00:00Un petit mot de politique, on a un sondage qui a beaucoup fait parler,
00:04mon cher Gauthier Lebrecht, Louis Dragnel, Rachel, Joseph,
00:08et Lab, qui donne pour le premier tour de la présidentielle,
00:12le RN très très loin devant, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen,
00:16avec ensuite Edouard Philippe, Messieurs Mélenchon qui est assez haut,
00:19qui continue à être sur son socle de 12,5%,
00:22devant Raphaël Glucksmann et Bonneau Taillot.
00:25Gauthier Lebrecht, on écoutera Amélie de Montchalin,
00:28on va peut-être l'écouter même tout de suite,
00:29parce qu'elle dit que le RN ce sont des arnaqueurs.
00:32Écoutez-la et je vous passe la parole.
00:34Moi je veux qu'on fasse mentir ce sondage,
00:36parce que ce sondage au fond c'est les illusionnistes, à nouveau les arnaqueurs,
00:39c'est des gens qui promettent beaucoup de choses,
00:41dans les théâtres quand Jordan Bardella lit son livre,
00:45mais qui dans l'hémicycle quand ils votent,
00:46n'ont aucune cohérence et ne veulent pas surtout que ça rentre dans la vie des Français.
00:50Je m'explique, si vous votez des amendements,
00:53mais qu'à la fin vous êtes contre le budget,
00:55tout ce que vous avez voté avant n'existe pas dans la vraie vie.
00:57Le RN est un arnaqueur, parce qu'ils font des promesses,
01:03c'est vrai que les macronistes n'ont fait aucune promesse,
01:04ils avaient promis qu'ils laisseraient 3000 milliards de dettes,
01:07ils avaient promis qu'ils laisseraient une insécurité gangréner le pays.
01:12100% des occulteurs exécutés.
01:13Une immigration, voilà, 100% des occulteurs.
01:15C'est un monsieur de Ragnel.
01:16Absolument, d'Emmanuel Macron, on est autour de 10%.
01:19Plus de SDF.
01:21C'est vrai qu'Emmanuel Macron avait dit ça, plus de SDF,
01:24au bout d'un an dans les rues de France.
01:2720% d'écart entre Jordan Bardella et Édouard Philippe,
01:30c'est monstrueux, 20 points d'écart.
01:32C'était tout à fait saisissant.
01:34Et oui, vous avez raison, Jean-Luc Mélenchon,
01:36il commence toujours dans ces eaux-là.
01:37Toujours.
01:3812, entre une dizaine de pourcents.
01:40Il a fini à 22 la dernière fois.
01:42Donc, il y a quand même un scénario...
01:44Même quand j'ai regardé 2017, vous avez raison, c'était 12%.
01:47Il y a quand même un scénario où Édouard Philippe,
01:50qui perd 5 points par semaine,
01:52et c'est pour ça qu'il veut une présidentielle anticipée
01:53le plus rapidement possible, parce qu'il va terminer à 4.
01:56Il y a quand même un scénario où Jean-Luc Mélenchon
01:58et Jordan Bardella se retrouvent face à face.
02:00Où nous avons un second tour...
02:01Où Marine Le Pen, il y a un bautier.
02:02Ah oui, alors ça c'est la justice.
02:03Vous savez, maintenant c'est la justice qui décide
02:04si vous pouvez être candidat ou pas à l'élection présidentielle.
02:08C'est Jordan Bardella, puisque Marine Le Pen est toujours inéligible.
02:11Mais Marine Le Pen, c'est pareil.
02:1334% Marine Le Pen, 35%.
02:14Alors là, c'est une configuration différente,
02:17parce que le candidat serait Gabriel Attal et pas Édouard Philippe.
02:20Il y a quand même aussi un scénario, à ne pas sous-estimer,
02:23où vous avez plusieurs candidats du bloc central sur la ligne de départ.
02:26Et alors là, ils vont devoir se partager le gâteau.
02:29Parce que quand vous parlez à Gabriel Attal,
02:30ils ne se voient pas du tout au meeting d'Édouard Philippe,
02:32à l'applaudir.
02:34Et Édouard Philippe, il ne se voit pas du tout au meeting de Gabriel Attal au premier rang,
02:37à l'applaudir également.
02:39Donc, il y a quand même un scénario,
02:40et à mon avis, ça fait sens face à la polarisation de la société française,
02:44où on a un choc,
02:45Mélenchon, Bardella ou Le Pen.
02:47LFI, RN.
02:48Louis Dragnel, vous y croyez aussi ?
02:50Non, le premier enseignement, je trouve...
02:51C'est censé.
02:53Non, mais je suis d'accord avec vous.
02:54C'est de l'analyse de Gauthier.
02:56Très bien.
02:56Non, non, le premier enseignement...
02:58Pas lui, visiblement.
02:58C'est que ça fait...
02:59Non, mais ça fait...
02:59Je trouve ça complètement idiot.
03:00Non, pas du tout, j'ai pas dit ça.
03:02Ça fait maintenant plus de six ans que, structurellement,
03:05le Rassemblement national ne cesse de grignoter, de grimper, de grimper.
03:08Et c'est une constante.
03:09C'est-à-dire que vous pouvez tracer des traits entre chaque sondage.
03:12Ça ne fait que monter.
03:13Il n'y a jamais eu de chute.
03:14Donc, on voit bien que le vote RN est très ancré dans la société française,
03:18et ça ne cesse de progresser.
03:19Ensuite, le deuxième enseignement,
03:20je suis d'accord avec ce que vient de dire Jules Torres.
03:22Jules Torres ?
03:23Oh, pardon.
03:24Gauthier Lebrecht, excusez-moi.
03:26Je vous ai dit que j'ai pensé à Jules,
03:27mais comme vous êtes amis, c'est pour ça.
03:28C'est un grand remplacement.
03:29Avec Gauthier Lebrecht,
03:31c'est que Jean-Luc Mananchon a toujours été sous-estimé,
03:33et même aux dernières européennes, il avait été sous-estimé.
03:36Ils ont fait un score bien supérieur à ce qui avait été imaginé.
03:38Et effectivement, moi, je pense très fortement
03:40qu'il est assez possible, voire, je me demande s'il n'est pas probable,
03:44qu'avec la multiplication des candidats issus du bloc central,
03:47en l'été, il n'y en a aucun qui passe la barrière du premier tour.
03:51Et donc, on se retrouve avec un second tour.
03:53C'est loin ?
03:54RN, Jean-Luc Mélenchon.
03:56C'est loin.
03:56Oui, mais c'est loin, mais vous nous faites commenter le sondage.
03:58Si vous voulez, on ne dit rien.
04:00On dit c'est loin et on s'arrête là.
04:01Et Laurent, ce sont des phénomènes structurels.
04:03On voit bien qu'il y a des masses qui sont en train d'avancer,
04:05et il y a un vote qui est en train de se structurer.
04:07Aujourd'hui, je suis d'accord avec vous,
04:09mais que ce soit Dorephine et Gabriel Attal.
04:09D'accord, là, vous me fatiguez.
04:11Non, mais vous-même, vous mettez un candidat LR,
04:14Gabriel Attal ou Edouard Philippe,
04:15globalement, il n'y a personne qui...
04:17Non, mais personne ne fait un bon score.
04:19Et s'ils sont plusieurs sur la ligne de départ au premier tour,
04:21c'est terminé, c'est plié.
04:23Alors, je vais tempérer, c'est deux jeunes...
04:24Non, mais je ne suis pas tempéré, c'est les chiffres du sondage.
04:27Il faut tempérer les Français, alors.
04:29Tempérer, ça va être difficile,
04:30parce qu'il est vrai qu'au premier tour,
04:32quelle que soit la présidentielle, à chaque fois,
04:35on rassemble son camp,
04:36et ensuite, au deuxième tour, on rassemble les Français.
04:39Donc, le premier tour, on rassemble son camp.
04:42Là, il y a deux camps qui sont rassemblés.
04:44Donc, c'est à la fois le RN et à la fois le LFI.
04:47Ce sont deux camps rassemblés.
04:48Donc, les autres, comme ça a été souligné très brillamment
04:51par Gauthier Le Bret et par Louis,
04:53c'est-à-dire, les autres, ils ne sont pas rassemblés.
04:55Il reste deux.
04:56Les autres, ils sont explosés.
04:57Le deuxième.
04:58Ils sont explosés façon puzzle.
05:00Maintenant, attention,
05:03parce que les éléments peuvent changer.
05:06Il ne faudrait pas que la séquence
05:09Assemblée Nationale
05:11dure trop longtemps pour le RN.
05:15Parce que le RN nous a donné l'illustration,
05:17finalement, que le RN pourrait créer.
05:19Pardonnez-moi, que le RN,
05:20si je peux dire pour une fois,
05:22sur le RN, il est dans un en même temps.
05:27Il y a deux lignes économiques.
05:27Il y a le RN de Hénin-Beaumont et le RN.
05:29Et ça, c'est vraiment ce qu'il va falloir suivre
05:32dans les mois qui viennent.
05:33Si Jordan Bardella est le candidat
05:36pour la présidentielle du RN,
05:39voilà, c'est-à-dire que
05:41comment vont se positionner,
05:43par exemple, un Jean-Philippe Tanguy ?
05:46Comment vont se positionner
05:47certains députés du Nord,
05:48comme le disait Louis,
05:49du RN,
05:51qui sont sur une ligne beaucoup plus sociale,
05:53celle de Marine Le Pen ?
05:55Jordan Bardella est un libéral.
05:56Jordan Bardella est pro-business.
05:58Jordan Bardella rencontre les patrons de ce pays
06:01et est intéressé par l'entreprise.
06:02C'est moins le cas d'autres au RN.
06:05Allez, Rachel, un tout petit mot là-dessus,
06:06sur ce sondage ?
06:07Un tout petit mot, moi,
06:08ce qui m'attrise,
06:09ce n'est pas vraiment sur le sondage,
06:10mais c'est la situation de la France,
06:12en fait, de manière générale,
06:14de ces républicains qui n'apparaissent plus du tout.
06:18Effectivement, on est loin,
06:20mais voilà,
06:21un grand parti qui serait vraiment ancré
06:24dans nos fondamentaux
06:25et dans une vraie vision
06:27pour une France qui rayonne,
06:28moi, je ne le vois pas là encore.
06:29Voilà.
06:30Petite pause,
06:30on se retrouve dans un instant.
06:31Louis, vous me signaler une tribune
06:32de Jordan Bardella
06:33dans le Figaro,
06:34c'est bien ça qu'il dit ?
06:36Et qui va dans le sens
06:36de ce que dit bien Gauthier Lebrecht
06:38et pas Jules Torres.
06:40Il accuse les macronistes
06:41d'avoir livré l'économie du pays
06:42à la gauche
06:43au détriment du bon sens
06:45et il appelle maintenant
06:46à s'attaquer en priorité
06:47aux dépenses
06:48pour alléger la fiscalité
06:49des entreprises.
06:50Est-ce que...
06:50Voilà.
06:51Mais on lit ça
06:53avec la même interrogation.
06:54Est-ce que Jean-Philippe Tanguy
06:56pourrait signer cette tribune ?
06:57Exactement.
06:57Ils ont voté avec la France Insoumise
06:59une nouvelle taxe
07:00sur les entreprises,
07:01on le rappelle,
07:01la semaine dernière à l'Assemblée.
07:02Exactement.
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