle HEPTA, qui est assez peu connue, mais qu'on a réussi à monter avec l'ESSEC, Centrale, Supélec et Sciences Po,
07:10et qui, aujourd'hui, accueille des promotions de à peu près 30 athlètes.
07:13C'est le tout premier diplôme qu'on a créé pour les sportifs de haut niveau dans notre pays.
07:18Et moi, j'ai envie qu'on se dise qu'il n'y a pas que les universités américaines qui sont capables de proposer ce genre de modèle.
07:23Parce que beaucoup de jeunes sportifs sont obligés d'arrêter avec les études supérieures.
07:28Amélie Oudéa-Castera, vous êtes présidente du CNOSF,
07:31et vous menez un combat ambitieux pour honorer l'héritage de Paris 2024,
07:35un vrai travail de chef d'entreprise.
07:36Et là, bien sûr, Thomas Binet prend la main.
07:40Vous savez, Anne-Émilie, on a une tradition dans Champion, tous les samedis soirs avec Frédéric.
07:44Quand on reçoit notre invité, il va nous expliquer pendant une minute
07:47de son projet entrepreneurial.
07:49Alors, pour vous, c'est un peu différent, au-delà du fait que c'est la 50e.
07:52Vous êtes effectivement présidente de ce comité.
07:56Est-ce que vous avez la capacité, en une minute, esprit de synthèse,
08:00de nous expliquer le projet que vous portez pour les prochaines années ?
08:02Je suis sûr que oui.
08:03Je porte un projet d'héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques.
08:06Alors, attention !
08:07Allez, c'est parti pour le chrono !
08:08On y va !
08:09C'est parti, une minute !
08:10Je porte un projet d'héritage pour les Jeux Olympiques et Paralympiques,
08:13très concentré aussi sur la préparation des Alpes françaises 2030.
08:16Et pour le reste, je veux faire vraiment du CNOSF,
08:18une institution qui soit forte dans le débat public,
08:21qui soit utile à ses membres, et notamment à ses fédérations,
08:24et qui soit moderne, c'est-à-dire qui arrive à emmener le sport français
08:28dans les nouvelles étapes de sa transformation.
08:30Qu'elle soit d'ailleurs numérique, économique, écologique.
08:32En matière de féminisation, on a vraiment des enjeux importants
08:37d'inclusion sociale aussi par le sport,
08:38et c'est tout ça que je veux vraiment réussir.
08:41Dans un moment qui est absolument passionnant pour le sport français,
08:43exigeant, difficile, mais clé et très porteur.
08:48Bing ! Sur le gong !
08:49Alors c'est magique, on s'arrange pour que ça fasse une minute !
08:52Ouvrons la feuille de match !
08:54Donc, Amélie Oudea-Castera se bat pour donner finalement
08:58plus de moyens budgétaires au sport.
09:00Ce n'est pas qu'une question d'argent, vous allez dire,
09:02Thomas Binet, et vos questions défilent.
09:05Alors, ce n'est pas qu'une question d'argent,
09:07on rappelle quand même que ce sont les idées
09:08qui font de l'argent et pas le contraire.
09:10Ce n'est pas mal de leur mettre dans le bon sens.
09:12On est d'accord ?
09:13Absolument.
09:14C'est d'ailleurs quelque chose que j'ai porté auprès des collectivités locales,
09:17un plaidoyer qu'on a remis pour faire du sport,
09:20une grande cause municipale,
09:22et dans lequel on insiste sur le fait que le sujet
09:25n'est pas d'investir davantage ou de dépenser plus,
09:28il est de faire mieux et d'avoir une plus grande efficacité collective
09:31dans la manière dont on appréhende les politiques publiques sportives.
09:34Alors, rentrons, si vous le permettez, un peu dans la technicité du sujet.
09:38On regarde quand même que le financement du sport français
09:40repose beaucoup sur son public.
09:42Comment peut-on faire pour que ça ne soit pas toujours le cas ?
09:45Il repose aussi quand même sur les collectivités publiques au sens large.
09:52Il y a les budgets du ministère des Sports qui sont autour de 750 à 800 millions d'euros aujourd'hui.
10:00Il y a un certain nombre de parties prenantes ministérielles qui concourent aussi à cet effort.
10:05J'étais hier matin au Centre National des Sports de Défense.
10:10Le ministère des Armées fait beaucoup pour la formation de nos champions.
10:14Le ministère de l'Intérieur est aussi engagé pour la sécurité des grands événements sportifs,
10:19pour ne citer que quelques exemples.
10:21Et au-delà de ça, les collectivités locales sont d'extraordinaires financeurs.
10:25Vous savez qu'au global, c'est de l'ordre de 14 milliards d'euros
10:27qui sont investis par les différents niveaux de collectivités,
10:30régions, départements, intercommunalités et communes.
10:34Les communes, à elles seules, c'est 9 milliards d'euros d'investissement.
10:37Sauf que Thomas...
10:38Donc près de 6 milliards sur les équipements.
10:39Sauf qu'Amelie ou Déacastera, Thomas va vous le dire, lui c'est un homme d'entreprise.
10:43Vous attendez sans doute du privé, c'est ça ?
10:45À un moment donné, forcément.
10:46Il le faut bien sûr.
10:47On est bien d'accord.
10:48Exactement.
10:49Dans un contexte qui est celui qu'on connaît sur le plan budgétaire de notre pays,
10:53il est indispensable de pouvoir s'appuyer.
10:56D'ailleurs, comme on l'a fait à l'occasion des Jeux olympiques et paralympiques,
10:58sur des partenaires privés,
11:00avec des enjeux de sponsoring pour les grands événements,
11:03avec des enjeux aussi de mécénat.
11:05Mais le mécénat, je le souligne, a très bien évolué
11:07en faveur du sport dans la période récente.
11:10Ce qui est encore moins développé pour l'instant,
11:12c'est le mécénat de compétences,
11:13qui est un relais important.
11:15Et on a évidemment aussi besoin d'avoir un engagement des entreprises
11:20pour promouvoir la pratique sportive dans leur rang.
11:24On a besoin d'avoir un engagement de l'éducation nationale important
11:27pour la mise à disposition des installations scolaires,
11:29pour continuer à pousser la place du sport, bien sûr, dans nos établissements.
11:34Et puis, au global, on a besoin que nos clubs trouvent aussi
11:37des recettes d'activités croissantes,
11:39soient capables de proposer des activités, des services,
11:42une modernisation de leur modèle,
11:44de façon à ce qu'il y ait une participation du public
11:47qui vienne en contrepartie d'une vraie valeur ajoutée
11:50et de services innovants dans les territoires.
11:53Bon, on va continuer la discussion, Thomas Binet.
11:56Je sais que vous aviez encore d'autres questions,
11:57mais là, c'est le buzzer, celui qui annonce la mi-temps
11:59de champion du sport au business.
12:01Dans un instant, Thomas Binet donc challengera,
12:03Amélie Oudea-Castera,
12:04ou quand l'iconique ministre des Sports des Jeux de Paris 2024
12:08part au combat pour, entre autres,
12:09pérenniser l'économie du sport français.
12:11C'est sur Sud Radio.
12:12A tout de suite.
12:14Sud Radio, le magazine des champions.
12:17Frédéric Brindel, Thomas Binet.
12:19De retour dans un champion du sport au business exceptionnel
12:23pour le cinquantième épisode.
12:25Amélie Oudea-Castera, présidente du CNOSF
12:27est notre invitée d'honneur.
12:29Ancienne tennis woman,
12:30devenue l'éternel ministre des Jeux Olympiques de Paris 2024.
12:33Elle mène un combat pour l'avenir du sport français.
12:36Thomas Binet, reprenez la main juste avant la pause.
12:39Vous étiez sur les enjeux économiques.
12:41Vous vouliez aller sur l'enjeu du sport amateur.
12:45Oui, parce que je crois que c'est un enjeu majeur.
12:46Parce que de là, par beaucoup de choses,
12:48la professionnalisation découle forcément de ce sport amateur.
12:51Alors moi, j'avais une question pour vous, Amélie Oudea-Castera.
12:55C'est comment peut-on aujourd'hui justement redonner souffle
12:59à ce sport amateur qui manque de beaucoup de bénévoles ?
13:02Et ça, c'est un vrai sujet,
13:03parce que c'est aussi grâce aux associations que tout fonctionne bien.
13:07Aujourd'hui, on voit que le système s'essouffle.
13:09Est-ce qu'il y a quelque chose à faire dans votre vision pour améliorer ça ?
13:13Oui.
13:13Moi, j'aimerais juste quand même rappeler que le sport français va bien.
13:18On a à la fois des champions d'exception, des équipes qui gagnent.
13:22On a un nombre record de licenciés, 17,2 millions à travers les territoires.
13:27Et la pratique sportive, elle a très fortement progressé.
13:31Elle a progressé de 17 points en 12 ans.
13:35On a aujourd'hui 71% des Français qui pratiquent une activité physique et sportive régulière.
13:41En revanche, vous avez complètement raison de dire qu'il y a une forme d'essoufflement du bénévolat.
13:47La situation est assez contrastée, parce qu'il y a à la fois un fort engagement autour du volontariat
13:52pour l'organisation des grands événements sportifs.
13:55Et en revanche, on voit que le tissu de bénévoles dans les clubs, il y a un besoin de renouvellement.
14:02Il y a une forme aussi de fatigue qui s'est installée,
14:05parce qu'avec le temps, il y a eu une forme de complexité administrative
14:10qui a pu parfois peser sur les épaules des bénévoles,
14:13qui se sont du coup un peu éloignés du terrain, alors que c'est là qu'est leur passion.
14:17C'est le goût de la transmission qui les motive.
14:19Dans quelques jours, le 5 décembre prochain,
14:21qui est la journée internationale du bénévolat et du volontariat,
14:24j'organise au CNOSF justement un temps d'action pour le bénévolat,
14:29dans lequel nous ferons des annonces fortes pour améliorer leur formation,
14:32améliorer aussi la reconnaissance de leurs compétences.
14:35C'est là un levier très important pour le rajeunissement et la vitalité du bénévolat,
14:40que des jeunes qui s'engagent puissent, dans leur CV,
14:44avoir un vrai bénéfice lié à cet engagement bénévole,
14:47avec une traduction en compétence de toutes leurs expériences.
14:50Dans Parcoursup, par exemple.
14:52Et puis dans ce qu'on appelle la valorisation des acquis de l'expérience,
14:56et tout ça est précieux et on a aussi à cœur de mieux animer ces communautés,
15:01parce qu'eux, ce qu'ils aiment, c'est le partage.
15:03On voit d'ailleurs quelques associations de volontaires des Jeux de Paris 2024
15:07qui se constituent avec notre soutien, notre accompagnement.
15:11Combien de personnes se baladent avec le maillot vert ?
15:13Et oui, nos 45 000 volontaires qui ont été ce sourire et cette âme des Jeux.
15:17Mais au-delà de ça, nos 3,5 millions de bénévoles en France,
15:21il y a encore vraiment un élan, un engagement extraordinaire.
15:24Moi d'ailleurs, je veux vraiment les saluer.
15:27Souligner qu'aujourd'hui, ce qu'on sait faire
15:30et la performance de notre modèle sportif leur doit énormément.
15:33Il faut qu'on arrive à continuer tout ça,
15:35tout en aidant sur certains métiers, sur certaines compétences,
15:38nos fédérations à se professionnaliser.
15:40Mais ça ne peut pas être la seule solution.
15:42Moi, je viens d'un sport, vous le savez Thomas, du cyclisme,
15:44où le bénévole, il gère un carrefour le dimanche pour les courses cyclistes.
15:49Et souvent, le bénévole, il a un conducteur complètement fou
15:52qui veut forcer et qui va rentrer dans le peloton.
15:54Et donc, il faut arriver à soutenir tout ça.
15:56Bon, c'est l'heure du coach.
15:57Allons-y.
15:59Sud Radio, le magazine des champions.
16:02Amélie Oudea-Castera, j'aimerais, avant de continuer,
16:04parce qu'on va notamment aborder le thème des collectivités locales,
16:07qui vous est chère, vous êtes intervenue récemment.
16:10Franchement, vous êtes donc élue pour quatre ans, présidente du CNOSF.
16:15Qu'est-ce qui est le plus facile d'agir en tant que ministre des sports ou en tant que présidente du CNOSF sur la vie du sport ?
16:22J'ai l'impression que ce n'est pas forcément ministre.
16:25Je pense que ni l'un ni l'autre ne sont faciles.
16:27Oui, ça c'est sûr.
16:28Mais là, vous avez quatre ans et cela...
16:31Que le combat est magnifique.
16:33Moi, aujourd'hui, me battre pour renforcer la place du sport en France,
16:37parce que je considère qu'il est une partie de la réponse à beaucoup des maux de notre société.
16:42Les problèmes de sédentarité qu'on évoquait tout à l'heure,
16:45mais les problèmes plus largement de santé mentale,
16:47ce besoin de lien social,
16:51ce que ça inculque en termes de valeur dans un moment et dans une époque
16:55où l'éducation est ce qu'il y a de plus important.
16:58On est aussi dans une logique de lien intergénérationnel,
17:02qui est un élément qui est plébiscité par les Français quand ils vont dans nos clubs sportifs.
17:06C'est tout ça, le sport.
17:08C'est vraiment quelque chose qui, en plus, est extraordinairement inspirant pour la jeunesse
17:12quand on voit le dépassement de nos champions et tout ce qu'ils sont capables d'inspirer.
17:15Mais aussi comme fierté pour l'image de notre pays dans le monde
17:20et le rayonnement de nos savoir-faire économiques.
17:22Moi, je rappelle que le sport, c'est 2,4% du PIB,
17:26c'est 70 milliards d'euros de PIB,
17:28c'est beaucoup de choses, c'est beaucoup d'emplois,
17:30c'est un quart des associations français.
17:32Donc tout ce tissu-là, c'est quelque chose de phénoménal.
17:34Donc c'est dur de se battre à forcer dans des vents contraires.
17:37Mais vous, en tant que présidente du CNOSF, vous avez peut-être plus de l'attitude aujourd'hui.
17:42J'ai en tout cas un atout qui est la stabilité, l'ancrage dans le temps.
17:48Je suis élue pour 4 ans.
17:50J'ai cette légitimité que donne l'élection.
17:53J'ai la capacité, avec le programme que j'ai porté maintenant,
17:58d'avoir expliqué ce que je voulais faire.
18:01Et aujourd'hui, dans l'action, on a commencé à dérouler vraiment méthodiquement
18:04tout le programme pour lequel on a été élu.
18:06Et je sens derrière moi une gouvernance unie, 110, maintenant 111 fédérations
18:11qui sont vraiment au diapason de ce qu'on essaye de porter comme effort
18:16et qui contribuent avec un engagement absolument remarquable.
18:19Bon, donc on suivra ce combat, parce que finalement,
18:22vous venez de commencer votre parcours.
18:26Et je ne lâcherai rien.
18:27Et ça, on s'en est aperçu.
18:29Et ça tombe bien, puisqu'en plus, vous venez pour la cinquantième.
18:31Alors Thomas Binet, collectivité locale, tout ça, vous avez gratté.
18:34Oui, pardon, oui, et parce que je pense qu'il y a aussi un problème,
18:39et je voulais vous avoir sur le sujet, avoir votre point de vue sur le sujet,
18:42c'est la médiatisation des petits sports.
18:45Parce que quand on regarde un petit peu les choses,
18:47vous avez parlé d'argent, vous avez donné des chiffres,
18:49et on voit bien que le gros de ces investissements vont vers les gros sports.
18:53Comment aujourd'hui on peut régler ce problème-là ?
18:56Est-ce qu'il faut, par exemple, revoir la répartition des droits télé
18:59ou des subventions pour assurer une forme d'équité entre les sports ?
19:02Comment vous pouvez régler ce problème de ces sports qui n'arrivent pas à émerger,
19:06alors qu'ils sont tout aussi sympathiques et tout aussi importants que les autres ?
19:09Bon, alors donc, d'abord, ces sports de niche, effectivement,
19:11et les collectivités, l'école après.
19:12Mais on va voir, c'est souvent lié, d'ailleurs.
19:14Pas une question facile.
19:16Et cette transformation, cette évolution, elle prendra du temps.
19:19Mais on voit des petites disciplines qui commencent à émerger
19:22et à trouver leur public.
19:24On a différents leviers.
19:26D'abord, il y a la taxe Buffet, qui permet d'avoir cette solidarité
19:29entre le sport professionnel et le sport amateur.
19:32Aujourd'hui, son rendement est un peu abîmé par les difficultés économiques du foot,
19:36des droits du foot.
19:38Mais on va, je pense, avec les progrès sur la Ligue 1,
19:41retrouver plus d'assises en la matière.
19:43Il y a également des mécanismes qu'on a institués
19:48qui permettent d'avoir des fonds audiovisuels
19:51qui permettent, par exemple, de mieux promouvoir des disciplines plus confidentielles,
19:55le sport féminin, le parasport,
19:57qui sont aujourd'hui un peu sous-médiatisés,
20:00même parfois beaucoup sous-médiatisés.
20:02On a, nous, un partenariat avec Sport en France
20:04qui nous permet aussi de donner un accès à des petites fédérations,
20:07des petites disciplines avec moins de moyens.
20:09Qui est la chaîne de télévision estampillée, c'est l'OSF.
20:11Et qui est un carrefour d'audience qui progresse,
20:15qu'on essaye de renforcer.
20:16On prendra l'initiative là-dessus dans les mois à venir.
20:19Et qui doit être un peu plus visible aussi.
20:21Et qui doit être plus visible et qui doit être accompagné.
20:23On a besoin de partenaires.
20:25C'est un combat de longue haleine.
20:27Il faut continuer à montrer l'intérêt de ces disciplines
20:30de manière ludique, d'avoir des rôles modèles,
20:33de permettre une exposition, des insights, comme on dit souvent,
20:36pour que derrière les compétitions, on s'attache à ça.
20:38Et puis qu'on fasse ce lien avec la pratique amateur,
20:41le goût de ces pratiques-là dans les territoires.
20:44Je pense à des disciplines extraordinaires et très populaires,
20:47comme la pétanque, le sport boule qu'on a été voir récemment.
20:50Il y a deux fédérations.
20:51La fédération des sports de boule, la fédération de pétanque.
20:54Enfin bon, il y a pas mal de choses.
20:55Ça c'est les beautés de notre sport.
20:58Allez, collectivité locale, Thomas Binet.
20:59Oui, alors les collectivités locales,
21:01comment on peut mieux les faire adhérer à tous les projets ?
21:03Parce qu'aujourd'hui, on observe bien l'exemple que vous venez de donner,
21:07deux fédérations, il y a beaucoup de monde.
21:09Mais est-ce qu'il ne faut pas un peu structurer tout ça
21:11de manière à être peut-être plus efficace pour la sortie ?
21:14Vous avez pris la parole récemment au Salon des maires.
21:17Exactement.
21:17En portant vraiment un plaidoyer pour que le sport soit une grande cause municipale,
21:22c'est un des thèmes positifs de campagne.
21:25Donc moi, j'ai vraiment encouragé les maires d'aujourd'hui, de demain,
21:28à porter ces thématiques-là,
21:31en leur demandant de bien nous aider à rapprocher
21:33les établissements scolaires des clubs sportifs.
21:36On sait qu'il y a eu trop de silos historiquement
21:39entre ces deux domaines qui sont essentiels à l'épanouissement de nos enfants.
21:43On voudrait aussi qu'ils puissent mieux embarquer la dimension sportive
21:46dans les politiques de planification urbaine,
21:48dans leur stratégie d'attractivité du territoire.
21:50Je vais vous citer un exemple.
21:51Aujourd'hui, on a 58% des athlètes de haut niveau
21:55qui citent le club de proximité
21:57comme l'un des trois facteurs déterminants de leur réussite sportive.
22:00Mais ça, ça se valorise dans une politique d'attractivité du territoire.
22:04On a besoin, par exemple, que dans leur politique de santé,
22:07il y a les contrats locaux de santé,
22:09qu'on ait systématiquement du sport santé,
22:11qu'ils soient bien embarqués dans tout ça.
22:13Qu'aujourd'hui, les 11 000 clubs sportifs
22:15qui sont engagés dans des actions d'inclusion par le sport,
22:18d'insertion d'une partie de la jeunesse,
22:19vous savez que nos clubs, c'est des carrefours de vie incroyables
22:22où il y a des gens qui ont des opportunités économiques à proposer
22:26à des jeunes, un stage, un petit job d'été,
22:28ou même simplement relire un CV, donner un conseil, apporter du mentorat.
22:32Synergie avec les écoles aussi.
22:34Exactement.
22:35Tout ça peut se construire
22:37et on a besoin des collectivités locales pour nous y aider,
22:40de la même façon pour animer les communautés bénévoles.
22:43Et nous, on leur propose un nouveau pacte sportif territorial
22:47en leur disant aussi ce que nous, on est là pour faire.
22:49Et en ce sens, je vais vous donner juste un exemple,
22:52mais avec la Banque des Territoires du groupe Caisse des Dépôts,
22:55on est arrivé avec une proposition d'un nouveau partenariat
22:58permettant aux collectivités locales d'accéder à des prêts à long terme à taux bonifiés
23:02et à une gratuité de l'ingénierie technique
23:05pour la modernisation et la rénovation énergétique des clubs dans les territoires.
23:09C'est vraiment en leur rapportant ces solutions
23:11qu'on peut leur proposer ce type de partenariat.
23:13Moi, je ne suis pas venue en assénant des recommandations
23:16ou en leur disant ce qu'ils avaient à faire,
23:18mais au contraire, en étant en empathie
23:19par rapport aux difficultés de terrain qu'ils connaissent
23:21et en leur proposant des solutions partagées
23:24pour qu'on avance mieux ensemble demain.
23:25Voilà, ça c'est concret.
23:27Alors, la photo finish.
23:28Habituellement, pour la photo finish, il y a les prescriptions.
23:32Là, Thomas Binet, pour la photo finish,
23:34on va aborder la question des Jeux Olympiques, évidemment.
23:37Absolument.
23:38Et les Alpes 2030.
23:39Absolument, Frédéric.
23:40Moi, je vais vous poser une question simple, Amélie.
23:42Quels enseignements tirés de Paris 2024
23:45peuvent être appliqués immédiatement aux Jeux d'hiver
23:47pour que ça soit une réussite ?
23:49S'il n'y en avait qu'une à retenir de leçon,
23:54je dirais l'impératif de toujours, partout
23:57et en toutes circonstances,
23:58mettre l'intérêt du projet du sport et des athlètes
24:01au-dessus de toute considération politique.
24:04Et ça, je pense que c'est quelque chose
24:05qui est extrêmement important.
24:08Et l'autre élément que je garderais,
24:09c'est cette volonté à la fois d'avoir la tête dans les étoiles,
24:13c'est-à-dire une vraie ambition, une vraie audace,
24:15et en même temps vraiment les pieds sur terre,
24:17avec un goût quasi obsessionnel pour le détail,
24:21de manière à serrer la vis et les boulons partout
24:23pour que l'expérience délivrée,
24:25aux spectateurs du monde entier,
24:28aux téléspectateurs aussi,
24:30que tout ceci soit extraordinaire,
24:32et aux athlètes, bien sûr, qu'on n'oublie pas
24:33qu'ils sont au cœur de l'événement.
24:34Mais avant, le CNOSF prépare les Jeux de 2026,
24:37les Jeux d'honneur.
24:38Et oui, nous sommes à pied d'œuvre.
24:40Eh bien, en tout cas, on a une belle dynamique.
24:42Là, il va y avoir, à travers toutes les prochaines semaines,
24:45beaucoup d'épreuves de Coupe du Monde,
24:48beaucoup de temps fort qui vont nous permettre
24:50d'affiner la préparation.
24:52Mais il y a déjà quand même des bonnes nouvelles.
24:55On a vu ce qui s'est passé
24:56avec un Paco Rassa sur le slalom,
25:00ou même le bon état de forme d'un Clément Noël.
25:03On a même un patinage.
25:06On a des super patinages de vitesse.
25:07On n'a pas de piste long de distance en France.
25:09Tiens, encore un combat à avoir, Amélie ou Déa Castera.
25:12On vous réinvitera ?
25:13Qu'est-ce que s'est passé vite avec vous ?
25:14C'était la cinquantième.
25:16Vous nous promettez de revenir ?
25:17Mais oui, et puis j'aurais envie de vous parler
25:20de danse sur glace, de patinage artistique.
25:22Ah oui, bien sûr.
25:23Objectif, médaille, un chiffre ?
25:25Combien de médaille ?
25:26Il faut qu'on soit dans le top 5.
25:27C'est ça l'objectif qu'on s'est donné.
25:29Et être dans le top 5 de manière costaud,
25:34ça veut dire aller chercher quasiment 50% de médailles d'or en plus.
25:38Médaille au total en plus et médaille d'or.
25:41Mais notre délégation est à pied d'oeuvre.
25:42On sait qu'on a une énorme force sur le biathlon.
25:45On sait qu'on a la capacité à avoir des très belles performeuses
25:49et performeuses, je pense à une Périne Laffont.
25:52Je pense aussi à...
25:53Allez, on ne peut pas tous les citer, Amélie.
25:55Non, mais à une Chloé Trespeuge.
25:57Enfin, voilà, on a des superbes atouts.
25:59Et il faut continuer.
26:01Et en tout cas, je leur adresse absolument tous mes encouragements.
26:04On sera là avec eux et on va continuer à pousser très très fort
26:07pour qu'ils soient dans les meilleures circonstances.
26:09Allez la France.
26:09Thomas Bidet, rendez-vous la semaine prochaine, même heure ?
26:11Absolument.
26:12Merci Amélie Oudéa Castérat.
26:14Vous étiez l'invité d'honneur de la cinquantième de champion du sport au business
26:17avec notre réalisateur historique qui était là, Anthony Urvois,
26:21avec Elvin Defazio à la rédaction du Numérique.
26:25Tout de suite, Anthony Martin Smith.
26:28C'est à vous, il faut que ça change, Anthony.
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