00:00Non, je me suis abstenu. Moi, je suis arrivé ici en juillet 2024 avec le ferme espoir d'abroger la réforme des retraites.
00:06Et je considère que c'est peut-être mieux que rien ce qui a été voté, mais c'est presque rien.
00:09Donc le compte n'y est pas et ça ne répare pas la cassure démocratique, la cassure sociale qui a été infligée au pays par la réforme d'Elisabeth Borne.
00:15Vous dites que c'est presque rien malgré ce que l'on vient de voir. C'est-à-dire qu'en tout cas, pour ce né en 1964, début 1965, il gagne 3 mois.
00:22Ça, vous dites, c'est quasiment rien.
00:23— Oui, c'est pourquoi je n'ai pas voté contre. Mais ce n'est pas une suspension. C'est un décalage temporaire de la réforme des retraites.
00:31Alors qu'il y a une majorité dans le pays, une majorité syndicale, une majorité à l'Assemblée nationale pour voter l'abrogation de la réforme des retraites.
00:37Et qu'on n'a pas apporté un acquis social, un progrès social, comme j'ai pu l'entendre aujourd'hui dans la bouche de certains collègues.
00:43On a limité un petit peu une régression. Donc effectivement, c'est peut-être mieux que rien. Mais c'est presque rien.
00:49En tout cas, le compte n'y est pas par rapport à ce que sont les attentes, les demandes du pays, les demandes sociales notamment,
00:53et à ce qu'a été la mobilisation contre la réforme d'Elisabeth Borne en 2023.
00:57— Quand vous entendez les Insoumis dire que les socialistes se sont fait avoir ce soir par le gouvernement, qu'est-ce que vous dites ?
01:03— Écoutez, j'en sais rien. Ce que je sais, c'est que j'ai trouvé, de la part de mes collègues socialistes, des propos un peu excessifs.
01:10On avait l'impression, à les entendre, qu'ils avaient voté les 40 heures et les congés payés. Enfin, on n'est pas dans cette situation-là.
01:14On a aujourd'hui quand même, malgré cela, malgré ce qui s'est passé, une réforme des retraites qui est toujours là, la réforme de la retraite à 64 ans.
01:21Alors il y a un genou qui a été mis à terre. Je m'en réjouis. On a enfin la reconnaissance que ce texte est un mauvais texte.
01:26Mais enfin, il y a toujours une trajectoire qui vise à faire partir les Français à la retraite plus tard.
01:30Et puis il y a un flou. Le gouvernement n'a pas voulu répondre sur le financement.
01:33Nous avons obtenu un petit décalage de la réforme des retraites.
01:37Et le gouvernement, nous le craignons, risque de le financer sur le dos des classes moyennes, des classes populaires, des retraités les plus modestes.
01:44Et ça, évidemment, nous ne pouvons pas l'accepter.
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