00:00Je ne sais pas si on s'est fait avoir. On a eu confiance dans un projet porté par un repreneur qui s'appelait un fonds d'investissement qui s'appelle Greboul
00:08et qui avait promis de mettre sur la table 90 millions d'euros, comme vous l'avez souligné, et qui en réalité n'a investi que 1,5 million d'euros.
00:17L'État, lui, de son côté, devait accompagner ce plan de reprise avec 85 millions d'euros, a tenu ses engagements, mais en face, on a quelqu'un qui s'est porté comme un voyou.
00:26L'État a mis les 85 millions et de l'autre côté, il n'a rien mis ?
00:29Ça veut dire que l'État a tenu ses engagements et qu'aurait-on dit aux salariés si l'État n'avait pas tenu ses engagements ?
00:37Et qu'en face, on a un investisseur privé. J'étais encore au téléphone avec lui ce week-end, enfin en fin de semaine dernière, en lui demandant d'assumer ses responsabilités.
00:46Cette personne ne veut pas bouger, c'est ce qui m'a amené hier à prendre cette décision, de dire maintenant on attaque en justice.
00:51Mais jusqu'à ce que vous lui parliez ce week-end, vous aviez idée de ce qu'ils avaient si peu investi ?
00:58Oui, oui, on savait ce qui se passait. Je veux dire, on n'est pas non plus aveugle sur la situation telle qu'elle se passait.
01:07Mais ce que je veux dire, c'est qu'il devra s'en expliquer. Il n'est pas concevable pour nous, si vous voulez, que cette personne s'en lave les mains
01:14en ayant fait des promesses en 2024 à toute une population, à tout un ensemble de salariés de cette entreprise et qui n'a pas assumé ses responsabilités.
01:24Donc pour moi, cette forme d'impunité, c'est terminé. On ne peut pas accepter cela.
01:28Pardon, monsieur le ministre, ce qui interroge, vous dites aveugle, le vrai, le véritable adjectif, c'est naïf.
01:35Parce que vous auriez pu mettre l'argent, quand je dis vous, ce n'est pas vous personnellement, mais l'État aurait pu mettre l'argent au fur et à mesure,
01:43en même temps que ces fonds d'investissement. Or, on a l'impression que l'État a mis tout l'argent pour découvrir à la fin des fins
01:50que l'autre n'en avait pas fait autant. C'est ça qui étonne dans cette histoire.
01:53Oui, je comprends parfaitement que ça puisse étonner.
01:56Mais pour autant, moi, j'assume mes responsabilités aujourd'hui. Je parle au nom du gouvernement.
02:13Il y a une forme aussi, ce qu'on appelle la continuité de l'État, qui est là.
02:16Sans doute qu'il faudrait mettre en place des mécanismes peut-être un peu plus contraignants dans l'accompagnement de ces plans de reprise.
02:24Sans doute. Mais dans le même temps, je sais aussi ce qui se passera.
02:26Je reviendrai sur le même plateau et vous me direz, vous surréglementez.
02:29Donc, soyons attentifs aux choses.
02:31Non, mais c'est pas la surréglementation d'aujourd'hui, c'est pas acceptable.
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