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  • il y a 4 mois

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00:00On va forcément parler un peu de politique après cette matinée, on va sans doute avoir un gouvernement prochainement, ça commence un peu à bouillir là-bas.
00:09Il y a eu donc la déclaration de Sébastien Lecornus ce matin, il renonce au 49.3 pour gouverner et puis il a reçu un certain nombre des partis de l'opposition en leur faisant des propositions.
00:19Olivier Faure vient de sortir et je vous l'ai dit dans le journal permanent, copie très insuffisante voire alarmante, voici ce qu'a dit Olivier Faure.
00:29On a l'impression qu'il parle d'un bulletin scolaire, mais ce n'est pas le cas, il parle quand même de la copie de Sébastien Lecornus.
00:37Sur le budget, à quoi faut-il s'attendre dans les jours qui viennent, aidez-nous à y voir clair, Raphaël Stainville ?
00:42C'est une question très délicate parce que je ne suis pas certain qu'aujourd'hui Sébastien Lecornus puisse s'aventurer à esquisser le moindre gouvernement
00:52au vu des entretiens qui se sont déroulés depuis hier et ce matin encore.
00:58On reste sans gouvernement alors ?
01:00Dans l'immédiat, souvenez-vous, au début de la semaine, on était persuadés que ce gouvernement allait voir le jour mardi dans l'après-midi,
01:08puis ça a été annoncé avant le week-end et encore aujourd'hui, vendredi.
01:12Je ne sais pas si ce gouvernement peut être annoncé parce que l'incertitude est immense.
01:20Ce qu'il gagne d'un côté, en donnant des gages à la gauche, il le perd avec le soutien de LR.
01:27Souvenez-vous, ce matin encore, dans les colonnes du FIARO, Bruno Rotaillot qui expliquait qu'il n'était pas acquis,
01:34que la droite participe à ce gouvernement, au vu de ce qu'Olivier Faure, Boris Vallaud ont pu annoncer après leur entretien avec Sébastien Lecornu,
01:46il n'est pas encore acquis qu'il ait cette espèce de chemin qui lui permette de façonner son gouvernement.
01:53On va écouter Olivier Faure à la sortie de Matignon.
01:54Il nous a présenté une copie très insuffisante et à bien des égards alarmante sur le fond.
02:00Une copie qui, à bien des égards, est très injuste et ressemble, à s'y méprendre, à la copie de François Beyrou.
02:07Il a renoncé au 49.3, il n'a renoncé qu'au 49.3.
02:11Ce qui, en clair, signifie qu'au moment où nous nous parlons, nous ne pourrons pas revenir sur la réforme des retraites.
02:18Et donc, nous lui accordons le bénéfice des heures prochaines pour réfléchir et donner sa réponse lors du discours de politique générale.
02:29Et nous jugerons en fonction de ce qu'il nous dira à ce moment-là.
02:31S'il considérait que ce qu'il a dit aujourd'hui solde toute forme d'évolution,
02:37qu'après avoir annoncé des ruptures sur la forme et sur le fond,
02:40il y a bien un début de rupture sur la forme, mais que sur le fond, il y en a changé.
02:44Mais à quoi vont servir encore ces prochaines heures de consultation, de tractation ?
02:49Est-ce qu'on arrivera à tous les mettre d'accord, Raphaël Stainville ?
02:52Encore une fois, c'est impossible.
02:56Pour Sébastien Lecornu, c'est un pari ou un destin de kamikaze qu'il a choisi en acceptant ce poste à Matignon.
03:05L'assemblée, l'archipélisation de l'assemblée, les attentes des uns et des autres,
03:10les fractures même au sein de la gauche, rendent quasiment impossible la possibilité de penser
03:20que le moindre gouvernement puisse durer plus que quelques semaines.
03:24Mais en attendant, les jours passent, la France peut-elle rester en pause comme elle l'est ?
03:28Est-ce que les choses changent ? Est-ce que vous sentez une impatience des Français
03:32quant à l'idée de découvrir leur nouveau ministre de l'économie ?
03:37Dis non de la tête, Gilles-William-Gonadel et moi, mais...
03:40Il y a une sorte d'indifférence crasse.
03:42Non mais attendez, moi c'est vrai que je ne suis pas épris de supputations politiques,
03:47donc quelques réflexions suprapolitiques.
03:50D'abord, j'ai du mal à trouver quelques légitimités
03:53à M. Fort, qui représente quoi ? 2% ? 3% ?
03:56De 2% à vouloir justement dire ce qu'un gouvernement doit faire
04:01et en plus, il prétend qu'il est indépendant de la France insoumise
04:04alors qu'on a vu encore de la dernière élection,
04:06il ne l'est même pas, ni de légitimité sur le plan quantifiable,
04:12ni de légitimité, si j'ose dire, politique ou morale et intellectuelle.
04:18Premièrement.
04:19Deuxièmement, il n'y a qu'un seul responsable,
04:22c'est l'auteur de la dissolution.
04:23Les autres, qu'est-ce que vous voulez qu'ils fassent ?
04:26Ça c'est clair.
04:27Troisièmement, à quoi ça sert d'avoir un gouvernement ?
04:30Non mais attendez, à quoi ?
04:31Il faut bien qu'il y ait des lois, des réponses qui passent, un budget ?
04:33Non mais non, Clélie, à part le budget,
04:36à quoi ça sert d'avoir un gouvernement dans la situation actuelle ?
04:41Où il n'y a pas de majorité,
04:43où vous avez un conseil constitutionnel
04:47qui annule toutes les lois qui lui déplaisent idéologiquement.
04:50Les Belgiques sont restées pendant 6 mois, pendant 1 an.
04:53Deux ans et demi.
04:54Pendant 1, je ne sais pas combien de temps.
04:58Malheureusement, il devrait y avoir un gouvernement
05:00qui change profondément les choses en France.
05:03Mais parti comme c'est parti,
05:04avec actuellement la composition de la Chambre,
05:09pardon, je comprends parfaitement les Français.
05:12Qu'ils ne soient pas pressés, j'en fais partie.
05:14Écoutez, Marine Le Pen, qui elle aussi a été reçue ce matin à Matignon.
05:17Bon, j'en ressors sans avoir une vision extrêmement précise
05:23de ce que M. Le Cornu souhaite faire,
05:26ce qui est assez inquiétant à quelques jours du discours de politique générale.
05:30J'ai pris connaissance de l'annonce de ne pas utiliser le 49-3.
05:36Cette annonce m'apparaît plus respectueux de la démocratie
05:40que ce qui a pu être fait dans les années précédentes.
05:44Enfin, on a fait un pas.
05:46Maintenant, nous restons dans l'attente, encore une fois,
05:48de ce discours de politique générale.
05:50Pour le Rassemblement National, c'est la rupture ou la censure.
05:53Bon, tout va se passer lors de ce discours de politique générale.
05:55On n'a pas encore la date.
05:56Évidemment, ça dépendra de la formation du gouvernement.
05:58Tout est lié, finalement.
06:00Mais il ne va pas y avoir des dates et un objectif,
06:02un délai, en tout cas, à respecter pour le budget ?
06:04Oui, normalement, je crois que c'était avant le 16 octobre
06:07que ce budget, le texte devait être présenté.
06:11Donc, ça va arriver.
06:12Ne soyez pas trop impatientes, chère Clélie.
06:16Mais en fait, ce qui est marrant, c'est qu'aujourd'hui,
06:18Sébastien Le Gornu, il essaye de donner,
06:21de contenter avec peu de choses les oppositions.
06:25Le 49-3, Marine Le Pen dit que c'est se montrer plus respectueux
06:30de la démocratie.
06:31Mais c'est aussi, pour le Premier ministre,
06:34se priver d'un outil constitutionnel
06:36au moment où il est d'une faiblesse absolue.
06:39Alors, ça va lui permettre de tenir quelques jours supplémentaires.
06:43Mais ça ne change pas radicalement la politique de la France
06:45sur les sujets qui intéressent Marine Le Pen,
06:48qu'il s'agit du pouvoir d'achat ou l'immigration.
06:50Sébastien Le Gornu, aujourd'hui, s'est montré absolument silencieux
06:55sur ces sujets.
06:56Donc, je ne vois pas comment il parviendra
06:59à constituer une minorité de non-blocage.
07:05Bon, on verra comment les choses se déroulent.
07:08Elles vont continuer tout ce week-end.
07:10Là, il n'y aura pas de pause, en tout cas.
07:11Je voudrais revenir avec vous et avoir votre sentiment
07:13sur ce sondage au Doxa Blackbone pour le Figaro
07:16qui a été publié hier.
07:1853% des Français jugent aujourd'hui
07:20que le front anti-RN n'est pas une bonne chose,
07:24tandis que 58% approuvent l'idée d'un front dit républicain,
07:29en tout cas un front dirigé contre la France insoumise.
07:33Ma question est la suivante.
07:34Est-ce que l'architecture du front républicain,
07:36qui a été pendant assez longtemps un réflexe,
07:39comme un réflexe assez automatique face au Rassemblement national,
07:43est-ce qu'il s'est fissuré ?
07:45Est-ce qu'il s'est déplacé ?
07:47J. William Golnadel.
07:49De vous à moi,
07:50de mon point de vue très personnel et subjectif,
07:54il n'en était que tant.
07:56Moi, ça fait des années
07:58que je ne supporte plus ce cordon sanitaire.
08:02Je considère qu'il n'y a plus qu'un seul parti antisémite.
08:06Il est à l'extrême gauche.
08:07Il se trouve que pendant trop de temps,
08:11il y a eu une protection totalement anormale,
08:15notamment sur le plan médiatique,
08:18qui protégeait l'extrême gauche.
08:19C'est ce que j'appelle le privilège rouge,
08:22ne serait-ce que sur le plan lexical.
08:24Vous écoutez l'audiovisuel de service public encore aujourd'hui.
08:27Il y a une extrême droite.
08:30Il n'y a pas d'extrême gauche.
08:31Le bâton politique n'a qu'un seul bout,
08:33ce qui est quand même spécial sur le plan géométrique.
08:37Donc oui, enfin,
08:39les choses ont fini par bouger.
08:41Sans doute que les excès
08:43de la France insoumise
08:45y sont pour grand chose.
08:46Sans doute que la modération,
08:49qui n'est pas très récente,
08:50mais tout de même,
08:51du Rassemblement National
08:53en est pour quelque chose.
08:54Vous avez maintenant des gens comme Sarkozy
08:56qui reconnaissent que
08:58le Rassemblement National
09:00fait partie du cercle républicain.
09:03Cela étant,
09:04cela étant et pour terminer,
09:06vous savez,
09:06M. Mélenchon,
09:07de mon point de vue,
09:08il attend moins
09:09le deuxième tour
09:10des élections présidentielles
09:12que le grand soir dans la rue.
09:14Raphaël Staville.
09:16Oui, c'est vrai,
09:17ce que dit Gilles-William-Glenel.
09:20Ce front républicain
09:21tel qu'il existait
09:22de toute façon
09:23depuis quelques années
09:24montrait des signes de faiblesse
09:25quand même les dernières élections législatives
09:28avaient fait la démonstration
09:30qu'il était quand même
09:31suffisamment fort et épais
09:33pour empêcher Jordan Bardella
09:35de parvenir à s'installer à Matignon
09:39alors que les sondages
09:40de premier tour
09:41lui prédisaient cette espérance.
09:45Après les outrances
09:46de Jean-Luc Mélenchon,
09:48les connivences
09:50avec un certain nombre
09:52d'extrémistes islamistes
09:54et la France insoumise,
09:56les discours antisionistes,
09:59sinon antisémites,
10:01de nombre de ses membres
10:02ont achevé finalement
10:04de le rendre infréquentable
10:06aux yeux de nombre des Français.
10:07Et donc cette inversion des rapports,
10:10elle ne m'étonne pas
10:11et elle est heureuse
10:12qu'elle se manifeste enfin.
10:14Alors justement,
10:14puisque vous parlez
10:15de la France insoumise,
10:16vous allez entendre
10:17dans un instant
10:17Cédric Brun.
10:18Alors c'est un homme de gauche,
10:20Cédric Brun.
10:20C'est un ancien syndicaliste
10:22de PSA Valenciennes
10:23et il était membre de LFI,
10:27conseiller régional
10:27des Hauts-de-France
10:28et il a décidé
10:29de claquer la porte.
10:30Maximilien Carlier
10:31pour Europe 1
10:32a réussi à s'entretenir
10:33avec lui
10:33parce qu'il dit pourquoi
10:34et il dénonce.
10:35C'est dans un instant
10:36dans Europe 1 Info.
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