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  • il y a 2 mois
«Si, pour dissuader le régime de Moscou, notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, nous serons face à un risque», a prévenu Fabien Mandon, le chef d'état-major des armées, face aux élus locaux lors du congrès des maires de France, mardi 18 novembre. Pour l’ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, «on a un discours sur une économie de guerre mais derrière il ne se passe rien».

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Transcription
00:00Mais il y a deux éléments supplémentaires dans cette histoire.
00:03Le premier, c'est dans un contexte où il le dit avec un discours anxiogène,
00:11qui d'ailleurs nous renvoie au discours anxiogène d'Emmanuel Macron,
00:15qui en mars, au moment de la crise, se mettait en scène,
00:19espérait faire de la récupération politique, que la nation allait se remettre.
00:22Et qui a déjà dit qu'on enverrait des troupes au sol en Ukraine.
00:26Et donc, en clair, c'est dans un climat anxiogène.
00:30Et c'est dans un climat anxiogène, je retrouvais les mots qu'utilisait le général dans ce même discours,
00:37où il dit quelque chose.
00:40La Russie se prépare à une confrontation avec nous en 2030.
00:44Et là, moi, j'ai quelques...
00:47Alors, ok, il le dit à plusieurs reprises, il l'a dit aussi au Sénat.
00:50Il l'a dit en commission au Sénat.
00:52Voilà, et il l'a dit dans une interview d'un journal que je lis tous les jours, qui est au West France.
00:57Bien.
01:00Et alors ?
01:01Et je dis d'abord, si on a un risque de confrontation,
01:05la première chose, c'est qu'il est temps qu'il y ait des commandes d'équipement.
01:09En tant que président de région, j'ai réuni l'ensemble des acteurs industriels de la région
01:14qui sont dans l'aéronautique et la défense.
01:17Pas un, entendez-moi bien, depuis 2023, Emmanuel Macron dit qu'on est dans une économie de guerre,
01:26pas un n'a eu un euro de commande supplémentaire.
01:30C'est globalement souvent des sous-traitants de rang 2 ou de rang 3.
01:34Alors qu'on relève le budget de l'armée.
01:35Et dans le même temps, j'ai dit à la ministre de l'Économie et des Finances,
01:39au ministre des Armées de l'époque, Sébastien Lecornet,
01:42j'ai dit qu'il y a deux sujets.
01:43Si on veut que la France monte en puissance dans sa capacité de production d'équipement,
01:48faut-il d'abord qu'au-delà des commandes aux grands donneurs d'ordre qu'on connaît,
01:53qu'il y ait des commandes et un fléchage.
01:55Un fléchage en disant aux sous-traitants de rang 2 ou de rang 3,
02:00vous allez faire une petite pièce du train d'atterrissage, du rafale.
02:04Et de faire en sorte qu'il y ait une visibilité.
02:06Parce que je vais vous raconter comment ça se passe.
02:08Quand vous êtes un industriel de la défense dans une PME,
02:11de rang 2 ou rang 3,
02:13et qu'on vous dit, attendez, vous allez avoir des commandes en plus.
02:14Rang 2, rang 3, c'est les sous-traitants.
02:16Oui, les sous-traitants, pardon.
02:19Vous allez voir votre banquier, vous lui dites,
02:20monsieur, bientôt, il va y avoir de plus en plus de commandes militaires.
02:24Le banquier, il vous dit quoi ?
02:25Il vous dit, mais monsieur, il est où votre contrat, votre commande ?
02:29Il n'y en a pas.
02:30Et donc, comme en plus, il y a une problématique générale dans le pays,
02:33qui est celui de trouver du personnel qualifié.
02:36Donc ça met en difficulté les PME, c'est ce que vous dites, Harry Moran.
02:38Non, ce que je veux dire, c'est qu'on a un discours sur l'économie de guerre,
02:41la commande, la nécessité de s'armer face à la menace,
02:45et derrière, il ne se passe rien.
02:48Permettez-moi.
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