00:00Oui, bien sûr. De toute façon, la question de l'OMERTA liée à la criminalité organisée, vous avez combien d'enquêtes, justement, sur...
00:08Je me souviens de l'enquête, vous savez, à Viry-Châtillon, sur les policiers qui avaient été attaqués dans leur voiture au pied d'une caméra qui avait été préalablement sciée.
00:15Vous vous souvenez de cette histoire ? Bon, c'est des années d'enquête.
00:18Mille personnes interrogées, pas une qui a parlé. Par part, hein ?
00:21Donc, c'est des quartiers entiers qui vivent sous l'OMERTA.
00:24Et d'ailleurs, ce que l'on reconnaît à Amine Kessassi, le grand frère de la victime, c'est de précisément briser cette OMERTA dans un endroit où ça n'existe pas.
00:34Ça n'existe pas de briser cette OMERTA. Et pour cause, c'est extrêmement risqué.
00:38Donc, en effet, et on voit se multiplier, c'est vrai à Marseille, mais c'est vrai dans d'autres endroits.
00:42Moi, ça me terrifie depuis des années déjà, des reportages entiers de gens parfaitement innocents qui témoignent et dont on filme les chaussures ou le visage à condition qu'ils soient floutés.
00:52Tout le monde a l'air de trouver ça normal. Moi, ça me terrifie depuis longtemps déjà.
00:55Vous avez raison.
00:57Maintenant, sur la question du trafic de drogue, oui, il y a des responsables politiques qui attaquent directement la police.
01:04Vous avez raison, c'est un problème. Maintenant, ce n'est pas eux qui sont aux commandes.
01:07Or, on n'en est pas arrivé là par les choix politiques de ces partis-là.
01:10Et je ne conteste absolument pas la gravité de ces accusations et le fait qu'elles enveniment votre situation sur le terrain.
01:20Simplement, les décisions qui ont été prises, elles l'ont été par un bloc qui se décharge parfois précisément sur les caricatures qu'on trouve à l'extrême gauche
01:28et qui vous reprochent tous les mots de la société de manière générale.
01:32D'abord, un, sur la partie du narcotrafic lui-même.
01:36Il y a une question, c'est que oui, il faut sans doute, enfin sans doute, c'est une évidence, plus de moyens, plus de moyens humains déjà,
01:43que ce soit du côté policier ou du côté de la magistrature.
01:47Il est évident que vous ne pouvez pas gérer 400 dossiers en une semaine.
01:51Personne ne peut le faire. Personne ne peut le faire correctement.
01:54Mais vous ajoutez à ça, quand vous avez un policier qui a des dizaines et des dizaines de dossiers à remplir,
01:59c'est-à-dire de procédures à respecter, les dossiers sont faits plus rapidement avec une procédure qui, d'année en année,
02:05tout le monde nous a expliqué qu'elle allait être simplifiée.
02:07Elle n'a fait que se complexifier ces derniers mois encore.
02:11Il faut le dire et le répéter. On nous promet de la simplifier.
02:13Elle se complexifie. Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
02:16Ça veut dire que vous avez des policiers surchargés avec une procédure très complexe
02:19qui renvoient des dossiers qui, par la force des choses, sont moins vérifiés, sont faits avec moins de temps,
02:24qui arrivent devant la justice qui, elle, examine également une procédure,
02:28avec entre les deux des avocats qui cherchent, et les magistrats marseillais avaient alerté là-dessus,
02:33la nullité.
02:34Eh bien la nullité, elle est plus facile à trouver quand vous êtes surchargés avec une procédure complexe.
02:38Qui a changé ça ? Personne.
02:40Je suis...
02:41...
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