00:00Vous parlez de l'Algérie. Évidemment, ça a été l'un des points sur lesquels vous auriez aimé, dites-vous, aller plus loin dans une forme de bras de fer assumé.
00:10Vous dites d'ailleurs « on ne m'a pas laissé faire ». Il y a des sous-entendus dans cette phrase. Ça veut dire quoi ?
00:15Très clairement que la ligne que j'ai proposée depuis le départ vis-à-vis d'un régime, je ne parle pas du peuple algérien,
00:22je parle d'un régime qui s'isole de plus en plus sur la scène internationale, qui se dévise de plus en plus contre lui-même,
00:30un régime qui utilise l'histoire, une histoire douloureuse bien sûr, de la colonisation, pour la retourner contre nous.
00:38Et la France sert pour ce régime d'explication de bouc émissaire à tous ses échecs, comme s'il y avait un droit de tirage mémoriel, perpétuel et infini.
00:48Et ça c'est insupportable. Qu'il y ait, comprenez-moi bien, qu'il y ait cette histoire tumultueuse, orageuse, douloureuse, ça je le comprends.
00:56Je le comprends parfaitement. Mais les douleurs de l'histoire ne permettent pas à un pays comme l'Algérie, ou à ce régime-là, de s'essuyer les pieds sur mon pays, ma patrie.
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