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00:00Bienvenue dans le débat, il est consacré à la crise politique en France.
00:04Sébastien Lecornu sera-t-il censuré ?
00:06Le Premier ministre français a fait son discours de politique générale devant les députés
00:10et il a annoncé la suspension de la réforme des retraites jusqu'à l'élection présidentielle.
00:17Sébastien Lecornu a aussi confirmé ne pas utiliser l'article 49.3.
00:21Le Premier ministre a évoqué une méthode de partage de pouvoir.
00:25Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez.
00:28Les députés écologistes voteront la censure du gouvernement, ont-ils dit ?
00:32Malgré la suspension de la réforme des retraites.
00:35Laurent Wauquiez appelle, quant à lui, les députés LR à ne pas la voter, cette censure.
00:40La suspension de la réforme des retraites est une victoire.
00:43A lancer le chef des socialistes à l'Assemblée, Boris Vallaud.
00:47Deux motions de censure ont été déposées par les Insoumis et par le Rassemblement national.
00:51Elles seront discutées jeudi.
00:53Alors on va revenir sur cette déclaration de politique générale du Premier ministre.
00:57Quelles sont toutes ces réactions politiques ?
01:00Quelle est la probabilité finalement que Sébastien Lecornu soit censuré ?
01:04On en parle avec mes invités.
01:05J'ai le plaisir d'avoir à mes cÎtés Mathieu Gallard.
01:07Bonsoir.
01:08Bonsoir.
01:08Merci d'ĂȘtre lĂ .
01:09Directeur d'études chez Ipsos.
01:11En face de vous, Isabelle Thys Saint-Jean.
01:12Bonsoir.
01:13Bonsoir.
01:13Merci d'ĂȘtre lĂ .
01:14Économiste et professeur Ă  l'UniversitĂ© Sorbonne Paris-Nord.
01:18Ce soir, nous avons également Henri Vernet avec nous.
01:21Bonsoir.
01:21Henri, rédacteur en chef adjoint aux Parisiens aujourd'hui en France.
01:25Et puis Lou Bémont de Seineville.
01:27Bonsoir.
01:28Rédacteur en chef adjoint du journal La Croix.
01:32Avant de démarrer ce débat, je vous propose d'écouter un extrait du discours de politique
01:36générale de Sébastien Lecornu.
01:38C'était aux alentours de 15h, 15h30, heure française.
01:41VoilĂ  ce qu'il a dit.
01:42Je proposerai au Parlement, dÚs cet automne, que nous suspendions la réforme de 2023 sur
01:48les retraites jusqu'à l'élection présidentielle.
01:51Aucun relĂšvement de l'Ăąge n'interviendra Ă  partir de maintenant jusqu'Ă  janvier
01:562028, comme l'avait précisément demandé la CFDT.
02:01En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres
02:08jusqu'Ă  janvier 2028.
02:11Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bùtir de nouvelles solutions.
02:16La suspension pour faire mieux est la solution si chaque acteur s'est en tiré quelque chose.
02:23Henri Vernet, votre réaction, c'est une vraie concession de la part d'un macroniste comme
02:27Sébastien Lecornu ?
02:27Oui, et inversement, c'est une vraie victoire pour le PS, parce qu'il est mĂȘme allĂ©
02:30plus loin que...
02:32Il a citĂ© la CFDT, pour bien montrer quand mĂȘme que lui, il est pour le dialogue social,
02:36qu'il est pour cette méthode-là.
02:38Mais la CFDT, justement, elle ne demandait que de la mesure sur l'Ăąge, la suspension
02:41aux 62 ans et 9 mois.
02:43L'histoire du gel des cotisations, de la durée de cotisation, là, c'est un ajout,
02:48c'est une vraie concession pour le coup au PS, puisque normalement, dans le fil de cette réforme,
02:53cette durée aurait dû passer à 175 trimestres au lieu de 170 aujourd'hui.
02:58Donc lĂ , il va encore plus loin.
02:59Bon, le 49-3, ça, on le savait.
03:01Mais oui, bien sûr, il a répondu aux exigences du PS.
03:04C'est une concession, c'est celle du macroniste.
03:06C'est un coin qui est clairement enfoncé dans ce qu'on pourrait appeler le macronisme,
03:11la doctrine économique du macronisme.
03:13C'est vrai que c'est un peu un totem d'Emmanuel Macron, l'oubémont de Seineville,
03:16cette réforme des retraites.
03:18Il ne voulait pas céder.
03:19Et là, il cÚde carrément, en fait.
03:21Non, il ne voulait pas céder, effectivement.
03:22C'est une rupture ou pas ?
03:23Oui, il y a une rupture.
03:24Il y a une rupture dans le logiciel économique macroniste, c'est sûr.
03:28Emmanuel Macron, qui a Ă©tĂ© Ă©lu en 2017 sur des questions Ă©conomiques, quand mĂȘme.
03:32Et on voit bien que c'était aussi un point de blocage fort.
03:34S'il n'y a pas eu de Premier ministre de gauche nommé juste aprÚs les élections partielles,
03:39les législatives partielles, c'est parce qu'il y avait un mot interdit
03:42qui était le mot suspension, réforme des retraites.
03:46Donc voilà, tout ça a été totalement interdit.
03:48Et lĂ , on voit bien que c'est quand mĂȘme la derniĂšre case du jeu de loi
03:52avant le précipice.
03:57Et donc, il a bien fallu céder sur quelque chose.
03:59Mais ça a Ă©tĂ©, effectivement, avec un rapport de force extrĂȘmement fort
04:02depuis quelques semaines.
04:05Mathieu Gallard, est-ce que ça va dans le sens de la responsabilité,
04:07ce que souhaitent un peu les Français,
04:09qui, finalement, en ont assez de ce spectacle de crise politique,
04:12?
04:12Alors, il faut faire attention, parce que c'est sûr qu'il y a une demande
04:14de stabilité dans l'opinion publique, parce qu'effectivement,
04:17les Français sont bien conscients, ils le vivent eux-mĂȘmes tous les jours,
04:19que la situation du pays est difficile.
04:21On le voit dans vos sondages, Ipsos.
04:23Tout Ă  fait.
04:23Et que leur propre situation, notamment sur le plan économique et social,
04:26est difficile.
04:27Est-ce que ça veut pour autant dire qu'ils veulent de la stabilité à tout prix ?
04:30Non.
04:30Et on l'a trÚs bien vu au cours de l'année passée.
04:32Il y avait, au moment de la censure contre le gouvernement de Michel Barnier,
04:35une nette majorité de Français qui la souhaitaient,
04:37au moment de la censure contre le gouvernement de François Bayrou,
04:41exactement la mĂȘme chose.
04:42Mais là, c'est vrai que cette évolution trÚs nette de Sébastien Lecornu,
04:47quelque part, elle va aussi, elle va dans le sens de ce que veut le Parti Socialiste.
04:50De ce point de vue-lĂ , c'est une nette victoire pour le Parti Socialiste.
04:53Et d'ailleurs, qui est reconnue, saluée aujourd'hui par, voilà,
04:57beaucoup d'éditorialistes, d'observateurs qui ne sont pas suspects de sympathie
05:00pour le PS, on va dire.
05:01Et qui notent bien, quand mĂȘme, qu'il a obtenu beaucoup plus que les LR
05:04en un an de socle commun.
05:07Mais c'est aussi et surtout quelque chose qui était attendu par l'opinion.
05:10On sait trÚs bien qu'en 2023, cette réforme des retraites,
05:14elle a suscitĂ© un mouvement social extrĂȘmement fort et extrĂȘmement durable
05:17dans le pays et qu'elle avait laissé vraiment un trÚs, trÚs profond ressentiment
05:20de la part d'une grande partie de l'opinion publique vis-Ă -vis d'Emmanuel Macron,
05:24mĂȘme parmi des segments de la population qui, jusqu'en 2023,
05:29Ă©taient quand mĂȘme plutĂŽt positifs vis-Ă -vis du prĂ©sident,
05:32notamment les cadres supérieurs.
05:34C'est à ce moment-là que vraiment, il a aussi décroché, par exemple,
05:37dans ces catégories supérieures de la population.
05:39Est-ce que ça va rebattre les lignes ?
05:41C'est ce qu'on va voir dans les jours, les semaines.
05:43On va voir dans les jours qui viennent, oui.
05:44Alors, Isabelle Thyssen-Jean, vous qui ĂȘtes l'Ă©conomiste,
05:46le coût de la suspension, il l'a évoqué, 400 millions d'euros en 2026,
05:501,8 milliard d'euros en 2027.
05:53Et elle devra ĂȘtre compensĂ©e.
05:55Donc ça, ça va ĂȘtre aussi, ça va ĂȘtre l'objet d'une grosse discussion Ă  l'AssemblĂ©e.
05:58Alors, oui, mais il y a quand mĂȘme un autre Ă©lĂ©ment qui est une concession
06:02et dont on ne parle pas beaucoup parce que ça apparaßt comme assez technique,
06:05mais c'est en fait assez fondamental pour l'équilibre budgétaire.
06:08C'est la concession sur le niveau du déficit.
06:12En fait, il accepte la trajectoire de déficit.
06:16Ce qu'il faut voir, c'est qu'on est sur une trajectoire descendante.
06:19On ne le dit pas, mais il est confirmé que 2025,
06:23il y aurait déjà à nouveau une baisse du déficit,
06:29alors qu'il y avait cette espÚce d'anomalie française
06:32d'un déficit qui remontait quand tout le monde baissait.
06:35Là, 2025, ça baisse.
06:39Et tout l'enjeu, c'est pour 2026, jusqu'Ă  quel point on fait porter l'effort.
06:45Et en fait, il a accepté de faire un effort moins important.
06:50Alors, il reste trÚs alambiqué sur la formulation,
06:53c'est-à-dire qu'il dit au grand maximum, ça sera 5,
06:57il faut que ça soit inférieur à 5% du PIB, oui, excusez-moi.
07:01Il faudra que ça soit inférieur à 5,
07:03mais on voit bien qu'il a lùché l'objectif qui était l'objectif avant.
07:07Et ça, ça change radicalement quand mĂȘme la violence des mesures qu'il faut prendre.
07:13Donc, ça donne Ă©normĂ©ment de marge de manƓuvre pour une discussion budgĂ©taire
07:18qui sera quand mĂȘme trĂšs, trĂšs, trĂšs compliquĂ©e.
07:21On n'est pas du tout, Ă  mon avis, au bout de l'histoire.
07:23Henri Vernet, vous vouliez réagir là-dessus ?
07:24Oui, je dirais pas que ça change radicalement.
07:26Parce qu'en réalité, oui, l'affichage, c'est 30 milliards, en gros, d'économie
07:29au lieu des 44 milliards du 10% de Mayen.
07:30Ça, 30 milliards au lieu de 44 milliards, c'est quand mĂȘme assez significatif.
07:3420 au lieu de 10, parce que les 30 et les 40, non, disons que c'était 20,
07:38et lĂ , c'est 10.
07:39Donc, c'est quand mĂȘme la moitiĂ© de l'effort en moins.
07:42Oui, si tenté que les actes, que les chiffres à la fin correspondent à la réalité.
07:46Moi, j'ai quand mĂȘme une petite nuance.
07:47Quand vous dites l'anomalie, on est moins dans l'anomalie en Europe.
07:50Mais non, on reste complĂštement dans l'anomalie.
07:52Parce que mĂȘme avec ces dĂ©ficits qui diminuent,
07:55mais on est bien au-dessus des autres.
07:57Je veux dire que 5%, d'abord, on n'y est pas, on verra bien.
07:59Non, l'anomalie dans la dynamique.
08:01On avait une anomalie dans la dynamique.
08:03Mais on reste quand mĂȘme trĂšs loin.
08:05On est bien au-dessus des efforts que font les autres pays européens,
08:08que ce soit sur l'Ăąge de la retraite.
08:10La comparaison, elle est quand mĂȘme patente.
08:11Elle est lĂ , elle est factuelle.
08:13On est vraiment le pays.
08:14Et sur les déficits également.
08:17C'est quand mĂȘme, on est aujourd'hui le pays
08:19qui se comporte de la maniÚre la plus désinvolte par rapport à...
08:22Alors, donc lĂ , c'est politique.
08:23On lĂąche pour la gauche.
08:24C'est un peu...
08:25Oui, on lĂąche pour la gauche.
08:27On lùche pour durer, ce qui est plus problématique, selon moi.
08:30On lĂąche pour durer, pour qu'Emmanuel Macron,
08:32finalement, continue à essayer d'avancer ses réformes.
08:35Mais c'est vrai, c'était la seule réforme qui restait.
08:38Mais mĂȘme cette rĂ©forme, est-ce qu'elle Ă©tait vraiment intĂ©ressante ?
08:40C'est une réforme assez banale, cette réforme des retraites.
08:43Quand Macron arrive, vous disiez en 2017 qu'il arrive avec ça.
08:46Mais oui, mais il arrive avec un vrai projet,
08:48qui est un projet, pour le coup, celui-lĂ , de rupture,
08:51qui était une retraite à soi.
08:52Révolution, il disait à l'époque.
08:53Révolutionnaire, on aime bien ce mot en France.
08:55C'était le titre de son livre.
08:57Oui, mais enfin, on ne l'a fait plus tellement, en réalité,
08:59depuis deux siÚcles, la révolution.
09:00Mais bon, on se contente de rupture quand elle existe réellement.
09:03Mais il y a ça, que mĂȘme cette rĂ©forme-lĂ ,
09:05la chose qui restait, ça part un peu à volo.
09:09Sur la trajectoire et sur la dynamique,
09:12le problÚme, c'est que la trajectoire annoncée,
09:15c'est ce que dit le Haut Conseil des Finances Publiques,
09:18qui est pourtant...
09:18TrĂšs dubitatif.
09:19Il est extrĂȘmement dubitatif sur le texte qui a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©.
09:25Le texte qui a été déposé, qui est en gros,
09:27Bayrou, sauf la suppression des deux jours fériés.
09:31Donc c'est-Ă -dire une trajectoire oĂč on est Ă  peu prĂšs Ă  4,7.
09:35Et il dit...
09:36Pour cent du PIB.
09:37Pour cent du PIB, oui, Ă  chaque fois, je suis fonctionnaire.
09:39Des filles publiques.
09:41Il dit, en gros, on ne peut pas y arriver.
09:43Pourquoi on ne peut pas y arriver ?
09:44C'est pour ça qu'il ne faut pas aller trop vite
09:46et que moi, je plaide pour qu'on n'aille pas trop vite.
09:49Parce que si vous allez trop vite,
09:50vous cassez la croissance économique.
09:52C'est un mécanisme assez simple.
09:54Vous cassez la croissance économique.
09:55Si vous cassez la croissance économique,
09:57vous avez moins de recettes.
09:58Si vous avez moins de recettes,
09:59eh bien, vous ne comblez pas votre difficulté.
10:01Il vaut mieux y aller plus doucement
10:03pour y aller plus sûrement.
10:05Isabelle Thyssen-Jean, c'est ce qu'ils disent Ă  gauche,
10:06en tout cas, le Parti socialiste.
10:08Et on va écouter Boris Vallaud,
10:10leur leader à l'Assemblée nationale,
10:12qui a pris la parole.
10:13Il était le dernier, d'ailleurs, quasiment,
10:15à prendre la parole à l'Assemblée nationale
10:17en réaction à ce discours de politique générale
10:19de Sébastien Lecornu.
10:21On l'écoute.
10:23Dans ce moment grave,
10:25les députés socialistes et apparentés
10:27assument de ne pas vouloir livrer son combat
10:30ici, dans l'hémicycle,
10:32la République à ses ennemis mortels.
10:34Assument de croire encore
10:36que le débat parlementaire
10:37entre forces républicaines est possible
10:39et peut changer la vie.
10:41Nous voulions la garantie
10:42d'un débat loyal et ouvert.
10:44Vous nous en faites la promesse.
10:46Nous serons vigilants
10:47Ă  ce que vos mots se traduisent en actes.
10:52Souvenez-vous-en,
10:53Monsieur le Premier ministre.
10:55Nous sommes capables de faire des compromis.
10:57Nous en avons fait la démonstration.
10:58Nous sommes capables de renforcer un gouvernement.
11:02Nous l'avons fait par deux fois.
11:04Nous n'avons qu'une boussole.
11:07L'intĂ©rĂȘt du pays,
11:09l'intĂ©rĂȘt des Français.
11:10L'oublier monde cette ville,
11:11il est quand mĂȘme un peu dur,
11:12Boris Vallaud,
11:13parce qu'on lui donne le 49-3,
11:15on lui donne une trajectoire,
11:17et puis une suspension
11:19à la réforme des retraites.
11:20Et finalement,
11:21il ne dit pas clairement
11:22qu'on ne va pas censurer.
11:24mĂȘme si on peut lire entre les lignes.
11:26Boris Vallaud,
11:27il est dans le rapport de force.
11:28C'est-Ă -dire qu'effectivement,
11:29il a remporté une vraie premiÚre victoire.
11:31Et on a bien vu
11:31comment dans le pays,
11:32la question de la taxation
11:33des plus riches s'est imposée
11:35de maniĂšre assez impressionnante,
11:36d'ailleurs,
11:36au mois de septembre.
11:38Et lĂ ,
11:38c'est vrai que
11:38d'obtenir la suspension
11:40de la réforme des retraites,
11:41on nous aurait dit ça
11:42au mĂȘme moment,
11:43l'année derniÚre,
11:44on était dans l'organisation du conclave.
11:46On espérait que ça allait réussir,
11:48mais on n'était pas du tout
11:48sur cette hypothĂšse-lĂ .
11:50Donc oui,
11:50il a remporté une vraie victoire.
11:52AprĂšs...
11:52Il l'a dit d'ailleurs
11:53que c'est une vraie victoire.
11:54AprĂšs,
11:54il y a des élections
11:54qui vont arriver.
11:55Il construit un rapport de force.
11:57Il a aussi des députés
11:58dans son groupe
11:59qui ne sont pas...
12:00Enfin,
12:00qu'il a fallu aussi convaincre
12:01de ne pas voter la censure.
12:02Ou qu'ils la voteront Ă  la fin.
12:03Ils la voteront peut-ĂȘtre.
12:04Ou qu'ils la voteront Ă  la fin.
12:06Si on fait les maths,
12:06pardonnez-moi,
12:07il y a 69 députés PS,
12:08c'est ça.
12:09Il faudrait une vingtaine de voix
12:10qui ne votent pas la censure
12:12pour que la censure
12:12ne passe pas,
12:13en gros.
12:14Absolument.
12:14Donc en tout cas,
12:15il est dans un rapport de force.
12:16Il ne va pas lĂącher le rapport de force.
12:17Il ne va pas dire
12:18on a gagné,
12:18on est avec vous.
12:19Ça, c'est clair.
12:20C'est quand mĂȘme assez Ă©tonnant,
12:21Mathieu Gallard.
12:22Ça vous Ă©tonne ou pas ?
12:23D'abord,
12:23est-ce que la probabilité
12:24de tout de mĂȘme
12:25une censure se réduit là ?
12:27Oui.
12:27Non, mais comme ça a été dit,
12:28c'est assez probable désormais
12:29que les socialistes
12:31Ă  qui finalement
12:32Sébastien Lecornu
12:33a cédé
12:34sur deux points
12:34extrĂȘmement importants
12:35ne votent pas une censure
12:37d'ailleurs d'oĂč qu'elles viennent.
12:39Les problĂšmes
12:40ne sont pas du tout réglés
12:41pour Sébastien Lecornu
12:42Ă  trĂšs court terme.
12:44La premiÚre étape
12:45est réglée.
12:46Ça veut dire jeudi
12:46parce que jeudi
12:47il va y avoir le dépÎt
12:48de ces deux mentions de censure
12:49donc de LFI
12:50et du RN.
12:51A priori,
12:52elles ne seront pas votées.
12:53Il faut la majorité absolue.
12:54Si le PS
12:54reste relativement unie
12:57et bon,
12:58il y a de bonnes chances
12:59que ça soit le cas,
13:01ça tiendra.
13:02Mais aprĂšs,
13:02il y aura toute la discussion
13:03budgétaire
13:04suivante
13:04et là ça va devenir
13:05extrĂȘmement compliquĂ©
13:06parce qu'il va falloir
13:06que Sébastien Lecornu
13:07arrive Ă  tenir
13:09les deux bouts de l'omelette
13:10c'est-Ă -dire
13:10les socialistes
13:11et lĂ  le droit de la Macronie
13:13et les LR ensemble.
13:15Ça va ĂȘtre trĂšs trĂšs compliquĂ©
13:16parce que lĂ 
13:17les socialistes sont satisfaits
13:18mais ils ne se sont pas
13:19pleinement satisfaits.
13:20Il n'y a pas eu
13:21grand chose de dit
13:22enfin rien de clair
13:23en tout cas évidemment
13:24sur l'attaque Zuckman
13:25ou en tout cas
13:26sur la fiscalité
13:26des plus riches.
13:27Il n'y a rien
13:28mĂȘme s'il a dit
13:28qu'il allait tout de mĂȘme
13:29vers le juge social.
13:30Ça va ĂȘtre discutĂ©
13:31mais on sent bien
13:32que ça va ĂȘtre trĂšs difficile
13:33de mettre tout ce monde d'accord
13:34et on voit bien
13:34que du cÎté de l'aile droite
13:35de la Macronie
13:37et des LR
13:38on n'est pas trĂšs satisfaits
13:39de ce qu'il a dit aujourd'hui.
13:41Donc voilĂ 
13:41les prochaines étapes
13:42vont ĂȘtre trĂšs trĂšs compliquĂ©es.
13:44Henri Vernet
13:44du cÎté des socialistes
13:45et 69 députés PS
13:47ils vont voter
13:48ou pas Ă  la censure jeudi ?
13:49Non non
13:49ils ne vont pas Ă  la censure
13:50clairement
13:51il n'y aura pas de censure jeudi
13:53c'est trÚs péremptoire
13:54de dire des choses comme ça
13:55mais quand vous venez
13:55de le dire Ă  mes camarades
13:56non il n'y en aura pas
13:57parce qu'il faut le rappeler
13:58que c'est le RN
13:59et les atomiques
14:00et les écologistes
14:02qui vont voter la censure.
14:04Le PS lĂ 
14:05Boris Vallot ne l'a pas dit
14:06dans l'hémicycle
14:07mais plus tard
14:08le PS a bien annoncé
14:09que non non
14:10ils ne voteront pas la censure
14:11tout en n'écartant pas
14:12qu'il y ait quelques
14:13comme il y en a toujours
14:14mais il y en a également
14:14chez LR
14:15il y a toujours un petit peu
14:16des défrondeurs
14:17comme on disait
14:18du temps de France sur Hollande
14:19et donc il y en aura peut-ĂȘtre
14:205, 6
14:20mais en tout cas
14:21pas la poignée de 20, 25
14:23qu'il faudrait
14:23pour menacer le contenu
14:24donc non non
14:25ça passera.
14:27Attendez c'est la moindre des choses
14:29parce que lĂ 
14:30ce qui est vu comme une victoire du PS
14:31par le PS
14:32et quelque part finalement
14:34le camp macroniste
14:34a aussi gagné
14:35puisqu'ils ont donc cette durée
14:37et au minimum
14:38la possibilité de faire un budget
14:39de le présenter
14:40projet de budget d'ailleurs
14:41maintenant on le connaĂźt
14:42ce qui va ĂȘtre dĂ©posĂ© Ă  l'AssemblĂ©e
14:43il n'y a pas du tout
14:44la taxe Zuckman dedans
14:45bien sûr que le PS
14:46au fil des débats
14:47puisqu'il va y avoir maintenant
14:48deux mois et demi de débats
14:49pourra le réintroduire
14:50mais il n'y aura aucune sens
14:51que ce soit adopté
14:52disons par la majorité
14:52mais pourquoi est-ce qu'il fait ça
14:54Boris Zalot
14:55parce que pour lui
14:56c'est une victoire
14:56pour la gauche
14:57pour le NFP
14:58le front
14:59ce qu'il en reste en tout cas
15:00pour ce front
15:01parce qu'en fait
15:03les insoumis
15:04il faut bien expliquer
15:05qu'ils vont voter la censure
15:06les économistes aussi
15:06et pas le parti socialiste
15:08et pour eux
15:09c'est une défaite
15:10et notamment
15:10les socialistes
15:13ils sont évidemment
15:13construés par les LFI
15:15par les insoumis
15:16donc il faut quand mĂȘme
15:17qu'ils jouent au moins
15:18le cÎté un peu fanfaron
15:19au début
15:21Boris Zalot
15:21en se moquant un petit peu
15:22de ce théùtre
15:23qu'on a vu
15:24aussi bien dans le camp macroniste
15:25que chez LR
15:26mais donc
15:27c'est lĂ 
15:28mais c'est maintenant
15:29que le débat va commencer
15:29mais juste une chose
15:30quand je dis
15:31ce qu'il en reste pour l'instant
15:32attention
15:32il y a des élections municipales
15:33qui sont dans 6 mois
15:34et lĂ  il faudra compter
15:35quand mĂȘme
15:36sur les camarades
15:37les désistements
15:38sur tout le monde
15:38donc ils n'insultent pas
15:40complĂštement l'avenir
15:41non plus
15:41les socialistes
15:42ils ont besoin
15:42bien évidemment
15:43des autres ailes
15:45de la gauche
15:46Isabelle Tissin-Jean
15:47donc a priori
15:48ça devrait passer jeudi
15:49mais aprĂšs
15:50la discussion sur le budget
15:51risque d'ĂȘtre trĂšs dure
15:52et lĂ  il pourrait y avoir
15:53censure Ă  nouveau
15:55alors
15:55on explique
15:56aux téléspectateurs
15:57parce que
15:57c'est pas fini
15:58ça moi je ne sais pas
16:00ça n'est pas dans mon domaine
16:02de compétence
16:02mais ce qui est sûr
16:03c'est qu'on est au début
16:05de la discussion budgétaire
16:06et qu'on voit bien
16:07quand mĂȘme
16:08qu'il y a des projets
16:09qui sont quand mĂȘme
16:09trÚs différents
16:10alors le texte
16:11a été déposé
16:12à l'Assemblée
16:13lĂ  il est sur le site
16:14de l'Assemblée
16:15et effectivement
16:16donc c'est en gros
16:18ce qu'on attendait
16:19donc une trajectoire
16:21qui est effectivement
16:22la trajectoire plus dure
16:23mais il peut y avoir
16:23des amendements
16:24dans la discussion
16:25portée par le gouvernement
16:26qui font que ça sera
16:28qu'on n'arrivera pas
16:30au 4-7
16:31j'ai vu qu'il y a quand mĂȘme
16:32une baisse du nombre
16:34des fonctionnaires
16:35ils disent aussi
16:36qu'ils vont demander
16:36des efforts au plus aisé
16:38voilĂ 
16:38oui alors il y a effectivement
16:39dans le projet de loi
16:41un certain nombre
16:42de mesures
16:42soit reconduites
16:44soit nouvelles
16:45sur la taxation
16:47des plus riches
16:48ou des trĂšs grandes entreprises
16:50sur la taxation
16:52des plus riches
16:52donc il y a effectivement
16:54un projet de loi
16:55alors je ne me souviens plus
16:55du nom de l'article
16:57mais non non
16:58sur les holdings
17:00donc il y a quelque chose
17:01sur les holdings
17:02donc c'est-Ă -dire
17:03c'est pas la taxe Zuckman
17:05mais ça essaye quand mĂȘme
17:06de traiter
17:07le point qui a été soulevé
17:10par Zuckman
17:10et que plus personne
17:11ne conteste
17:12qu'il y ait une déformation
17:14de la répartition
17:16alors pas des revenus
17:17c'est ça le problÚme
17:18mais de la richesse patrimoniale
17:21et qui fait que
17:22l'instrument fiscal
17:23en fait
17:24est plus adapté
17:25donc lĂ 
17:25le gouvernement
17:26fait quelque chose
17:28mais en fait
17:29comme il enlĂšve
17:30la partie
17:32de la richesse
17:34qui relĂšve
17:35de ce qu'ils appellent
17:36l'outil de travail
17:37c'est-Ă -dire
17:38le patrimoine professionnel
17:40le patrimoine professionnel
17:41ben en fait
17:42ils enlĂšvent
17:4280%
17:43de la richesse
17:45des trÚs trÚs fortunés
17:46et donc effectivement
17:47le rendement
17:48de cet impĂŽt
17:49ben c'est pas la taxe Zuckman
17:51oĂč on Ă©tait entre
17:51alors
17:52certains disaient 5
17:53moi je crois pas
17:54c'était entre 15 et 20
17:56ça c'est ce que disent Zuckman
17:57et Phil Payon
17:58on dit plutĂŽt 5 milliards
17:59oui mais il y a des arguments
18:01pour montrer que
18:02en fait non
18:02ça aurait été plus haut
18:04et puis lĂ 
18:05on arrive sur une fiscalité
18:06qui sera Ă  hauteur
18:07de 1,5 milliard
18:09donc c'est clair
18:10qu'on n'est pas du tout
18:11il y a une mesure
18:13mais c'est pas la taxe Zuckman
18:15il y a sur la
18:16pardon
18:16Zuckman lui-mĂȘme
18:17pardon
18:17il y a aussi des choses
18:19sur la fiscalité
18:21donc des hauts revenus
18:22une mesure exceptionnelle
18:24qui est maintenue
18:25il y a la mesure
18:25de l'encadrer
18:26l'optimisation fiscale
18:27ça c'est sur les holdings
18:29et puis il y a
18:31une troisiĂšme mesure
18:32sur les multinationales
18:33oĂč lĂ 
18:34ils la maintiennent
18:35ce qui n'était pas du tout
18:36évident
18:36mais ils la réduisent
18:38de moitié
18:39donc bon
18:40ça fera moins
18:41de rentrée fiscale
18:41mais c'est quand mĂȘme maintenu
18:43il y a des
18:43pardon
18:44non je vais juste
18:45en effet c'est intéressant
18:46et d'ailleurs
18:47la mesure que vous avez citée
18:48sur les holdings patrimoniales
18:49évidemment qu'elle va
18:50beaucoup occuper
18:51les débats à venir
18:52vous avez vu que Zuckman
18:53justement lui a déjà
18:55fait un sort
18:55en quelque sorte
18:56en développant
18:57Ă  quel point
18:58en réalité
18:58elle était illusoire
18:59il a appelé
18:59une mesure
19:00qui prenait soin
19:01de laisser beaucoup
19:02d'échappatoires
19:03et donc il attend
19:04un rendement
19:04de quelques centaines
19:05de millions
19:06mĂȘme pas loin
19:07du milliard et demi
19:08qui a avancé
19:08par le gouvernement
19:09oui parce que
19:10le diable se cache
19:11dans les détails
19:12techniques
19:12on va écouter
19:14Laurent Wauquiez
19:16maintenant
19:16le chef de file
19:17des LR
19:18avant qu'il y ait
19:22la campagne présidentielle
19:23et entre temps
19:25juste faire
19:27cet effort
19:29minimal
19:30qui consiste
19:32Ă  trouver
19:32des compromis
19:33plutĂŽt que
19:34de s'écharper
19:35qui consiste
19:37juste
19:37tout simplement
19:38Ă  discuter
19:40plutĂŽt que
19:41de parier
19:41sur une éniÚme
19:42élection
19:43par défaut
19:44que chaque injuste
19:47soit capable
19:47de ce petit effort
19:50agir pour le moindre mal
19:53dans cette période
19:54oĂč le pire
19:55est possible
19:56et oĂč nous devrions
19:57tous le redouter
19:58Mathieu Gallard
19:5950 députés
20:00à l'Assemblée nationale
20:02bon alors lĂ 
20:02Laurent Wauquiez
20:03tout d'un coup
20:04prĂŽne la discussion
20:05c'était pas du tout le cas
20:06il y a quelques semaines
20:07donc en LR
20:08ils sont divisés
20:09a priori
20:09ils ne vont pas la voter
20:11cette motion de censure
20:12quand mĂȘme
20:12ils ne vont probablement
20:13pas voter
20:13la motion de censure
20:14mais on voit
20:14Ă  quel point
20:15effectivement
20:15c'est un parti
20:16qui est dans une situation
20:17quand mĂȘme
20:17extrĂȘmement
20:18illisible
20:20parce qu'on se souvient
20:22qu'au moment
20:23du vote de confiance
20:24du gouvernement Bayrou
20:25il y avait quoi
20:26pas loin de la moitié
20:27des députés LR
20:28qui soit s'étaient abstenus
20:29soit n'avaient pas voté
20:32la motion de confiance
20:33soit avaient voté
20:33mĂȘme la dĂ©fiance
20:34lĂ  on a vu
20:35qu'il y a eu
20:36tout ce psychodrame
20:37autour de Bruno Retailleau
20:41donc franchement
20:42c'est un parti
20:43qui est dans une situation
20:43trÚs compliquée
20:44donc lĂ  Laurent Wauquiez
20:45essaye
20:46parce que les socialistes
20:47le font de l'autre cÎté
20:47de jouer aussi la carte
20:48de la responsabilité
20:49de la stabilité
20:50mais eux-mĂȘmes
20:51vont ĂȘtre soumis
20:52Ă  des pressions contraires
20:53ça a été trÚs bien dit
20:54tout Ă  l'heure
20:54il y a quand mĂȘme
20:55un certain nombre de mesures
20:56qui essayent
20:57d'attirer le PS
20:59pour le garder
21:00le plus longtemps possible
21:01dans un rapport
21:03relativement favorable
21:03vis-Ă -vis du gouvernement
21:04mais ça va pas plaire
21:05aux LR
21:06évidemment
21:07les LR
21:07des coupes budgétaires
21:08voilĂ 
21:08les LR
21:09ils vont aussi
21:10ĂȘtre trĂšs déçus
21:10par le fait
21:11que finalement
21:11Sébastien Lecornu
21:12ne parle pas
21:13et n'a pas parlé
21:13ou trĂšs peu
21:14d'insécurité
21:15d'immigration
21:15et c'est des sujets
21:16qui sont trĂšs importants
21:17pour eux
21:17donc voilĂ 
21:18en fait
21:19des deux cÎtés
21:19au moment
21:21oĂč LR
21:22ou les socialistes
21:23auront envie
21:24et auront besoin
21:25politiquement
21:26de voter une censure
21:27ils auront
21:28tous les arguments prĂȘts
21:29il n'y aura pas
21:29de difficulté particuliÚre
21:30ils sont effectivement
21:32peu lisibles
21:33aujourd'hui
21:34ils sont peu lisibles
21:35parce que c'est sûr
21:35que Bruno Retailleau
21:36lorsqu'il était
21:37au gouvernement
21:38a fait exploser
21:39le gouvernement
21:39maintenant
21:40Laurent Wauquiez
21:40qui était contre
21:41la participation
21:42de Bruno Retailleau
21:43Ă  ce mĂȘme gouvernement
21:45fait l'adulte
21:46dans la piĂšce
21:46donc c'est vrai
21:47que lĂ 
21:47on est quand mĂȘme
21:48sur quelque chose
21:49d'extrĂȘmement compliquĂ©
21:49c'est la guerre
21:49entre les deux
21:50bon alors
21:51il y a toujours eu
21:52des tensions
21:52entre les deux
21:53maintenant
21:53ce qu'il faut voir
21:54c'est
21:54quelle partie de LR
21:57peut ĂȘtre tentĂ©e
21:58par une alliance
21:59avec sa droite
22:00c'est quand mĂȘme
22:01avec le rassemblement national
22:02avec le rassemblement national
22:03avec Éric Ciotti
22:04c'est quand mĂȘme
22:05des choses
22:05qui commencent Ă  bruisser
22:06et qui ont commencé
22:07clairement Ă  bruisser
22:07la semaine derniĂšre
22:08ce soir
22:09Éric Ciotti
22:10a proposé
22:11Ă  Bruno Retailleau
22:12publiquement
22:12un renversement
22:13d'alliance Ă  droite
22:14pour effacer
22:15le macronisme
22:16ce sont ses termes
22:17donc voilĂ 
22:18il y a forcément
22:19quelque chose
22:19qui va se passer
22:20c'est Ă  dire que
22:20ce parti
22:21qui est effectivement
22:22illisible
22:23va ĂȘtre soumis
22:24Ă  de fortes tensions
22:25je ne dis pas
22:25qu'il va exploser
22:26ou qu'il va y avoir
22:27une alliance Ă  droite
22:28mais en tout cas
22:28la discussion existe
22:29elle n'existait pas
22:30il y a 6 mois
22:31et elle existe aujourd'hui
22:32Pourquoi ça a évolué
22:33comme ça
22:34Henri Vernet
22:34au sein des LR ?
22:36Pour plusieurs raisons
22:37Bruno Retailleau
22:38il y a un rĂŽle
22:39d'ailleurs
22:39Laurent Wauquiez
22:41dÚs le début
22:41de son intervention
22:42lui a mis un tacle
22:43assez sévÚre
22:43quand il a dit
22:44nous ne serons pas nous
22:45de ceux qui feront tomber
22:46un Premier ministre
22:47or qui a fait tomber
22:47un Premier ministre
22:48il y a 8 jours
22:49c'était Bruno Retailleau
22:50parce qu'il y a toujours
22:53en effet
22:54ces différences de stratégie
22:55en fait
22:56depuis toujours
22:57enfin pas depuis toujours
22:58depuis quelques années
22:59depuis la nouvelle configuration
23:00politique en trois blocs
23:01c'est vrai que LR
23:02est tiraillé
23:03entre le risque
23:04d'absorption
23:04dans le macronisme
23:05ou le risque
23:05de captation
23:06par le RN
23:07et donc
23:08forcément
23:09les hommes
23:09et les lignes
23:10divergent lĂ -dessus
23:11moi j'ai l'impression
23:12quand mĂȘme
23:12ce que vous disiez
23:13est trĂšs juste
23:13qu'ils sont Ă  front
23:14renversés
23:14aujourd'hui
23:15Retailleau
23:17évoqué
23:17mais est-ce qu'il n'y a pas
23:19quand mĂȘme
23:19une espĂšce de mise
23:20sur la touche
23:21dans tous ces épisodes
23:22de Bruno Retailleau
23:23est-ce qu'il n'a quand mĂȘme
23:24pas trÚs bien joué
23:24donc il aurait perdu
23:25au final
23:26avec son coup d'éclat
23:27ce coup d'éclat
23:28en tout cas
23:29lui coûte cher
23:29parce que
23:30comme on vient
23:31de le rappeler
23:31évoqué
23:31il aura été l'homme
23:32qui aura fait
23:32quand mĂȘme
23:33tomber
23:33un Premier ministre
23:35et puis finalement
23:35le Premier ministre
23:36est rené
23:38pour on ne sait pas
23:39combien de temps
23:39mais en tout cas
23:39Sébastien Lecornu
23:40donc on voit bien
23:42qu'en effet
23:42et cette tentative
23:45de Ciotti
23:45elle ne vient pas au hasard
23:47il y a également
23:48il y a des durcissements
23:49un peu partout
23:50on entend aussi
23:51David Gisnard
23:52Ă  Cannes
23:54Yavra Brucki
23:55qui est droitisé
23:56oui oui oui
23:57qui est droitisé
23:57sur une ligne
23:58de droite libérale
23:59non pas avec le RN
24:00pas du tout
24:01c'est pas du tout
24:01son optique
24:03mais disons en tout cas
24:04d'affirmation
24:05d'un LR
24:07qui ne soit pas
24:07dans la roue
24:08qui ne soit pas du tout
24:09dans la roue
24:10de Macron
24:11enfin du camp Macron
24:12donc de Lecornu
24:13donc oui non non
24:14c'est vraiment
24:14c'est un parti
24:15qui est actuellement
24:15turbule
24:16alors que
24:16c'est quand mĂȘme
24:18relativement soudain
24:19parce que ça faisait
24:20depuis
24:20en fait
24:21depuis l'arrivée
24:22de Barnier
24:22que le parti
24:24reprenait des couleurs
24:26mais c'est exactement
24:27ce Ă  quoi je voulais venir
24:28c'est quand mĂȘme
24:29un parti qui
24:30depuis quelques mois
24:31depuis en tout cas
24:31que Bruno Retailleau
24:32est entré au gouvernement
24:33s'est pris Ă  nouveau
24:34Ă  rĂȘver
24:35Ă  rejoindre un rĂŽle central
24:36dans la vie politique
24:37et pourquoi pas
24:38Ă  rĂȘver Ă  la prĂ©sidentielle
24:39de 2027
24:39c'est pour ça
24:40que moi je suis extrĂȘmement
24:41extrĂȘmement sceptique
24:43sur toute capacité du parti
24:45à nouer des alliances électorales
24:47trĂšs concrĂštes
24:48que ça soit avec les macronistes
24:49ou avec le RN
24:50tout simplement
24:51parce que si vous faites ça
24:52avant des présidentielles
24:53bon voilĂ 
24:54vos chances
24:54vos chances se réduisent
24:56comme peau de chagrin
24:57donc Ă  mon avis
24:58d'ici à la présidentielle
24:59on aura des LR
25:00qui resteront indépendants
25:02qui tenteront
25:03de se chercher un candidat
25:04et c'est vrai que lĂ 
25:05bon on a un peu
25:05on aura un combat des chefs
25:06qui va durer
25:07peut-ĂȘtre Ă  nouveau
25:08le combat des chefs
25:08qu'on a déjà vu
25:09est peut-ĂȘtre
25:10peut-ĂȘtre un peu plus compliquĂ©
25:11pour Bruno Retailleau
25:12mais Ă  mon avis
25:13le parti va quand mĂȘme
25:14rester indépendant
25:15et c'est un problĂšme
25:16d'ailleurs pour Sébastien Lecornu
25:18parce qu'un parti indépendant
25:19ça veut dire un parti
25:20qui veut affirmer une ligne
25:21une ligne particuliĂšre
25:23et ça veut dire
25:23qu'il va lui poser des problĂšmes
25:25Sébastien Lecornu
25:26qui a évoqué
25:27une méthode de partage
25:29de pouvoir
25:30on va l'écouter
25:31Ce que je vous propose
25:34c'est de trouver
25:35un chemin commun
25:36malgré les divergences
25:38le gouvernement proposera
25:40nous débattrons
25:41vous voterez
25:42lĂ  encore
25:43c'est une rupture
25:44la troisiĂšme condition
25:45pour réussir cette mission
25:47est de redonner du sens
25:49Ă  la politique
25:50Des baltissants
25:51genre
25:52bon ils sont hilares autour
25:53mais ils parlent de rupture
25:54mais c'est intĂ©ressant tout de mĂȘme
25:55peut-ĂȘtre que ce n'est pas une rupture
25:57mais de dire
25:57le gouvernement proposera
25:59nous débattrons
26:00vous voterez
26:01mais ça c'est un peu
26:02la méthode de Lecornu
26:03c'est un peu nouveau
26:04quand mĂȘme de le dire comme ça
26:05Alors c'est vrai que
26:06ces derniÚres années
26:09le débat budgétaire
26:10il y avait quand mĂȘme
26:11un sentiment
26:11qu'il était un peu
26:12escamoté
26:13par les 49.3
26:14systématiques quoi
26:16ce qui pose quand mĂȘme
26:17un vrai problĂšme
26:18C'est-Ă -dire
26:18sans vote
26:19parce que c'est des questions
26:21parce que c'est des questions
26:21extrĂȘmement techniques
26:23alors lire un PLF
26:25c'est absolument
26:25cauchemardesque
26:26projet de la finance
26:28c'est absolument
26:29cauchemardesque
26:30les déficits etc
26:31mais c'est absolument
26:33central
26:33c'est vraiment
26:34le coeur
26:34de toute l'action politique
26:36qui est de tous
26:37les moyens de la politique
26:39qui se décident
26:40dans cette discussion-lĂ 
26:41donc il y a un vrai
26:42enjeu démocratique
26:44à pouvoir en débattre
26:46Est-ce qu'ils vont réussir
26:47à rentrer dans les détails ?
26:49Non mais aussi
26:50Ă  faire en sorte
26:50qu'ils soient accessibles
26:51Ă  nos concitoyens
26:52moi je suis trÚs trÚs frappée
26:53de voir Ă  quel point
26:55le débat économique
26:56en fait il y a toujours
26:57des arguments
26:57qui sont des petits points
27:00qui sont mis en exergue
27:01et qu'en fait
27:03il y a des optiques différentes
27:05sur les trajectoires économiques
27:07et c'est positionné
27:10voilĂ 
27:11c'est un vrai débat politique
27:13mais malheureusement
27:15trop souvent
27:16on n'arrive pas
27:16Ă  en discuter pleinement
27:18et donc
27:18s'il pouvait y avoir
27:21un débat
27:22qui se tienne
27:23c'est un peu l'occasion
27:24ou jamais
27:25voilĂ 
27:25c'est un peu l'occasion
27:26ou jamais
27:26et que collectivement
27:28on fasse un travail pédagogique
27:30de maniĂšre Ă  expliquer
27:31quels sont les enjeux
27:32par exemple
27:32le fait
27:33juste
27:34si je peux me permettre
27:35par exemple
27:35la suspension
27:36de la réforme des retraites
27:37en termes budgétaires
27:39c'est
27:39vous l'avez dit
27:40300 millions cette année
27:41sur un budget
27:42qui est Ă  peu prĂšs
27:44de 1600 milliards
27:46300 millions
27:47c'est mĂȘme pas
27:47l'épaisseur
27:48de mon ongle
27:49l'année prochaine
27:51ça sera
27:521,5 milliard
27:53mais par rapport
27:54au déficit
27:54c'est quasiment rien
27:56c'est totalement marginal
27:57donc
27:58vous avez
27:59ça
27:59et puis en face
28:00vous avez
28:01est-ce qu'il n'y a pas
28:02de budget
28:03la situation d'incertitude
28:05et lĂ 
28:05nous les économistes
28:06on sait quand mĂȘme
28:06que ça se paye
28:08et ça se paye pas
28:09en centaines de millions
28:10ça se paye
28:11en plus que
28:1210 milliards
28:1310 milliards
28:14d'euros
28:15donc il y a
28:15voilĂ 
28:16c'est ça
28:17qu'il faut qu'on arrive
28:18Ă  collectivement
28:19comprendre
28:20et que ça serait bien
28:21que dans le débat politique
28:23ça apparaisse
28:24ça soit expliqué
28:25et que la décision
28:26in fine
28:28ressorte
28:28est-ce que
28:29c'est l'occasion
28:30ou jamais
28:30pas de 49,3
28:31pour ce budget
28:32pourquoi
28:33finalement
28:34cette assemblée
28:34ne se transformerait-elle pas
28:36en chambre des lords
28:37britannique
28:38oĂč on discute
28:39sur les budgets
28:40oĂč justement
28:41on passe avec un vrai vote
28:43un budget
28:43moi je suis assez sceptique
28:44sur la capacité
28:45des responsables politiques
28:46à discuter sérieusement
28:47de budget
28:48donc ça ne va pas changer ça
28:49parce qu'il parle tout
28:50de responsabilité aujourd'hui
28:52mais j'aimerais beaucoup
28:53mais je veux dire
28:54si on voit
28:55en fait
28:56les principaux
28:58les principales questions
28:59qui sont aujourd'hui
29:00clivantes entre les partis
29:01c'est l'immigration
29:03c'est la sécurité
29:04c'est aussi ces questions-lĂ 
29:05Mais sur le budget ?
29:06Alors sur le budget
29:07il y a eu un débat
29:08sur les retraites
29:09mais en réalité
29:10le débat sur le fond
29:11sur le budget
29:12parce qu'il y a le 49,3
29:13depuis des années
29:14il n'a jamais vraiment eu lieu
29:15Justement
29:15ça serait une premiÚre
29:16Ce serait formidable
29:17que ça ait lieu
29:17mais je doute fortement
29:19de la capacité
29:20à l'avoir cette année
29:21Vous voyez une censure
29:22Mathieu Gallard
29:25est-ce que ce n'est pas
29:25ce que souhaitent les Français ?
29:26Non si bien sûr
29:27mais en fait
29:27ce n'est pas vraiment
29:28la question
29:28le problĂšme
29:29De transformer cela
29:31en une vraie chambre démocratique
29:33Oui mais
29:33en fait
29:34Alors on a sans doute
29:35des hommes politiques
29:36qui ne sont peut-ĂȘtre
29:36pas totalement Ă  la hauteur
29:37mais je ne pense mĂȘme pas
29:38que ce soit leur responsabilité
29:39Il n'y a pas un ADN
29:41en France
29:41qui ferait qu'on serait
29:42incapable du compromis
29:43C'est le fait majoritaire
29:44qui fait comprendre
29:45les habitudes
29:45Ce n'est pas les hommes politiques
29:46c'est les institutions
29:47On a des institutions
29:48des structures
29:49qui empĂȘchent les compromis
29:50On a la centralité absolue
29:52de la figure présidentielle
29:53et de l'élection présidentielle
29:54qui fait que naturellement
29:55tous les partis politiques
29:56se tournent vers ça
29:57On a un mode de scrutin
29:58pour les législatives
29:59le scrutin majoritaire
30:00Ă  deux tours
30:00qui fait que
30:01que ce soit en amont
30:03des élections
30:03ou aprÚs les élections
30:04vous n'avez littéralement
30:05aucun intĂ©rĂȘt
30:06Ă  faire des compromis
30:07Tant qu'on ne change pas ça
30:08vous pouvez avoir
30:09les personnalités politiques
30:10les plus
30:11la meilleure volonté
30:12Mais là si on ne change pas ça
30:13ça sera censure
30:13et encore censure
30:14C'est pas la dissolution
30:15Il y a une urgence
30:16Il y a quand mĂȘme
30:17Il y a quand mĂȘme
30:17un changement
30:18qui est lĂ 
30:19Est-ce qu'il y a une méthode
30:21il y a une formulation
30:22dans cette méthode
30:23de Cornu ?
30:23Il y a une méthode
30:24d'avoir sa méthode
30:24parce que rappelez-vous
30:25maintenant on dit
30:25la méthode de Cornu
30:26on avait déjà dit
30:27la méthode Bayrou
30:28et puis la méthode Barnier
30:29chacun dans son genre
30:30et puis personne n'a vraiment
30:31en réalité changé les choses
30:32d'ailleurs
30:32si on prend un peu de recul
30:33quand mĂȘme
30:33Oui mais s'il dit
30:34pas de 49.3
30:35Oui oui
30:36en effet
30:37qui est quand mĂȘme
30:37l'arme suprĂȘme
30:38dans cette constitution
30:39et chaque responsable
30:42de l'exécutif
30:43rechigne Ă  ne pas l'utiliser
30:44donc ça c'est vrai
30:45que c'est un engagement important
30:45non mais juste
30:46si on prend un peu de recul
30:47quand mĂȘme
30:47dire que c'est une rupture
30:49le simple fait de dire
30:50le gouvernement propose
30:51l'Assemblée débat
30:53et aprĂšs on vote
30:53mais enfin c'est ce qui se passe
30:54partout
30:55dans tous les régimes démocratiques
30:57vous l'avez dit vous-mĂȘme
30:57donc là ça montre en effet
30:59Ă  quel point
30:59la France a un problĂšme
31:01avec son régime
31:02on a un truc semi-présidentiel
31:04semi-parlementaire
31:05bon bref
31:05lĂ  c'est vrai que
31:06vous avez cité l'exemple
31:07de la Chambre des Lords
31:07et des communes
31:08c'est vrai que lĂ 
31:09on va ressembler un petit peu
31:10peut-ĂȘtre au Parlement britannique
31:11néanmoins juste un petit correctif
31:13c'est quand mĂȘme vrai
31:13aussi que depuis 2022
31:15et encore plus
31:16depuis les élections législatives
31:17anticipées aprÚs la dissolution
31:19c'est vrai que malgré tout
31:20on a quand mĂȘme une AssemblĂ©e
31:21qui ressemble un peu
31:22à ce qu'aurait donné
31:23un vote
31:24comment dire
31:25un vote Ă  la proportionnelle
31:26donc malgré tout
31:26il y a quand mĂȘme une Ă©volution
31:28et vraiment si cette méthode
31:29elle s'impose
31:30et bien oui
31:30vous avez raison
31:31il y aura du débat
31:32parce que autant
31:33vous avez parfaitement décrit
31:35c'est-Ă -dire que
31:35le budget
31:36c'est pas juste des chiffres
31:38comme vous le disiez
31:38c'est également
31:39le cƓur d'une politique
31:41mais ce qui veut dire
31:42que pour l'opposition
31:43c'est aussi le moment
31:45enfin il y a aussi
31:46presque une fatalité
31:47Ă  s'opposer
31:48parce que sinon
31:48si vous débattez
31:49et que vous ĂȘtes d'accord
31:50ça veut dire que vous rejoignez
31:51le camp gouvernemental
31:52donc lĂ  en effet
31:53on rejoint un petit peu
31:54ces rigidités culturelles
31:55de notre politique
31:56donc lĂ  en effet
31:57il y a une occasion
31:57juste une chose quand mĂȘme
31:59c'est qu'il serait bon
32:00vous le soulignez
32:01qu'on parle d'autres choses
32:03enfin pas que des retraites
32:04ce qui est quand mĂȘme
32:05phénoménal
32:06c'est que ça fait des années
32:07que notre classe politique
32:08est encalminée
32:09et l'opinion aussi
32:10un peu de tout le monde
32:10on est encalminé
32:11dans cette obsession
32:12des retraites
32:14alors que
32:14attendez
32:15les urgences quand mĂȘme
32:16aujourd'hui
32:16c'est le changement climatique
32:17c'est la lutte contre
32:18le changement climatique
32:19c'est tout ce qui est
32:19il n'en a pas parlé
32:20mais rien
32:21chaque écologiste
32:22n'était pas trÚs content
32:23alors c'est vrai
32:23que c'est un discours
32:24de politique générale
32:25un peu spécial
32:26dégueu en émission
32:27trĂšs rapide
32:2830 minutes
32:28enfin il avait prévu
32:2930 minutes
32:29mais vous avez vu
32:30le style
32:30il Ă©tait quand mĂȘme
32:31c'est pas un orateur
32:32le cornu
32:33c'est pas son truc
32:34donc lĂ 
32:34il a lu ce discours
32:35oui mais il est allé
32:37tellement vite
32:37qu'il a mĂȘme dĂ» faire
32:38moins que les 30 minutes
32:39qu'il avait programmées
32:40avec ses conseillers
32:43donc ce que je veux dire
32:44c'est qu'il y a un débat
32:46qui passe beaucoup
32:47par le budget
32:47enfin le budget
32:48on est l'occasion
32:48mais qui devrait aller
32:50bien au doigt
32:51il n'y a pas que les retraites
32:52ce pays
32:53il est quand mĂȘme
32:53vraiment dans une situation
32:54beaucoup de questions
32:58de problĂšmes se posent
32:59qui exigent vraiment
32:59des politiques ambitieuses
33:00et les partenaires européens
33:02regardent
33:03mais bien sûr
33:03des politiques ambitieuses
33:04qu'on n'aura pas
33:05parce qu'il n'y a aucun accord
33:07au sein de l'Assemblée
33:07parce qu'on est Ă  un an et demi
33:08de la présidentielle
33:09alors l'autre possibilité
33:11bien sûr
33:11c'est toujours la dissolution
33:12s'il n'y a pas d'accord
33:13sur le budget
33:14le président peut dissoudre
33:16en tout cas
33:17c'est ce que demande
33:17le Rassemblement National
33:18on va écouter Sébastien Chenu
33:21s'il n'y a pas de rupture
33:24alors il y aura censure
33:26cette censure
33:28elle est méritée
33:29et elle arrive
33:30quoi qu'il en soit
33:30elle demande bien sûr
33:32du courage
33:32elle demande de la force
33:34et de la liberté
33:35le courage
33:36c'est celui des convictions
33:37la force
33:38c'est celle
33:39de résister
33:39aux pressions
33:41hissez-vous
33:41Ă  la hauteur
33:42de l'événement
33:43et demain
33:44censurez-les
33:45bonjour
33:46et au revoir
33:47monsieur le premier ministre
33:48l'ERN est trĂšs clair
33:51lĂ -dessus
33:52et les insoumis aussi
33:53donc ça c'est un peu
33:54quand mĂȘme la menace
33:55et Emmanuel Macron
33:56l'a dit manifestement
33:57il a dit au parti socialiste
33:58attention
33:59si vous censurez
34:00ça sera la dissolution
34:01donc lĂ  il est beaucoup plus prĂȘt
34:02à le faire le président
34:03oui et lĂ  encore
34:04on est dans le rapport de force
34:05c'est-Ă -dire que
34:06qui a intĂ©rĂȘt aujourd'hui
34:07Ă  une censure
34:07clairement
34:08le RN
34:09et Ă  la fille
34:10qui en bons agents du chaos
34:12en tout cas
34:15impose cette option
34:16ou propose cette option
34:17depuis plusieurs semaines
34:19maintenant
34:19mais on voit bien
34:20que sur le terrain
34:21Ă  la fois LR
34:22le PS
34:23et encore plus
34:24le parti présidentiel
34:26n'ont absolument pas
34:27intĂ©rĂȘt Ă  cette censure
34:28les campagnes
34:29ne sont pas prĂȘtes
34:30les candidats
34:30ne sont pas choisis
34:31il faut trouver de l'argent
34:32pour faire campagne
34:33et par ailleurs
34:34il y a des tensions
34:34sur le terrain
34:35qui sont telles
34:36que ça risque
34:37de se solder
34:40par une diminution
34:41des groupes
34:42sans parler
34:42de l'abstention
34:43alors bien sûr
34:44lĂ  on parlera
34:45beaucoup mieux que moi
34:45mais en tout cas
34:46dans cette ambiance
34:49d'exaspération totale
34:50Ă  l'encontre des politiques
34:51qu'on peut voir
34:53dans les enquĂȘtes d'opinion
34:54donc voilĂ 
34:55il y a quand mĂȘme
34:56en cas de censure
34:56en cas de dissolution
34:58pardonnez-moi
34:59quand mĂȘme
34:59pas mal de points
35:00obscurs
35:02et donc c'est un petit peu
35:03la menace
35:04oui
35:05c'est parti du centre
35:06entre du PS
35:07jusqu'Ă  LR
35:08le problĂšme
35:09c'est que la menace
35:10elle pĂšse
35:10et ça a été dit
35:11quand mĂȘme
35:11avant tout
35:12sur les macronistes
35:12eux-mĂȘmes
35:13il y a deux choses
35:14dont on est à peu prÚs sûr
35:15s'il y a une dissolution
35:16c'est que le Rassemblement
35:18national progresserait
35:19alors est-ce qu'il progresserait
35:20un peu
35:2010, 20, 30, 40
35:21je veux plus
35:22de maniĂšre significative
35:23non non
35:24on ne peut pas le dire
35:26alors lĂ  on ne peut pas le dire
35:26vraiment
35:27ceux qui vous disent
35:28de maniÚre assurée
35:29que s'il y a des législatives
35:31le Rassemblement national
35:32obtiendrait une majorité relative
35:33ou encore plus
35:34une majorité absolue
35:35disent n'importe quoi
35:36on ne peut pas le savoir
35:37Ă  ce stade
35:37l'autre chose
35:38dont pour le coup
35:39ils ont la dynamique pour eux
35:40c'est un peu ça
35:41ils ont la dynamique
35:41aujourd'hui dans les sondages
35:42ils sont
35:43alors ils gagneraient
35:44un, deux points
35:45par rapport au premier tour
35:46des législatives de 2024
35:48mais quel serait l'état
35:49du front républicain
35:50qui s'était manifesté
35:51dans les deux tours
35:52on n'en sait rien
35:53donc c'est lĂ  oĂč
35:54alors une fois de plus
35:55j'entends beaucoup
35:56sur les plateaux
35:56des gens nous dire
35:57que le front républicain
35:58s'effondrerait
35:58et on nous disait
35:59exactement la mĂȘme chose
36:00il y a un an
36:01donc franchement
36:01c'est trĂšs difficile Ă  dire
36:02attendons qu'il y ait
36:04une dissolution
36:04on fera des enquĂȘtes
36:05un peu plus sérieuses
36:06Ă  ce moment lĂ 
36:07mais l'autre chose
36:08mais les français
36:09ils souhaitent une dissolution
36:10ou pas ?
36:10oui
36:11et la différence
36:11par rapport Ă  2024
36:12c'est qu'en 2024
36:13ils jugeaient que la dissolution
36:14elle était totalement malvenue
36:16ils n'en comprenaient pas le principe
36:17lĂ  ils constatent que
36:18depuis un an et demi
36:19il y a eu 3, 4 gouvernements
36:213 premiers ministres
36:22que apparemment
36:23ça ne fonctionne pas trÚs bien
36:24bon on va voir
36:24dans les jours qui viennent
36:25et que donc lĂ 
36:27en tout cas
36:27si Emmanuel Macron
36:28décidait de dissoudre
36:30ça serait une décision
36:32qui effectivement
36:32serait approuvée
36:33par les français
36:33est-ce qu'il pourrait changer d'avis
36:34si effectivement
36:35un budget est voté
36:36et si ça se passe mieux ?
36:37si un budget est voté
36:39reste Ă  ce que le budget
36:40convienne aux français
36:41c'est ça la grande question
36:42mais je reviens
36:44Ă  ce que je disais tout Ă  l'heure
36:45oui il y a cette question
36:46de la stabilité
36:46qui est importante
36:47pour les français
36:47mais ça ne veut pas dire
36:48que ça dépasse
36:49leurs propres options idéologiques
36:52les français de gauche
36:52ils veulent des politiques de gauche
36:53les français qui votent RN
36:55ils veulent des politiques du RN
36:56donc bon Ă  partir de lĂ 
36:57c'est compliqué
36:58et cette fragmentation
37:00de l'assemblée
37:00effectivement
37:01rend difficile
37:02ces choix
37:03qui ont l'air clairs
37:04on la recouvra
37:04en cas de dissolution
37:05avec des différences évidemment
37:08mais on aura toujours
37:09trois blocs
37:09Henri Vernet
37:10sur la dissolution
37:12pardon
37:13sur la dissolution
37:13qui a intĂ©rĂȘt finalement
37:15Ă  cette dissolution
37:16en dehors du RN
37:16et de la France insoumise
37:17surtout le RN
37:18la France insoumise
37:19elle est mĂȘme pas
37:20lĂ  je parle sous votre contrĂŽle
37:22elle est mĂȘme pas sĂ»re
37:23vraiment d'avoir un gain
37:25en termes de siĂšge
37:26et d'électeur
37:26vraiment important
37:27mais elle s'en fiche
37:28Ă  la limite
37:28mais pourquoi elle veut
37:29censurer absolument
37:30mais parce que
37:31non non
37:31parce que la France insoumise
37:32veut le désordre
37:35pour passer à la présidentielle
37:37c'est ça
37:37l'un
37:39le RN
37:39veut une dissolution
37:41pour avoir des législatives
37:42et vraiment
37:43asseoir
37:43son pouvoir
37:45en espérant
37:45en effet avoir
37:46une majorité relative
37:47dont vous disiez
37:48Ă  juste titre
37:49que rien n'est assuré
37:50pour l'instant
37:50tandis que le LFI
37:51est vraiment dans une stratégie
37:52différente
37:53elle est dans la stratégie
37:54de Mélenchon
37:55c'est Ă  dire que
37:56Jean-Luc Mélenchon
37:56il est un peu dans une course
37:57contre la montre
37:58par rapport à ça
37:58par rapport à la présidentielle
37:59donc il la veut
38:00le plus tĂŽt possible
38:01bon il a trouvĂ© quand mĂȘme
38:02sur ce thĂšme lĂ 
38:03des alliés assez inattendus
38:04comme Edouard Philippe
38:05ancien Premier ministre
38:06et ancien macroniste
38:07de choc en tout cas
38:08d'apparence
38:10présidentielle
38:10mais organisée
38:12oui oui
38:12c'est marrant d'ailleurs
38:13le terme organisé
38:14parce que quand on pense Ă  LFI
38:15on se dit que c'est pas forcément
38:16organisé
38:17voire le contraire
38:17néanmoins
38:18enfin le but est quand mĂȘme
38:19donc ceux qui ont intĂ©rĂȘt
38:22c'est ça
38:23et les filles moins pour les résultats
38:24que pour passer à une autre étape
38:25constatant en gros
38:26leur idée
38:27c'est que s'il y avait une dissolution
38:28pour les raisons que vous avez exposées
38:29en termes de résultats
38:31qui ne changerait pas grand chose
38:32c'est Ă  dire qu'on resterait
38:32dans le blocage
38:33et que si on reste dans un blocage
38:35aprĂšs une dissolution
38:36ben là forcément
38:37se pose vraiment
38:38l'équation présidentielle
38:39donc c'est ça
38:39leur calcul
38:41et le RN
38:42qui croit en revanche
38:43en sa force
38:44qui croit en ça
38:44aprĂšs sincĂšrement
38:46l'EPS
38:46ils sont pas impréparés
38:49c'est pas le PS
38:51il y a un an
38:52donc
38:52s'il faut une dissolution
38:54ben je veux dire
38:55ils y sont prĂȘts
38:56ils sont prĂȘts
38:57c'est pour ça qu'ils n'étaient plus
38:59la menace de la dissolution
39:00ça leur fait plus
39:02ça leur fait moins peur
39:03ça leur fait moins peur
39:04qu'il y a encore quelques mois
39:06parce qu'entre temps
39:07il y a quand mĂȘme
39:07une affirmation des différents partis
39:08je pense que
39:09les partis se sont résolus
39:11à cette idée
39:11une chose qui est quand mĂȘme
39:12qui nous est apparue
39:13enfin le journal
39:14quand on a
39:14mes confrĂšres
39:15tout au long de cette semaine
39:17quand mĂȘme assez folle
39:18le parisien
39:19assez folle
39:20c'est que
39:21du cÎté de l'Elysée
39:23c'est vrai que
39:23lĂ  maintenant
39:25c'est la derniĂšre chance
39:25le cornu
39:26oĂč ça passe
39:27bon ben ce soir
39:27c'est passé
39:28on verra en effet
39:29au gré
39:30au fil du débat budgétaire
39:31combien de temps
39:32ça va durer
39:33parce que le débat budgétaire
39:34sera le juge de paix
39:35sera l'ordre de vérité
39:36mais en tout cas
39:36ça nous amÚne quoi
39:37à décembre à peu prÚs
39:39oui c'est ça
39:40Ă  la fin de l'automne
39:42début de l'hiver
39:42non mais ce que je veux dire
39:43c'est que
39:43c'était pour Macron
39:45enfin pour l'Elysée
39:46la derniĂšre cartouche
39:47c'est-Ă -dire que
39:47si ça passait pas là
39:48la solution
39:49si je peux dire
39:50c'était la dissolution
39:50c'est-à-dire qu'il n'était pas question
39:52d'une autre solution
39:53qui sur le papier était possible
39:54la nomination
39:55de quelqu'un de gauche
39:56que ce soit vraiment
39:57quelqu'un du PS
39:58Ă  l'olive
39:59ça hors de question
40:00voilĂ 
40:00ou pourquoi pas
40:01un Bernard Cazeneuve
40:02un profil un peu comme ça
40:02ça non
40:03c'était non
40:04c'est vraiment
40:04pour dans l'esprit
40:06de l'exécutif
40:06c'était le cornu
40:08là ça passe aujourd'hui
40:09sinon ben en effet
40:10on appuie sur le bouton
40:11de la dissolution
40:11ça aurait été jeudi soir
40:12et voilĂ 
40:13donc pas de dissolution
40:15cette semaine
40:15Ă  priori
40:17les deux motions de censure
40:18qui seront déposées jeudi
40:19ne seront pas votées
40:21en revanche possible
40:22pour terminer
40:23Mathieu Gallard
40:24une possible censure
40:26du budget
40:27puisqu'on voit
40:27que ça va ĂȘtre
40:28extrĂȘmement compliquĂ©
40:29qu'il va y avoir un débat
40:30puisqu'il l'a dit
40:31Sébastien Lecornu
40:32qui n'utiliserait pas
40:34le 49-3
40:34donc jusqu'oĂč ira ce dĂ©bat
40:36et si censure
40:37lĂ  pour le coup
40:38dissolution
40:38et ça ça peut ĂȘtre
40:39mois de décembre
40:39donc ça voudra dire
40:41que le président
40:42aura gagné quelques mois
40:43ça peut venir
40:43assez rassurement
40:44deux points sur la dissolution
40:45dĂ©jĂ  il y a quand mĂȘme
40:46deux parties
40:47c'est pas sûr
40:47qu'ils y perdraient
40:48beaucoup non plus
40:49c'est les LR
40:49parce que les LR
40:50leurs députés
40:51ils sont trÚs bien implantés
40:52ils s'en sont trĂšs bien sortis
40:53en 2022-2024
40:54donc c'est pas sûr
40:55qu'ils y perdent
40:55et les socialistes
40:57au final dans les sondages
40:58ils arrivent en deuxiĂšme
40:59et avec notre mode de scrutin
41:01c'est possible
41:02qu'ils gagnent mĂȘme des siĂšges
41:03et puis deuxiĂšme point
41:04quand mĂȘme
41:04la dissolution
41:04ça a un énorme avantage
41:05pour Emmanuel Macron
41:06c'est que ça gÚle
41:07justement les appels
41:08à la démission
41:08si vous avez une dissolution
41:10et Ă  nouveau
41:10une assemblée éclatée
41:11de toute façon
41:12que Emmanuel Macron
41:14soit lĂ 
41:14ou que ça soit
41:15un autre président
41:16ils se retrouvent
41:17avec une assemblée éclatée
41:18et je peux vous dire
41:18que que ça soit Marine Le Pen
41:19que ça soit Édouard Philippe
41:20ils ont pas envie
41:21d'arriver à l'Elysée
41:22avec une assemblée
41:23qu'ils peuvent pas dissoudre
41:24pendant plusieurs mois
41:24donc quelque part
41:25ça a aussi cet avantage
41:26pour Emmanuel Macron
41:27mais pourtant on a l'impression
41:27qu'Emmanuel Macron
41:28ne veut pas dissoudre
41:29Emmanuel Macron
41:30il essaye de gagner
41:31il faut que
41:32il veut surtout pas démissionner
41:34il veut surtout pas démissionner
41:36surtout pas démissionner
41:37mais dissoudre
41:37pas vraiment
41:38ce qu'il souhaitait
41:40c'est vrai que
41:42s'il engage une dissolution
41:43comme on peut pas dissoudre
41:44pendant un an
41:44c'est-Ă -dire que tout le monde
41:45n'a pas effectivement ça en tĂȘte
41:46mais on ne peut plus redissoudre
41:47pendant un an
41:48c'est-Ă -dire que si par exemple
41:50il y avait une présidentielle
41:51anticipée
41:51trois mois aprĂšs une dissolution
41:53ça voudrait dire
41:54qu'il y aurait un président élu
41:56pendant huit mois
41:57avec une assemblée
42:00qu'il ne contrĂŽle pas
42:01et alors lĂ 
42:01plus personne n'aurait intĂ©rĂȘt
42:03à une démission
42:05d'Emmanuel Macron
42:06donc du coup
42:07l'idée c'est vraiment
42:08de la faire le plus tard possible
42:09si on y arrive
42:11pour terminer justement
42:12sur cette idée
42:13d'une assemblée
42:14plus démocratique
42:15on me dit que c'est terminé
42:16juste un dernier mot lĂ -dessus
42:17est-ce qu'on est obligé
42:19de changer de régime
42:20ou simplement
42:20il faudrait qu'il y ait
42:21un changement d'état d'esprit
42:22qu'on passe comme nos voisins
42:24je pense que les institutions
42:24sont quand mĂȘme extrĂȘmement importantes
42:26et qu'on est passé en 1958
42:28d'un régime parlementaire
42:29avec des compromis
42:30du consensus
42:30à un régime
42:31beaucoup plus
42:32voilĂ 
42:32beaucoup plus vertical
42:34et donc c'est les institutions
42:35qui comptent avant
42:36plus que les hommes
42:37je crois
42:37merci beaucoup
42:38Mathieu Gallard
42:38et Isabelle Tissin-Jean
42:40merci Lou Bémont
42:41de Seineville
42:42merci Ă  vous tous
42:43de nous avoir suivis
42:44vous retrouvez l'émission
42:45sur Youtube
42:45et sur les réseaux sociaux
42:46Ă  demain
42:47Ă  demain
42:47Sous-titrage Société Radio-Canada
42:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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