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  • il y a 2 mois
Les débats à l'Assemblée sur le projet de loi de budget de la Sécurité sociale pour 2026 se sont interrompus sans vote mercredi soir, ayant atteint le délai constitutionnel permettant au gouvernement l'envoi du texte au Sénat. Le texte initial, qui prévoyait de réduire le déficit de la Sécurité sociale à 17,5 milliards d'euros en 2026, a été largement amendé, comprenant notamment la suspension de la réforme des retraites et la suppression de plusieurs mesures explosives. 

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Transcription
00:00La chronique éco avec vous, Emmanuel. Après son premier passage à l'Assemblée nationale, le projet de loi de finance de la sécurité sociale pour 2026 a, vous nous dites, perdu en rigueur.
00:10Eh oui, le projet de financement de la sécurité sociale transmis au Sénat n'a pas eu le temps d'être voté, mais il contient quand même les amendements que les députés ont adoptés en séance.
00:21Et sous la pression de la gauche, beaucoup de mesures de rigueur ont été supprimées par rapport au projet initial du gouvernement, si bien que le déficit qui devait être ramené à 17,5 milliards d'euros en 2026,
00:34on rappelle qu'on avait un déficit de 23,5 milliards en 2025, eh bien ce déficit aura du mal à descendre sous la barre des 20 milliards.
00:42Alors, on va faire le point sur les mesures phares votées par les députés.
00:44Alors, on a évidemment la suppression de l'emblématique réforme des retraites, qui va coûter 300 millions en 2026, ce qui est un coût modéré.
00:54On rappelle que le surcoût, c'est surtout pour 2027, et ça coûtera même un peu plus si l'on ajoute de nouvelles mesures en faveur des femmes ayant eu un ou plusieurs enfants.
01:02L'autre recul majeur, évidemment, c'est le rejet de l'année blanche, à savoir le gel des prestations sociales, retraites comprises.
01:08Là, ça fait une facture quand même de 2,5 milliards d'euros pour la Sécu, 3,6 milliards si on inclut tout pour l'ensemble des finances publiques.
01:19Exit aussi l'élargissement du périmètre des franchises médicales, où la surtaxe sur les mutuelles, les tickets restaurants et les chèques vacances,
01:27sans oublier quand même une rallonge de presque 1 milliard pour l'hôpital.
01:30Et puis surtout, côté recette, 2,8 milliards de hausse de la CSG sur les revenus de l'épargne, proposition phare notamment du Parti Socialiste.
01:40Au bout du compte, qui sont les gagnants, qui sont les perdants de ces amendements ?
01:44Alors, les grands, les vrais gagnants, ce sont évidemment les Français qui sont nés entre 1964 et 1968,
01:51qui vont profiter du gel de la réforme des retraites et vont pouvoir donc partir plus tôt.
01:57Ce qu'on pourrait appeler les petits gagnants, ce sont les allocataires des minima sociaux, les petits retraités,
02:04dont les revenus, certes, ne seront pas gelés, mais avec une inflation à 1%,
02:08ils ne gagneront que quelques euros de plus par mois pour une retraite moyenne à 1 600 euros.
02:14On parle de 10 euros par mois.
02:16Alors, il y a ceux qui ne sont ni gagnants ni perdants, parce que ce sont ceux à qui on donne un peu d'une main,
02:22mais à qui on reprend de l'autre.
02:25Et là, par exemple, on pense à la classe moyenne, un peu même classe supérieure des retraités,
02:30qui va gagner un peu en pension, mais comme c'est elle qui épargne aussi beaucoup
02:35et qui a des revenus financiers, elle va perdre avec la hausse de la fiscalité sur son épargne,
02:40cette hausse de la CLG qui frappe, rappelons-le, l'assurance-vie, etc.
02:43Et puis, les perdants, les vrais, ce sont les plus aisés, la classe moyenne supérieure,
02:47ceux qui, effectivement, ont le plus d'épargne.
02:49Mais on sait très bien que nous n'en sommes encore qu'un projet et que les compteurs ne s'arrêteront pas là.
02:54Affaire à suivre avec vous, Emmanuel. Merci.
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