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  • il y a 3 mois

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00:00On accueille Guillaume Casbarian, député EPR de Réloir, ancien ministre.
00:03Bonsoir à vous.
00:04Bonsoir.
00:04Vous avez travaillé jusqu'à 3h du matin, je crois, pour le projet de budget.
00:08Le finance, oui, exactement.
00:10On va y revenir dans un instant, mais ce qui intéresse les Français, c'est ce qu'ils vont payer comme taxes.
00:13Et là, c'est taxes, taxes, taxes partout.
00:15On fait le point avec Julia Ferrand et je vous passe la parole, monsieur le ministre.
00:20C'est un catalogue de petites taxes qui fait son apparition dans le budget 2026.
00:25Parmi elles, les colis de moins de 150 euros expédiés depuis l'extérieur de l'Union Européenne
00:31pourraient être taxés à hauteur de 2 euros pour chaque article d'un colis.
00:36Pour Serge Papin, le ministre des PME et du Commerce, cette mesure vise à protéger les entreprises françaises.
00:43Une taxe anti-fast fashion qui pourrait rapporter environ 500 millions d'euros au gouvernement.
00:48Quand le matin, vous commandez sur Shine et Temu sur votre portable ou sur votre canapé, vous faites livrer.
00:54Le problème qui est en train de se passer, c'est que les centres-villes se désertifient.
00:58Le commerce, c'est la vie en ville, c'est du lien.
01:02En tendance, on est à 15% de rideaux tirés.
01:07Les produits de cigarettes électroniques sont aussi dans la ligne de mire,
01:11avec une taxe allant de 30 à 50 centimes d'euros par flacon de 10 millilitres de liquide,
01:16selon le taux de nicotine contenu.
01:19Autre cible du gouvernement, les tickets restaurants et autres chèques vacances.
01:23Le budget prévoit une taxe patronale de 8% qui pourrait rapporter près d'un milliard d'euros.
01:29Mais les 5,5 millions de salariés qui en bénéficient pourraient voir ce complément de salaire diminué
01:35si les patrons se mettent à moins en distribuer.
01:39Le budget doit encore passer entre les mains des parlementaires,
01:42à commencer par les députés de l'Assemblée nationale demain matin.
01:45C'est déprimant, Guillaume Casbarian.
01:48Franchement, vous avez réussi à faire sauter certains de ces taxes ?
01:52Je suis parti de ceux qui se sont battus pendant 3 jours et nuits
01:56pour essayer de supprimer ces nouvelles taxes.
01:59En tout cas, batailler contre la hausse de taxes,
02:01parce qu'on a déjà le record des prélèvements obligatoires dans notre pays.
02:04On est le champion de l'OCDE.
02:05Et je considère, avec d'autres collègues,
02:07qu'on n'est pas en mesure d'augmenter les prélèvements obligatoires.
02:10Donc on a combattu pied à pied un certain nombre de taxes.
02:12Il y en a certaines où on a gagné, d'autres où on a perdu.
02:14Vapotage, vous avez réussi ?
02:15Sur le vapotage, par exemple, on a réussi à supprimer cette taxe sur la vape,
02:19que je trouve ridicule,
02:21parce que vous avez plein de personnes qui se sont mis à la vape
02:23pour éviter de fumer de la cigarette,
02:25ce qui est beaucoup plus nocive que la vape.
02:28Et je trouvais dommage de venir augmenter le prix de la vape,
02:31parce qu'à la fin, quand vous faites des taxes,
02:32ce qu'il paye, c'est le consommateur.
02:33Donc tout ça est un peu ridicule.
02:35Donc ça, on a réussi à l'éviter et à la supprimer.
02:37Il y a d'autres taxes qu'on n'a pas réussi à éviter.
02:39La taxe sur les colis que vous citiez, par exemple, dans votre reportage,
02:41moi, je pense qu'elle est un peu ridicule,
02:43parce que vous allez avoir des effets de contournement massif.
02:45Vous allez avoir des entreprises qui vont créer des entrepôts au Luxembourg,
02:47en Belgique, en Allemagne,
02:48et qui vont en fait recevoir ces produits-là,
02:50les repackager et les renvoyer en France pour éviter la taxe.
02:53Donc je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
02:54Mais écoutez, j'ai perdu.
02:56Ça arrive dans cet hémicycle, et en tout cas dans cette commission.
02:58Donc voilà, moi, en tout cas, ma position, c'est une position libérale.
03:01Je me bats pied à pied contre les nouveaux impôts et les nouvelles taxes.
03:04Parfois je gagne, parfois je perds.
03:05Et au global, si vous me posez la question du global,
03:08la copie qui sort de commission,
03:09elle prévoit 7 milliards de taxes en moins que la copie initiale.
03:13Je ne dis pas que c'est la panacée.
03:15On doit passer à l'Assemblée maintenant.
03:16Catherine Ney.
03:17Quand on entend ce débat sur l'évapotage et tout ça,
03:20ça me rappelait Mitterrand qui disait,
03:22sous la Quatrième République,
03:23et après parce qu'il n'y connaissait rien à l'économie,
03:25il dit, moi, de toute façon, j'ai toujours vu qu'au moment du budget,
03:28on augmentait toujours les cigarettes,
03:29et c'était toujours sur les mêmes questions.
03:32Et on en est toujours là.
03:33C'est quand même des...
03:34On se dit, mais s'il n'y a pas des économies à chercher qu'eux,
03:38sur ces choses de la vie quotidienne,
03:40c'est quelque chose d'incompréhensible.
03:43Oui, tout à fait, je partage.
03:44Pourquoi ces cintans qui travaillent et qui disent,
03:46voilà, on a trouvé 125 milliards d'économies,
03:50et puis on les donne aux politiques,
03:52et après ça passe à des broutilles comme ça,
03:55qui sont risibles, quoi.
03:57C'est clair.
03:58Et pourquoi on ne touche pas aux agences ?
04:00Alors c'est vrai que c'est souvent des compléments de retraite pour plein de gens.
04:02Bon, alors donc, il ne faut pas y toucher non plus.
04:05Mais c'est vrai, c'est ça.
04:06Mais pourquoi on ne décide pas de tailler dans le vif ?
04:10Non, mais Mme Né a totalement raison.
04:12On a d'ailleurs toute une discussion sur ce qu'on appelle la P2,
04:14la deuxième partie du budget,
04:15où on va parler justement des vraies baisses de dépenses publiques.
04:18Moi, j'ai plein de propositions sur le sujet.
04:19Vous avez parlé des agences.
04:20Il y en a certaines où on peut baisser le budget,
04:22d'autres qu'on peut fusionner d'ailleurs,
04:23et il y aura des propositions dessus.
04:24Vous supprimez.
04:24Mais oui, je n'ai aucun problème avec ça.
04:27Donc, vous prêchez un convaincu.
04:29Il y a aussi la question de l'augmentation des recrutements dans certains ministères,
04:32où vous vous dites, plutôt que de recruter systématiquement,
04:34quand on part à la retraite,
04:35on pourrait peut-être limiter les recrutements,
04:38parce qu'il y a des départs en retraite,
04:39donc limiter le remplacement de fonctionnaires.
04:41On peut le faire.
04:42Sur la territoriale, vous avez quand même une augmentation significative
04:45d'embauche ces dernières années sur la territoriale,
04:48donc de fonctionnaires territoriaux.
04:49Et donc là aussi, il faut s'y pencher.
04:51Et puis, vous avez quand même un éléphant dans la pièce
04:53qui est le système de retraite,
04:54qui est aujourd'hui complètement déséquilibré.
04:56C'est quasiment un système de Ponzi en réalité.
04:58La moitié de la dette accumulée depuis 2017
05:00vient du système de retraite qui est déséquilibré.
05:03Moi, je regrette qu'on en soit à revenir sur la réforme
05:05que nous avons passée il y a quelques mois, quelques années.
05:08Et je pense même qu'en réalité,
05:09il faudrait une réforme beaucoup plus ambitieuse
05:11pour enfin l'équilibrer.
05:12On est compte que le Premier ministre est déjà en train de dire
05:14bon, le débat de 2027 pour la présidentielle,
05:17ce sera les retraites.
05:18Mais on en parle depuis 82.
05:20Mais comment vous expliquez en quelque sorte
05:21l'échec du macronisme ?
05:23Parce que, si je me souviens bien,
05:25c'était quand même l'idée de dire
05:26bon, François Hollande n'assume pas
05:27une forme de social-libéralisme,
05:29il fait semblant d'être bien plus à gauche
05:31que les politiques qu'il met en œuvre.
05:32Et Emmanuel Macron, parce que c'était la société civile,
05:34parce qu'il était jeune,
05:35parce qu'il n'était pas comme tous ces vieux politiques,
05:37ni de droite, ni de gauche,
05:38il était censé convertir les Français, justement,
05:40à la modernité, à la compréhension du monde.
05:41Mais j'ai l'impression qu'on est,
05:42comme Catherine Nath vient de le souligner,
05:44exactement au même stade,
05:46probablement, d'ailleurs, pire encore
05:47que ce qu'on a fait en 2017-2014.
05:49Non, mais je pense que c'est une bataille
05:50idéologique permanente
05:51face à des personnes qui, sur les impôts,
05:53considèrent qu'il faut les augmenter systématiquement.
05:55Et, pardon, mais ce n'est pas les macronistes
05:57qui augmentent systématiquement les impôts.
05:58Vous avez aussi des camps politiques
05:59qui, à chaque fois, se mettent d'accord
06:00pour augmenter la pression fiscale,
06:02que ce soit les débats sur la taxe Zuckman,
06:04la taxe sur les riches,
06:05la taxe sur les entrepôts,
06:06la taxe sur je ne sais pas quoi.
06:07Ce n'est pas moi le taxeur fou dans l'histoire.
06:09Premier sujet.
06:09Et ensuite, sur la dépense publique,
06:11moi, j'ai quand même le souvenir,
06:11en 8 ans, parce que j'ai été 8 ans député,
06:13de voir une itanie de députés
06:14qui, tous les 4 matins,
06:16demande des chèques en plus
06:16et pas sans plus.
06:18Je n'ai pas raison de l'identité, en fait.
06:19Le fait de n'avoir pas clarifié...
06:21C'est un combat permanent.
06:24Il n'est pas gagné.
06:25Vous avez raison de dire
06:26que la bataille idéologique, elle continue
06:27et qu'on n'a pas gagné, cette bataille.
06:29Mais que c'est un travail à venir
06:30et sur lequel il faut se mobiliser largement
06:32pour moins d'impôts
06:34et moins de dépenses publiques.
06:35Un tout petit mot.
06:35Vous avez été ministre du Logement.
06:37Vous avez proposé un amendement
06:38pour réduire de moitié
06:39l'exonération de taxes foncières
06:40dont bénéficient les bailleurs sociaux.
06:42Vous dites, ils sont déjà massivement
06:44sponsorisés et subventionnés par l'État.
06:46Pourquoi ils auraient une restourne fiscale ?
06:48Exactement.
06:48Donc, ça fait partie des petites victoires,
06:50j'allais dire, de la commission.
06:51Donc, j'ai proposé un amendement
06:52qui revient en arrière
06:53sur une exonération de taxes foncières.
06:55Parce que vous payez...
06:56Tous les propriétaires de ce pays
06:57payent la taxe foncière.
06:58Les bailleurs sociaux en sont exonérés.
07:01Et donc, c'est problématique.
07:03Ça pose une question d'égalité.
07:04Et puis, c'est moins de recettes
07:05pour les collectivités.
07:06Parce que c'est 400 millions d'euros en moins
07:07parce qu'elles sont exonérées.
07:09Alors que, par la même occasion,
07:10les bailleurs sociaux,
07:11c'est-à-dire les propriétaires
07:12de logements sociaux, en réalité,
07:14ont des subventions massives
07:15pour mener la politique
07:16du logement social.
07:17Et donc, c'est pas vraiment normal.
07:18Donc, ce que j'ai proposé,
07:19c'est qu'on enlève la moitié
07:21de cette exonération
07:21pour pouvoir aligner
07:24et aller vers plus d'égalité
07:25sur la taxe foncière.
07:26Ça représente quoi ?
07:27400 millions d'euros.
07:28400 millions d'euros.
07:28Voilà, 400 millions d'euros.
07:29Donc, ça gueule de tous les côtés,
07:31bien sûr, chez les bailleurs sociaux,
07:32évidemment.
07:33Mais j'assume
07:33qu'on arrête les avantages
07:36et ce genre de privilèges,
07:37surtout dans un contexte
07:38où on a besoin de faire des économies
07:40et où le logement social
07:41est déjà fortement,
07:42je le redis,
07:42sumoncelé.
07:43Et saturé.
07:43Louis de Raguel.
07:44Ce qui est assez frappant
07:45quand on vous écoute,
07:46c'est qu'on a l'impression
07:46d'écouter un député de l'opposition
07:48contre un gouvernement socialiste.
07:50Mais je vous assure,
07:52vous êtes là,
07:53j'ai bataillé,
07:53je me suis battu contre qui ?
07:54Normalement,
07:55dans un monde normal,
07:56un député qui est de la même couleur
07:58que le Premier ministre,
07:59il ne se bat pas contre un...
08:00Il ne se bat contre personne,
08:01il soutient l'action du Premier ministre.
08:03Vous voyez bien.
08:03Et ma question,
08:04mais vous pourrez répondre deux fois.
08:06Ma question,
08:07c'est est-ce que ce n'était pas une erreur
08:08de renoncer au 49-3 ?
08:10Alors, deux questions.
08:11Sur le fait que,
08:12vous voyez bien qu'on est dans une situation
08:13où il n'y a pas de majorité
08:14et les oppositions sont plurielles.
08:16On a un tout petit peu eu un chou, là.
08:17Moi, je comprends
08:18que le Premier ministre
08:19est un peu sous pression,
08:20j'allais presque dire,
08:21sous enjou d'un paquet de députés
08:23et de groupes qui lui disent
08:23si tu ne fais pas ça,
08:24je te censure.
08:25Moi, mon rôle avec celui de mon groupe,
08:27ce n'est pas du tout
08:28d'accentuer la pression
08:29ou de le déstabiliser,
08:31mais nous, on porte une idéologie,
08:32celle de mon groupe,
08:33celle de mon parti,
08:33la mienne,
08:34une idéologie libérale,
08:35en tout cas,
08:35en ce qui me concerne.
08:37Et donc, on porte ces idées-là,
08:39on porte cette idéologie-là,
08:41mais on conçoit tout à fait
08:42que parfois,
08:42ça soit antagoniste
08:43avec le Premier ministre
08:44qui, lui, est obligé,
08:45dans la position dans laquelle il est,
08:46de faire des compromis
08:47pour éviter de se faire dézinguer
08:48par les multiples oppositions
08:50qui veulent sa chute.
08:51Ça, c'était le premier sujet.
08:52Le deuxième sujet
08:53que vous avez évoqué
08:53sur le 49.3...
08:56Oui, rapidement,
08:56ça saoule les Français, ça, Louis.
08:59Non, mais juste,
08:59c'était une exigence des socialistes
09:02qui ont dit
09:02nous, on accepte
09:03de continuer à avancer
09:05et de vous laisser examiner le budget
09:06si vous renoncez au 49.3.
09:08Donc, le Premier ministre
09:09a répondu à cette exigence-là.
09:11Ça nécessite, du coup,
09:12qu'on aille au bout des débats,
09:13que chacun assume
09:13ses positions de vote
09:14et qu'on essaye de voir
09:15si on arrive à construire
09:16une copie commune
09:17qui ne se fait pas
09:18dézinguer à l'Assemblée nationale
09:20et au Sénat.
09:21On n'est pas encore arrivés.
09:23Je ne vois pas encore très bien
09:24à ce stade
09:24comment est-ce qu'on atterrit.
09:26Mais c'était la seule façon
09:27d'avancer
09:27pour éviter...
09:30Non, mais cette démarche,
09:31ce n'est pas Ponce Pilate
09:32en disant
09:32vous voyez,
09:33comme je suis démocrate,
09:34c'est à vous.
09:34C'est à vous de choisir,
09:35mes enfants.
09:36Et puis, on sent bien
09:37que ça ne va pas le faire.
09:40Ça se terminera en ordonnance.
09:40Non, que ça se terminera
09:41en ordonnance.
09:43D'ailleurs, la loi rectificative
09:45promet déjà
09:47que la suspension y sera.
09:48C'est déjà aux parlementaires
09:49de s'entendre
09:50et d'essayer
09:50de tisser un compromis.
09:51Et s'ils n'y arrivent pas,
09:52ils échoueront eux-mêmes
09:53à faire un budget
09:54et à donner un budget
09:54aux Français.
09:55Et puis ensuite,
09:56vous pouvez tout à fait
09:56relancer un nouveau cycle budgétaire,
09:57faire une loi spéciale
09:58pour éviter le shutdown
09:59à partir du 1er janvier
10:00et relancer une procédure judiciaire.
10:02Jules Torres,
10:03vous avez une dernière question
10:04à lui poser.
10:05Oui, je vais faire
10:05le supplément
10:06de la question de Louis Dragnel.
10:07Est-ce que vous n'avez pas
10:08l'impression
10:08qu'avec ce budget,
10:11avec le fait
10:12d'opérer
10:13une certaine stabilité,
10:18des socialistes
10:19en renonçant
10:20au 49-3
10:21et avec un budget
10:22qui va augmenter
10:23considérablement
10:24les impôts et les taxes ?
10:25Moi, je n'abandonne rien
10:26aux socialistes.
10:27Donc, il y a un choix
10:28qui a été fait
10:29d'une méthode,
10:30celle de ne pas faire
10:30de 49-3.
10:31Il y a des oppositions
10:32qui portent leurs idées
10:33et vous les interrogerez d'ailleurs
10:34sur pourquoi est-ce qu'elles portent
10:35des hausses d'impôts,
10:36pourquoi est-ce qu'elles portent
10:36des hausses de dépenses.
10:37On le fait.
10:37Interrogez les socialistes.
10:38Moi, je ne suis pas socialiste,
10:39je suis libéral.
10:40Je ne demande pas aux socialistes
10:41de devenir libéraux
10:42et ne me demandez pas
10:43en tant que libéral
10:43de devenir socialiste.
10:44Donc, moi, je porte mes idées
10:45là où je suis à un instant T.
10:46Les électeurs m'ont fait confiance
10:47il y a un an et demi
10:48et ils m'ont fait confiance
10:49il y a huit ans aussi.
10:51Donc, moi, je fais mon travail
10:52de parlementaire,
10:53besogneusement,
10:53matin, midi, soir, nuit.
10:55Je porte mes convictions
10:56et après, on verra où ça mène.
10:57Et sur les retraites ?
10:58Je ne peux pas m'accuser,
10:58si vous voulez.
10:59Moi, je porte mes idées.
10:59J'essaye de faire
11:00ce que je crois juste
11:01pour les Français
11:02en portant mes idées
11:03dans le débat
11:04et en ne ménageant pas
11:04mes efforts
11:05pour justement
11:05ne pas tomber
11:06dans un socialisme ambiant
11:07et pour porter des idées
11:08vraiment libérales.
11:10Vous êtes aussi
11:10sur les retraites.
11:11Vous dites
11:11qu'il y en a marre
11:12de refuser de toucher
11:13au moindre sujet
11:14qui concerne les retraités,
11:14c'est ça ?
11:15Mais tout à fait.
11:15Là, il y a eu...
11:16Alors, j'étais très seul
11:17sur ce sujet-là.
11:17Je dois vous avouer,
11:19il n'y a personne
11:19qui a eu la position
11:20que j'ai eue.
11:21Le gouvernement a fait quelque chose...
11:22Non, mais...
11:23Ce n'est pas grave
11:24la position.
11:25Là, écoutez,
11:26je vais vous faire plaisir.
11:27Je vais soutenir
11:27une initiative du gouvernement.
11:29Le gouvernement a décidé
11:30de supprimer
11:30l'abattement de 10%
11:32pour les retraités
11:33et de le remplacer
11:34par un forfait de 2 000 euros.
11:35Donc, ce n'est même pas
11:36une suppression sèche,
11:37c'est un remplacement
11:37par 2 000 euros.
11:38Moi, je trouve que c'est
11:39une idée qui est intéressante.
11:40Je la soutiens.
11:41Ils adorent les retraités.
11:41Je la soutiens parce que...
11:42Pardon, mais j'ai un langage
11:43de vérité aussi vis-à-vis
11:44des retraités.
11:46Il existe déjà
11:46un certain nombre
11:47de dispositions fiscales
11:48pour les retraités.
11:48Ils ont un taux de CSG
11:49qui est plus faible
11:50que celui que pour les actifs.
11:51Ils ont des CESU
11:52et des emplois à domicile
11:53avec un plafond
11:54qui est plus élevé
11:54que pour les actifs.
11:56Ils sont exonérés d'impôts
11:56quand ils touchent
11:57la SPA ou la PAS.
11:58Ils ont des taxes foncières réduites
12:00quand ils ont plus de 75 ans
12:01et qu'ils ont des revenus modérés.
12:02Bref, je ne vous fais pas la liste
12:03mais il existe
12:04et je ne le critique pas.
12:06Ils en bénéficient
12:06et j'en suis très heureux pour eux.
12:08Mais il y a déjà
12:08tous ces avantages fiscaux.
12:10Et là, on a des politiques,
12:11quelle que soit leur étiquette,
12:12qui par pur électoralisme
12:13parce que ça leur fait peur
12:15d'aborder le sujet,
12:16refusent par principe
12:17de même débattre du sujet
12:18du moindre avantage
12:19qui peut exister
12:20pour les retraités.
12:21Et moi, je trouve ça
12:21pas très courageux politiquement.
12:23Moi, je pense que les retraités
12:23sont des gens intelligents,
12:25sont capables d'entendre
12:25un discours de vérité
12:26et beaucoup d'entre eux
12:27sont capables de dire
12:27oui, si vous demandez
12:28des efforts à tous les Français,
12:30nous aussi,
12:30on peut faire un petit effort
12:31et remplacer cet abattement
12:32de 10% par un forfait
12:33à 2000 euros.
12:34Ce n'est pas totalement scandaleux.
12:35J'étais le seul
12:36à porter cette voie-là
12:37dans un contexte
12:38où vous savez
12:38le déséquilibre du système
12:39des retraites
12:40qui, comme je le disais tout à l'heure,
12:41est une pyramide de Ponzi
12:42qui est totalement déséquilibrée.
12:44Et si on ne résout pas
12:45ce sujet-là
12:46et qu'on ferme les yeux
12:47par pur électoralisme,
12:48pardon,
12:48on se reposera
12:49les mêmes questions
12:49dans 5 ans,
12:50dans 10 ans et dans 15 ans.
12:51Et ce sont nos enfants
12:52qui trinqueront.
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