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  • il y a 7 semaines

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00:00Avec un grand sourire Géraldine, vous dites ça.
00:02Une nouvelle semaine décisive pour le gouvernement Lecornu et bien sûr pour le budget.
00:07Alors on le disait dans le journal, le projet de la finance qui a été l'objet d'un rejet massif en première lecture à l'Assemblée,
00:14avec une seule voix favorable, passe sous les fourches codines du Sénat cet après-midi à 14h30,
00:21après deux semaines de débats intensifs jour et nuit.
00:24Et ensuite il devrait y avoir une commission mixte paritaire,
00:26parce que forcément les versions entre le Sénat et l'Assemblée nationale sont totalement divergentes,
00:31donc il devrait y avoir une commission paritaire, ça sera je crois, vendredi.
00:35Écoutez Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes Publics,
00:38qui était l'invité de Sonia Mabrouk ce matin sur ses news et Europe 1,
00:41et elle croit à un compromis.
00:43Je pense qu'un compromis est tout à fait possible,
00:46à partir du moment où on se dit qu'à la fin il faudra un budget pour la France.
00:49Vous me parlez de la loi spéciale.
00:51La loi spéciale c'est le service minimum le temps qu'il y ait un budget.
00:53Et donc si certains pensent que vous voyez, on sera plus prêt le 20 janvier que le 20 décembre,
00:59moi je pense qu'on peut peut-être se dire qu'on fait le compromis maintenant.
01:03Et le compromis c'est quoi maintenant ?
01:04C'est des sénateurs et des députés qui se réunissent probablement en fin de semaine,
01:09en commission mixte paritaire.
01:10Et au fond la question c'est pas que chacun ait raison pour lui-même,
01:13mais c'est qu'il donne un budget au pays.
01:15Donc si l'on en croit la ministre des Comptes Publics, Hélène Rouet,
01:17on devrait avoir un budget.
01:19Mais quel budget ? On a vu le chiffre qui est tombé en fin de matinée.
01:23Le déficit public pour 2026 serait porté à 5,3% du PIB à ce stade.
01:28Bien sûr de l'examen, ça peut encore bouger.
01:30Or le gouvernement a toujours considéré la barre des 5% comme un objectif à ne pas dépasser.
01:35Là on serait à 5,3%.
01:36Oui, et par ailleurs ça va être très compliqué.
01:39Si je peux compléter quand même ce que la ministre disait ce matin,
01:42même si cette commission mixte paritaire est conclusive,
01:44ce qui est déjà une énorme marge à franchir,
01:46il faut savoir que le texte doit être encore approuvé par les deux chambres une nouvelle fois.
01:50Donc pour être adopté définitivement.
01:52Donc effectivement la CMP en soi ne suffit même pas.
01:55Donc la marge va quand même être très difficile à monter.
01:58Vous avez dit quel budget ?
01:59Effectivement un budget qui est bourré d'impôts.
02:02On a parlé par ailleurs sensiblement que de ça.
02:04Tout le volet dépense, on a quand même l'impression qu'il a été survolé par tout le monde.
02:08Parce que de toute façon on s'est rendu compte qu'on n'avait pas vraiment le temps.
02:11Et pour finir le budget, une dernière fois la marge va être très difficile.
02:14Olivier Faure aujourd'hui qui est devenu un petit peu l'allié de Sébastien Lecornu,
02:18maintient que le budget n'est pas votable en l'État.
02:20Mais apparemment si on en croit, en tout cas les politiques, en tout cas certains politiques,
02:24il vaut mieux ce budget même, j'allais dire inadéquat ou même branque-ballant,
02:30plutôt qu'une instabilité.
02:32Mais là les avis divergent.
02:33Par exemple du côté des Républicains, Bruno Retailleau ne vous explique pas ça.
02:36Mathieu D'Arnaud qui est le chef des Républicains au Sénat ne vous explique pas ça.
02:40Et même Gérard Larcher parfois ne vous explique pas ça.
02:42Donc avoir un budget effectivement est un gage de stabilité.
02:45Il faut quand même savoir que l'année dernière on n'en a pas eu.
02:48Parce que de fait il y a eu, tout du moins pas eu avant Noël.
02:50Parce que Michel Barnier est tombé.
02:53Voilà, on en a eu deux mois plus tard.
02:56Chacun a son avis effectivement là-dessus.
02:58Et en tout cas les avis politiques divergent à ce sujet.
03:01Tout effectivement, est-ce que ce sera le chaos vraiment si demain il n'y a pas de budget ?
03:04Et s'il y a plutôt une loi spéciale ?
03:06Je ne sais pas.
03:06Écoutez, moi je suis affligé par ce spectacle.
03:10S'il y avait à illustrer le décalage de ce monde politique par rapport aux besoins de la société,
03:17par rapport aux besoins éruptifs de la société,
03:19il faut entendre en effet les discours du gouvernement qui ne parlent que de compromis.
03:23Effectivement, le compromis est devenu le mot à la mode après celui de stabilité.
03:27Or, c'est une société qui aujourd'hui ne réclame pas des compromis, paradoxalement,
03:31mais qui réclame au contraire des radicalités, des ruptures,
03:34qui réclame de tourner la page.
03:35C'est ceci d'ailleurs.
03:36Et d'ailleurs ces termes-là avaient été employés par les précédents premiers ministres
03:39et notamment ceux qui ont précédé la nomination de M. Lecornu.
03:44Et donc on voit aujourd'hui qu'on a abandonné effectivement cet objectif de rupture
03:49pour essayer par des procédés artificiels, parce que l'on est dans l'artifice,
03:53de faire survivre encore à nouveau un système qui de mon point de vue ne produit plus rien.
03:57ou en tout cas qui ne produit aucune idée, sinon des vieux réflexes
04:01comme ceux effectivement de multiplier des taxes, des impôts, etc.
04:04En démontrant dans le fond que malheureusement ces parlementaires,
04:08en tout cas ces députés, parce que pour les sénateurs c'est un peu différent,
04:11que ces parlementaires ne voient rien des difficultés qu'ont les Français à vivre.
04:15Et donc je crains que paradoxalement, alors que M. Lecornu voulait faire,
04:19voulait donner au Parlement l'opportunité d'avoir à s'affirmer dans son mouvement politique,
04:24dans son efficacité et dans son utilité au cœur de la Ve République.
04:29On voit que le Parlement, à moins que je ne vois pas ce que voient les autres,
04:35mais enfin il me semble que le Parlement se caricature dans une sorte d'infantilisation,
04:39dans une sorte de pensée toute faite et de facilité à vouloir à chaque fois
04:43accabler les Français de taxes nouvelles sans avoir à poser la moindre réforme.
04:47Il n'y a aucune réforme qui est acceptable, et singulièrement de réforme
04:52qui consisterait à faire des économies dans le fonctionnement de l'État.
04:55Alors je voulais vous poser la question de savoir si le parlementarisme
04:58qui est à l'oeuvre depuis quelques semaines, ou en tout cas quelques mois,
05:01si vous y trouviez des vertus. Visiblement j'ai ma réponse.
05:03Je pose donc la question à Hélène Rouet.
05:06Est-ce que le parlementarisme a des vertus ? Je ne sais pas.
05:09Ce parlementarisme-là qu'on a vu à l'heure.
05:11Celui-là.
05:12Le Parlement peut avoir des vertus, mais pas celui-là.
05:13Je pense qu'on aura la réponse aussi quand on verra si le budget a été voté ou non.
05:19Je pense que l'idée initiale de Sébastien Lecornu, je pense qu'elle était habile,
05:23c'est-à-dire de redonner le pouvoir aux députés.
05:25Le problème c'est que, comme Yvan disait,
05:27ce n'est pas vraiment un vrai pouvoir de politique censé
05:30qui essaye d'améliorer le quotidien des Français.
05:32C'est un pouvoir de personnes qui sont mélangées entre des intérêts
05:35pour la prochaine présidentielle.
05:36Amélie de Montchalin, on le disait ce matin.
05:38C'est un mélange entre des personnes qui, coûte que coûte,
05:40ne veulent pas perdre leur siège.
05:41C'est un mélange entre des personnes qui sont en train...
05:43Quand on voit, encore une fois, que Renaissance a été capable
05:47de voter la suspension de la réforme des retraites
05:50qui était la mesure phare du bilan de Macron,
05:53on a le sentiment que ces gens-là, ce n'est pas du bon sens,
05:55ce n'est pas de la bonne volonté qu'ils mettent à l'intérieur de cela.
05:58C'est un cirque.
05:59C'est un cirque.
06:01Dernier mot avant qu'on change de sujet.
06:03Tout le monde applaudit à l'habileté supposée du Premier ministre,
06:06M. Lecornu.
06:07Il n'y a aucune habileté chez lui.
06:08Simplement, M. Lecornu est soutenu par une partie, en effet,
06:12mais ça vient d'être dit, par une grande majorité des députés
06:14qui redoutent une seule chose, c'est d'avoir à retourner aux urnes,
06:17précisément, parce que s'ils retournaient aux urnes,
06:19les urnes parleraient et ils perdraient, pour une grande partie d'entre eux,
06:22ils perdraient leur poste au profit, naturellement,
06:24de tous les partis dits anti-systèmes, en tout cas,
06:27qui seraient représentés notamment par le Rassemblement National.
06:31Donc, effectivement, c'est cette peur d'avoir à faire gagner
06:34le Rassemblement National trop tôt,
06:36qui permet à M. Lecornu de se présenter comme étant un homme habile.
06:40Alors, je voulais avoir votre avis sur un tout autre sujet.
06:42Je vous propose d'écouter Jordan Bardella,
06:44le président du Rassemblement National,
06:45qui soutient le retour des maisons closes.
06:48Et puis, vous entendrez aussi, juste après,
06:49la réponse d'Aurore Berger,
06:50la ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes.
06:53Je pense que des lieux clos,
06:55c'est toujours mieux que des taudis dans le bois de Boulogne.
06:58Maisons closes et maisons closes.
06:59Je veux dire, on peut mettre en place des lieux clos,
07:00qui soient des lieux sécurisés,
07:01pour éviter que cette activité,
07:04qui de toute manière existe, quoi qu'on fasse,
07:06se déroule dans des conditions insalubres et d'insécurité.
07:09Si demain, vous légalisez la prostitution,
07:11vous dites à des adolescents que c'est normal.
07:13Et donc, ils pourront continuer à avoir cette vie-là.
07:15Ce n'est pas la vie qu'on veut pour nos enfants et nos adolescents
07:18de se retrouver en situation de prostitution.
07:20Puis, un autre argument que je trouve encore plus insupportable,
07:23si on rouvre les maisons closes,
07:25il y aura moins de violences sexuelles dans le pays.
07:26Ça veut dire qu'en fait,
07:27ces femmes qui seraient dans les maisons closes,
07:29on peut leur infliger les pires sévices au monde,
07:30et ce n'est pas un problème.
07:31La position de la France, elle est claire.
07:33La position du gouvernement est claire.
07:35On est un pays abolitionniste,
07:36on continuera d'accompagner d'ailleurs
07:38celles qui sont en situation de prostitution,
07:39de poursuivre les proxénates,
07:41et de poursuivre aussi les clients.
07:42Alors, on avait entendu Jean-Philippe Tanguy
07:44qui avait abordé le sujet.
07:46Voilà que Jordan Bardella assume,
07:49et il l'a redit.
07:50On n'attendait pas forcément le Rassemblement National
07:51sur ce sujet.
07:53Non, en effet, mais pourquoi pas l'entendre là-dessus ?
07:55C'est une idée neuve,
07:56une idée qui est à débattre.
07:57Enfin, neuve ou pas, d'ailleurs.
07:59C'est une idée neuve dans la mesure
08:01où ce sont des maisons closes
08:02qui seraient gérées par des sortes de coopératives,
08:06qui seraient gérées par les femmes elles-mêmes.
08:08Et donc, moi, je n'ai pas d'opinion là-dessus,
08:09ça me paraît amusant, en tout cas.
08:11Et en tout cas, cela me paraît plus réaliste
08:13que cette posture abolitionniste
08:16qui avait été très morale,
08:17très moraliste du gouvernement,
08:20qui pensait pouvoir interdire,
08:21quoi qu'il arrive,
08:22une pratique qui est le plus vieux métier du monde.
08:24Donc, les réalités sont ainsi,
08:25les hommes sont ainsi faits,
08:26les femmes sont ainsi faites également.
08:27Ce qu'il y avait de très choquant
08:29et qui reste très choquant dans la prostitution,
08:32c'est l'exploitation des femmes
08:33qui ne sont pas consentantes.
08:34C'est cette sorte de trafic de femmes.
08:36Et naturellement, là-dessus,
08:37il faut être implacable.
08:38Mais encore une fois,
08:40si vous arrivez,
08:40on peut arriver à résoudre
08:43ce trafic de femmes-là
08:45et ensuite essayer de faire en sorte
08:47que celles des femmes
08:48qui veulent se prostituer
08:49en acceptant ce métier-là...
08:51Alors, attention,
08:53parce que souvent,
08:53on n'accepte peut-être pas
08:54d'une gaieté de cœur.
08:55Il y a beaucoup de pression.
08:56Et d'autre part.
08:58Je ne sais pas.
08:58En tout cas,
08:59je pense que ce ne sont pas
09:00les gouvernements
09:01qui sont là pour juger.
09:02Je pense que les gouvernements
09:03sont là pour gérer des situations.
09:05Quand vous voyez, par exemple,
09:05les états de la prostitution,
09:07en effet, dans le bois de Boulogne,
09:08je ne suis pas particulièrement
09:09intéressé par ce sujet-là
09:11et je n'y vais pas.
09:12Mais enfin,
09:12quand je vois les descriptions
09:13qui sont rapportées
09:14des conditions des femmes
09:15dans le bois de Boulogne,
09:16pour ne parler que de cela,
09:17ça me paraît être épouvantable.
09:19Ou des conditions des femmes
09:20dans des conditions publiques.
09:20Est-ce qu'elles se seraient
09:21meilleures dans des maisons closes ?
09:22Eh bien, écoutez,
09:23il y a des cas,
09:24il faudrait regarder plus précisément
09:26ce qui se passe à l'étranger.
09:27J'ai vu qu'il y avait des cas,
09:28notamment en Suisse,
09:29qui me paraissent assez convaincants.
09:33Je n'ai pas moi-même
09:35d'expertise sur ce sujet.
09:36Je suis désolé.
09:36On l'a raconté.
09:37Vous l'avez dit.
09:38Je ne vous interrogeais absolument pas
09:40sur votre cas personnel,
09:41Yvan Ruffol.
09:42Moi, je pense l'inverse.
09:44Pareil, quelque chose de global.
09:46Parle sur votre cas personnel.
09:49Je pense l'inverse.
09:50Je pense que c'est une fausse bonne idée.
09:53Quoi donc ?
09:54La réouverture des maisons closes
09:55et l'autorisation des maisons closes.
09:57Je pense que c'est une fausse bonne idée.
09:59La prostitution, aujourd'hui,
10:01elle a changé de visage.
10:02On n'est plus dans les...
10:03Je dis ça dans un article.
10:04On n'est plus dans les tontons flingueurs
10:06d'Odiard,
10:06avec les maisons closes
10:08qui sont très bien tenues
10:09par les femmes elles-mêmes.
10:10On a déjà été aussi.
10:11Mais aujourd'hui,
10:13pour apporter quelques chiffres
10:14dans la conversation,
10:15aujourd'hui, il y a 40 000 femmes
10:16qui sont prostituées en France.
10:18Un quart d'entre elles sont mineures.
10:2080 % d'entre elles sont étrangères.
10:22Aujourd'hui, elles sont victimes
10:23en grande majorité
10:24par des réseaux criminels organisés.
10:27Il faut savoir...
10:27Regardons ce qui a été fait ailleurs.
10:29Quand on prend, par exemple,
10:30des pays comme l'Allemagne et la Suisse
10:31qui ont légalisé ou alors dépénalisé plus tôt,
10:34on voit en Allemagne, par exemple,
10:35il y en a 95 % d'entre elles
10:37qui sont étrangères.
10:38Ce ne sont pas des Allemandes.
10:39Pour 1 000 habitants en France,
10:41il y a 3,6 personnes
10:43en situation de prostitution en Allemagne,
10:450,6 en France.
10:46Ce que je suis en train de dire,
10:47c'est que ça n'a absolument pas
10:49baissé, en tout cas, la prostitution.
10:51Et j'ai exactement les mêmes chiffres
10:52pour l'augmentation de la violence.
10:54Le fait d'avoir légalisé la prostitution
10:56n'a pas baissé les violences
10:58contre les femmes.
10:59Évan Riffel, dernier mot sur ce sujet.
11:01Non, je n'ai pas grand-chose à rajouter.
11:02C'est un débat,
11:02c'est un élément du débat.
11:04Mais moi, je reste pragmatique.
11:06Je vois que vous ne pouvez pas éradiquer,
11:07vous ne pouvez pas supprimer des comportements
11:08qui sont des comportements humains,
11:10même si ce sont des comportements détestables.
11:11Et donc, il y a une grande prétention
11:13moralisatrice, une grande prétention éducatrice,
11:15dans le fond, à tous ces gouvernements
11:17qui sont incapables d'ailleurs
11:17d'avoir à gérer autre chose
11:19que ces sujets-là,
11:20et qui, en plus,
11:21les gèrent mal, de mon point de vue.
11:22Car encore une fois, je pense que...
11:23C'est ce qu'a dit Aurore Berger,
11:24dans le sens où si on montre
11:26une maison close,
11:27ça veut dire que, voilà,
11:28cette pratique est plus ou moins
11:31soit dépénalisée, soit légalisée.
11:34Ce n'est pas quelque chose qui vous...
11:35Ce n'est pas quelque chose qui me choque
11:37a priori, maintenant.
11:39Je suis sensible à tous les arguments
11:40qui pourraient être apportés,
11:41mais je pense que des maisons close
11:42gérées par coopération,
11:44comme ça a été proposé,
11:45encore une fois,
11:45ce ne sont pas des maisons close
11:46qui seraient gérées par des marlous
11:49ou par des rabatteurs.
11:50Ce n'est pas ceci.
11:51Ce n'est pas ce que j'ai compris, en tout cas,
11:53qui serait géré par les femmes elles-mêmes.
11:55Je trouve que cette idée-là
11:56me paraît intéressante.
11:57Maintenant, si on me convainc du contraire,
12:00je suis prêt à changer d'avis.
12:02Eh bien, on aura de nouveau ce débat,
12:04en tout cas.
12:05Le musée du Louvre est fermé.
12:06Aujourd'hui, une grève reconductible
12:08des agents votés à l'unanimité.
12:12Alors, il y a eu le casse,
12:13il y a eu des défaillances.
12:14On a vu, par exemple, des fuites d'eau
12:16qu'on s'aperçut, voilà,
12:17qu'une partie du musée du Louvre
12:19avait été inondée aussi.
12:21On est en pleine vacances de Noël,
12:23enfin, on approche des vacances de Noël.
12:25On peut, il y a certainement,
12:27on peut comprendre,
12:28il y a certainement des bonnes raisons,
12:29mais c'est la bonne manière,
12:30vis-à-vis de l'image de la France,
12:32de fermer le Louvre
12:33à une semaine des vacances de Noël,
12:34alors que des milliers de touristes
12:36vont venir voir la Joconde ou d'autres.
12:39On peut toujours critiquer.
12:42En attendant, moi, ce que je vois,
12:43c'est que les salariés,
12:44ils ont des revendications,
12:45qu'ils font appliquer leur droit de grève.
12:47Je pense qu'ils ont le droit de le faire.
12:49Alors oui, les touristes vont effectivement
12:51être très tristes ce matin,
12:52en voyant les grilles du Louvre fermées.
12:54Maintenant, les revendications des salariés,
12:56si on les avait écoutées,
12:57peut-être que le cas du Louvre,
12:58en fait, ne serait pas arrivé.
12:59Parce que je vous rappelle
13:00que l'été dernier,
13:01ils étaient en grève
13:02pour précisément dire
13:03que les conditions de sécurité au Louvre
13:04n'étaient pas assurées.
13:06Si on les avait écoutées un petit peu plus,
13:07peut-être qu'on n'aurait pas vécu ce cas.
13:09Il me semble que c'est une grève
13:10relativement brutale, malgré tout.
13:12C'est une grève qui a été annoncée
13:13aujourd'hui, ce matin,
13:14pour le jour même.
13:16Le jour même, oui.
13:16Mais votez à l'unanimité, en tout cas.
13:17On est très d'accord sur le fond.
13:20Bon, peut-être.
13:21Mais en tout cas,
13:21je trouve que le procédé est très violent.
13:23Le procédé, naturellement,
13:24est coutumier de certains de ces syndicats,
13:26je ne connais pas ceux-ci,
13:27je ne connais pas ceux-ci,
13:28qui veulent profiter
13:29des situations de faiblesse
13:32de la direction.
13:33Et la direction, naturellement,
13:35est en faiblesse.
13:35Et combien ?
13:36Puisque Mme Descartes est toujours en place,
13:38alors qu'elle aurait pu avoir
13:41à rendre des comptes, en effet.
13:42Elle avait remis sa démission,
13:43elle l'a dit au moment du cas.
13:44En tout cas,
13:45elle n'a pas démissionné pour autant.
13:47Ça n'a pas été accepté.
13:48Ça n'a pas été accepté.
13:49Donc, on voit bien
13:50qu'il y a un problème de gestion,
13:52on voit qu'il y a une faiblesse
13:53dans la gestion du Louvre,
13:55qui est d'ailleurs,
13:55peut-être plus généralement,
13:56une faiblesse dans la gestion
13:57de tous les biens publics aujourd'hui,
14:00peut-être même,
14:01pour aller plus loin,
14:02une faiblesse dans la gestion
14:03de la France elle-même.
14:04Donc, encore une fois,
14:05cela marque en effet
14:08un affaiblissement
14:09de toutes les autorités.
14:11Et puis, quant au Louvre,
14:14je pense qu'il y a une politique culturelle
14:16qui n'a pas été amenée à son terme.
14:17Mais je n'ai pas les éléments
14:18pour argumenter sur ce point.
14:20Merci à tous les deux
14:20d'avoir participé à ce débat
14:22dans l'Europe 1 à l'info
14:23en ce lundi.
14:25Dans un instant,
14:25les enfants d'Europe 1,
14:26Ombline Roche,
14:27vous accompagne en musique jusqu'à 15h.
14:28Nous, on se retrouve demain dès 13h.
14:30Très bon après-midi à vous tous.
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