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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Il est, oui, il est midi tout pile. Bonjour, soyez bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver.
00:04C'est votre midi news week-end, une heure pour nous poser, pour déclipter, pour débattre.
00:09Je vous présente notre équipe du samedi dans quelques instants, mais elle est fidèle à notre émission, c'est Sandra Chumbo.
00:14Et on commence, comme d'habitude, avec vous par un tour complet 360 de l'information. Sandra, bonjour.
00:20Bonjour Thierry, bonjour à tous. Je suis un peu essoufflée, je vais essayer de faire ce journal quand même.
00:24Reprenez votre sou, si il y a un problème, je suis là.
00:26On démarre avec les députés qui ont approuvé la défiscalisation des pensions alimentaires pour les bénéficiaires.
00:33Ce week-end, l'Assemblée nationale poursuit l'examen du budget avec une série de mesures de justice fiscale, dont la taxe Zuckman.
00:41Le Premier ministre est de nouveau sous la menace de censure des socialistes. Il réclame que les plus riches contribuent davantage.
00:47L'agence de notation Moody's donne un sursis à la France en maintenant sa note à A3.
00:51Elle abaisse toutefois la perspective à négative et soulève le risque d'une fragmentation durable du paysage politique du pays.
00:58Le ministre de l'Économie souligne la nécessité d'un compromis sur le budget.
01:03Et puis Donald Trump s'est envolé pour une tournée en Asie.
01:06Il participera notamment au sommet de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est
01:10et rencontrera son homologue chinois Xi Jinping au Centre les enjeux majeurs pour l'économie mondiale.
01:16Le président américain espère également s'entretenir avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.
01:22Eh bien ça s'est bien passé !
01:23Ça allait !
01:25Allez, à tout à l'heure !
01:27A tout à l'heure, Thierry.
01:28A tout à l'heure, Thierry.
01:28Je vous présente notre équipe du samedi, Magali Avicent, communicante politique.
01:33Bonjour !
01:34Bonjour Thierry !
01:34Ravie de vous retrouver, j'accueille beaucoup de plaisir.
01:37Alexis Isard, ancien député.
01:39Bonjour !
01:39Bonjour Alexis !
01:41Hector Lajoigny, avocat pénaliste, la première fois que je vous reçois.
01:43Soyez bienvenus !
01:44Merci !
01:44Ravie de vous retrouver.
01:46Fidèle de chez Fidèle, Karima Brick.
01:48Bonjour Karima !
01:49Bonjour Thierry !
01:50Et puis Elodie Huchard.
01:51Bonjour !
01:51Quand Elodie Huchard pointe le bout de son nez sur nos plateaux,
01:54quelque chose nous dit qu'on va parler politique.
01:55Et ça tombe bien, on va commencer avec vous, ma chère Elodie,
01:58puisque Marine Le Pen et Jordan Bardella sont sur le terrain.
02:02Ils sont même à la foire de Pousset dans les Vosges.
02:05C'est un rendez-vous annuel remontant à la fin du XVIe siècle.
02:08Vous voyez, j'ai vérifié.
02:10Vieille tradition.
02:12Il y a peut-être un message, quand on voit la paille à l'Assemblée nationale et eux sur le terrain.
02:17Je propose de les écouter.
02:18Ils se sont exprimés devant Dounia Tangour et Emma Loro.
02:22On les écoute et puis on débriefe, on décrypte avec vous.
02:25Il y a quelques petits messages qui ont été passés, me semble-t-il.
02:28On les écoute.
02:28On est toujours en campagne permanente, puisque l'idée est quand même d'aller à la rencontre des Français
02:33pour leur exprimer ce que nous proposons, à un moment qui, c'est vrai, est extrêmement sensible,
02:41puisque nous considérons que des élections devraient avoir lieu,
02:46que le gouvernement devrait se rendre compte qu'il doit en revenir au peuple
02:51et qu'il refuse de le faire, avec l'accord et même la complicité de l'ensemble des partis du système.
02:57Il y a un débat qui est venu actuellement dans l'Université de Fès,
03:01qui a menacé l'hier de censure le gouvernement.
03:04Ils se disent prêts à faire une taxe du plan allégé.
03:09Là, ils accepteraient une taxe allégée qui ne toucherait pas au patrimoine professionnel.
03:13Nous ne la soutiendrons que si elle correspond exactement à l'impôt sur la fortune financière
03:22que nous avons proposé, c'est-à-dire en retirant la résidence principale
03:27ou la résidence unique de cet impôt,
03:32qu'évidemment, la contrepartie, c'est la suppression de l'impôt sur la fortune immobilière,
03:37parce que ça ne peut pas s'agréger, si vous voulez, déjà à un impôt que nous considérons
03:43comme profondément toxique et qui vise à lutter contre l'enracinement.
03:49Et si les 75% de parts qui sont investies dans les PME et les ETI
03:55sont préservées de cet impôt, parce qu'il faut continuer à accélérer précisément
04:03le soutien à nos entreprises.
04:05C'est pas du potentiel de PS aujourd'hui, donc vous ne soutiendrez pas cet amendement ?
04:08Si il est rédigé tel que le PS veut le rédiger, non, on ne le soutiendra pas.
04:13Mais sur le montant de taxer les hauts patrimoines à hauteur de...
04:16Moi, j'ai déjà répondu hier à cette question, je pense que tout ça est bidon.
04:24Je pense qu'en réalité, le Parti Socialiste comme les LR feront absolument tout,
04:30y compris se renier cent fois pour ne pas qu'il y ait de dissolution,
04:35car ils ont une peur panique de retourner devant les électeurs.
04:39Et ils ont peut-être raison d'ailleurs d'avoir peur.
04:42Mais là, il existe toujours, Madame la République ?
04:43Oh, bon, ils existent encore.
04:46Ne soyez pas désagréable, un peu de bienveillance, comme dirait l'autre.
04:50Mais vous êtes pour taxer les hauts patrimoines à hauteur de minimum 3%
04:54à partir de 10 millions d'euros, pour être précis sur les chiffres.
04:59On va refaire tout le budget, là, sur le trottoir ?
05:03Non, parce qu'honnêtement, si on commence à rentrer dans le détail de tout le budget,
05:07on peut peut-être se faire une conférence de presse à Paris, ce serait peut-être plus simple.
05:09Vous avez passé par dit qu'on signe à votre groupe en Réunion de groupe
05:11d'être très mobilisés sur le budget, qui peut être prioritaire sur tout,
05:14selon plusieurs participants.
05:16Vous, aujourd'hui, pour vous, c'était plus important d'être sur le terrain
05:18alors que des débats ont lieu actuellement dans l'hémicycle ?
05:21Oui, je pense qu'on est quand même capables de se partager un petit peu le travail.
05:25Donc, il était très important qu'on soit là, nous, avec les Français, en effet, Jordan et moi.
05:30Et les députés, ils sont en hémicycle, aujourd'hui, pour voter les amendements,
05:36s'opposer aux amendements toxiques, défendre les nôtres,
05:39et améliorer ce qui peut l'être dans un budget que nous considérons comme très mauvais.
05:45Monsieur Bordet, on est à court, c'est pas la première année que vous voulez.
05:47C'est important pour vous d'être là, vous étiez déjà la laine de l'air.
05:50Madame Le Pen est déjà venue Poussé, c'est un rendez-vous pour venir rencontrer les Français dans le monde ?
05:54Oui, pour rencontrer les Français, pour parler de leur quotidien.
05:57Poussé est l'une des plus vieilles foires agricoles de France.
06:00Et il est parfaitement normal que nous soyons aux côtés des Français,
06:04au contact de ceux qui ont de plus en plus de mal aussi à travailler, à boucler les fins de mois.
06:09Poussé, c'est le symbole de la France du travail, de la France qui est accablée de normes, qui est accablée d'impôts.
06:14C'est le symbole d'une agriculture qui souffre.
06:15Et nous menons un combat à la fois à l'Assemblée nationale mais aussi au Parlement européen pour que la France conserve sa souveraineté agricole.
06:20Donc on est sur le terrain, on est au milieu des Français.
06:24Et on est évidemment prêts à proposer pour le pays un projet d'alternance que nous espérons pouvoir mettre en œuvre dans les prochaines semaines.
06:31M. Mardela, il y a une décision de justice importante dans les questions de vous deux sur la décision qui concerne Lola.
06:37Parce que c'est une décision qui a marqué les fins et qui a fait ce qu'on fait sur la décision de la décision de l'Ottawa.
06:44Vous êtes accordé à dire que c'est une décision de justice ?
06:46Rien ne redonnera jamais la vie à Lola mais la peine a été exemplaire et je pense qu'il faut se réjouir que ce meurtre barbare, abominable, ait été puni d'une peine qui soit à la fois ferme, exemplaire, à savoir la perpétuité incompressible.
07:06Vous avez bien compris qu'il y a des problèmes spécifiques liés au statut de Nicolas Sarkozy dans le domaine de la sécurité.
07:29Bon, je pense qu'il y a une très grande crainte de la part du ministère de l'Intérieur que la sécurité de Nicolas Sarkozy soit potentiellement, puisse être victime de failles.
07:44Donc je pense que le ministre de l'Intérieur en réalité va juste s'assurer que les conditions de sécurité de l'incarcération de l'ancien président de la République soient optimales.
07:55Et c'est pourquoi on crée une polémique, vous, vous les comprenez ?
07:58Oui, mais enfin, tout crée polémique, si vous voulez.
08:01Si il n'y a pas de polémique, qu'est-ce que vous feriez toute la journée ?
08:03Merci à tous.
08:05Vous utilisez les villes de plus de 100 000 habitants ?
08:08Non, on vise toute la commune française dans lesquelles nous sommes implantés, dans lesquelles nous avons vocation à nous implanter.
08:15Ces élections municipales seront peut-être les dernières ou non, avant les grandes élections nationales, présidentielles et législatives de 2027.
08:24Donc on entend évidemment transformer la performance que nous avons réalisée lors des dernières élections législatives et des européennes aussi.
08:30Présenter un maximum de listes et démontrer aux Français qu'y compris dans les communes, le projet que nous portons est une réponse à leurs attentes sur le pouvoir d'achat,
08:39la sécurité, la gestion des deniers publics et la défense de notre identité.
08:43Merci à tous.
08:43Merci à vous.
08:44Voilà, c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella sur le terrain.
08:48Ma chère Elodie, le message est très clair.
08:51On leur a posé beaucoup de questions sur le budget, sur le procès Lola, sur l'incarcération de Nicolas Sarkozy.
08:58Ce que je vois moi dans ce message, et en substance, je crois que c'est Jordan Bardella qui le dit, mais également Marine Le Pen,
09:04c'est qu'ils sont sur le terrain, au plus près des préoccupations des Français, un peu loin de ce qui se passe à l'Assemblée nationale.
09:11On a des députés qui occupent le terrain, mais nous on est là. C'est un peu ça aussi. On sent un petit air de campagne aussi, non ?
09:16Oui, de toute façon, Jordan Bardella n'est pas député lui-même, donc effectivement, il est sur le terrain.
09:21Marine Le Pen aussi, c'est la présidente de groupe. On sait que c'est plutôt Sébastien Chenu et Jean-Philippe Tanguy qui gèrent les troupes sur le budget.
09:28Après, Marine Le Pen et le Rassemblement national, de toute façon, il n'y a pas de surprise.
09:32Ils l'ont dit depuis le début. Effectivement, ils ne vont pas voter ce budget puisqu'ils ne sont pas dans la majorité.
09:36Et de toute façon, ils veulent censurer tout gouvernement jusqu'à ce qu'il y ait une nouvelle élection.
09:41Donc Marine Le Pen et Jordan Bardella vont dans ce sens-là, en expliquant que par exemple, sur la taxe Zuckman,
09:46que ce soit la version light, la nouvelle version de la taxe Zuckman, telle qu'elle est rédigée, elle ne convient pas au Rassemblement national.
09:53C'est vrai qu'en commission, comme dans l'hémicycle, on commence à voir à chaque fois un front qui se fait finalement
09:59entre notamment la France insoumise et le Rassemblement national qui ont voté un certain nombre d'amendements d'ailleurs ensemble.
10:05Quand vous regardez, vous savez, le tableau des votes, vous avez tout le milieu qui est soit ce sont des abstentions, soit ce sont des votes contre.
10:11Et c'est des deux côtés de l'hémicycle qu'on a le plus de votes pour et de votes ensemble.
10:16Après, Marine Le Pen, sur le budget, effectivement, comme sur la taxe Zuckman, etc.,
10:20elle ne va pas aller totalement dans le sens des socialistes, elle ne va pas leur faire cette victoire-là.
10:25Pour le Rassemblement national, pour le coup, j'ai envie de dire que l'épreuve du budget est presque facile.
10:29Ils n'ont rien négocié, ils ne sont pas rentrés dans cette phase-là, ils ne veulent rien négocier puisqu'ils veulent une dissolution.
10:33Donc, écoutez, maintenant, ils attendent que ça se passe.
10:36Avec Cézard, je vous ai vu écouter avec attention,
10:39Elodie Duchar est en train de caresser votre barre.
10:42Et comme vous êtes à côté de Magali Vicente, où tout est important, le sens des mots, la forme, etc.,
10:50est-ce que ça veut dire quelque chose ?
10:51Je reste perplexe face à cette stratégie.
10:53Donc, c'est bien, la perplexité, en fait, c'est ça.
10:55Il faut savoir, quand on parle du débat à l'Assemblée nationale, il a vraiment lieu en ce moment à l'Assemblée nationale.
10:59C'est la première fois où les députés vont pouvoir se mettre d'accord, sans le gouvernement,
11:03ils vont se mettre d'accord sur un budget final.
11:06Le Rassemblement national, avec leurs alliés de l'UDR, donc d'Éric Suetti,
11:09ils sont 140 députés, donc ils ont les moyens de peser et de faire appliquer des avancées,
11:13en tout cas ce qui pourrait être considéré comme des avancées pour eux,
11:15et ils ne participent pas du tout, et ils mettent en scène le fait qu'ils ne participent pas.
11:19Et je ne suis pas rassuré, vous avez totalement raison,
11:21je ne suis pas rassuré de voir que c'est Jean-Philippe Tanguy qui mène les débats,
11:23parce que, sur les sujets économiques, le Rassemblement national,
11:26et par la voix de Jean-Philippe Tanguy, c'est toujours le cas,
11:28est toujours en face avec la France insoumise.
11:30Donc, je vois très bien qu'ils essayent de capter un nouvel électorat plutôt libéral,
11:35mais ce n'est pas du tout ce qu'ils font à l'Assemblée nationale,
11:36et je pense qu'ils auraient plutôt intérêt à montrer qu'ils sont sérieux à l'Assemblée nationale,
11:39ils ne le font pas du tout.
11:40Jusqu'à présent, on ne peut pas reprocher au Rassemblement national
11:43et ne pas être sérieux à l'Assemblée nationale.
11:45Quand on demande à Marine Le Pen des détails sur le budget,
11:47elle réfléchit quelques secondes et elle dit
11:48« Non, non, on ne va pas répondre tout de suite sur le budget »
11:50parce qu'elle n'est, encore une fois, pas à l'aise sur les sujets de fond.
11:53Je ne trouve pas la séquence très très fine, personnellement.
11:57Et c'est vrai que, pour l'avoir vu sur les boucles, presse, etc.,
12:00d'autres présidents de groupes, comme par exemple à droite Laurent Wauquiez,
12:04ont vraiment mis en scène et ont vraiment fait savoir qu'eux étaient là
12:07parce qu'évidemment, il y a 140 députés avec cet intergroupe.
12:11C'est vrai que certains ont voulu mettre en scène le fait que le président du groupe
12:14était présent, au moins pour ce week-end.
12:16Magalie, dernier mot.
12:17C'est exactement ce que j'allais dire, en fait,
12:18parce que c'est qui mette en scène qui et qui mette en scène quoi, en fait.
12:21Il y a un moment donné, ça dépend aussi du point de vue dans lequel on se passe,
12:24duquel on se positionne.
12:26Et je pense qu'on ne peut pas, effectivement, reprocher aujourd'hui
12:28au Rassemblement National d'être dans une mise en scène
12:31quand on voit bien ce qui se passe à l'Assemblée Nationale même.
12:33C'est une mise en scène quand même permanente
12:35de la part à la fois des groupes politiques,
12:37mais aussi de certains députés.
12:38On a pu en discuter ensemble tout à l'heure.
12:40Voilà, je trouve que c'est totalement déplacé.
12:42Il y a une forme aussi de condescendance aujourd'hui sur les réseaux
12:44de la part de certains députés, de mise en scène
12:46au regard de tout ce qui est en train de se passer.
12:48Et c'est insupportable à la vue des Français.
12:50Karima, un mot rapide aussi, peut-être ?
12:54Non, mais je pense que sur le fond, je voulais dire,
12:55vous savez un peu l'image, vous avez les agriculteurs
12:58qui labourent le terrain.
12:59Eh bien, le RN, cette image de Marine Le Pen,
13:03de Jordan Bardella, qui laboure le terrain politique,
13:06si vous voulez travailler en attendant.
13:08Au plus près des préoccupations des Français,
13:10dit Jordan Bardella.
13:11Oui, exactement, ils veulent montrer que nous sommes aussi
13:12sur le terrain, nous sommes prêts, ce sera l'alternance.
13:16C'est nous et nous sommes vraiment au contact,
13:19alors que vous avez finalement d'autres qui sont déconnectés
13:23et la solution n'est pas là-bas parce qu'on voit
13:26que c'est toujours des tambouilles, ça peut changer.
13:28D'une journée à l'autre, on annonce quelque chose,
13:30suspension de réforme des retraites, le lendemain,
13:32ce n'est pas suspension de réforme des retraites,
13:34budget, pas budget.
13:36Donc, ils disent, nous, vous savez, on est là-bas, bien sûr,
13:39mais en même temps, on continue à être sur le terrain
13:41pour écouter les préoccupations des Français.
13:43Je pense que c'est le message qu'ils veulent envoyer.
13:45Et aussi, toutes ces images où on voit des gens enthousiastes
13:48autour, c'est aussi de montrer le contraste
13:50avec les tambouilles, les disputes politiques.
13:52Et on entendait le bravo Marine, etc.,
13:55durant son intervention.
13:56Hector, la joignée, très rapidement.
13:58On voit que Marine Le Pen n'est pas à l'aise
14:00avec les questions budgétaires.
14:01Hier, son contre-budget, c'était une funeste blague.
14:05C'était extrêmement nébulé, on ne comprenait pas
14:06où est-ce qu'elle voulait aller.
14:08Là, ça permet effectivement de dire, nous, RN,
14:09on est sur le terrain.
14:11Et en réalité, on est loin des élites parisiennes
14:13déconnectées. Mais en tout cas,
14:15quand on lui pose des questions sur le budget,
14:16elle a vraiment du mal à répondre.
14:17Elle dit, on ne peut pas rentrer dans les détails.
14:19Je trouve, en tant que citoyen, que c'est inquiétant
14:21que quelqu'un qui postule à la magistrature suprême
14:24ne soit pas prête à répondre sur les questions
14:26de son programme budgétaire.
14:28On change de sujet avec, je vous le disais,
14:31Marine Le Pen et Jordan Bader ont été interrogés,
14:33évidemment, sur le procès de l'affaire
14:36du meurtre de la petite Lola.
14:37Vous avez pu suivre en direct sur notre antenne hier,
14:40dès 17h15, avec beaucoup d'émotions.
14:42Donc, je vous rappelle, la meurtrière de Lola,
14:44Dabia Benkeren, a donc été condamnée
14:46à la perpétuité incompressible
14:48pour avoir violé, torturé et tué
14:50la petite fille de 12 ans.
14:51On voit tout ça avec Félix Pérolas
14:52et Inès Alican.
14:55C'est une semaine de procès
14:57qui s'est conclue par l'annonce
14:59d'un verdict sans précédent.
15:01Dabia Benkeren, 27 ans,
15:03a été condamnée ce vendredi
15:05à la réclusion criminelle à perpétuité,
15:08assortie d'une sûreté réelle.
15:09Soit la prison à vie,
15:11sans possibilité d'aménagement de peine.
15:14En octobre 2022,
15:16cette jeune femme avait enlevé,
15:18violé, torturé,
15:20puis tué Lola,
15:2112 ans,
15:22dans le 19e arrondissement de Paris.
15:24C'est une décision de raison,
15:27d'humanité,
15:28de vérité
15:29et de mémoire.
15:30En réalité,
15:32on est allé au plus près
15:33de la vérité
15:34de ce qui est arrivé
15:35à cet enfant,
15:36cet après-midi-là.
15:37Et justice,
15:38me semble-t-il,
15:39a été rendue.
15:40La défense,
15:41elle,
15:42évoque une décision sans surprise,
15:44mais rendue dans un climat de sérénité.
15:46Il a été retenu la gravité
15:48tout à fait exceptionnelle des faits
15:50pour justifier une telle condamnation.
15:53Ce dont nous sommes,
15:54en quelque sorte,
15:55satisfaits,
15:56c'est que l'audience judiciaire
15:58a pu se tenir sereinement.
16:00Et à ce titre,
16:00nous souhaitons
16:01rendre hommage
16:02à la dignité
16:03de la famille de Lola
16:05dont celle-ci a su faire preuve
16:06à l'occasion de ces débats
16:07qui ont été terribles pour elle.
16:09Après plus de 4 heures
16:10de délibérés,
16:12la justice a tranché.
16:14Le président de la Cour
16:15a souligné
16:16l'extrême cruauté des faits.
16:18La condamnée
16:19dispose désormais
16:20de 10 jours
16:21pour interjeter l'appel.
16:23On va revenir
16:23sur cette perpétit
16:25incompressible
16:26et c'est la raison
16:26pour laquelle je souhaitais
16:27que vous soyez à nos côtés,
16:28Hector.
16:29Mais d'abord,
16:29ce sondage,
16:30puisqu'on vous a interrogé
16:32sur la question
16:32« Êtes-vous pour ou contre
16:33la condamnation
16:34et la perpétit réelle,
16:36je dis bien réelle,
16:37pour les meurtriers d'enfants ? »
16:38Eh bien,
16:38vous voyez votre réponse,
16:40c'est 88% pour
16:41et 5% contre,
16:447% vous ne savez pas.
16:45On peut peut-être voir
16:46la couleur politique
16:47peut-être derrière.
16:49Mais en tous les cas,
16:50il y a unanimité
16:51sur la question.
16:54Oui, voilà.
16:55Ça apparaît,
16:56donc 84% pour la gauche,
16:58majorité présidentielle,
16:5983%.
17:00À droite, 87%.
17:01À extrême droite, 97%.
17:03Alors,
17:03est-ce que ça veut dire
17:04que condamner
17:04perpétuité incompressible,
17:06qu'est-ce que ça veut dire
17:06très concrètement ?
17:08Est-ce que ça veut dire
17:08qu'elle va rester
17:09jusqu'à la fin de ses jours
17:11ou pas
17:11derrière les barreaux ?
17:13On voit tout ça
17:14avec François Tiskevitch
17:15et on en parle ensemble
17:16si vous le voulez bien.
17:18En théorie,
17:19la perpétuité incompressible
17:21n'est pas vraiment réelle.
17:22Dabia Benkirède
17:23peut dans 27 ans
17:24en comptant ses années
17:25de détention provisoire
17:26demander au tribunal
17:28de l'application des peines
17:29de revenir sur l'impossibilité
17:31de demander
17:32un aménagement de peine.
17:34Elle aura alors 54 ans.
17:35Pendant 30 ans,
17:37on sait qu'il n'y aura
17:38pas de remise de peine,
17:39il n'y aura pas de possibilité
17:40de libération,
17:40il n'y aura rien de tout ça.
17:41C'est ce qu'on appelle
17:42incompressible.
17:43On va réévaluer
17:44en fait sa dangerosité,
17:46on va réévaluer
17:46si vous voulez son parcours.
17:48Depuis son instauration
17:50en 1994,
17:51la perpétuité incompressible
17:53n'a été prononcée
17:54qu'à 4 reprises
17:55pour des meurtres d'enfants
17:56accompagnés de viols
17:57ou tortures.
17:58La justice
17:59a infligé cette peine
18:00en 2007
18:01à Pierre Baudin
18:01alias Pierrot-Lefou,
18:03en 2008
18:03à Michel Fourniret
18:04l'ogre des Ardennes,
18:06à Nicolas Blondiot
18:07en 2015
18:07et Yannick Luande-Botelo
18:09en 2016.
18:10Dabia Benkirède
18:11a désormais 10 jours
18:13pour faire appel
18:13de sa condamnation.
18:16Alors tout ça
18:16nécessite des explications
18:18et ça tombe bien
18:18Hector
18:19puisque vous êtes
18:20avocat pénaliste.
18:22On a vu le sondage,
18:23ce n'est pas par hasard
18:24qu'on a interrogé
18:25les Français,
18:26on voit bien
18:27la volonté des Français
18:28dans un cas pareil,
18:30ils souhaitent
18:30que les responsables
18:33restent derrière
18:33jusqu'à la fin
18:34de leur jour.
18:34Là,
18:35perpétuité incompressible
18:37de 30 ans,
18:38peut-être qu'il y a
18:39une marge
18:40infime
18:41mais potentiellement
18:42elle a 27 ans
18:44et potentiellement
18:45elle peut sortir.
18:46et vous allez peut-être
18:47me dire que
18:48ce n'est pas si simple
18:48que ça
18:49mais il y a une possibilité
18:50quand même,
18:50même s'il est infime
18:51et les Français
18:52ils n'en veulent plus.
18:53Oui mais ce n'est pas
18:54une téléréalité.
18:55Non.
18:55Ce n'est pas aux Français
18:56de décider
18:56la loi.
18:56Bien sûr,
18:57le sondage reflète
18:59les états des Français
19:00soit une affaire
19:01aussi dramatique
19:01que celle-là
19:02qu'on a pu commenter.
19:03Je l'entends mais
19:03les Français
19:04à la liste des députés
19:05qui votent la loi
19:05ce n'est pas le Français
19:06qui le lundi
19:07décide d'une loi
19:08et le mardi
19:08change d'avis.
19:10Pour changer la loi
19:11il faut un cheminement
19:11législatif.
19:13En l'occurrence
19:13ce que nous dit la loi
19:14c'est que
19:15dans 27 ans
19:16pourquoi dans 27 ans
19:17puisque la condamnée
19:18a déjà purgé
19:19trois ans de détention
19:19provisoire
19:20elle pourra demander
19:21à relever
19:23sa période de sûreté.
19:25Ça veut dire que
19:26dans 27 ans
19:27elle pourra dire
19:28voilà je demande
19:28à lever ma période
19:29de sûreté
19:30puisque la période
19:31de sûreté
19:31actuellement
19:31elle est de perpétuité.
19:34Donc dans 27 ans
19:35elle peut dire
19:35je demande au tribunal
19:37de l'application des peines
19:38de lever ma période
19:38de sûreté.
19:40Le tribunal
19:40de l'application des peines
19:41va désigner un collège
19:42de trois experts
19:43qui devra se prononcer
19:45sur oui ou non
19:46est-ce qu'on peut laisser
19:47sortir l'accusé de détention
19:49et après
19:51elle passera devant
19:51un tribunal
19:52de l'application des peines
19:53si tant est qu'elle demande
19:54sa libération conditionnelle.
19:55Et un tribunal
19:56de l'application des peines
19:56est composé
19:57de plusieurs magistrats.
19:59Donc
19:59c'est simplement
20:00que dans 27 ans
20:01elle aura le droit
20:01de demander
20:02à relever
20:03oui ou non
20:04sa période de sûreté
20:05et si sa période
20:06de sûreté est relevée
20:07et bien là
20:07il faut convaincre
20:08cette fois-ci
20:09le tribunal
20:10de l'application des peines
20:11pour éventuellement
20:12avoir une libération
20:12conditionnelle.
20:14Donc rien n'est automatique
20:15et c'est extrêmement compliqué
20:16dans le cas qui sera le sien
20:17que d'avoir gain de cause
20:19dans plusieurs années.
20:19Pourquoi c'est comme ceci ?
20:21c'est que la Cour européenne
20:22des droits de l'homme
20:23prohibe une perpétuité réelle
20:25sans espoir
20:26de devenir
20:27une condamnation un jour.
20:28Le terme qui est choisi
20:29par la Cour européenne
20:31des droits de l'homme
20:31c'est l'espoir
20:32d'obtenir une liberté un jour.
20:34Magali
20:34Merci pour ces précisions
20:37mais c'est important
20:37d'expliquer les choses
20:39aux Français.
20:39Je trouve qu'on a
20:40deux verdicts
20:42très intéressants
20:42ces dernières semaines.
20:43On a le verdict
20:44de Cédric Dubillard
20:45et celui-là
20:45qui vient de tomber
20:46et qui pour moi
20:47ont un impact très fort
20:48sur ce que notre société
20:49est en train de vivre
20:50en fait.
20:51Et je pense que vraiment
20:53il faut qu'il y ait
20:53un sursaut
20:54il faut qu'il y ait
20:54un réveil
20:55et une prise
20:56en considération politique
20:57de la transformation
20:58de notre société.
20:59Ces verdicts
21:00ils viennent dire une chose
21:01on a les Français
21:02qui corroborent
21:02et qui sont d'accord aussi
21:03on a des faits divers
21:05considérés comme divers
21:06qui sont passés
21:07depuis quelques années
21:08comme des faits de société.
21:10Parler de faits de société
21:11aujourd'hui c'est important
21:12politiquement c'est important
21:13et donc je pense
21:14qu'on a besoin
21:15d'une validation politique
21:16de l'existence
21:17de ces faits de société
21:18pour pouvoir créer
21:19derrière des leviers
21:20et dire ok
21:21on prend en considération
21:22qu'aujourd'hui
21:22ça fait partie
21:23des faits importants
21:24sur lesquels on doit se poser
21:25et comment on y répond.
21:27Ça c'est important
21:27ça fait partie des réponses
21:28qu'attendent les Français
21:29et je pense que ça devra
21:30faire partie
21:30de l'enjeu de 2027.
21:32Il y a des priorités
21:32de nos politiques.
21:33Et c'est pour ça
21:34que je vous ai diffusé
21:35ce sondage
21:37qui veut dire
21:38beaucoup des attentes
21:39dans lesquelles
21:40vous faites référence.
21:43Carrément.
21:44On est je pense
21:45devant un cas
21:46quand même exceptionnel.
21:47Vous savez
21:48avec cas exceptionnel
21:49il y a quand même
21:49des mesures exceptionnelles.
21:51On comprend évidemment
21:52cette notion
21:53de cette cour internationale
21:56des droits de l'homme
21:57de dire il faut
21:57qu'il y ait un espoir
21:58mais vous savez
21:59dans une société
22:00je pense
22:00qui a fait tomber
22:01tous les interdits
22:02qui a fait tomber
22:03toute la notion
22:04de sacré
22:05quand on se retrouve
22:06devant justement
22:08un crime aussi atroce
22:10où on a franchi
22:11non seulement
22:11tous les interdits
22:12déjà à la base
22:13quand il y a un meurtre
22:14quand il y a une agression
22:14c'est horrible
22:16mais là vous avez
22:17je pense que dans
22:18l'imaginaire collectif
22:20il y a quelque chose
22:20qui nous a choqués
22:21profondément.
22:22on parle du meurtre
22:23du viol
22:24d'un enfant
22:26d'une enfant
22:27on parle d'actes
22:29de barbarie
22:29donc il faut aussi
22:30que la société
22:31envoie un message
22:32qu'il y a
22:33à un moment donné
22:34des cas
22:35où c'est exceptionnel
22:36et la justice
22:38envoie aussi
22:39cette idée
22:40qu'on peut rendre justice
22:41à la famille
22:41et qu'il y a
22:43cet aspect
22:43de dangerosité
22:45donc à un moment donné
22:46quand vous vous rendez
22:47à ce degré
22:48de barbarie
22:49eh bien oui
22:50la société aujourd'hui
22:52et c'est la première fois
22:53que j'entendais
22:53dans des débats
22:54même il y avait
22:55pratiquement cette idée
22:57vous savez
22:57la France
22:59les pays ont aboli
23:01la peine de mort
23:01et finalement
23:02on se remettait
23:03à discuter de ça
23:04dans des plateaux
23:05parce que c'est tellement
23:05choquant
23:06donc évidemment
23:07tant mieux
23:08ça a été aboli
23:09mais il faut qu'il y ait
23:10aussi quelque part
23:11dans la justice
23:12à un moment donné
23:13où on se dit
23:13quand on a franchi
23:15tous ces interdits
23:17qu'on est arrivé
23:18dans des actes
23:19vraiment de barbarie
23:20totale
23:21il faut qu'il y ait
23:22une réponse à la justice
23:23ce sont des cas
23:23exceptionnels
23:24mais d'imaginer
23:26par exemple
23:26qu'à l'âge de 54 ans
23:28elle pourrait être libre
23:29il y a quelque chose
23:30je pense
23:31qui vient profondément
23:32choquer la population
23:33donc ça aussi
23:34je crois qu'il faut
23:35en tenir compte
23:36la responsabilité
23:39des politiques
23:39est importante
23:40c'est ce que disait
23:40Magali Vissante
23:41il faut qu'il y ait
23:42une prise de conscience
23:43enfin
23:43et les Français
23:44sont dans cette attente là
23:46je suis émotionnellement
23:47partagé
23:47sur ce qu'on est en train de dire
23:49parce que vous le savez
23:49entre le moment
23:50où les faits sont arrivés
23:51et le moment du jugement
23:52je suis moi-même devenu papa
23:52donc je ressens
23:53ce que la maman de Lola
23:54peut ressentir
23:55je suis partagé
23:56parce que
23:57ce qu'a dit
23:57l'avocat de la défense
23:58est vrai
23:59je ne sais plus si on a passé
24:00ce passage là
24:01mais sur le fait
24:01que de laisser du temps
24:02à la justice
24:03a été positif
24:03parce qu'elle a permis
24:04de donner la peine
24:05qui était celle
24:06qu'il fallait donner
24:07à cette criminelle
24:08maintenant
24:09cette dame là
24:11elle a 27 ans
24:12elle prend une peine
24:13de 30 ans
24:14elle n'avait déjà
24:15rien à faire
24:15sur notre territoire
24:17encore pendant 30 ans
24:19j'ai du mal
24:21à être satisfait
24:22alors quand je vois
24:22la maman de Lola
24:23le frère de Lola
24:25qui eux sont
24:26quand même soulagés
24:27de cette décision
24:27alors ça me donne
24:28énormément de dignité
24:31ça me donne une part
24:31de soulagement
24:32mais quand même
24:32je me dis que
24:33cette personne-là
24:34n'a rien à faire
24:35sur notre territoire
24:35mais en même temps
24:36je n'ai pas envie
24:37qu'on puisse la libérer
24:37et la renvoyer chez elle
24:38donc c'est la meilleure décision
24:40qui aurait pu être prise
24:41ou je dirais
24:42c'est la moins mauvaise
24:43qui aurait pu être prise
24:44Victor ?
24:45Je veux juste reprécier
24:46qu'il n'y a rien d'automatique
24:47dans 27 ans
24:48elle aura le droit
24:49de demander
24:50la relève
24:50de sa période de sûreté
24:51et si sa période de sûreté
24:53est relevée
24:53elle devra passer
24:54devant un tribunal
24:55de l'application des peines
24:55donc l'opinion
24:57doit bien comprendre
24:57que rien n'est automatique
24:59et que dans des cas
25:01de perpétuité réel
25:02il y a des condamnés
25:03qui demandent
25:04leur aménagement de peine
25:05qui est refusé
25:05depuis des années
25:06donc rien n'est automatique
25:07ce qui est en tout cas certain
25:08c'est que si elle était amenée
25:10à être libérée
25:11l'obligation de quitter
25:12le territoire
25:13serait prononcée
25:14elle rentrerait chez elle
25:15mais je ne suis pas sûr
25:16que ça porte du soulagement
25:17à ceux qui nous écoutent
25:18Mais vous savez
25:19pour avoir vécu
25:20en direct hier
25:21des 17 ans 15 ans
25:22dans Punchline
25:23l'énoncé du verdict
25:25avec les déclarations
25:27du frère
25:29de la maman
25:30Savina Birlin-Bouillet
25:32qui est notre spécialiste
25:33police-justice
25:34qui a suivi
25:34cette affaire
25:36avec tout le service
25:36du police-justice
25:38et était
25:39profondément ému
25:41il y a beaucoup de dignité
25:42beaucoup de dignité
25:43et c'est vrai
25:46que personne n'aurait pu
25:46comprendre
25:47qu'une autre décision
25:48puisse être reprise
25:49évidemment
25:50et l'attente des français
25:51c'est ce que je vous disais
25:53Hector
25:53c'est qu'évidemment
25:53on n'a pas envie
25:54qu'une telle personne
25:55qui a commis
25:55un acte pareil
25:57puisse un jour avoir
25:58ne serait-ce que
25:591%
26:00de chance
26:02de sortir
26:03puisse ressortir
26:03après
26:04toutes les images
26:05toutes les atrocités
26:06que cette personne
26:08ait pu commettre
26:08et ça on peut le comprendre
26:09dans le climat actuel
26:10du moment
26:10on marque une pause
26:12si vous le voulez bien
26:12on se retrouve dans
26:13quelques instants
26:14on parlera d'une autre affaire
26:15également
26:15on vous en a déjà
26:16beaucoup parlé
26:17c'était un violeur
26:19qui sévissait
26:20dans le RERC
26:21on en a parlé hier
26:22en région parisienne
26:23et le présumé
26:24agresseur
26:25a été interpellé
26:27on raconte tout cela
26:27puis on parlera
26:29de l'Europe aussi
26:29incroyable
26:30un truc de dingue
26:31vous savez
26:32les ostréiculteurs
26:33on va beaucoup
26:33manger d'huile
26:34durant la période de Noël
26:36ils ont des plates
26:37pour aller récolter
26:39leurs huiles
26:39l'Europe décide
26:40de mettre
26:40des toilettes
26:41et des lavabos
26:43c'est mal connaître
26:43comment fonctionne
26:44les plates
26:45des ostréiculteurs
26:45pour bien connaître
26:46la région vendéenne
26:47on sera avec un ostréiculteur
26:48vendéen qui nous expliquera
26:49que là aussi
26:50on marche sur la tête
26:51mais vive l'Europe
26:52et on attendra
26:54avec une grande impatience
26:55le témoignage
26:55de cet ostréiculteur
26:56vous allez voir
26:57je pense qu'il n'est pas
26:57très content
26:58de cette mesure
26:58restez avec nous
26:59on a beaucoup de choses
27:00à vous raconter
27:00jusqu'à 13h
27:02et merci pour votre
27:02grande fidélité
27:0312h30
27:09prenez place
27:10merci de nous accueillir
27:11c'est votre
27:11midi news du samedi
27:12une heure
27:13donc pour décrypter
27:13et débattre
27:14des principaux sujets
27:15de votre actualité
27:16mais tout de suite
27:16Sandra Chombeau
27:18pour un nouveau tour
27:18d'horizon de la formation
27:19à la une
27:20face au contexte politique
27:22et budgétaire
27:23tendu en France
27:24des élections
27:25devraient avoir lieu
27:25selon Marine Le Pen
27:27la chef de file
27:28du Rassemblement National
27:29évoque la complicité
27:30de l'ensemble
27:31des parties du système
27:32accompagnée de
27:33Jordan Bardella
27:34ce samedi
27:35à la foire de Poussée
27:36dans les Vosges
27:36elle rappelle être
27:37en campagne permanente
27:39le procès en appel
27:40de Christophe Glez
27:41est fixé
27:41au 3 décembre prochain
27:42le journaliste
27:43sportif français
27:44a été condamné
27:45en première instance
27:46à 7 ans
27:46de prison ferme
27:47en Algérie
27:48pour apologie
27:49du terrorisme
27:49on lui reproche
27:50d'avoir été en contact
27:51avec un dirigeant sportif
27:52responsable
27:53d'un mouvement
27:54classé organisation
27:55terroriste
27:56cette condamnation
27:57survient alors que
27:58Alger et Paris
27:59sont dans une crise
28:00diplomatique
28:00depuis plus d'un an
28:01et bien
28:02un terror surprise
28:02pour vous Thierry
28:03une heure de plus
28:04ou une heure de moins
28:04cette nuit
28:04une heure de plus
28:06exactement
28:07je travaille demain
28:08alors que
28:09imaginez-vous bien
28:10que je me suis renseigné
28:10le passage à l'heure
28:12d'hiver
28:13aura lieu cette nuit
28:14à 3h
28:14il sera donc 2h
28:16il faudra reculer
28:17les aiguilles
28:17de vos horloges
28:18d'une heure
28:18après 50 ans
28:20ce changement d'heure
28:20pourrait être le dernier
28:22les eurodéputés
28:23ont réaffirmé
28:24leur volonté
28:24de mettre un coup d'arrêt
28:25à cette mesure
28:26qui était à la base
28:27provisoire
28:28allez je vais peut-être
28:29m'accorder un dîner
28:30ce soir
28:30parce que
28:32je suis dormi
28:33à l'heure de plus
28:33merci en tous les cas
28:35vous avez vu
28:35j'ai révisé
28:37l'équipe du samedi
28:38Karim Aboui
28:39qui est avec nous
28:40Alexis Isard
28:40est avec nous
28:41Magali Visse
28:41est avec nous
28:42Vector
28:42Lajoigny
28:43avocat pénaliste
28:44est avec nous
28:44autre affaire
28:46sur laquelle j'aimerais
28:47que l'on revienne
28:48évidemment
28:48on vous en a parlé
28:49hier
28:49c'est une jeune femme
28:51qui a été agressée
28:52sexuellement
28:53la semaine dernière
28:53dans le RERC
28:55elle a été sauvée
28:56inextrémiste
28:56par une autre voyageuse
28:58et son agresseur
28:59présumé
29:00a été interpellé
29:01on voit tout ça
29:01avec Mathieu Devez
29:02Inna Salikane
29:03et Félix Pérolas
29:05c'est un sans domicile fixe
29:08âgé de 26 ans
29:09et de nationalité égyptienne
29:11qui a été interpellé
29:13il est l'agresseur
29:14présumé d'une brésilienne
29:15de 26 ans
29:16victime d'une tentative
29:22de viol
29:23l'agresseur
29:24est mise en fuite
29:25par une autre voyageuse
29:26qui décide
29:27de le filmer
29:28je vous ai demandé
29:31de rester là-bas
29:32vous ne voulez pas
29:33rester là-bas
29:33donc vous restez là-bas
29:35quelques jours plus tard
29:37la victime
29:38témoigne
29:38sur les réseaux sociaux
29:39je me suis levée
29:43car j'ai senti
29:44que j'allais me faire agresser
29:45quand je me suis levée
29:46il a baissé mon pantalon
29:48et il a commencé
29:49les violences
29:49il a commencé
29:50à taper mon visage
29:51il m'a serré
29:52étranglé le cou
29:53il a voulu m'étrangler
29:54ça c'est la vérité
29:55il a commencé
29:56à m'embrasser
29:57mais je ne répondais pas
29:58alors il m'a mordu la bouche
29:59j'ai la lèvre coupée
30:00à un endroit
30:01j'ai aussi des blessures
30:02des coups que j'ai reçus
30:04mais à ce moment-là
30:05l'unique réaction
30:05que j'ai eue
30:06c'était de crier
30:07au secours
30:08la vidéo
30:11largement partagée
30:13sur les réseaux sociaux
30:14montre l'agresseur
30:15prendre la fuite
30:16à l'arrivée du trahangar
30:18une enquête
30:19pour tentative de viol
30:20a été ouverte
30:22ça c'est le genre d'histoire
30:24dont les français
30:24en ont assez
30:26quand même
30:26américains
30:27et il faut rendre hommage
30:28à cette jeune femme voisinienne
30:30qui a accepté
30:31de témoigner
30:31un visage découvert
30:32aussi
30:33oui vraiment
30:34et aussi à la personne
30:35qui l'a aidée
30:35aussi
30:36oui vraiment
30:37moi je lève mon chapeau
30:38à ces deux femmes
30:40extrêmement courageuses
30:41effectivement
30:41il y a cette autre femme
30:42qui a été
30:44qui a pris aussi des risques
30:46et qui a filmé la scène
30:48qui a été en soutien
30:50à celle qui a été donc
30:52agressée
30:53et le témoignage
30:54c'est très important
30:55d'en parler
30:56c'est extrêmement traumatisant
30:58il y a combien de femmes
30:59maintenant
30:59qui se disent
31:00est-ce que je suis à risque
31:01quand je prends
31:02les transports en commun
31:03d'être violée
31:04d'être agressée
31:06d'être battue
31:07je ne sais pas
31:08imaginez
31:09moi je trouve que
31:10ça devrait être
31:12un sujet
31:12dont on parle partout
31:14on ne peut pas
31:15fermer les yeux
31:16je veux dire
31:16tout le monde
31:17on a des mères
31:18des soeurs
31:18des amis
31:19des épouses
31:20peu importe
31:21je veux dire
31:22ça nous touche
31:23tous
31:23imaginez
31:24justement
31:25comme homme
31:26si vous aviez
31:26cette sensation
31:28cette possibilité
31:29à chaque fois
31:29de sentir
31:30que vous pouvez
31:30vous faire violer
31:31à chaque instant
31:32quand vous sortez
31:33dans l'espace public
31:34quand vous prenez
31:34les transports en commun
31:35et essayez d'imaginer ça
31:37et bien ça
31:38les femmes le vivent
31:38le vivent régulièrement
31:40le vivent tout le temps
31:41adaptent leurs horaires
31:42aujourd'hui
31:43donc quand on voit ça
31:44c'est le témoignage
31:45direct d'une femme
31:46qui a échappé au pire
31:47mais qui a été agressée
31:49je veux dire
31:50c'est traumatisant
31:51ce qu'elle a vécu
31:52je trouve que c'est
31:52insupportable
31:53et souvent
31:54on ne veut pas en parler
31:55parce que justement
31:56ça ramène aux responsabilités
31:58aussi politiques
31:59de dire
32:00qu'est-ce qu'on fait
32:01comment la justice réagit
32:03c'est un problème
32:04qui est beaucoup plus vaste
32:05donc à un moment donné
32:06non
32:07je salue donc le courage
32:08de ces deux femmes
32:09mais c'est un sujet
32:09on ne peut pas fermer les yeux
32:11on voit à quel point
32:12quand on regarde
32:13justement
32:14sur les chiffres
32:15du ministère
32:15de l'intérieur
32:17sur la sécurité
32:18on voit aussi
32:19qu'il y a une surreprésentation
32:20ça aussi c'est un sujet tabou
32:21mais il y a une surreprésentation
32:23des étrangers
32:23dans les agressions
32:26dont les agressions sexuelles
32:27notamment dans la grande région
32:28parisienne
32:30alors à un moment donné
32:31tout ça aussi
32:32a des liens
32:33c'est pas décentialisé
32:34mais c'est aussi
32:35de dire que
32:35ça peut faire partie
32:36je ne connais pas
32:37dans cette histoire précise
32:38mais plus largement
32:39donc bref
32:40pouvons-nous protéger
32:42les femmes
32:43les hommes
32:43évidemment
32:44mais pouvons-nous protéger
32:45manifestement
32:46les femmes sont
32:46les premières cibles
32:47dans ce cas-ci
32:48Alexis
32:48là encore
32:49vous êtes un ancien député
32:51je rappelle le profil
32:5226 ans
32:53dans la société égyptienne
32:54son domicile fixe
32:56quand est-ce qu'on va prendre
32:57les sujets
32:58à avoir le corps
32:58je ne connais que trop bien
32:59ce tronçon du RER
33:00parce que je l'ai pris
33:00toute ma vie
33:01c'est celui qui remonte
33:02en Essonne
33:03et je partage ce que vous venez de dire
33:04j'ai toujours eu peur
33:05quand ma conjointe
33:06rentre tard le soir
33:07je ne sais pas
33:07ce qui va se passer
33:08vous savez
33:08les derniers RER
33:09mais je vais aller plus loin
33:10c'est moi
33:11quand j'avais 18-19 ans
33:13que je sortais sur Paris
33:14que je rentrais
33:15avec les derniers RER
33:16ce n'était pas très safe
33:17pour moi non plus
33:18donc c'est dangereux
33:20pour tout le monde
33:20il y a une loi
33:21qui a été votée
33:21en début d'année
33:22par le ministre des Transports
33:23Tabarro
33:24qui à mon avis
33:25c'est une politique régionale
33:26mais qui donne des outils
33:27qui sont intéressants
33:27tout d'abord
33:28c'est de renforcer
33:29les fonctions de sécurité
33:31des agents de la SNCF
33:33et des agents de sécurité
33:34qui permet d'étendre
33:36la vidéosurveillance algorithmique
33:39il faut qu'il y ait
33:39de la vidéosurveillance
33:40partout dans les transports
33:41pour retrouver très rapidement
33:43et très simplement
33:43ces personnes-là
33:44et une interdiction
33:46d'utiliser les transports
33:47un peu comme dans les stades
33:48quand on voit que quelqu'un
33:49se comporte mal dans un stade
33:51il n'a plus jamais le droit
33:51d'y aller
33:52et bien avec la vidéo algorithmique
33:53et cette interdiction
33:54d'être présent dans les transports
33:55quand on a commu des délits
33:57ou même juste des incivilités
33:58moi je crois que c'est quelque chose
33:59de bien
33:59si vous vous comportez mal
34:00dans les transports
34:01vous ne prenez plus les transports
34:02c'est un service public
34:02Magui
34:03vous avez changé
34:05je ne vous ai pas posé la question
34:06dis à vous
34:06Karima
34:07vous avez changé vos habitudes
34:08un peu
34:08si vous prenez les transports en commun
34:10vous avez changé
34:11bien sûr
34:12on les change tout le soir
34:13on les change tout le temps
34:15mais oui
34:16pour rebondir sur ce que disait Karima
34:17moi je suis d'accord
34:19je ne sais pas si les gens
34:20imaginent
34:21ce que c'est que
34:21ça m'est arrivé une fois
34:22de rentrer dans une rame vide
34:23je peux vous dire
34:24que ce que vous ressentez
34:26au moment où vous rentrez
34:27dans la rame vide
34:27en plus ça vous demande
34:28quelques secondes de réflexion
34:30même pas
34:30c'est à dire que vous êtes dedans
34:31c'est trop tard
34:32c'est fermé
34:32et vous avez le cerveau
34:34qui cogite pendant les quelques minutes
34:35jusqu'à la prochaine gare
34:36pour vous demander
34:36ce qui est potentiellement
34:37il pourrait vous arriver
34:38donc oui il faut saluer
34:39effectivement le courage
34:40de cette jeune fille
34:40qui a témoigné
34:41parce que moi j'avais vu
34:41la vidéo avant
34:42sur les réseaux sociaux
34:43et finalement son témoignage
34:44a permis de faire sortir
34:46aussi du silence
34:46un certain nombre de personnes
34:47qui avaient vécu
34:48les mêmes agressions
34:49mais combien de femmes
34:49n'osent pas témoigner ?
34:50oui mais c'est fondamental
34:52en fait aujourd'hui
34:52que les voix puissent s'élever
34:53c'est fondamental
34:54qu'elles puissent témoigner
34:56qu'elles puissent le dire
34:56sur les médias
34:57pourquoi ?
34:57parce que si on veut
34:58que les politiques en face
34:59puissent vraiment prendre conscience
35:00de cet impact
35:01et non on ne peut pas parler
35:02de brainwashing
35:03ce n'est pas possible
35:04il y a des faits de réalité
35:05qui sont devenus
35:06des faits de société
35:07aujourd'hui
35:07est-ce qu'on est
35:08et la question a été posée
35:10par Karima
35:10est-ce qu'on a des politiques
35:12qui sont en capacité
35:12de protéger cette société
35:14pour le moment non
35:15et vous disiez
35:16quelque chose d'intéressant
35:17Alexis
35:18effectivement
35:18quand on a commis
35:20des délits
35:21dans les transports au commun
35:21on ne rentre plus
35:22mais comment on a les moyens
35:23de faire en sorte
35:24qu'ils ne rentrent plus ?
35:25on voit bien qu'ils rentrent
35:26dans tous les transports en commun
35:27comme ils veulent
35:27avec de la vidéosurveillance
35:29algorithmique
35:29qui reconnaît ces personnes-là
35:30et qui envoie automatiquement
35:31des amendes
35:32c'est ce qui est rendu possible
35:33par la loi
35:33ça ne les empêchera pas
35:34de rentrer directement
35:35dans la rame
35:36ça commence à faire beaucoup
35:37quand on se prend
35:38amende sur l'amende
35:39on avance
35:40je vous préagis
35:40sur le prochain sujet
35:41mon cher recteur
35:42parce qu'on va prendre
35:43la direction de Nantes
35:44elle a aussi une histoire
35:45incroyable
35:45et dingue
35:46parfois on se dit
35:48dans quel monde on vit
35:49là c'est l'histoire
35:50d'une propriétaire
35:51dont la maison
35:52est occupée
35:53pour se faire entendre
35:54des autorités
35:55elle a débuté
35:56à une grève de la faim
35:57à Nantes
35:57elle s'appelle
35:58Marie-Claude
35:59elle avait loué
35:59une chambre
36:00à un homme
36:01pour lui rendre service
36:02via une de ses relations
36:04et finalement
36:05elle est hors de chez elle
36:08voilà
36:08carrément
36:09on voit tout ça
36:10avec Jean-Michel Decaze
36:11et puis on écoutera
36:12elle s'appelle Marie-Claude
36:13elle était l'invité
36:13de l'heure des pros
36:14on l'écoutera aussi
36:15et je vous demanderai
36:17votre avis
36:17en tant qu'avocat
36:18sur cette affaire
36:18elle s'est installée
36:22elle s'est installée
36:22sur l'une des places
36:22principales
36:23de la ville de Nantes
36:24la place royale
36:25Marie-Claude
36:2673 ans
36:27ne peut plus rentrer
36:28chez elle
36:29depuis le mois de mai
36:30un squatteur
36:31a pris sa place
36:32dans la maison
36:33qu'elle faisait rénover
36:34il a siliconé
36:35toutes les serrures
36:36de la maison
36:37sauf celle de la cuisine
36:39par laquelle il sort
36:40en emmenant
36:42la télécommande
36:43du volet roulant
36:45donc il ferme
36:46le volet
36:46Marie-Claude
36:48avait accepté
36:49dans un bail
36:50de louer une chambre
36:51de 22 mètres carrés
36:52450 euros par mois
36:54à un homme
36:55qui disait avoir
36:55trouvé du travail
36:56une personne
36:57envoyée par une association
36:59de quartier
37:00et qui ne paye plus
37:01le squatteur
37:02n'a pas répondu
37:03à nos coups de sonnettes
37:04on ne sait pas
37:04d'où il vient
37:05on a vu ça
37:06sur les réseaux sociaux
37:08cette vieille dame
37:08elle n'a rien fait
37:11pour mériter ça
37:12la grève de la fin
37:12c'est qu'on est au bout
37:13de tout
37:13au bout de tout
37:14depuis ce matin
37:16je n'arrête
37:17peut-être pas de pleurer
37:18je crois que j'ai tout pleuré
37:20encore voyez-vous
37:21c'est mon seul recours
37:25l'ancienne infirmière
37:26craint l'arrivée
37:27de la trêve hivernale
37:28le 1er novembre
37:29jusqu'en mars
37:302026
37:31le squatteur
37:31a porté plainte contre elle
37:33pour violation
37:33de domicile
37:34Marie-Claude
37:35était allée
37:36entretenir son jardin
37:38laissé à l'abandon
37:38avec des amis
37:39voilà
37:42Marie-Claude
37:42je vous propose
37:43de l'écouter
37:44parce qu'elle a témoigné
37:45ce matin dans leur dépôt
37:46écoutez-la
37:46je suis désespérée
37:49je n'ai plus confiance
37:50dans la justice
37:51je pensais vivre
37:54dans un pays
37:55où la loi
37:56nous protégeait
37:58ce qui n'est pas le cas
37:59je trouve ça scandaleux
38:01qu'on ne soit
38:02si peu protégé
38:03sur ces gens-là
38:04c'est terrible
38:06ce qu'elle dit
38:06Hector Marie-Claude
38:08elle pensait être protégée
38:09par la loi
38:10mais c'est vrai
38:10qu'on marche sur la tête
38:11ça aussi
38:11les français
38:12ils en ont
38:12mais ras la casquette
38:14et quand je dis ça
38:14je suis très très très très poli
38:17Hector
38:17j'entends
38:18j'entends
38:18mais en réalité
38:20c'est extrêmement difficile
38:21pour un propriétaire
38:22que d'expulser
38:23quelqu'un qui se maintient
38:24dans votre appartement
38:26il y a quelques années
38:26peut-être que ce délai
38:27a réduit
38:28c'était 18 mois
38:29en moyenne
38:29pour évacuer
38:3118 mois
38:31le logement
38:32mais légalement
38:34c'est-à-dire que
38:34si vous prenez un huissier
38:35un avocat etc
38:36en moyenne
38:36à l'époque
38:37j'espère que ça a réduit
38:38à l'époque
38:38c'était 18 mois
38:39et ce qu'elle dit
38:41sur ce que dit votre sujet
38:42sur la violation de domicile
38:44c'est un vrai risque
38:45c'est que moi
38:46je défends en correctionnel
38:47des propriétaires
38:49d'appartements
38:50qui disent
38:51on a eu notre appartement
38:51squatté
38:52on est allé
38:53les évacuer
38:54manu militari
38:55et c'est nous
38:55qui nous sommes poursuivis
38:56pour violence
38:57et violation de domicile
38:58donc c'est extrêmement compliqué
39:00et là
39:01votre exemple
39:01il est criant
39:02c'est l'exemple
39:02d'un propriétaire
39:04qui a juste respecté
39:05la loi
39:06et qui en fasse
39:07un locataire
39:08qui ne paye pas
39:09qui ne paye plus
39:10mais même le fait
39:11d'avoir un locataire
39:12qui ne paye plus
39:12parce que là
39:13passé le 1er novembre
39:14jusqu'au 1er mars
39:16mais jamais
39:17elle réussira
39:18à l'expulser
39:18une fois que vous êtes
39:19dans la trêve hivernale
39:20c'est terminé
39:21donc juridiquement
39:22moi je comprends
39:23que ça choque
39:24immensément
39:24l'opinion publique
39:25bien sûr
39:25mais c'est dingue
39:26parce que si en plus
39:27elle veut se faire justice
39:28alors ce que je ne conseille pas
39:29mais évidemment
39:30parce que c'est réponsable
39:31par la loi
39:31mais on ne peut rien faire
39:32on peut
39:33mais sincèrement
39:33elle ne peut pas
39:34moi je me mets à sa place
39:35j'ai juste envie de
39:36enfin je ne sais pas
39:37elle ne peut pas
39:38et elle devient suspecte
39:39pour la loi pénalement
39:40c'est-à-dire que si
39:40elle vient chez elle
39:42elle peut être poursuivie
39:44pour violation de domicile
39:45elle peut être poursuivie
39:46pour violence
39:46si elle prend la personne
39:48par la main
39:48vous prenez quelqu'un
39:49par le bras
39:49c'est une violence
39:50donc légalement
39:52si elle va chez elle
39:52elle se met en danger
39:53son avocat lui dirait
39:54mais vous pourriez
39:55être poursuivie pénalement
39:56et ce qui est dingue
39:57c'est un de ses amis
39:58qui s'occupe d'une association
39:59qui lui a suggéré
40:01d'héberger
40:03cet individu
40:05ça on ne le sait pas
40:07on le verra
40:07c'est ce qu'elle a dit ce matin
40:08c'est ce qu'elle dit
40:09mais il faut toujours
40:09tout vérifier
40:10on peut lui faire confiance
40:12quand même
40:12mais l'histoire
40:14elle est complètement lunaire
40:15et ce n'est pas
40:16la première fois
40:16que ça se produit Magali
40:17qui aujourd'hui
40:20quel français
40:21qui regarde
40:22et qui est attentif
40:22à son histoire
40:23peut ne pas être en colère
40:25ne pas être révolté
40:26et ne pas sentir
40:27cette notion
40:27d'injustice permanente
40:28c'est impossible
40:29et ce que je trouve regrettable
40:30c'est qu'on voit bien
40:31que ça dure depuis le mois de mai
40:32et qu'en fait
40:33cette dame
40:33de 73 ans
40:35assise là
40:37sur son escalier
40:38elle est obligée
40:39de faire une grève
40:40de la faim
40:40pour qu'on puisse
40:42entendre sa voix
40:43déjà
40:43depuis le mois de mai
40:45et que ça commence
40:46au niveau de la mairie
40:47ils s'occupent un peu
40:48on ne sait pas trop
40:48ce qu'ils font
40:49mais ils ont commencé
40:50à s'emparer un peu
40:50du dossier
40:51et deuxièmement
40:52qu'elle soit obligée
40:53de passer par les médias
40:54pour se faire encore plus entendre
40:55c'est-à-dire que
40:56c'est quoi la solution aujourd'hui
40:58qu'est-ce qu'on offre
40:58enfin quel est le pays
41:00j'espère le fait d'en parler
41:01j'espère que ça pourra l'aider
41:03est-ce qu'on est obligée
41:03de passer par là aujourd'hui
41:04pour faire entendre nos voix
41:05je ne crois pas
41:06on a effectivement
41:07une justice qui est censée être là
41:08maintenant je trouve
41:09cette déconnexion
41:10vous savez
41:10son témoignage il est fort
41:12aujourd'hui
41:12cette tristesse
41:13elle est représentative aussi
41:14du monde dans lequel nous vivons
41:16et de ce que vit en fait
41:17notre pays et nos citoyens
41:19et parallèlement
41:20des débats qui sont menés
41:21à l'Assemblée nationale
41:22avec des négociations
41:23de bout de chandelle
41:24où on sait totalement
41:25que c'est dans l'hypocrisie permanente
41:26et moi ça me révolte
41:27ça me révolte parce que
41:28en fait on a une réalité
41:30qui est sous nos yeux
41:30les parlementaires ont une réalité
41:31de ce que vivent les français
41:32tous les jours sous leurs yeux
41:33et malgré tout
41:34il n'y a rien qui avance
41:35et on est en train d'essayer
41:36de s'accrocher à des postes
41:37qui ne peuvent absolument pas subsister
41:39c'est incroyable
41:40en réalité le débat parlementaire
41:42sur le sujet du squat
41:43il a eu lieu à l'Assemblée nationale
41:44c'était je crois il y a deux ans
41:45c'est Guillaume Casbarian
41:46ancien ministre député
41:47qu'on a reçu il y a très peu de temps ici
41:49vous vous souvenez à l'époque
41:50de ce qui s'était passé
41:51il s'était pris une campagne
41:52de cyber harcèlement
41:53par toute la gauche
41:54et de harcèlement
41:55même dans les rues
41:56parce que des affiches
41:57anti-Casbarian
41:58avaient été créées
41:59pour dire qu'il allait mettre
42:00les gens à la rue
42:00on le voit aujourd'hui
42:01sa loi est passée
42:01elle a permis d'accélérer
42:02les démarches
42:03pour libérer des squatteurs
42:04mais encore
42:05on se retrouve avec ce type
42:06de situation
42:07est-ce qu'avec le modèle social français
42:09c'est acceptable
42:09quand on sait que
42:10près de deux Français sur dix
42:12vivent dans des logements sociaux
42:13qu'il est possible d'obtenir
42:14des aides au logement
42:15qu'il est possible d'obtenir
42:16ce qu'on appelle
42:17la garantie visale
42:18c'est-à-dire que l'État
42:19vient vous garantir
42:19votre loyer
42:20en cas d'impayé
42:21tous les dispositifs sociaux
42:22existent pour accompagner
42:24les Français vers le logement
42:25je ne dis pas
42:25qu'une crise de logement
42:26n'existe pas
42:26c'est toujours compliqué
42:28de se loger
42:28mais l'État fait déjà
42:30beaucoup pour accompagner
42:31les Français
42:31je ne crois pas
42:32que ce soit acceptable
42:33de dire qu'aujourd'hui
42:35la police ne peut pas
42:36aller expulser
42:36cette personne
42:37qui vit illégalement
42:38chez cette dame-là
42:38cette personne-là
42:40a le droit
42:40de s'introduire illégalement
42:41chez elle
42:41et de rester
42:42de fermer
42:43les serrures
42:45mais elle n'a pas le droit
42:46de re-rentrer
42:47dans son propre logement
42:48et en quelque sorte
42:48de le resquatter elle-même
42:49c'est incompréhensible
42:52et on a quand même
42:52une frange politique
42:53qui représente
42:5430% de l'Assemblée nationale
42:56qui se bat contre ça
42:57moi je m'étais battu
42:58pour ce texte-là
42:58pour pouvoir permettre
42:59parce qu'à l'époque
43:00vous vous souvenez
43:00il y avait déjà eu
43:01une situation
43:01dans une maison
43:02c'était en Essonne
43:02c'était à Longchimaux
43:03je crois
43:04donc c'est sur mon territoire
43:05enfin c'est pas ma circonscription
43:06mais c'est le territoire
43:06où je vis
43:07et où sont les
43:09on parle souvent
43:10des associations
43:10où sont-elles
43:12ces associations
43:13qui vont aider
43:15pour aider cette femme
43:17pour aider justement
43:18à l'époque de Se Débala
43:20un député
43:20avait ressorti quelque chose
43:21à l'Assemblée
43:22et avait lu
43:22le guide du petit squatteur
43:23un guide internet
43:24qui permet
43:25de contourner
43:27toutes les lois existantes
43:28pour accompagner le squat
43:29quand le squatteur
43:30fait une plainte
43:31contre la propriétaire
43:32c'est pas lui tout seul
43:33qui sait comment est-ce
43:34qu'on fait ce type de procédure
43:35c'est des associations
43:35qui les aident
43:36c'est une inversion
43:38totale
43:39mais totale
43:40de cette justice
43:40et au fond
43:41qu'est-ce qu'on dit
43:42c'est que finalement
43:43cette dame
43:43elle est quoi
43:44c'est une riche propriétaire
43:45elle voulait louer
43:47à 450 euros
43:49c'était la riche propriétaire
43:51donc il faut la faire payer
43:53il faut la faire payer
43:53donc c'est complètement absurde
43:55et que font les politiques
43:56je suis désolée
43:57mais à un moment donné
43:57c'est une question de justice
43:58vous parlez d'absurde
44:00dans le domaine
44:01de l'absurdité
44:02là on arrive
44:04on est au haut niveau
44:07on va parler du
44:08vive l'Europe
44:08on est avec
44:09Quentin Dupont
44:10qui est ostréiculteur
44:11en Vendée
44:12dans un endroit
44:13que je connais bien
44:14à Bois
44:15en Vendée
44:15très précisément
44:16j'en profite pour saluer
44:17Giseline Billet
44:18qui m'a permis
44:18d'être en relation
44:19avec Quentin Dupont
44:20et moi j'aime
44:21les ostréiculteurs
44:21je sais qu'il y a
44:22la difficulté
44:23de leur métier
44:23et là
44:24à Quentin Dupont
44:26je voulais absolument
44:26vous avoir
44:27parce qu'on a appris
44:28que l'Europe
44:28mais c'est un truc
44:30de malade
44:30c'est un truc
44:31de malade
44:32l'Europe souhaite
44:33que vous installiez
44:34des toilettes
44:35et des lavabos
44:36sur vos plates
44:37parce qu'on appelle ça
44:37des plates
44:38alors déjà
44:39techniquement parlant
44:40c'est compliqué
44:40et autre chose
44:43mon cher Quentin
44:44c'est qu'on sait
44:45que le produit
44:46que vous travaillez
44:46les huîtres
44:47c'est très fragile
44:48alors quand on a
44:49des toilettes
44:50déjà les installer
44:50sur les plates
44:51bon courage
44:52vous allez nous expliquer ça
44:53parce que vous connaissez
44:53ça mieux que moi
44:54mais en plus
44:55on fait quoi
44:56l'évacuation des eaux
44:57etc
44:57enfin là
44:58on est quand même
44:59dans un monde de dingue
45:01bonjour Quentin
45:01bonjour
45:03bonjour tout le monde
45:04oui c'est vrai que
45:06je pense pour moi
45:07il y en a un
45:08qui a dû
45:08là-haut se lever
45:10un matin
45:11et qui a dit
45:13on va mettre
45:14des WC
45:15sur
45:15sur les barges
45:17austréicoles
45:17mais pour moi
45:19c'est
45:19d'une absurdité
45:21sans nom
45:21c'est vrai que
45:22déjà d'une
45:24on a quand même
45:25c'est pas des gros chalons
45:26c'est des petits chalons
45:27qu'on a quand même
45:28chez nous
45:28et mettre des WC
45:31sur des petits chalons
45:33déjà qu'on n'a pas
45:34beaucoup de place
45:35pour mettre
45:35nos poches à huîtres
45:37alors mettre des WC
45:39entre guillemets
45:39en plus sur nos chalons
45:41donc ça ferait
45:42de la perte de place
45:43justement
45:43pour qu'on pêche
45:44nos poches à huîtres
45:45qui permettent justement
45:46de faire
45:46entre guillemets
45:47notre boulot
45:47Quentin
45:48quand vous avez appris ça
45:49c'était quoi
45:50votre réaction première
45:51vous vous êtes dit
45:51ils sont dingues
45:52ou ils sont dingues ?
45:54Au début
45:54c'était
45:56entre guillemets
45:57un bruit de fond
45:58il y en a un
45:59qu'on avait parlé
46:00mais on n'y croyait pas trop
46:01et après
46:02plus ça allait
46:03sur les réseaux sociaux
46:04tout ça
46:04et c'est vrai
46:05qu'on s'est aperçu
46:06que en fait
46:06c'était la réalité
46:07que justement
46:09l'Europe
46:09a mis ça en place
46:11pour juste
46:13nos chalons
46:13en stricol
46:14nous c'est ça
46:15qu'on ne comprend pas trop
46:16après
46:17on a parlé
46:20justement
46:20parce que
46:21nous chez nous
46:21à Boire-sur-Mer
46:23on a un chantier
46:25au naval
46:25justement
46:25qui fait les chalons
46:26de stricol
46:27donc on a parlé
46:28cinq minutes
46:29avec lui
46:29et on a dit
46:31mais
46:32s'ils mettent des WC
46:33donc WC homme
46:35mais si on a des femmes
46:36dans l'entreprise
46:37ça sera quoi
46:37WC homme
46:38plus femme
46:39donc c'est vrai
46:40donc après
46:41ça fera deux WC
46:43plus vide sanitaire
46:44plus le lavabo
46:46rendu à un moment
46:47ce qu'on pourra faire
46:48ça sera resté chez nous
46:49et plus volant
46:50et ce qu'il y a de dingue
46:52c'est que ça fait des années
46:53et des années
46:54et des années
46:55et généralement
46:56vous me dites
46:57si je me trompe
46:57Quentin
46:58mais vous faites des sorties
46:59de trois heures
47:00vous êtes tributaire
47:01de la marée
47:01surtout du côté
47:02de Noir Moutier
47:03et que généralement
47:04jusqu'à présent
47:05vous prenez vos précautions
47:06c'est ça aussi
47:07C'est vrai que oui
47:10avant de partir en mer
47:12si vraiment
47:13on a besoin
47:14de faire ses besoins
47:15on y va avant la marée
47:16après
47:17je ne vais pas vous le cacher
47:18si vraiment
47:19on a besoin
47:20d'entre guillemets
47:21uriner
47:22on urine en mer
47:23mais je ne vois pas
47:24ce que ça change
47:26au niveau des eaux
47:27moi pour moi
47:28je pense
47:28j'ai plutôt
47:29un ressentiment
47:30qu'on a
47:31qu'on fait
47:32les pots cassés
47:33des stations d'épuration
47:35qu'on a chez nous
47:35je pense
47:37pour moi
47:37c'est un ressentiment
47:37que j'ai
47:38c'est à dire
47:38ça veut dire quoi
47:40je ne comprends pas
47:40préciser
47:41comme justement
47:43chez nous
47:43dans les années précédentes
47:46on a eu
47:47entre guillemets
47:47des problèmes
47:48de neurovirus
47:48pour les huîtres
47:49tout ça
47:49qui s'est avéré
47:51que c'était
47:52les stations d'épuration
47:53qui débordaient
47:53et tout
47:54comme ils ne peuvent pas
47:56faire entre guillemets
47:57les travaux nécessaires
47:58pour pouvoir agrandir
48:00les stations d'épuration
48:00parce que ça
48:01ça vaut des sous
48:03quand il y a du monde
48:04l'été chez nous
48:04c'est vrai que c'est impressionnant
48:06donc les travaux
48:07ils ont fait comme
48:09entre guillemets
48:10une station balnéaire
48:12à côté de chez nous
48:12ils ont fait
48:14une mini rénovation
48:15de leur station
48:16d'épuration
48:16et qui n'est pas nécessaire
48:18donc moi je ne comprends pas
48:20pourquoi nous
48:21ils nous disent de faire ça
48:23alors qu'ils ne font pas
48:24les choses nécessaires
48:25en amont
48:25merci en tous les cas
48:27Quentin Dupont
48:28merci et bon courage
48:31et puis la période forte
48:32commence bientôt
48:33pour vous
48:34je suppose que vous y êtes
48:35déjà d'ailleurs
48:36avec la période de Noël
48:37et saluée
48:37tous les agriculteurs
48:38de votre région
48:39que j'aime beaucoup
48:39et voilà
48:41mais bon voilà
48:43je ne vais pas vous faire
48:44réagir là-dessus
48:44mais c'est un truc
48:45de d'un quoi
48:46on se demande
48:46quelle est la motivation
48:47de ceux qui ont voté
48:48cette loi
48:48c'est que parfois
48:49on se dit
48:49il y a deux intérêts
48:50en balance etc
48:51là je ne comprends pas
48:52la thèse inverse
48:53je ne vois pas
48:54en quoi il est indispensable
48:55de casser ces bateaux
48:56pour installer des WC dessus
48:59je ne vois pas
48:59l'argument inverse
49:00et surtout que sur ces bateaux
49:02ils sont censés
49:03transporter
49:04les poches d'huîtres
49:05donc évidemment
49:05c'est un manque de place
49:06donc ça va
49:07enfin bon bref
49:08voilà
49:08je voulais juste
49:09nous faire l'écho
49:12de la colère
49:13de ces autres agriculteurs
49:14merci les amis
49:15de m'avoir accompagné
49:16durant cette heure
49:18dans quelques instants
49:19c'est Michel Onfray
49:20et Laurence Fary
49:21je voulais remercier
49:21l'équipe qui m'a entouré
49:22Déborah Smadja
49:23Sébastien Cacquineau
49:24Nathalie Le Pelletier
49:24Philippe Bourg
49:25Sandra Chumbo
49:26pour l'information
49:26Stella Naville
49:28pour la programmation
49:29et moi j'aurais le plaisir
49:30de vous retrouver
49:30à 17h
49:31pour Punchline
49:32on reviendra sur cette histoire
49:34parce que
49:35là aussi
49:36mais on vit dans un monde
49:37de malade
49:38on a tellement besoin
49:39d'Europe en ce moment
49:40sur les sujets de défense
49:41que quand on voit
49:41qu'on légifère
49:42sur la courbure des bananes
49:43et sur les ostréiculteurs
49:45c'est ça
49:45j'ai bien aimé
49:46moi cet ostréiculteur
49:47parce que voilà
49:48on donne la parole aux français
49:49c'est peut-être
49:49ce qui explique
49:50le succès de CNews d'ailleurs
49:51parce qu'on donne
49:53la parole aux français
49:53merci en tous les cas
49:54pour votre grande fidélité
49:55CNews
49:56première chaîne d'information
49:57plus que jamais
49:57merci encore
49:58merci en tous les cas
50:00merci en tous les cas
50:01merci en tous les cas
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