00:00– Je crois, vous voyez bien que, j'ai regardé,
00:04parce que dans la perspective de l'émission,
00:07il lève la tête, il n'est pas sur son discours.
00:09Bon, et il nous arrive tous, et moi le premier,
00:13je sais que j'en ai fait quelques-unes,
00:14d'avoir des mots malheureux.
00:17C'est un très bon général.
00:18– Donc ce sont des mots malheureux ?
00:20– Ce sont, en clair, le diagnostic qu'il fait,
00:26si on veut bien s'arrêter deux minutes,
00:28est un diagnostic juste, d'ailleurs,
00:30qui est dans le livre blanc sur la défense de 2008,
00:33c'est la résilience, c'est la force d'âme qu'il évoque,
00:36c'est la capacité du pays à résister à des crises,
00:40tout ça est juste, l'esprit de défense, en quelque sorte.
00:45Et s'adresser aux maires, contrairement à ce qu'ont dit
00:46pas mal de vos confrères en disant, mais ce n'était pas sa place,
00:49je pense que c'était sa place, parce que les maires
00:51sont les seuls élus aujourd'hui à avoir,
00:54un, la confiance de nos compatriotes,
00:56et deux, être les seuls à tenir à peu près la baraque,
01:01à tenir la cohésion du pays.
01:03– C'est le premier réceptacle des administrés.
01:05– C'est l'esprit de défense, en quelque sorte.
01:07Et puis, derrière, c'est les problématiques de réservisme,
01:09de relations entre l'armée et la nation, etc.
01:12Donc ça avait du sens.
01:13– Et il dit, il faut dire les choses,
01:15c'est ce qu'il dit le général Macron,
01:16est-ce qu'il ne faut pas provoquer un électrochoc ?
01:19– Oui, mais je mesure, à travers ces mots,
01:23qu'il évoque bien entendu, je pense, les militaires de carrière.
01:28Mais j'allais dire, ayant été un ministre de la Défense
01:31durant la crise du conflit en Afghanistan,
01:35j'ai eu des soldats morts en Afghanistan,
01:40il y en a eu près d'une centaine des soldats français.
01:43Donc, la France a toujours connu des militaires,
01:48donc de ses enfants, qui sont morts.
01:50– Et au Mali, les opérations marquales.
01:52– Et au Mali, les opérations extérieures, etc.
01:54– Qui l'appellent un chat, en fait, non ?
01:55– Donc, en clair, c'est Marc Bloch, c'est l'étrange défaite.
02:02C'est le renoncement, l'avachissement de la nation
02:05qu'évoque le général Mandon.
02:07Et il a le droit de dire tout ça.
02:09Parce que quand vous relisez, moi j'ai lu ce livre,
02:12il y a quelques années,
02:13ce livre, c'est quoi ?
02:14C'est un livre qui explique comment une grande nation
02:17comme la France se trouve ruinée par l'esprit de Munich.
02:23C'est la bureaucratie qui fait que, globalement,
02:26on a une armée qui devient inopérationnelle
02:28et une élite qui refuse, globalement,
02:30de regarder les choses en face.
02:32Donc, tout ça, c'est tout à fait juste.
02:33– Sous-titrage Société Radio-Canada –
02:39– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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