00:00Merci beaucoup Apolline. Bonjour à tous. J'avais une question pour le ministre, effectivement.
00:06Déjà, j'ai entendu quelques contre-vérités et approximations précédemment.
00:12Lors du précédent redressement judiciaire, les syndicats avaient alerté sur la faiblesse du projet de Grébul
00:19et avaient demandé à ce qu'il y ait une commission de suivi sur l'argent qui a été injecté par l'État.
00:24Cette commission de suivi n'a pas été mise en place.
00:26L'argent qui a été injecté, les 85 millions, l'usine d'Agondange n'en a pas vu la couleur.
00:35Aussi, ma question est la suivante.
00:38Mon outil, mon usine va fermer et au-delà de l'attachement que j'ai à mon travail,
00:46j'aimerais comprendre quel est l'intérêt stratégique pour la France de perdre un outil décarboné
00:51avec une coulée continue qui est verticale et qui est un chef-d'œuvre d'ingénierie.
00:59J'aimerais comprendre quel est l'intérêt pour la France de n'avoir pas protégé ce site.
01:04Et j'aimerais surtout comprendre pourquoi, lorsque les salariés de Novasco sont venus devant le ministère,
01:10vous n'êtes pas venu leur parler et leur dire pourquoi vous ne vouliez pas sauver leur entreprise.
01:14– Je voudrais que le ministre puisse vous répondre, mais on sent l'émotion dans votre voix.
01:19Restez bien avec nous Nicolas Ettinger, on y reviendra.
01:22– Je partage totalement, vous savez moi, l'émotion de M. Ettinger,
01:26je suis élu d'un territoire industriel qui a connu des accidents aussi par le passé.
01:30Et je partage son émotion parce que franchement, ça fout en l'air ce qui se passe.
01:36– C'est un fiasco.
01:37– Moi, ça me fout en l'air ce qui se passe.
01:39Parce qu'au moment où on obtient les protections européennes,
01:41avoir cette aciererie qui ferme, ça me fout en l'air de la même manière
01:44que, peut-être pas exactement de la même manière,
01:47mais en tout cas comme le ressentent les salariés de Novasco.
01:51Ce que je veux dire, c'est que j'ai reçu au ministère les syndicats il y a 10 jours.
01:59J'ai reçu tous les élus locaux il y a 15 jours aussi.
02:02Et moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est d'essayer d'imaginer l'avenir.
02:06Et que j'ai refusé l'idée que ce site puisse partir à la découpe saucissonnée par un mandataire et un invidateur.
02:14– Mais il vous demande pourquoi n'avez-vous pas protégé ce site ?
02:18– Pourquoi vous n'avez pas nationalisé en fait ?
02:20– Parce que la question de la nationalisation, et vous l'avez toutes et tous dit à l'instant,
02:26quand vous êtes face à ces surcapacités chinoises,
02:30vous avez un problème en face qui est un problème de demande.
02:34– Ce que je souhaite aujourd'hui, ce que je souhaite aujourd'hui pour le site d'Agondange,
02:39et c'est ce que, excusez-moi je le redis, ça fait 4 semaines que je suis ministre,
02:44il y a 15 jours on a réuni les élus locaux, la communauté de communes et la région.
02:49Et nous sommes convenus ensemble qu'on ne laissait pas tomber ce site,
02:53c'est-à-dire qu'on va se positionner, les pouvoirs publics,
02:55particulièrement l'intercommunalité locale,
02:58va se positionner pour maîtriser le foncier.
03:00La région, avec le président de la région que j'ai encore eu au téléphone hier,
03:05va se positionner pour reprendre le projet qui avait été imaginé par Métal Blanc,
03:09essayer de trouver de nouveaux investisseurs.
03:11L'État, je suis allé chercher la Caisse des dépôts pour qu'on puisse accompagner ce projet.
03:16Et maintenant on va voir avec BPI France,
03:18si on peut recréer un tour de table avec des gens qui auront pringé d'investisseurs sérieux.
03:22Je vais dire à ce monsieur que si je dois présenter des excuses à toutes celles et tous ceux aujourd'hui qui souffrent,
03:28je suis prêt à le faire.
03:29Mais qu'aujourd'hui je me bats.
03:31Aujourd'hui je me bats.
03:32Vous lui dites ce matin ?
03:33Pour les gens de là-bas.
03:34Et je me bats pourquoi ?
03:35Pour qu'il n'y ait pas l'impunité de prévue et qu'il mette de l'argent au pot.
03:38Il vous écoute, vous lui dites ce matin ?
03:41Vous lui dites au nom de l'État ses excuses ?
03:43Mais je lui dis au nom de l'État que si il y a...
03:46Parce qu'il y a des choses qu'on n'arrive pas à faire.
03:47On a le droit d'être désolé, oui.
03:49On a le droit d'être désolé pour cette situation.
03:52Je ne vais pas dire aux gens qui se retrouvent aujourd'hui sur le carreau que tout a été fait parfaitement.
03:58Et si aujourd'hui j'engage la responsabilité de l'État, si j'engage la responsabilité de Gréboul devant les tribunaux,
04:04c'est bien pour montrer qu'il y a des responsabilités à faire ressortir dans cette affaire.
04:07Oui, oui.
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