00:00qui ne s'exprime pas beaucoup publiquement mais qui vous a quand même confié un peu son état d'esprit
00:04et son silence en dit long, il s'agit de François Bayrou.
00:06Ah vous ne l'entendez pas, vous ne l'entendez plus depuis qu'il a ticketé Batignon,
00:10il ne s'est pas exprimé depuis son départ, mais je peux vous dire que lui, il écoute tout,
00:15il regarde tout et il scrute tout.
00:17Rien ne lui échappe de ce qui se passe du débat budgétaire actuel
00:19et certainement pas la suspension de la réforme des retraites qui a été votée hier,
00:23d'autant plus que rappelez-vous, lui-même avait posé l'idée d'un fameux conclave
00:28notamment sur cette question des retraites qui n'avait pas abouti
00:31et pourtant il y a certaines des mesures issues du conclave qui ont été votées hier
00:35notamment sur la question évidemment des retraites, des carrières longues et des retraites des femmes.
00:41C'est finalement le point commun avec Sébastien Lecornu,
00:43c'est que c'est ce dossier des retraites qui avait permis à François Bayrou dans un premier temps
00:46de se maintenir grâce à ce conclave, c'est pour l'instant ce dossier des retraites
00:50qui permet à Sébastien Lecornu d'étirer son bail à Matignon,
00:54ça montre aussi que finalement ils ont le même interlocuteur,
00:55ce sont les socialistes finalement qui décident de leur avenir
00:59et c'est Olivier Faure aujourd'hui qui dicte en partie sa loi.
01:02Et il en pense quoi alors ?
01:03Il n'en pense pas du bien, son silence, je peux vous le dire,
01:06c'est en soi une prise de position politique
01:08et clairement une désabrobation de ce qui est en train de se passer derrière ce silence.
01:14Clairement il y a le sentiment, quand on échange avec lui,
01:17qu'il y a finalement un gouvernement qui lâcherait tout
01:20et qui aurait abandonné la réduction effectivement de la dette et des déficits.
01:24Lui qui a souhaité incarner finalement cette précise opposition,
01:27essayer de faire prendre conscience aux Français cette question de la dette.
01:31Le sentiment aussi finalement que c'est le coût politique
01:35qui a été effacé en disant finalement c'est pas bien grave
01:37ce que ça va coûter économiquement,
01:39mais l'objectif c'est de se maintenir.
01:40Il ne veut pas pour l'instant prendre la parole,
01:43Julien, pour ne pas avoir l'air du mauvais joueur.
01:44Pas pour l'instant.
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