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  • il y a 21 heures
Dimanche, on "fêtera" les trois ans de ChatGPT. 800 millions de personnes l’utiliseraient au moins une fois par semaine. Bien d’autres outils du même genre sont apparus : Copilot, Claude, Perplexity et d'autres.

Retrouvez « Le débat éco » présenté par Dominique Seux et Thomas Porcher sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat-economique

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Transcription
00:00Le débat éco, ils ont bu du kikéon ce matin et ils sont membres d'un village qui résiste envers et contre tout à ces périls dont parlait Anne Rosanchère il y a un instant dimanche.
00:12Dimanche, on fêtera les trois ans de ChatGPT. Bonjour Thomas Porchet, Dominique Seu.
00:18Bonjour.
00:19L'application ChatGPT qui nous permet d'obtenir des réponses en langage humain à la plupart des questions que nous nous posons en quelques fractions de secondes.
00:29800 millions de personnes l'utiliseraient au moins une fois par semaine.
00:34Bien d'autres outils, bien d'autres logiciels, chatbots du même genre sont apparus, copilotes, cloud perplexity et j'en oublie évidemment.
00:43Il y a quelques semaines, vous avez échangé messieurs sur l'impact de l'intelligence artificielle sur le commerce.
00:50Là, nous allons ouvrir la focale plus large.
00:52D'abord, d'un mot, dites-nous chacun quelle est votre utilisation personnelle de ChatGPT.
00:58Thomas ?
00:59Ça m'arrive de l'utiliser.
01:01Après, j'essaie de me contrôler parce que je sais qu'il faut que le cerveau travaille.
01:06Mais vous l'utilisez dans quel objectif ?
01:07Ça débroussaille le terrain dans mon travail de chercheur.
01:11Mais je fais attention.
01:12Par exemple, je ne l'ai pas sur mon téléphone.
01:15Moi, je suis persuadé qu'il faut continuer à faire travailler son cerveau.
01:18Il ne faut pas tout le temps prendre des escalators mais parfois des escaliers pour faire travailler aussi ses muscles.
01:22Dominique Seu.
01:23Bon, alors moi, j'ai totalement arrêté de faire fonctionner mon cerveau, manifestement, puisque j'utilise de manière assez régulière et intensive ce type de chatbox.
01:31C'est aussi mon cas.
01:31Dans le monde professionnel, je l'utilise comme...
01:35Alors, après, en matière économique, évidemment, le site Internet des Echos et du Financial Times.
01:42J'hésite.
01:42C'est devenu ma première porte d'entrée de recherche documentaire devant Google.
01:47Même si ça fonctionne différemment, puisque Google permet de croiser les sources et de hiérarchiser les informations, alors qu'avec ChatGPT et les autres, tous les autres.
01:58On ne va pas dire à chaque fois et les autres.
01:59Oui, bien sûr, mais disons ChatGPT.
02:01Ça permet d'avoir une réponse unique à une question si elle est bien posée.
02:06Dans la vie personnelle, j'avoue aux auditeurs que j'ai au moins quatre mains gauches en sens pratique.
02:13Très récemment, les dernières heures, j'ai eu une panne sur l'écran tactile de ma voiture.
02:21Je pense qu'il y a trois ans, j'allais chez le garagiste.
02:23Là, j'ai résolu le problème en moins de trois secondes.
02:26Grâce à ChatGPT.
02:27En posant la question très précisément, que se passe-t-il ?
02:29Et on m'a donné une solution en moins de trois secondes.
02:32Je vous assure que c'est bien.
02:33Voilà, ça a changé peut-être le monde.
02:35Et mon usage, il a remplacé effectivement celui des moteurs de recherche.
02:39Et c'est devenu aussi un objet conversationnel.
02:43C'est une personne humaine, peut-être pas, mais artificielle, qui est derrière.
02:49Mais s'il m'arrive de dialoguer avec ChatGPT, je l'avoue, il y a trois ans...
02:52Alors attention, dans les échos publiques ce matin, je dérive un peu,
02:56mais une interview avec un démographe à propos de la baisse de la natalité.
03:01Vous allez me dire, quel est le lien ?
03:02Eh bien, il dit, la baisse de la natalité peut s'expliquer aussi par la multiplication des liens
03:08avec ce qui n'est pas humain.
03:10Le temps passé est le temps perdu, dit-il.
03:13Et il voit un lien, il fait plus qu'opposer la question.
03:16Voilà, revenons à notre sentier initial.
03:19Revenons à notre sujet, puisque nous sommes là pour parler d'économie.
03:22La démographie en fait évidemment partie.
03:23Mais quelle est la photographie d'ensemble de l'impact de l'intelligence artificielle sur l'économie ?
03:29Thomas Porchet.
03:29Au niveau macroéconomique, quasiment rien.
03:32Enfin, la croissance...
03:34Sérieusement ?
03:34Aujourd'hui, au niveau macroéconomique, regardez les chiffres de la croissance, vous les trouvez bons en France ?
03:39Regardez les chiffres du chômage, vous les trouvez bons ?
03:42Regardez les chiffres de la productivité, vous les trouvez bons ?
03:44Donc il faut regarder les chiffres macroéconomiques, c'est là qu'on voit l'impact.
03:47Pour le moment, la majorité, de toute façon, des experts vous le disent,
03:50on ne voit pas grand-chose.
03:52Après, il y a des prévisions de long terme, mais d'un point de vue macroéconomique, on ne voit pas grand-chose.
03:56Et je vais aller un peu plus loin.
03:57Quand on regarde ces 30 dernières années, les très grosses innovations,
03:59l'ordinateur, Internet, on nous a promis des gains de croissance, de productivité qui allaient être énormes.
04:05Vous regardez, la croissance depuis les années 80, l'apparition de l'ordinateur à aujourd'hui,
04:10elle est moins forte que pendant les 30 glorieuses.
04:13Donc, un peu de prudence sur les effets estimés de long terme.
04:17C'est la lune des échos ce matin.
04:18Il y a les trois ans qui ont changé le monde.
04:21C'est à l'inverse de ce que vient de dire Thomas Porchet.
04:23Il y a un point sur lequel on peut...
04:27Il y a plus d'investissements que d'impact pour l'instant.
04:32Mais ces investissements aux Etats-Unis tirent de toute évidence la croissance américaine,
04:38puisqu'on estime qu'un quart de la croissance actuellement américaine
04:42est tirée par les investissements des entreprises et notamment du secteur de la tech.
04:47C'est un point évidemment ennuyeux.
04:49Pas que l'IA.
04:51Évidemment, en Europe, c'est un point ennuyeux qu'il n'y ait pas ce genre de tractage.
04:57Alors, si on parle un peu des entreprises...
04:59Oui, dans la vie des entreprises.
05:01Non, mais dans la vie des entreprises, clairement, un certain nombre de tâches sont simplifiées.
05:06C'est-à-dire que c'est un assistant, ces chatbox.
05:10Précisons d'abord que l'intelligence artificielle n'est pas née avec Chadipity.
05:13L'intelligence artificielle existe dans les entreprises, dans l'industrie depuis des années et des années,
05:17mais c'était à bas bruit.
05:19Chadipity a révélé au grand public l'intelligence artificielle.
05:24C'était le 30 novembre 2022, lorsque la première version de Chadipity a été rendue publique et débarquée en ligne.
05:30Mais deux expériences.
05:31Hier soir, j'étais à Orléans pour une remise de trophées des plus belles entreprises du Loiret
05:37par notre confrère, la République du Centre.
05:40Une trentaine d'entreprises ont pitché pour raconter ce qu'elles faisaient.
05:44Industrie, services, etc.
05:45Il y en a 20% qui ont parlé d'intelligence artificielle.
05:48Donc ça va dans le sens de ce que dit Thomas.
05:50Il n'y a pas de changement majeur.
05:53Mais dans certains secteurs économiques, ça change très vite.
05:57Je vous donne deux exemples.
05:58Les centres d'appel, et on voit un effet sur l'emploi assez manifeste.
06:01Un certain nombre de personnes sont remplacées par des IA.
06:06Et dans le domaine du conseil, où ça va assez vite.
06:08Et on voit les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis.
06:11Je termine par là, Thomas, pardon.
06:13Les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis au mois d'octobre,
06:15écoutez, ce n'était pas bon du tout.
06:16Ce n'était pas bon.
06:18Et on commence à se demander s'il n'y a pas un impact.
06:20Est-ce que ça a changé la vie des entreprises ?
06:22Ça dépend des entreprises.
06:24Il y a des entreprises qui, certaines études montrent
06:26que certaines entreprises ont eu des gains de productivité.
06:28Il y a même une étude qui dit que c'était l'équivalent
06:30d'un jour de gains de productivité dans une semaine.
06:32Donc il y a des entreprises pour qui ça a marché.
06:35Et puis il y a d'autres entreprises où c'est plus difficile à calculer.
06:38Par exemple, on parle souvent de shadow adoption de l'IA.
06:41C'est-à-dire que vous avez des salariés.
06:43Shadow adoption ?
06:43Oui, c'est un concept qui a été mis en avant par David Restrepo Amariles,
06:51qui est un professeur à HEC,
06:52qui explique en fait que certains salariés utilisent l'IA
06:56pour gagner du temps, du temps libre.
06:58Et donc pour eux, il y a un gain de temps libre.
07:00Mais il y a un risque pour l'entreprise parce qu'ils ne le disent pas.
07:03D'où le shadow adoption, c'est-à-dire qu'ils ne disent pas qu'ils utilisent l'IA.
07:06Et il y a un risque pour l'entreprise en termes de qualité du travail,
07:09en termes de données qu'ils ont données à l'IA
07:12et en termes aussi de propriété intellectuelle.
07:15Donc dans ce cas-là, ce n'est pas sûr que ce soit un avantage pour l'entreprise
07:17qui prend le risque du gain de temps du salarié.
07:22Et puis après, sur les prévisions de long terme en termes de perte d'emploi,
07:25effectivement, vous avez des prévisions qui parlent d'un tiers de perte d'emploi.
07:28Mais quand on regarde d'autres prévisions, par exemple,
07:30de Daron Assemoglou, qui est un économiste prix Nobel,
07:33lui, il parle d'un impact de 5% sur l'emploi dans les prochaines années.
07:36Bon bref, on n'en sait rien.
07:37Voilà, exactement.
07:38Non mais c'est vrai, on n'en sait rien.
07:40Dans les entreprises, on dit faciliter les tâches.
07:44C'est vrai que la synthèse de réunions, de réunions Teams ou autres,
07:47la traduction, ça va extrêmement vite.
07:50Donc ça aide les choses.
07:51Je vais vous citer la synthèse qu'a faite récemment Frédéric Fillou.
07:54Frédéric Fillou, qui est quelqu'un qu'on connaît bien à France Inter,
07:57qui intervient de temps en temps, qui a fait une synthèse en disant
07:59que quand on regarde ce qui s'est passé depuis ces dernières années,
08:02il y a trois secteurs économiques dans lesquels l'impact est très visible.
08:07Il cite, un, la recherche biomédicale, il dit la capacité à tester des milieux d'hypothèses,
08:14par exemple pour l'identification des protéines, et on va avoir sur les médicaments beaucoup d'effets.
08:19Deuxième secteur, la découverte de nouveaux matériaux, avec des nouveaux cristaux, formule chimique.
08:24Et troisième secteur, qui est peut-être le plus important, lui, il cite la convergence entre l'intelligence artificielle et la robotique.
08:31Les robots humanoïdes vont changer la donne.
08:34Voilà trois secteurs sur lesquels un expert, un journaliste expert, sur ces questions-là, bien plus que nous le sommes,
08:40dit que les choses sont en train de bouger.
08:42Mais ça n'est pas encore général, bien sûr, c'est la diffusion.
08:46Voilà, qui est très rapide.
08:47Là, en fait, ce qu'on dit, c'est que l'IA, on ne sait pas l'impact qu'elle va avoir.
08:52Est-ce qu'elle va remplacer ou compléter ?
08:54Là, dans le cas du journaliste que vous avez cité, il nous montre la bonne IA,
08:58c'est-à-dire l'IA qui complète, qui complète la recherche médicale, c'est génial.
09:02Mais l'IA peut être aussi une IA qui va remplacer des gens qui ont des tâches répétitives,
09:06et dans ce cas-là, vous avez une perte d'emploi.
09:08Et si vous avez une perte d'emploi sans gain de productivité,
09:11en fait, vous avez grosso modo des coûts qui vont diminuer,
09:13et ça va profiter qu'il y a une minorité d'individus qui utilisera l'IA,
09:16c'est-à-dire les actionnaires, grosso modo, dans ces entreprises-là.
09:19On n'a pas répondu à cette question.
09:20Est-ce qu'on doit remplacer ou est-ce qu'on doit compléter ?
09:23On n'a pas répondu à une autre question.
09:24Est-ce que l'IA sert à gagner du temps pour que les salariés soient plus heureux,
09:27ou est-ce que l'IA sert à travailler plus ?
09:30L'IA, c'est en train de se diffuser sans que personne ne réponde
09:33à la question de l'utilité réelle de cette IA dans la société.
09:36Ou est-ce que l'IA ne sert pas aussi à remplacer certains travailleurs ?
09:40On le voit par exemple dans une étude de Stanford,
09:43depuis la création de ChadGPT en 2022,
09:46dans certains secteurs,
09:47le taux d'emploi des Américains de 22 à 25 ans a baissé.
09:51Et il a baissé de manière significative.
09:53Et c'est le cas par exemple dans les métiers les plus exposés
09:56à l'intelligence artificielle,
09:58que ce soit le conseil, que ce soit la finance,
10:00que ce soit le droit et même le journalisme.
10:03Ce sont donc peut-être des signes préfigurataires.
10:05Non, ce qui est vrai, c'est la première révolution numérique
10:09qui bouscule les métiers intellectuels.
10:12De fait, un artisan ne va pas voir sa vie changer
10:14majoritairement par l'intelligence artificielle.
10:17Les professions du lien social,
10:20les infirmières, les infirmiers,
10:23il ne va pas avoir d'impact immédiat.
10:26En revanche, c'est vrai que sur tous ceux qui doivent
10:29traiter des informations qui existent par ailleurs,
10:32peuvent être menacées.
10:34C'est ce qu'on peut appeler d'ailleurs le ventre,
10:36c'est un peu le ventre mou de l'expertise.
10:38Et là, vous pouvez être menacé.
10:40Alors on pense aux professions du droit,
10:42du chiffre, de la comptabilité,
10:44peut-être de l'information.
10:47Le conseil, j'en ai dit un mot tout à l'heure.
10:49Mais on a dit la même chose avec Internet.
10:51On avait dit la même chose avec Internet,
10:52mais on a vu cette semaine que McKinsey
10:54a déjà supprimé un certain nombre de postes.
10:57Accenture annonce des suppressions de postes,
11:00le ventre mou de l'expertise.
11:02Donc aussi dans le monde du conseil,
11:04est-ce que l'Europe,
11:05qui est peut-être déjà une colonie américaine,
11:08peut-être bientôt demain une colonie chinoise
11:11pour l'intelligence artificielle,
11:13peut encore s'en sortir, Thomas Porchet ?
11:15Moi je pense qu'il faudrait prendre des dispositions
11:18pour ne pas qu'on ait la même histoire
11:19qu'avec le digital.
11:20C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
11:21sur un certain nombre de choses,
11:24on est conscient, mais on ne fait rien.
11:26Par exemple, j'ai vu une vidéo l'autre fois
11:27d'une interview du président de la République
11:29qui disait en fait que TikTok et les Chinois
11:34nous menaient une guerre,
11:36une guerre parce que TikTok était limité en Chine
11:38en termes d'heures, limité à la visite de musées,
11:41alors que chez nous, il y avait un déferlement d'images
11:45qui était très mauvais.
11:46Il a même utilisé le terme de guerre cognitive.
11:48Donc il fait le constat,
11:49qu'est-ce qu'on fait après ?
11:50Je demande, parce que normalement,
11:53on doit prendre des mesures.
11:54Mais qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
11:55En l'occurrence, je vous interromps juste d'un instant.
11:57Regardez, Tchad GPT a pris 300 millions d'utilisateurs
11:59par semaine en une année.
12:01300 millions, de 500 à 800 millions en une année.
12:04Donc il y a des chances qu'à la fin,
12:06finalement dans toutes ces IA,
12:07on ait un petit oligopole,
12:09c'est-à-dire quelques entreprises privées,
12:10qui gagnent la mise.
12:11Et il est possible que ce ne soit pas des européennes.
12:13Ce qui pose un vrai problème
12:14en termes de traitement des données,
12:16de désinformation également.
12:17Une pièce à verser au dossier,
12:19OpenAI, qui est l'entreprise qui a créé Tchad GPT,
12:23est aujourd'hui l'entreprise la plus valorisée,
12:27l'entreprise non cotée la plus valorisée de la planète,
12:30à 500 milliards de dollars.
12:33C'est du jamais vu.
12:34Mais attention, dans ce domaine-là,
12:38la concurrence avance extrêmement vite.
12:40La semaine dernière,
12:43Google a présenté...
12:44Jiminy 3, le nouveau LLM de Google,
12:49s'avère comme étant de meilleure qualité
12:51que Tchad GPT.
12:52Donc la concurrence interne aux Etats-Unis
12:53progresse de manière spectaculaire.
12:55Donc en fait,
12:57et l'Europe face à ça,
12:58évidemment nous n'avons ni la taille critique,
13:00ni l'argent,
13:01ni les investissements.
13:02Et donc nous avons un certain nombre,
13:04peut-être,
13:05de tchats très spécialisés,
13:07comme Mistral,
13:08qui il faudrait protéger.
13:10Oui, il a sa chance,
13:12il a sa chance si on considère que c'est souverain,
13:15que c'est pour nous protéger.
13:17C'était le but que l'Etat rentre au capital.
13:19Mais c'est vrai que pour l'instant,
13:21c'est extrêmement marginal.
13:23D'un mot juste avant le journal,
13:25essayez de prendre un pari sur ce que nous dirons
13:26d'ici trois ans, Thomas Porchet.
13:28Oh mais moi je pense que dans trois ans,
13:30les gens seront tout aussi enthousiastes.
13:32Les gens parleront de révolution,
13:37les capitalisations boursières seront au top,
13:38mais vous verrez que dans quelques années,
13:40un petit peu comme les écrans,
13:41ou comme le reste,
13:42on dira,
13:42ah mais en fait,
13:43il y a une partie de la population
13:44qui n'arrive plus à écrire un mail.
13:45C'est bizarre,
13:46il faudrait peut-être revenir en arrière
13:47et lire des livres.
13:48Mais elles pourraient le faire grâce à tchats.
13:49Écoutez,
13:50la question qu'on se posera dans trois ans,
13:51c'est,
13:52pour l'instant,
13:52nous avons sous les yeux
13:53les tchats,
13:55l'intelligence artificielle générative
13:56qu'on gave avec des données,
13:58des informations.
13:59Demain,
14:00et c'est le pari de Yann Lequin,
14:01Lequin,
14:02on aura probablement
14:03une intelligence artificielle
14:04qui réfléchit.
14:05Passionnant.
14:06Merci Thomas Porchet,
14:08merci Dominique Seux.
14:09Histoire à suivre.
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