00:0048 heures à peine, après les obsèques de son frère cadet, Amin Kessassi repart au combat.
00:08Une tournée médiatique, pour dire sa détermination intacte à lutter contre le narcotrafic.
00:17Mon petit frère m'est dit, et j'arrêterai pas de le dire, il est mort pour rien. Il est coupable
00:26que d'une seule chose, c'est d'avoir été mon petit frère. Et moi, quand je vois mes
00:31mains, je vois le sang de mon frère. Parce que ces gens, ce qu'ils ont voulu faire, c'est
00:35me toucher à moi. Et comme ils ont pas pu, ils ont touché un jeune innocent, un petit garçon
00:40de 20 ans, qui avait rien fait, rien demandé à personne.
00:44Vous n'avez plus rien à perdre.
00:45Non, j'ai plus rien à perdre. Et je l'ai dit, c'est une lutte à mort qui est engagée.
00:48Aujourd'hui, le militant des quartiers nord de Marseille, âgé de 22 ans, ne se déplace
00:58plus seul. Autour de lui, 4 policiers chargés d'assurer sa protection 24h sur 24. Amin considère
01:08lui que la parole est sa meilleure assurance vie face à la menace qui pèse désormais sur
01:12lui.
01:13Si je veux vivre, je dois parler. Si les gens qui sont touchés, émus, sensibilisés
01:22par l'histoire de mon frère, par ce qui s'est passé, ils se doivent de prendre la
01:26parole. Si on est des milliers à prendre la parole, ils ne pourront pas tuer tout un
01:31peuple. Même si la douleur m'éparpille, même si le deuil est en moi, même si la morgue
01:37est en train de me narguer encore une fois, même si j'ai enterré un petit frère, c'est
01:41que jamais, jamais, personne ne doit mourir parce qu'il est le frère de quelqu'un.
01:47Jamais personne ne doit être assassiné parce qu'il est le frère d'un militant qui
01:51prend la parole. Jamais personne ne doit être menacé parce qu'il prend la parole.
01:59Déjà mis appris par les narcotrafiquants depuis 3 mois, la vie d'Amin Kessassi a basculé
02:05dans l'horreur, le jeudi 13 novembre dernier.
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