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Hervé Morin, président de la région Normandie et ancien ministre de la Défense : «Il faut que l’appareil de production militaire de la France doit lui permettre d’affronter un péril qui serait plus important», dans #LaGrandeInterview

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Transcription
00:00vous allez voir votre banquier, vous lui dites
00:01« Monsieur, bientôt, il va y avoir de plus en plus
00:03de commandes militaires. »
00:05Le banquier, il vous dit quoi ? Il vous dit « Mais, monsieur,
00:07il est où votre contrat, votre commande ? »
00:10Il n'y en a pas.
00:11Et donc, comme en plus, il y a une problématique
00:13générale dans le pays, qui est celui
00:15de trouver du personnel qualifié.
00:17Donc, ça met en difficulté les PME, c'est ce que vous dites,
00:19Hervé Morin. Non, ce que je veux dire, c'est qu'on a un discours
00:21sur l'économie de guerre, la commande,
00:23la nécessité de s'armer face à la menace,
00:26et derrière, il ne se passe
00:27à rien.
00:29Permettez-moi de vous revenir sur la déclaration en tant que telle.
00:31Est-ce que l'indignation,
00:33à tout le moins, la stupéfaction causée par cette déclaration,
00:36elle n'est pas en deux temps ? C'est-à-dire, d'un côté,
00:37on a l'impression que des enfants, aujourd'hui,
00:40meurent, effectivement, en France.
00:42Nul besoin de les sacrifier en Ukraine. Ils se font
00:43déjà tuer, aujourd'hui, mais par une
00:45délinquance conquérante. Ce qu'a dit Jean-Louis Borloo.
00:47C'est le premier élément. C'est-à-dire que, dans les faits,
00:49Thomas, dans les faits, Lola, dans les faits, tant d'autres,
00:51mais c'est une guerre qu'on n'ose pas nommer. Et, deuxièmement,
00:53on a l'impression, mais je me trompe peut-être,
00:55qu'on nous explique ici que le patriotisme, même
00:57le nationalisme, est tout à fait légitime
00:59s'il s'agit de Kiev. Mais quand on parle de la France,
01:01c'est un sentiment qu'on doit souvent maudire.
01:03Est-ce que ce n'est pas l'arrière-fond du malaise dans ce discours ?
01:06Peut-être aussi.
01:07Mais je pense que, d'abord et avant tout,
01:09c'est qu'on se mette en adéquation avec les mots.
01:12Mais c'est la même chose sur tous les débats.
01:14C'est la même chose sur les débats
01:15comme celui sur le narcotrafic.
01:17J'ai regardé toutes les déclarations sur le narcotrafic
01:19depuis 2022. C'est assez impressionnant.
01:21Il ne s'est jamais rien passé, au bout du compte,
01:23sauf une proposition de loi du Sénat.
01:25On en parlera tout à l'heure.
01:26Mais la frontière existentielle pour la France,
01:28c'est moi le don basse aujourd'hui.
01:29Je dis, le premier acte et le premier geste
01:32qu'on doit faire, c'est faire en sorte
01:34qu'en effet, l'appareil de production militaire
01:37de la France puisse bénéficier
01:39et de commandes lui permettant
01:40de pouvoir affronter
01:43un péril qui serait plus important.
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