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  • il y a 4 mois
Avec Francis Lelong, Président d’Alegria Group et ambassadeur du plan national Osez l’IA

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##OSEZ_ENTREPRENDRE-2025-11-02##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, Oser Entreprendre, Thomas Binet.
00:04C'est votre rendez-vous économique du week-end comme chaque dimanche.
00:08C'est un plaisir de vous retrouver et de le retrouver.
00:10Bonjour mon cher Thomas Binet.
00:11Bonjour Maxime.
00:13Au programme d'Oser Entreprendre ce matin.
00:15Et si je commençais mon cher Maxime en vous racontant l'histoire de Germaine des Martiens,
00:19mais surtout l'histoire de Lustucru.
00:22Et est-ce que l'intelligence artificielle va révolutionner le monde et surtout le nôtre ?
00:26Est-ce qu'elle va amener l'homme à ne plus avoir de travail voire d'utilité ?
00:29Nous sommes avec le spécialiste du sujet, c'est Francis Lelon.
00:32Il est président d'Alegria Group et ambassadeur du plan national OZELIA.
00:37Mais c'est également un multirécidiviste de l'entrepreneuriat.
00:40Et on va parler de tous ces patrons qui se font congédier par leur actionnaire.
00:44Ça parlera aussi à notre invité.
00:46Phénomène en hausse avec Alexandre Lacharme, notre consultant entrepreneurial.
00:51Écoréseau Business, le magazine de référence pour entreprendre.
00:55Présente.
00:55Sud Radio, oser entreprendre, la saga des entreprises.
01:01Et ce matin, mon cher Thomas, je pense à tous ceux qui sont actuellement dans leur cuisine.
01:05Et ça va leur parler, puisque vous voulez vous attaquer à un monument des placards de la cuisine française.
01:10Une marque qui a traversé les générations et qui se reconnaît au premier coup d'œil grâce à son célèbre damier bleu.
01:17On parle de Lustucru.
01:18Exactement Maxime.
01:19Et l'histoire remonte bien plus loin, d'ailleurs, qu'on ne peut l'imaginer.
01:23Tout commence avec Louis Cartier-Millon, un fils de paysan né en 1837.
01:27En 1871, il rachète une petite usine de pâtes à Grenoble.
01:31On est encore loin de la marque iconique.
01:33Mais il pose la première pierre.
01:35A l'époque, on produit à peine 300 kilos de pâtes par jour.
01:38Et tout est à inventer.
01:39Mais c'est son fils, Albert, qui va donner une identité, on peut le dire comme ça, à ses pattes.
01:44Absolument.
01:45C'est Albert Cartier-Millon qui transforme le produit en marque.
01:48En 1911, il lance un concours d'affiches.
01:50Le dessinateur Cinave propose un packaging décoré d'un damier bleu.
01:55Et le nom Lustucru naît dans la foulée, lors du banquet sur une comptine chantée avec humour,
02:00que les moins de 20 ans n'auront pas en mémoire.
02:02Mais vous vous souvenez de cette comptine ?
02:03C'est la mère Michel qui a perdu son chat, qui crie par la fenêtre à qui le lui rendra.
02:07C'est le père Lustucru qui lui a répondu
02:10« Allez, la mère Michel, votre chat n'est pas perdu. »
02:13Et bien, ça fera les fondamentaux de Lustucru.
02:15Le succès est immédiat.
02:17Et c'est aussi l'époque où Lustucru décide de se différencier avec un ingrédient phare,
02:22les œufs frais, le début d'une saga populaire.
02:24Et surtout de très bonnes pâtes.
02:25Et cette saga va s'écrire aussi très largement à travers la pub.
02:30Absolument.
02:31Car dans les années 70, c'est Germaine, la fameuse Germaine, justement,
02:34cuisinier en Lustucru, qui donne l'eau à la bouche des téléspectateurs.
02:37Et en 1984, les Martiens débarquent dans un spot signé Etienne Châtillier.
02:42Le nom doit vous parler.
02:43Vous savez, c'est celui qui avait fait les films de Tati Daniel.
02:47La vie est un non-fleuve tranquille, un ancien publicitaire reconverti au cinéma.
02:52Mais il n'y a pas d'œufs fêlés chez Lustucru.
02:54La fameuse phrase va devenir culte dans les cours d'école.
02:57Ensuite, Lustucru ne cesse d'innover.
02:59Pâtes complètes, cuissons rapides, formats familiaux,
03:02collaboration avec le célèbre cuisinier Thierry Marx,
03:04et même des pâtes aux légumes aux céréales anciennes ou 100% bio.
03:08Et est-ce qu'aujourd'hui, on peut continuer à dire que Lustucru est un acteur clé ?
03:13Plus que jamais.
03:14En 2022, la marque a lancé les bonnes pâtes françaises avec du blé 100% français
03:18et un emballage 100% papier.
03:21Une première dans le rayon des pâtes sèches.
03:23Lustucru a aussi célébré les 110 ans avec des packaging vintage,
03:27un concours d'affiches avec une école d'art
03:30et surtout cette touche de tendresse et d'inventivité.
03:33Une marque patrimoniale,
03:34mais une marque surtout qui transforme son passé en avenir.
03:37Sud Radio, oser entreprendre, l'inviter.
03:42Ça c'est malin parce que maintenant j'ai faim, mon cher Tony.
03:44Oui, oui, mais avant cela, nous sommes avec Francis Leblanc,
03:47qui est le président d'Elegria Group.
03:49C'est spécialisé sur l'intelligence artificielle et sur le no-code fondé en 2020
03:54et ambassadeur du plan national qui s'appelle Oser L'IA.
03:58Bonjour Francis Leblanc.
03:59Bonjour.
04:00Doit-on avoir peur de l'IA, Francis Leblanc ?
04:03Ah, c'était une grande question pour démarrer.
04:05Stephen Hawking, le célèbre cosmologiste,
04:07disait il y a quelques années avant sa mort,
04:09l'IA, ça sera soit la plus incroyable avance de l'humanité, soit la pire.
04:13Et je pense que c'est bien ça, on le voit tous les jours dans les médias.
04:16Beaucoup de gens ont peur de l'IA aujourd'hui.
04:19Sur un certain nombre de sujets, ils ont raison.
04:21C'est vrai que ça nous challenge sur nos emplois,
04:24ça nous challenge sur nos vies du quotidien.
04:27Les usages qu'on croyait indéfinis avec nos smartphones, par exemple,
04:30ont complètement changé.
04:31Donc oui, il faut avoir peur, mais il faut surtout se préparer.
04:35Je crois qu'en fait, la peur ne changera rien.
04:37L'IA passera, avancera.
04:38Mais ceux qui se prépareront auront une chance, effectivement, de s'en sortir bon et mieux.
04:42La peur n'empêche pas le danger, c'est ce que vous nous dites ce matin.
04:44Exactement.
04:45Alors, que pouvez-vous dire en revanche aux entrepreneurs ou aux salariés,
04:48voire d'ailleurs d'une façon plus globale aux citoyens,
04:50parce que ce n'est pas simplement dans le monde du travail
04:52que l'IA est en train d'intervenir et de se développer,
04:55afin de les rassurer sur ce que cette technologie peut leur apporter concrètement.
04:59Parce que là, on a commencé à parler du verre à moitié vide.
05:02Il y a peut-être un verre à moitié plein quand même.
05:03Oui, bien sûr.
05:04Et le monde dans lequel on vit va intégralement changer
05:06à cause de l'intelligence artificielle, même grâce à l'intelligence artificielle.
05:10On est face à une vraie révolution industrielle
05:13au niveau de l'arrivée de l'électricité ou de la machine à vapeur.
05:16Donc, il faut effectivement se préparer à ça.
05:19Et l'exemple concret, positif de l'IA, il y en a des tas.
05:22Faire des tâches à plus forte valeur ajoutée.
05:26Accompagner les personnes âgées dans la fin de vie, par exemple.
05:29Avec demain, des robots aussi.
05:30Là, on vient de voir sortir il y a quelques jours
05:32le premier robot ménager aux Etats-Unis pour 500 dollars par mois.
05:35Oui, il y a de la cuisine.
05:36Voilà, exactement.
05:38Et c'est un peu effrayant quand même.
05:39En fait, il a un look plutôt sympa.
05:42On l'a fait bien mou pour éviter d'avoir peur de lui.
05:45C'est la toute première génération.
05:48Dans cinq ans, ça sera accessible pour chacun d'entre nous.
05:51Donc, voilà, il faut simplement se dire que cette innovation,
05:54comme toutes les autres, passera.
05:56Et que nous, les humains, on a une chance formidable.
05:57On est capable de s'adapter pour qui décide de s'y mettre.
06:00Alors, en revanche, vous avez entendu à l'instant dire
06:02que c'est comme les anciennes révolutions technologiques.
06:04La différence près, quand même, c'est que les anciennes révolutions technologiques
06:07mettaient un peu plus de temps à se développer.
06:09Regardons les choses en face.
06:11L'IA est là depuis trois, quatre ans.
06:12Si je parle cinq ans en arrière, personne n'utilisait le terme.
06:16Personne n'en parlait.
06:17En trois, quatre ans, on a déjà vu beaucoup de choses se produire.
06:20Alors, justement, est-ce qu'on peut faire un peu de projection ensemble ?
06:23Comment ça va se passer d'ici cinq à dix ans, si on peut le dire, aujourd'hui ?
06:27En fait, c'est ça qui est très difficile à envisager, puisque, par exemple,
06:31Bill Gates disait il y a quelques jours à la télé américaine
06:33que d'ici 2030-35, il resterait peut-être plus que deux jours de travail par semaine
06:37pour les Américains.
06:38Et c'est Bill Gates, il n'a plus rien à nous vendre, il a plus de 70 ans.
06:41Il n'aurait jamais dit ça il y a encore deux ans.
06:43L'IA dont on parle, l'IA générative, effectivement très récente,
06:46elle se déploie à une vitesse phénoménale.
06:48Et personne n'est capable de dire aujourd'hui
06:50si on aura la fameuse super intelligence artificielle dans cinq ans, dans dix ans, dans vingt ans.
06:54Vous n'avez vraiment aujourd'hui pas du tout de consensus scientifique sur le sujet.
06:58Il y a deux clans qui s'opposent.
07:00La réalité, c'est que, qu'on ait l'intelligence artificielle, la super intelligence ou pas,
07:05de toute façon, notre quotidien va effectivement changer.
07:08Alors, est-ce qu'il y a des métiers qui vont disparaître, très concrètement ?
07:11Oui, la difficulté, c'est de cette phase de transition.
07:14On l'a vécu dans la presse, on l'a vécu dans la musique,
07:16où tout s'est effondré quand les gens ont commencé à pirater avec Internet la musique.
07:20Et puis, il a fallu vingt ans pour ré-innover, trouver des nouveaux modèles économiques.
07:23Donc moi, à la fin de l'histoire, je ne suis pas très inquiet.
07:26Je pense qu'on va se renouveler, on voit des nouveaux métiers qui se créent aujourd'hui.
07:29La difficulté, ce qu'on va avoir collectivement à gérer, et nous aussi en tant que citoyens,
07:33c'est la transition, parce que dans des métiers, par exemple, comme agent de service client,
07:37l'IA qui est capable de le remplacer aujourd'hui existe.
07:40C'est 200 ou 250 000 salariés en France qui travaillent dans ces métiers.
07:44Et ça y est, les premiers plans de licenciement sont arrivés.
07:46Et ça, ça va se reproduire dans beaucoup d'industries, dans beaucoup de métiers.
07:50Et c'est ça, moi, qui me fait peur, c'est cette phase de transition.
07:52Alors, il y a des trucs qui peuvent être un peu effrayants.
07:54On le voit quand même, et on le voit de plus en plus dans des articles de presse qui sortent,
07:58ou des vidéos.
07:59Il y a quand même des personnes qui tombent amoureuses, par exemple, d'une IA.
08:04Bien sûr.
08:04C'est particulier quand même.
08:06Oui, et d'ailleurs, ça cartonne au Japon, en Corée.
08:08Des ados, aujourd'hui, ont des IA dans leur poche avec qui ils conversent toute la journée.
08:12C'est leurs nouveaux amis.
08:13Effectivement, ça questionne nos relations sociales.
08:15Ça va questionner le monde de l'éducation.
08:17On sait très bien que le modèle d'un prof avec 30 gamins, ça ne marche pas.
08:20Donc, on a tous à gagner à avoir une IA aussi dans l'école pour aider les enfants à mieux apprendre.
08:25Mais du coup, qu'est-ce qui va rester aux relations sociales ?
08:27C'est une vraie question.
08:28Alors, Maxime, en vous présentant tout à l'heure, disait également que vous étiez un spécialiste du no-code.
08:32On va en parler tout de suite.
08:33Mais avant de parler du détail sur le no-code, il faut d'abord qualifier ce que c'est.
08:36C'est quoi le no-code, Francis Solon ?
08:38C'est tout simplement les technologies aujourd'hui, les logiciels qui permettent de faire des solutions digitales sans avoir à écrire une ligne de code.
08:44Et ça, c'est une très bonne nouvelle puisque je vous rappelle que dans ce bas monde, il n'y a pas plus de 0,3% de la population mondiale qui s'est codée.
08:51Entre 86% qui sait lire, écrire et compter, vous pourrez penser que savoir coder, c'est un savoir fondamental.
08:56Eh bien, pas du tout.
08:57La bonne nouvelle, c'est qu'aujourd'hui, chacun d'entre nous peut être acteur de sa vie digitale grâce à ses outils.
09:01Et vous y croyez beaucoup, au no-code, pour les années à venir ?
09:03Oui, bien sûr, parce que la complémentarité IA et no-code va permettre de pouvoir avoir une simplicité de création.
09:10Et l'IA qui va piloter, écrire le code à votre place.
09:13Et donc, on peut faire le travail d'un développeur sans développeur.
09:16Alors, Francis Solon, je crois qu'on s'intéresse à vous.
09:18Vous êtes dans Oser Entreprendre.
09:19Vous êtes un entrepreneur avec, à votre actif, je l'ai dit tout à l'heure,
09:22une quinzaine d'entreprises, dont la plus connue est Sarenza.com,
09:25société française de e-commerce spécialisée dans la vente de chaussures,
09:28que vous aviez lancée en 2005.
09:31Le pari initial était Oser, vente des chaussures en ligne sans possibilité d'essayer avant-achat.
09:36C'était révolutionnaire pour l'époque.
09:37On était les premiers, c'était même un peu plus tôt que ça, c'était 2003.
09:402003.
09:40Mais effectivement, on a été les premiers à faire la livraison et le retour gratuit.
09:43D'ailleurs, c'est très drôle, c'est une belle histoire.
09:45Il y a plein d'anecdotes autour de celle-ci.
09:46En particulier à l'époque, aucun des spécialistes, des experts du métier de la chaussure n'y croyait
09:51parce qu'ils étaient tous convaincus qu'on ne pouvait pas vendre de chaussures sans les essayer.
09:55Ça, c'est poser le problème.
09:56Il fallait simplement trouver la solution et c'était la livraison et le retour gratuit.
09:59Mais tout dérape en 2007.
10:00Parce qu'en 2007, vous êtes écarté en marge d'un conseil d'administration,
10:03un mercredi soir en moins de deux heures.
10:05Durant la nuit, les serrures des bureaux sont changées
10:07pour vous empêcher de remettre les pieds dans ce qu'était votre entreprise.
10:10Qu'est-ce que vous ressentez sur le moment ?
10:12C'est très difficile.
10:13D'abord, c'est quelque chose qui s'est déployé sur plusieurs semaines, plusieurs mois
10:18jusqu'à arriver à ce point d'orgue.
10:19On n'y croit pas.
10:21Il faut repartir de zéro.
10:23Parce que je rappelle que quand on est chef d'entreprise,
10:25on n'a aucune sécurité financière.
10:27Donc, pas de chômage, bien évidemment.
10:28Moi, je n'avais pas d'argent de côté à ce moment-là.
10:31C'est très violent.
10:33Mais je crois que c'est aussi un apprentissage.
10:35Parce que moi, j'ai compris beaucoup de choses à cette occasion-là.
10:39Pourquoi on en était arrivé là ?
10:40Pourquoi je m'étais en gueule avec mes associés ?
10:42Pourquoi on s'était mis à dos les fonds d'investissement ?
10:44Ce n'est jamais des situations toutes noires ou toutes blanches.
10:47C'est toujours finalement un groupe d'humains qui n'arrivent pas à s'entendre pour faire avancer une boîte.
10:51Francis Solon, vous avez peut-être bien réagi parce que vous avez réussi à vous créer un avenir.
10:54Parce que pour certains autres chefs d'entreprise qui vivent une situation similaire
10:58ou un dépôt de bilan complexe et qui n'ont rien derrière,
11:00en revanche, ils ont quand même le temps de revenir sur le sujet longuement et ils n'ont pas de solution.
11:04Oui, bien sûr. C'est pour ça que j'ai décidé d'accompagner Les Rebondisseurs,
11:07qui est une association qui aide justement.
11:09J'ai rencontré une femme, et ça, ça m'a vraiment marqué,
11:13qui était dans cette situation et qui s'est retrouvé à vivre avec sa fille dans sa voiture pendant un mois
11:16parce qu'elle n'avait personne pour l'aider.
11:18Moi, mes parents étaient là.
11:19Ils ont payé mon loyer pendant 2-3 mois, le temps que je me refasse,
11:22que je relance un nouveau projet.
11:23Et je crois aussi que peut-être ce qui m'a renforcé dans cette histoire,
11:26c'est le fait de repartir tout de suite.
11:28Je ne suis pas resté là à m'apitoyer sur mon sort.
11:30J'ai avancé, j'ai fait mon retour d'expérience,
11:33j'en ai parlé à d'autres entrepreneurs et ça m'a beaucoup aidé.
11:35Merci à vous.
11:36Et on va prolonger justement ce qui vous est arrivé avec notre consultant dans un instant.
11:40Et merci beaucoup, Francis Levin, d'être passé du côté d'Osez Entreprendre ce matin.
11:43Et je rappelle que vous êtes le président d'Elegria Group
11:46et l'ambassadeur du plan national d'Osezilia.
11:52Pour conclure ce volet d'Osez Entreprendre, mon cher Thomas,
11:56nous sommes avec Alexandre Lacharme, serial entrepreneur, business angel,
12:00et consultant entrepreneurial pour oser entreprendre.
12:03Et vous allez avec Alexandre justement nous parler de ces dirigeants
12:06qui se sont fait congédier mais alors sans ménagement par leurs actionnaires.
12:10Et oui Maxime, parce que selon les observateurs,
12:12d'ailleurs une vingtaine de grands patrons français ou européens
12:14ont quitté leur poste l'an dernier,
12:16y compris dans plusieurs sociétés du 440,
12:18Crédit Agricole, Renault, Kering, Vinci, Schneider Electric, je m'arrête là.
12:22Cette valse des PDG, Alexandre, s'explique pour quelles raisons ?
12:26Eh bien Thomas, c'est le résultat d'une triple pression.
12:29Tout d'abord celle des actionnaires,
12:31plus puissants et plus exigeants.
12:33Ensuite celle des marchés qui sanctionnent la moindre erreur.
12:36Et enfin celle de la complexité mondiale entre géopolitique, fiscalité et réglementation.
12:40Les dirigeants aujourd'hui naviguent dans une tempête permanente.
12:43Donc même un bon dirigeant peut être remercié en définitive ?
12:45Eh bien clairement, clairement les résultats ne suffisent plus.
12:48Par exemple Jean-Marie Tritan chez Unibail,
12:50un groupe spécialisé en immobilier commercial,
12:52a été poussé dehors malgré de bonnes performances.
12:55Aujourd'hui l'équation c'est soyez performant mais surtout obéissez à vos actionnaires.
13:00En plus d'être performant, il faut exécuter la vision des actionnaires
13:03sans froisser leur susceptibilité.
13:05Une souplesse qui confine à du contorsionnisme.
13:07Oui et les entreprises familiales, elles sont appardiers ou pas ?
13:11Pas plus.
13:12Chez Kering ou Sodexo par exemple,
13:14les héritiers fondateurs ont eux aussi dû lâcher les rênes récemment.
13:18Porter le nom du créateur n'est plus une garantie d'immunité.
13:20Les investisseurs veulent du rendement.
13:23Donc ce que vous êtes en train de nous dire ce dimanche matin,
13:25c'est que PDG est devenu un statut précaire en fait.
13:29Eh bien oui, fort de ces exemples, on peut dire que oui,
13:31même si le phénomène ne date pas d'hier.
13:33Il s'accélère.
13:34Pour atténuer ce risque, certains dirigeants bénéficient de parachutes dorés,
13:38c'est-à-dire de clauses contractuelles qui leur assurent d'importantes indemnités
13:42en cas de départ forcé.
13:44Par exemple, récemment, Carlos Tavares, ancien dirigeant de Stellantis,
13:48groupe automobile propriétaire en taux de Peugeot et Citroën,
13:51a négocié une indemnité de départ de 2 millions d'euros
13:54en plus d'un bonus de 10 millions.
13:56Ce qui représente l'équivalent de près de deux siècles
13:59du salaire moyen d'un cadre français.
14:01Ça, c'est parlant.
14:02Et ça va nous faire rêver un peu.
14:03Merci à vous, Alexandre.
14:04Carlos Tavares qui a écrit un livre pour se défendre de ces années
14:06à la tête de Stellantis.
14:08Merci beaucoup.
14:08Et Thomas, on vous retrouve dans un instant pour Oser Investir.
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