00:00La rupture est actée avec la France insoumise, cette séquence marque clairement une fracture de la gauche ?
00:07A minima, une incompréhension totale. Comment est-il possible ?
00:11Moi je n'imaginais pas, mais je vous le dis aussi sincèrement que possible,
00:15je n'imaginais pas un seul instant qu'un homme ou une femme de gauche
00:18puisse aujourd'hui voter contre un progrès pour les salariés.
00:24Ça me paraissait évident que même quand on n'était pas entièrement d'accord,
00:28et je comprends qu'on puisse dire que ce n'est pas une suspension définitive,
00:31on pourra y revenir plus tard, etc.
00:33Très bien, ils auraient pu au moins s'abstenir, ils ont voté contre.
00:37C'est-à-dire que ce soir, ils ont voté avec LR, ils ont voté avec Horizon,
00:40ils ont voté avec une partie des macronistes pour dire non, la suspension, on n'en veut pas.
00:44Alors que vous voyez bien tous les macronistes qui passent sur votre plateau
00:47et qui disent à quel point c'est pour eux une difficulté
00:50parce qu'ils considèrent que c'était un totem absolu de leur quinquennat,
00:54de leur double quinquennat, et que ce totem est en place.
00:56– Et comment vous analysez ce jusqu'au boutisme de la France insoumise ?
01:01– Moi je ne suis pas psychiatre.
01:03Ça relève de la psychiatrie ?
01:05– Je ne sais pas, je n'en sais rien, c'est quand même très compliqué.
01:11Moi quand je suis, même quand c'est quelqu'un,
01:13quand les insoumis proposent un texte qui me convient, je le vote.
01:17Je ne dis pas que c'est les insoumis qui l'ont proposé,
01:19donc je ne le vote pas.
01:20J'ai voté beaucoup d'amendements insoumis et je continuerai à le faire.
01:24Ça me paraît une évidence.
01:26Et quand on a des gens qui préfèrent en fait être dans une logique qui est simple,
01:31comment est-ce qu'on fait dérailler le train ?
01:34Pour moi, ça relève au mieux de la bêtise, au pire du cynisme.
01:40– Pour vous c'est le chaos la France insoumise ?
01:41– Je ne sais pas si c'est le chaos, la preuve c'est qu'ils n'y sont pas parvenus.
01:44Mais en tout cas, avoir une approche aussi cynique des choses
01:48et se dire au fond ça m'est égal,
01:50mais je ne veux pas accorder la moindre victoire
01:52à des partenaires d'hier qui sont des concurrents aujourd'hui.
01:57Et donc je préfère dire que je suis contre
01:58plutôt que de reconnaître qu'il y a là un progrès
02:01pour des centaines de milliers de personnes.
02:03Et donc là, effectivement, ça me paraît complètement fou.
02:07Voilà.
02:07– Merci Olivier.
02:08– Merci Olivier.
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