Skip to player
Skip to main content
Search
Connect
Watch fullscreen
Like
Bookmark
Share
More
Add to Playlist
Report
France : Lecornu déplore "les appétits partisans" qui ont conduit à sa démission
France 24
Follow
3 months ago
Category
🗞
News
Transcript
Display full video transcript
00:00
Nous sommes en ligne à propos du Fonds avec Erwann Balanant.
00:04
Bonjour, merci de nous rejoindre sur l'antenne de France 24.
00:10
Vous êtes député du Finistère.
00:14
Quand, j'imagine que vous avez écouté l'allocution du Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu,
00:21
quand il fustige l'incapacité du compromis, les ambitions personnelles avant le bien commun,
00:28
l'absence de sens de l'intérêt général, est-ce que vous, en tant que responsable politique,
00:35
vous vous sentez concerné par de tels propos ?
00:39
Moi, j'avoue que j'ai un sentiment quasi de honte d'appartenir au cirque que nous vivons depuis hier soir.
00:49
Il y a un certain nombre de sujets de préoccupation des Français
00:53
et un certain nombre de personnes politiques, personnalités politiques, ne pensent qu'à la présidentielle.
01:01
Qui, selon vous, vous pensez à Bruno Retailleau ?
01:05
Je ne vais pas nommer parce que je ne vais pas participer à ce petit jeu politique ridicule.
01:15
Mais vous voyez bien qu'un certain nombre de familles politiques sont aujourd'hui dans l'irresponsabilité.
01:21
Et c'est compliqué aujourd'hui de se dire...
01:28
J'avoue, je suis sidéré, en fait.
01:30
Comment on fait pour répondre aux préoccupations des Français dans la situation actuelle
01:35
quand vous avez des personnalités politiques qui ne pensent qu'à la présidentielle ?
01:41
Comment on fait ?
01:42
Bon, moi, j'avoue que je n'ai pas de solution.
01:44
Le retour aux urnes, je n'y crois pas beaucoup parce que ça serait précipité.
01:48
Ça ne réglerait rien des problèmes de fond.
01:53
Donc, comment on sort du blocage ?
01:56
Je pense par une prise de conscience des hommes et des femmes politiques
02:00
qu'ils ne sont pas là pour se faire plaisir.
02:02
Ils sont là tout simplement pour rendre service aux Français.
02:04
Et donc, que chacun se dise à un moment, moi, si je suis élu, si je fais de la politique,
02:11
c'est pour être sur le terrain, pour proposer des amendements,
02:14
pour effectivement faire un budget, proposer les solutions que je porte pour le pays
02:20
dans un esprit de dialogue et de construction.
02:23
Parce que ce qui me sidère, c'est que, et le Premier ministre le dit,
02:27
c'est qu'il suffit de peu et que dans le huis clos des conciliabules,
02:32
on voit souvent que des accords sont possibles.
02:34
Donc, faisons ces accords, répondons aux questions auxquelles les Français nous demandent de répondre,
02:42
et urgemment, parce que sinon, effectivement, nous allons au devant d'une catastrophe.
02:46
Et cette catastrophe, c'est la montée des extrêmes,
02:51
le populisme qui laisse croire qu'il va répondre à tout,
02:54
et qui en répond, et en réalité, casse tout,
02:57
et pourrait casser notre modèle républicain et notre modèle social,
03:00
qui est un beau modèle en réalité.
03:01
– On entend que vous parlez de votre honte, des questions que vous vous posez,
03:07
mais si vous, vous êtes élu depuis une petite dizaine d'années, je crois,
03:11
si vous, vous n'avez pas la réponse à la question que se posent les Français aujourd'hui,
03:15
de où va-t-on, comment on va s'en sortir,
03:18
qui a la réponse ?
03:20
– Mais si, on a des réponses.
03:23
On a des réponses.
03:24
Moi, ça fait huit ans que je suis élu, vous l'avez signalé.
03:28
Avant, j'ai été responsable associatif et élu local.
03:33
On est un certain nombre d'hommes et de femmes politiques dans cette Assemblée
03:38
à chercher du compromis et du consensus tous les jours.
03:42
Vous voyez, on est un certain nombre à ne pas penser à la présidentielle
03:45
et à tenter d'être des parlementaires scrupuleux de nos territoires,
03:51
scrupuleux des attentes des Français.
03:52
Et nous sommes dans un temps, et le Premier ministre des missionnaires l'avait dit,
03:57
nous sommes dans un temps où le pouvoir est au Parlement.
04:01
Mais pour que le pouvoir soit au Parlement,
04:04
il faut quelque part des adultes dans les hémicycles
04:08
et des gens qui ne pensent pas à la présidentielle,
04:11
des gens qui pensent tout simplement à régler un certain nombre de problèmes.
04:15
Et il y a des solutions.
04:16
Il y a la question de la justice devant l'impôt
04:19
et des questions d'imposition équitable ou de justice fiscale,
04:26
comme certains le disent.
04:27
– Pardon, je vous interromps,
04:29
mais est-ce que c'est audible aujourd'hui de tenir un discours ?
04:32
On entend votre désarroi, votre honte, vous avez dit,
04:35
de dire qu'il faudrait qu'il y ait des adultes dans l'hémicycle.
04:37
À un temps, en un temps, on demande tellement d'efforts aux Français
04:41
de se serrer la ceinture.
04:44
Il y a quelque chose qui paraît peut-être tout à fait inaudible
04:49
de dire, voilà, responsabilisez-vous,
04:52
faites passer l'intérêt de la nation avant vos ambitions personnelles.
04:58
En ce moment, on demande tant d'efforts aux électeurs.
05:02
– Mais moi, je n'entends que ça de la part des Français que l'on rencontre.
05:07
Je n'entends que travailler ensemble.
05:10
J'étais, au moment de la démission du Premier ministre,
05:17
j'étais à l'hôpital de Quimperlé, chez moi, dans ma circonscription,
05:23
dans une réunion avec la CGT pour parler de l'avenir de la psychiatrie.
05:30
Bon, on était en train d'essayer de trouver des solutions collectivement,
05:34
en discutant, moi, élu centristes, avec la CGT,
05:39
en disant on va essayer de trouver des solutions concrètes.
05:44
C'est ça la politique, ce n'est pas autre chose.
05:47
Et il y a des solutions.
05:49
Il y a dans l'hémicycle des gens qui sont prêts à travailler ensemble.
05:53
Ils sont nombreux, mais il faut qu'ils sortent des postures.
05:56
Et il faut qu'ils sortent des intérêts partisans, comme l'a dit le Premier ministre.
06:01
– Et vous, aujourd'hui, s'il y a un effort à faire,
06:03
de quel côté doit-il venir ?
06:06
Alors, vous allez me dire de tous les côtés,
06:07
mais est-ce que vous trouvez qu'il y a un parti, une formation,
06:11
qui est plus responsable aujourd'hui du blocage que vous dénoncez ?
06:16
– Vous avez dit, c'est un blocage.
06:19
Et quand tout le monde est bloqué, il faut à un moment donné
06:23
que certains fassent des pas vers les autres.
06:27
Moi, je le dis avec humilité, il me semble que notre famille politique,
06:32
les démocrates, nous avons fait des pas.
06:34
Nous avons ouvert des pistes, nous avons parlé de la question de l'impôt sur la fortune
06:40
qui a été un vrai irritant dans ce pays et nous sommes prêts à y revenir.
06:44
Nous sommes pour un transfert des cotisations sociales vers le capital
06:51
pour rééquilibrer les flux et pour permettre aux personnes qui travaillent,
06:57
pardon, aux salariés, de gagner plus.
06:59
Voilà, et donc ça, ce sont des efforts effectivement plus vers la gauche.
07:04
Mais à côté de ça, nous faisons aussi des pas vers la droite en disant
07:08
nous devons régler la question des déficits
07:11
et nous devons trouver des moyens de réduire ce déficit.
07:14
Donc vous voyez, mais il faut que chacun fasse un pas vers l'autre.
07:19
Et ce qui est sidérant, c'est que si l'on croit le Premier ministre,
07:22
il n'y a pas de raison de ne pas le croire,
07:24
c'est quand il nous dit que dans le huis clos des négociations,
07:27
il y a des choses qui avancent.
07:28
D'ailleurs, on l'a vu sur le conclave des retraites.
07:30
On était à quelques millimètres d'un accord.
07:33
Bon, eh bien, sortons de nos postures et travaillons pour les Français.
07:38
C'est tout ce que moi j'ai à dire à ce stade et c'est ce que je vais faire
07:41
pour les peut-être peu de temps qu'il me reste de parlementaire
07:44
dans cette législature en tout cas.
07:47
Oui, merci beaucoup Erwann Balanant, député ex-Modem,
07:52
député Les Démocrates, parti centriste du Finistère.
07:56
Toujours Modem.
07:57
Ah, toujours Modem.
07:58
C'est juste que notre nom, c'est Les Démocrates.
07:59
Pardonnez-moi, pardonnez-moi.
08:00
Nous sommes Les Démocrates.
08:01
Oui, oui, Les Démocrates du Finistère.
08:03
Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions.
08:05
Gautier et Gautier-Ribinski.
08:07
Oui, je trouve particulièrement intéressant ce qu'a dit votre invité,
08:11
notre invité à l'instant.
08:12
Parce que c'est vrai que la classe politique,
08:14
bon, on l'a explicité,
08:17
la classe politique française est très friande
08:19
de, justement, de ces oppositions catégoriques
08:23
auxquelles on pourrait souscrire
08:25
si elles signifiaient vraiment quelque chose.
08:27
Là, le problème, c'est qu'elles signifient pas grand-chose.
08:29
Mais je dois dire aussi que leur incurie et leur indigence
08:35
à ces partis politiques français
08:36
est grandement facilité par une attitude consumériste
08:39
qui est la nôtre.
08:40
C'est-à-dire que nous choisissons des partis
08:44
comme on choisit au supermarché,
08:45
telle ou telle marchandise,
08:47
puis on dit non, celle-là je la prends, celle-là je la prends pas.
08:49
C'est-à-dire, en gros, que les Français ont tendance,
08:52
pas tous, loin de là,
08:53
mais ils ont tendance quand même majoritairement
08:55
à se contenter de l'élection présidentielle,
08:58
et de la législative, pour exprimer et participer à la vie.
09:01
À la vie politique et à la vie de la nation.
09:04
Alors qu'il y a quantité de possibilités,
09:07
alors d'abord associatives,
09:09
pour, c'est pour ça que ce que disait notre invité
09:12
était intéressant,
09:13
pour justement être dans le coup,
09:15
dans le mouvement,
09:16
des idées qu'il faut promouvoir
09:18
pour obtenir telle ou telle chose,
09:20
ou tel ou tel compromis.
09:22
À la décharge des Français, à l'inverse,
09:24
et je m'arrêterai là,
09:25
c'est qu'il faut bien reconnaître
09:26
qu'à part certains partis,
09:28
et malheureusement aux extrêmes,
09:29
à part certains partis,
09:30
vous n'avez plus ce type de partis populaires
09:34
et de masses
09:34
qui permettaient ce genre d'engagement.
09:37
Regardez encore une fois,
09:38
alors là, je ne serai pas d'accord
09:39
avec ce que disait notre invité,
09:41
regardez encore une fois
09:42
ce qu'on appelle le bloc central,
09:45
à l'exception, à la limite,
09:46
je veux bien le concéder,
09:48
à l'exception peut-être du modem
09:49
où il y a vraiment des gens engagés.
09:51
Regardez, le parti Renaissance, c'est quoi ?
09:53
C'est un parti de, finalement,
09:56
de représentation,
09:57
c'est un parti presque de notable,
09:59
et je me souviens même d'une fois
10:00
où dans un texte important
10:02
à l'Assemblée nationale,
10:03
et qui était important
10:04
pour le président de la République,
10:07
eh bien tous les députés
10:08
de sa formation n'étaient pas présents.
10:10
Ça veut dire qu'il y a aussi
10:11
un côté très dilettante
10:13
dans cette classe politique.
10:15
Évidemment, ça n'est pas un constat général,
10:18
mais si vous voulez,
10:19
pour qu'il y ait un rapprochement
10:20
avec les Français,
10:21
et que les Français s'engagent
10:23
justement à leur échelon,
10:24
il faut aussi que les partis
10:26
fassent un bout du chemin
10:27
et que les Français se disent
10:28
qu'ils ne sont pas là uniquement
10:29
pour voter à la présidentielle
10:31
ou au législateur.
Be the first to comment
Add your comment
Recommended
0:56
|
Up next
France : Sébastien Lecornu annonce sa démission et déplore les "appétits partisans"
France 24
3 months ago
7:35
REPLAY - Sébastien Lecornu s'exprime après sa démission à Matignon
France 24
3 months ago
10:59
Démission de Lecornu : la France s'enfonce dans une crise politique
France 24
3 months ago
1:08
Démission de Lecornu : les Français dans l'incompréhension
France 24
3 months ago
13:15
Démission de Lecornu : le PS demande la nomination d'un Premier ministre de gauche
France 24
3 months ago
2:43
France: Lecornu doit former un gouvernement d'ici lundi
France 24
3 months ago
8:08
Démission de Lecornu : ce qu'il faut retenir de son discours à Matignon
France 24
3 months ago
2:10
Démission de Lecornu : le RN appelle à une dissolution de l'Assemblée nationale
France 24
3 months ago
4:00
Démission de Lecornu : la gauche se met en ordre de bataille
France 24
3 months ago
3:57
Lecornu souhaite un gouvernement qui ne soit "pas emprisonné par les partis"
France 24
3 months ago
1:12
Budget : Sébastien Lecornu face aux députés, le PS prêt à censurer
France 24
3 months ago
6:57
France : ultimes négociations pour le Premier ministre démissionnaire
France 24
3 months ago
2:37
France : Sébastien Lecornu échappe à la censure, "les débats vont pouvoir commencer"
France 24
3 months ago
5:54
France : Lecornu déclare qu'"il faut renégocier" l'accord franco-algérien de 1968
France 24
3 months ago
4:29
Démission de Lecornu : du jamais-vu, seulement 12 heures après la formation du gouvernement
France 24
3 months ago
4:46
Démission de Lecornu : l'échec d'un retour au parlementarisme
France 24
3 months ago
2:27
Démission de Lecornu : réunion d'urgence en cours chez Les Républicains
France 24
3 months ago
6:16
Lecornu: “Je ne serai pas un problème” pour le gouvernement français, dans son premier discours
France 24
3 months ago
1:44
Nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu : les défis à relever
France 24
3 months ago
16:55
Démission de Lecornu : LFI demande "l'examen immédiat" de la motion de destitution de Macron
France 24
3 months ago
1:06
France : Lecornu demande d'étudier des législatives anticipées
France 24
1 week ago
1:58
France : Lecornu survit à deux motions de censure grâce à l'abstention du PS
France 24
3 months ago
40:36
Sébastien Lecornu échappe à la censure : Le Premier ministre gagne une bataille
France 24
3 months ago
42:53
Gouvernement Lecornu : censure ou pas ?
France 24
3 months ago
1:57
Démission de Lecornu : les différentes réactions de la classe politique
France 24
3 months ago
Be the first to comment