00:00C'est l'effet de la France de manière générale, on sait les conséquences, si le budget de la sécurité sociale n'est pas adopté.
00:04Le déficit bondit à 30 milliards et dans le même temps, il n'y aurait pas de revalorisation pour les hôpitaux
00:11qui ont besoin aujourd'hui de moyens supplémentaires pour les EHPAD dans le budget que nous sommes en train de discuter.
00:16Il y a 3 milliards d'euros de plus pour les EHPAD et les hôpitaux.
00:19Il y a donc aujourd'hui l'intérêt national qui est en jeu.
00:22Il faut absolument que ce texte passe pour sauver notre sécurité sociale et puis pour avancer.
00:27Moi j'étais dans ma circonscription ce week-end, ce que les gens me disent c'est pitié, avancez, vous allez trouver un compromis.
00:33Maintenant il faut le valider. Je rappelle que le projet de loi de financement de la sécurité sociale dont on parle,
00:36chaque article a été voté par l'Assemblée. Chaque partie a été votée par l'Assemblée.
00:41Donc on est dans l'exercice le plus démocratique de l'histoire de notre Assemblée.
00:44C'est la première fois, moi depuis que je suis député, depuis 2022, qu'on a voté en entier un projet de loi de financement de la sécurité sociale.
00:50Maintenant il faut que ça avance, il faut que ce budget soit adopté.
00:53Ceux qui veulent s'abstenir à droite et chez Horizon nous ont dit tout l'après-midi, c'est un budget exécrable, c'est un budget fait de du prix.
01:02En fait ce sont les jeunes et les retraités et les actifs qui vont tout payer plus tard ces prochaines années.
01:07Vous leur répondez quoi ?
01:08Ils ne vont rien payer du tout. Je rappelle qu'on a réindexé les pensions de retraite sur l'inflation, l'intégralité des pensions de retraite.
01:13On a réindexé aussi les minima sociaux. On a supprimé tout ce qui touchait les classes populaires et les classes moyennes.
01:20On a supprimé le doublement des franchises médicales, les déremboursements de médicaments, les déremboursements de consultations.
01:25C'est un très bon budget pour les classes populaires.
01:27Mais précisément, en fait, ils disent que les générations futures vont finir par le payer. Il n'y a pas assez d'économies.
01:32Surtout si elles paieraient, si jamais le PLFC ne s'était pas adopté, puisque du coup ce déficit serait beaucoup plus important.
01:37On divise quand même le déficit de la sécurité sociale par deux dans ce budget.
01:41Ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'il y a beaucoup de postures.
01:44Edouard Philippe est candidat à la présidentielle. Il a peur que Sébastien Lecornu lui passe devant.
01:48Et donc, il souhaite lui rendre la tâche la plus difficile possible.
01:51Peut-être qu'Edouard Philippe est cohérent, si j'ose dire, avec ses idées. Il a toujours été très rigoureux, dit-il, en matière de finances publiques.
01:55Oui, on l'a bien vu. Double 1 milliard de dettes en plus sous le mandat d'Edouard Philippe.
02:01Des comptes qui n'ont pas été tenus. Je rappelle que la dernière fois que les comptes ont été tenus dans ce pays, c'est quand François Hollande a quitté le pouvoir.
02:07En 2017, le déficit était à 2,5% du PIB. Aujourd'hui, il est à 5,4%.
02:11Il ne dit rien, ingénieur du chaos comme Olivier Faure ?
02:13On voit bien la gestion des finances publiques.
02:15Oui, bien sûr, il a raison.
02:16Edouard Philippe ne comprend pas ce qu'il a dit.
02:19Les gens ne le comprennent pas sur le terrain.
02:20Il ne dit rien pendant trois mois alors que le budget se prépare.
02:23Et puis, à la toute fin, au moment où le compromis est trouvé, où le vote doit avoir lieu,
02:27il décide de mettre la pagaille, de mettre le désordre.
02:29Pourquoi ? Parce qu'il joue la présidence de 2027.
02:32Nous, on ne joue pas la présidence de 2027, on joue l'intérêt national, on joue le budget de la sécurité sociale.
02:37Et j'espère vraiment de tout cœur qu'une majorité de collègues confirmeront les votes que nous avons eus depuis plusieurs semaines.
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