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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Et il est midi, bonjour, je suis très heureux de vous retrouver.
00:03Vous connaissez le rendez-vous par cœur, c'est votre mini-news de week-end du samedi.
00:07Nous sommes ensemble durant une heure.
00:09Je vous présente notre équipe du samedi dans quelques instants, mais tout de suite,
00:12il est fidèle au poste, c'est Mickaël Dorian pour un premier tour dans l'information.
00:15Bonjour Mickaël.
00:16Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:18Airbus rappelle près de 6000 avions A320 en urgence.
00:22La cause, le remplacement d'un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires
00:26responsable d'un incident fin octobre aux Etats-Unis.
00:30Chez Air France, 35 vols ont été annulés hier et des annulations sont également prévues aujourd'hui.
00:35Les clients concernés sont informés individuellement par SMS et e-mail.
00:40Prochaine étape, le Sénat.
00:42Le projet de nationalisation d'ArcelorMittal a été adopté jeudi en première lecture à l'Assemblée nationale.
00:47Il doit désormais être examiné par la Chambre haute.
00:50Une proposition de loi qui émane de la niche parlementaire de la France insoumise
00:53à laquelle s'oppose farouchement le gouvernement mais jugée indispensable
00:57par la rapporteure du texte Aurélie Trouvé interrogée ce matin sur France Inter.
01:02Écoutez.
01:03Le problème c'est que si on ne nationalise pas, il n'y a plus d'acier dans 5-10 ans et je l'affirme.
01:08Si les investissements ne sont pas faits pour décarboner, pour passer à de l'acier vert dans les mois à venir,
01:14eh bien c'en est fini puisqu'il faut 4 ans pour produire, pour construire des fours électriques.
01:19Or dans 4 ans, l'acier brun qui n'est pas décarboné sera absolument non rentable.
01:25Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le PDG d'ArcelorMittal qui l'a dit dans une commission d'enquête parlementaire.
01:29Donc c'est maintenant qu'il faut investir et même la France peut être leader mondial de l'acier vert.
01:34Sauf que ArcelorMittal refuse et c'est normal, ça fait 20 ans qu'il délocalise et qu'il investisse où ?
01:42Au Brésil, en Inde, aux Etats-Unis, etc.
01:44Donc il condamne à terme cette production et je le dis, nous ne pouvons pas nous permettre cela.
01:50Et puis un pétrolier de la flotte Fantôme russe a été attaqué par un drôme au large de la Turquie.
01:56Le navire déjà pris pour cible hier a subi des dommages mineurs mais aucun incendie n'a été déclaré à bord.
02:02Hier, un deuxième pétrolier en route aussi pour la Russie a pris feu à la suite d'une explosion survenue dans le même secteur.
02:0825 membres d'équipage de ce navire ont été évacués, sains et saufs.
02:13Et vous avez fini.
02:14Absolument.
02:15Vous avez failli me prendre de court.
02:17Merci Mickaël.
02:18Tout est rentré dans l'ordre.
02:18Tout est rentré dans l'ordre.
02:19Allez, à tout à l'heure, 12h30.
02:21Je vous présente notre équipe du samedi.
02:22Karima Bouygues, bonjour ma chère Karima.
02:24Bonjour Thierry.
02:25Ravi de vous retrouver.
02:26Florian Gérard-Mercier, directeur des études du Millénaire.
02:28Soyez le bienvenu.
02:29Bonjour Thierry.
02:31Maxime Leguet.
02:31Bonjour Thierry.
02:32On va parler politique.
02:33Oui.
02:33On va parler de Jean-Luc Mélenchon.
02:34Oui.
02:35Avec un calendrier.
02:36Vous voyez, des choses à dire.
02:37Et je vous attends sur le sujet.
02:38Samy Biazoni, essayiste, très heureux de vous retrouver.
02:42Vous aussi.
02:43Et puis Anthony Bem, avocat.
02:44Bonjour Thierry.
02:45Bonjour mon cher Anthony.
02:46On va débuter, si vous le voulez bien, par ce, on peut dire ça, ce camouflet infligé
02:51par l'ARCOM, le régulateur de l'audiovisuel, un reporter sans frontière et également
02:56à France 2 face à nous, face à nous, c'est news.
03:00L'ARCOM qui a carrément, vous le savez, on en a beaucoup parlé, remis en cause l'étude
03:03de RSF, mettant en cause notre respect à nous du pluralisme sur notre antenne, cette
03:09étude de RSF qui a servi de base, notamment pour le fameux magazine Compléments d'enquête
03:14qui nous était consacré, je ne sais pas si vous l'avez regardé ou pas, mais on va
03:18en parler.
03:18On voit tout ça avec Isabelle Piboulot et puis on en parle.
03:23De la politique sous couvert de la défense d'une information fiable, Reporters sans frontière
03:28est-elle une organisation politisée ? Sur son site, l'ONG dit avoir pour mission
03:33d'agir pour la liberté, le pluralisme et l'indépendance de la presse.
03:37Le journaliste Paul Amard, lui, souligne les relations avec l'extrême gauche de Pierre
03:42Aski, président de RSF depuis 2017.
03:44A propos de Reporters sans frontières, alors pour le coup, ils ne sont pas spectateurs
03:48engagés, ils sont militants.
03:49Pierre Aski, je le connais bien, il est l'ami de Georges Theroux, qui est un activiste
03:54d'extrême gauche américain, qui passe son temps et qui met ses milliards au service
03:58d'une déstabilisation des démocraties occidentales.
04:00Voilà, et Pierre Aski lui-même a dit qu'un jour, Georges Theroux lui avait confié
04:04une mission, donc confier à Reporters sans frontières le soin de faire ces statistiques
04:09électorales, bizarre.
04:11Et ce n'est pas tout, pour François-Olivier Gisbert, la politisation de RSF ne fait aucun
04:15doute.
04:15Ça l'est déjà depuis un certain temps, puisque vous avez eu ce rapport Joss, qui
04:19était une idiotie sans nom, il y a quelque temps, d'ailleurs contre CNews.
04:24Un rapport examinant le pluralisme, réalisé en 2022 pour Reporters sans frontières,
04:28avait été transmis au Conseil d'Etat.
04:31L'ARCOM avait été sommé de renforcer ses contrôles.
04:33Trois ans plus tard, le régulateur de l'audiovisuel ne constate aucun manquement au pluralisme
04:38sur la première chaîne Info de France.
04:41Et Reporters sans frontières qui persiste et qui signe malgré tout.
04:45Anthony, quel est votre regard ? Effectivement, est-ce que vous avez le sentiment qu'RSF
04:50fait de la politique ? Je vous pose la question tout bonnement.
04:54De toutes les façons, c'est connu.
04:56Ces rapports sont contestés.
04:58RSF a un parti pris.
04:59C'est de notre autorité publique aujourd'hui.
05:01C'est plus sur le plan juridique et légal que je m'aventurerais.
05:06Vous êtes avocat.
05:06Que c'est ma matière.
05:07C'est déjà qu'il existe une autorité qui s'appelle l'ARCOM,
05:11qui est chargée depuis une loi de décembre 2018 de contrôler la manipulation de l'information
05:17et les fausses informations.
05:19On se demande aussi pourquoi cette organisation non gouvernementale aurait la légitimité
05:27de pouvoir dire qui est le média qui serait fiable.
05:32Labelliser.
05:33Labelliser.
05:34Et qui est celui qui ne le serait pas.
05:36Et on voit du coup qu'il y aurait eu un parti pris de toutes les façons de la part de cette ONG
05:41qui manipulerait l'opinion plutôt que ne contrôlerait l'information.
05:46Samy, Samy Vajorny.
05:48Ce qui m'inquiète, c'est globalement la tenue générale du débat.
05:51Nous sommes dans une démocratie ouverte.
05:53Le pluralisme, c'est simplement le fait d'assurer qu'il y ait plusieurs chaînes
05:57qui portent des discours, des visions du monde différentes.
06:00Point.
06:01Le seul pluralisme dont il faudrait se soucier, c'est celui du service public.
06:04Parce qu'il a cette délégation, il a ce positionnement très particulier dans le paysage audiovisuel.
06:09Donc tout cela, ce sont des diversions.
06:11En réalité, je me fiche que BFM TV, que CNews, que LCI aient des inclinations si elles en ont.
06:19Parce que ce qui importe, et c'est cela le pluralisme dans une démocratie, c'est leur conjonction.
06:23De la même manière, personne ne se soucie de l'orientation politique de libération et de l'orientation politique de valeur actuelle.
06:30Donc je crois qu'on se trompe fondamentalement.
06:32On a perdu le sens de notre démocratie, de la liberté d'informer en démocratie.
06:37Vous voyez, je suis totalement honnête et transparent.
06:40Vous avez cité toutes les chaînes d'information sauf France Info.
06:42Et j'en parle.
06:43Parce que c'est le service public.
06:44Voilà.
06:45Non, non, mais j'entends.
06:46Je citais les chaînes privées.
06:47Oui, j'ai bien compris.
06:48Et on parlera des radios dans quelque chose.
06:50Et on parlera des radios aussi.
06:52Et on parlera également de la Cour des comptes.
06:53Parce qu'on pourra se poser la question.
06:56Pourquoi on est ciblé autant par le service public ?
07:00On a peut-être quelques petites explications à vous donner.
07:03Mon cher Florian.
07:05Je ne suis pas totalement d'accord.
07:07Au sens que ça peut être bien.
07:09Et de toute façon, c'est la loi qui implore à l'ispreuve sur chaque chaîne.
07:11Pour ne pas qu'il y ait de bulles informationnelles.
07:13On peut dire que c'est un objectif de politique publique.
07:15Mais le point qui est choquant, c'est de dire qu'il puisse y avoir une seule et unique autorité.
07:20qui régisse ça.
07:21Ça fait penser au soviétisme.
07:23C'est la pravda.
07:24C'est-à-dire que si vous n'êtes pas sur la ligne éditoriale, notamment par exemple du gouvernement.
07:28Parce qu'on a vu quand même dans le passé des mensonges d'État.
07:31Ou des choses que le gouvernement disait.
07:33Et où il cherchait à censurer les informations.
07:35Je ne sais pas, sur les masques.
07:36Sur l'origine du Covid.
07:37Des choses comme ça.
07:38Qui sont avérées ensuite être vraies.
07:39Ou en tout cas que le gouvernement n'ait pas les éléments pour le dire.
07:41Donc c'est très très dangereux de dire qu'il faut une autorité qui dise ce qui est vrai, ce qui n'est pas vrai.
07:46Parce que personne ne peut avoir cette autorité.
07:48Et puis quand on voit l'étude de Reporteur Sans Frontier, on peut être inquiet si demain, c'était l'organisme qui était choisi pour labelliser tout ça.
07:56Je mets des guillemets.
07:57Évidemment.
07:57Et c'est le président de la République qui veut.
08:00Il a mentionné RSF comme faisant figure d'organisation équanime, neutre, impartiale.
08:09Et évidemment, la question de la politisation de RSF se pose.
08:12D'autant plus que c'est une ONG qui est sous perfusion publique.
08:15Près de 50% de ses ressources financières émanent de l'Union Européenne ou de l'AFD, l'Agence Française de Développement.
08:21Et donc, évidemment, alors qu'elle a une telle dépendance financière publique,
08:25la question de cette organisation se positionnant justement comme étant indépendante se pose d'autant plus.
08:32Et d'autant que le directeur Thibault Boutin s'est exprimé dans les colonnes du Nouvel Obs, du Nouvel Observateur,
08:39en disant « Ah, je suis un peu surpris de la tempérité, mais aussi de la méthode et de la réaction de l'ARCOM. »
08:45Donc, vous voyez, ça veut tout dire.
08:48Non, mais sincèrement.
08:50Non, mais bien sûr.
08:50Mais encore une fois, que RSF soit politisée à la limite, bon, mais c'est leur droit.
08:56Si j'ose dire, il y a d'autres ONG qui sont politisées.
08:58Mais qu'ils soient présentés par le président de la République lui-même comme l'arbitre des élégances
09:04et l'organisation qui va venir contrôler la fiabilité de l'information des autres chaînes,
09:09là, il y a évidemment un problème de déontologie.
09:11C'est bon qu'on peut dire.
09:12Karima.
09:12Non, moi, je suis tombée des nues quand j'ai entendu le président parler de cette idée
09:19d'une labellisation, à labelliser des médias.
09:22On se dit « C'est sacré, votre petit média labellisé. »
09:25Et là, on aura le fameux modèle, vous savez, d'État.
09:29Toi, t'es l'élu.
09:31Toi, t'es pas l'élu.
09:32Mais toi, t'es l'élu.
09:32Cette idée de labell, de l'information, qu'est-ce qui est exactement juste ou pas?
09:37Je vous rappelle quand même qu'il y a des lois dans ce pays.
09:40Il y a évidemment cette idée, cet idéal de liberté d'expression,
09:45même si je pense qu'il est véritablement malmené par les temps qui courent.
09:49Mais il existe des lois sur la diffamation, il existe déjà des choses.
09:53Il y a une autorité de régulation qui s'appelle l'ARCOM et qui, plus est,
09:57en plus tapée, si on regarde sur le complément d'enquête, par exemple,
10:01qui a en plus tapé sur les doigts en disant « Non, non, non, par exemple, CNews respecte le pluralisme. »
10:08Alors, franchement, je trouve que si on allait dans cette direction,
10:11c'est une dérive totale qui va à l'encontre de la liberté d'expression
10:16et même plus encore, c'est vraiment quelque chose, je trouve,
10:19on retourne en arrière, on est dans une forme d'observation
10:22de qu'est-ce qu'on peut dire, qu'est-ce qu'on ne peut pas dire.
10:26Et vous avez mentionné la différence entre un média privé et un média public.
10:30Moi, je suis d'accord là-dessus.
10:33Quand c'est payé par tous les Français, je suis désolée,
10:36mais là, effectivement, le pluralisme et la pluralité des voix,
10:39ça devrait être la priorité.
10:41Ça devrait être la priorité.
10:42Et on s'entend que ce n'est pas du tout ça.
10:43Et en plus, CNews, qui est attaquée de toutes parts,
10:48respecte, selon l'autorité, l'ARCOM.
10:51C'est validé par l'ARCOM, le pluralisme.
10:55Alors, franchement, on marche sur la table.
10:56Et je parle sur la gouverne de Maxime Leguay,
10:58à chacune de nos réunions de préparation d'émissions,
11:02on fait excessivement attention, justement,
11:04mais elle est minuit près, Maxime.
11:06Mais elle est minuit près, vraiment.
11:08On est guidé par ce temps de parole et ses obligations.
11:10Mais c'est notre quotidien, en plus.
11:12C'est ça, évidemment, que l'on doit respecter.
11:14Et l'ARCOM, on ne peut pas la soupçonner de nous être très favorables.
11:18Donc, si elle en vient à délégitimer un rapport de RSF, c'est que bon...
11:24Samy, rapidement, parce qu'on a peut-être un début d'explication
11:27sur le pourquoi de cette attention portée par le service public à notre rencontre.
11:31J'ai l'impression qu'on perd collectivement pied.
11:33La question du pluralisme, on n'est plus au XIIe siècle.
11:37Il y a Internet, les bulles informationnelles seront là.
11:39Et la presse écrite est logée à une enceinte différente.
11:43Donc, de toute façon, c'est un leurre.
11:44Par ailleurs, techniquement, et je mets au défi quiconque de me prouver le contraire,
11:48j'ai écrit plusieurs fois sur le sujet, notamment dans le Statistiquement Correct,
11:50il est impossible de labelliser quoi que ce soit.
11:53Comment labellisez-vous une personne dite de droite qui obtiendrait des propos de gauche ?
11:57Comment labelliseriez-vous l'essentiel des citoyens qui n'ont pas d'orientation politique ?
12:00Là, c'est une usine à gaz.
12:01En fait, c'est au-delà de l'usine à gaz.
12:03C'est parfaitement impossible, je le soutiens.
12:06Méthodologiquement, il ne faut pas entrer dans cette tentation
12:12parce qu'elle est foncièrement illibérale
12:15et elle nous condamne véritablement à nuire à ce qui est nécessaire en démocratie,
12:20c'est-à-dire la libre expression et l'équilibre global du système d'information.
12:25Si on commence à ficher en plus, c'est ça, il y a cette idée,
12:29si on va un petit peu plus loin, c'est que vous finissez par ficher les différentes stations télé,
12:33ficher les gens aussi, vous les enfermez,
12:36donc comme s'il n'y a pas d'évolution de pensée,
12:37comme si peut-être vous pensez quelque chose,
12:40peut-être des années plus tard, il y a d'autres choses qui se rajoutent à la réflexion,
12:43donc vous enfermez les gens, comme vous dites,
12:45peut-être que quelqu'un sur l'économie est un peu plus libéral,
12:49sur d'autres aspects, c'est un peu...
12:51Moi, ça fait longtemps que je suis journaliste, j'ai un certain âge,
12:53et moi, ça me gêne, ça, sincèrement.
12:55Dans l'exercice de ma profession, ça me gêne et ça me choque.
12:58C'est une dérive totale.
12:59Rapidement, parce que je voulais qu'on avance.
13:01Oui, je voudrais juste souligner, je trouve que ce que X fait, par exemple,
13:03avec les notes de la communauté est très bien,
13:05parce que ça permet justement de dire des vrais gens
13:08qui puissent mettre des bémols sur des informations,
13:12donc je ne suis pas d'accord avec vous que ce soit impossible d'avoir quelque chose...
13:15Non, mais c'est une usine à gaz, si on commence là-dedans.
13:17Non, mais ce n'est pas à l'État de l'organiser.
13:19Ce que j'essaie de dire, c'est que justement,
13:21la meilleure manière d'avoir du pluralisme,
13:24c'est que les gens puissent voter avec leurs yeux, avec leur attention,
13:27et que les gens qui sont choqués par quelque chose,
13:29ou qui pensent que quelque chose n'est pas vrai, puissent le dire.
13:31Donc, en fait, de redonner un peu du pouvoir sur l'information,
13:34aussi à la démocratie et aux habitants.
13:37En avance, pourquoi ces attaques à France Télévisions ?
13:40On ne va pas se mentir, ça tangue un peu du côté de France Télévisions.
13:43C'est le moins qu'on puisse dire.
13:45Et je vous rappelle que la Cour des Comptes a épinglé France Télévisions.
13:49On leur rappelle des faits, parce que nous sommes journalistes,
13:51on fait notre métier aussi.
13:52C'est Enca de Guillotel qui vous raconte tout ça.
13:54Avec un déficit de 81 millions d'euros, enregistré entre 2017 et 2024,
14:02la situation financière du groupe France Télévisions s'est largement dégradée.
14:07Ce constat, c'est celui de la Cour des Comptes, dans un rapport publié fin septembre.
14:12L'institution, qui souligne les bonnes audiences du groupe France TV,
14:16indique cependant que la rénovation du cadre social est nécessaire.
14:19Elle pointe du doigt une augmentation de la masse salariale, malgré une baisse des effectifs.
14:25En 2023, le salaire moyen s'élevait ainsi à plus de 70 000 euros,
14:30avec des avantages en nature conséquents pour certains.
14:33Plus d'une cinquantaine de cadres de France Télévisions bénéficiant actuellement de véhicules de fonction.
14:38La Cour des Comptes alerte même sur la pérennité du groupe.
14:40La trésorerie et les fonds propres de France Télévisions ont fondu ces dernières années,
14:45passant de 300 millions d'euros en 2017 à 125 millions d'euros fin 2025.
14:51Une situation qui oblige désormais l'État actionnaire à intervenir avant fin 2026,
14:56sans quoi la société France Télévisions risquerait d'être dissoute.
15:01Voilà, nous sommes factuels, mon cher Florian,
15:04et c'est important pour nos téléspectateurs qui nous regardent.
15:06– Et en fait, les faits et la réalité étaient tues.
15:11Et c'est là-dessus que finalement l'idéologie des médias publics se fracasse.
15:17Il faut aussi rappeler que certes, la chaîne est en déficit,
15:19mais c'est surtout que chaque année, son budget est de 3,3 milliards d'euros
15:23financés à l'écran de majorité par nos impôts.
15:27Et donc, le fait que les matinales de France Télé
15:31et que la ligne éditoriale de France Télé soient très nettement à gauche,
15:35et ça a été reconnu, c'est un problème parce que ça veut dire que
15:39tous nos impôts, tout le monde finance l'idéologie de gauche dans nos médias.
15:42– Les matinales, c'est les radios dont on va parler dans 14 secondes et demie.
15:47Anthony.
15:47– L'avenir de France Télévisions est de toutes les façons menacée.
15:52La redevance qui finançait France Télévisions a été supprimée.
15:57Aujourd'hui, c'est le budget de l'État qui est instable,
15:59qui permet de se financer.
16:00La publicité ne rapporte plus de revenus.
16:03Les rémunérations sont exorbitantes du droit commun.
16:07Elles sont anormalement hautes.
16:10La transition numérique n'est pas faite.
16:13Ses obligations imposées par l'État sont davantage importantes.
16:18Son avenir est compromis.
16:20Aujourd'hui d'ailleurs, à tel point qu'elle se fait finalement
16:23l'étendard du message politique comme quoi les chaînes privées,
16:28par exemple comme CNews, lui seraient des concurrentes directes.
16:31Et on est entré en guerre contre France Télévisions par Ernotte qui fait des annonces.
16:36– Pas nous, nous ne sommes pas entrés en guerre nous.
16:38– Non, elle, elle est entrée en guerre.
16:40Qui fait des annonces comme ça contre des chaînes privées
16:43alors qu'elles devraient se passer d'idéologie politique au nom de la neutralité.
16:48On voit que France Télévisions aujourd'hui n'a plus de raison d'être.
16:50– Allez, une autre enquête, ce n'est pas nous là.
16:54C'est l'enquête de l'Institut Thomas More qui a réalisé une enquête
16:58sur les matinales à Radio France, de toutes les radios du service public.
17:02Eh bien, devinez quoi ?
17:04Ça penche plutôt à gauche.
17:06C'est Vincent Fernandez qui vous détaille les résultats de cette étude.
17:12– Dans les matinales de France Inter,
17:146 chroniques sur 10 vantent les mérites de la gauche
17:16contre à peine 2 sur 10 pour la droite.
17:18Chez France Culture, le déséquilibre est encore plus flagrant
17:22avec 66% de chroniques à gauche contre seulement 6 à droite.
17:26Seule France Info fait presque figure de bon élève.
17:29– Les partis qu'on va qualifier d'opposition radicale,
17:32gauche radicale, droite radicale,
17:33sont à la fois sous-représentés par rapport à leur poids électoral réel
17:36et présentés très négativement, que ce soit LFI d'un côté
17:41ou que ce soit le RN de l'autre.
17:42Ce qui nous conduit à constater qu'en fait, dans le spectre politique,
17:46les partis les mieux traités, si je puis dire,
17:50sont ceux du centre et du centre-gauche.
17:52– L'intelligence artificielle a permis ce décryptage très précis.
17:56– Sur un mois, on a pu analyser plus de 2500 mentions
18:01de personnalités politiques ou de formations politiques.
18:03On a pu analyser le contenu de 1280 chroniques.
18:06Et puis sur le plan qualitatif, il y a en fait un avantage,
18:10c'est que ça permet de normer extrêmement l'analyse que nous faisons.
18:16C'est un outil qui en fait est à la fois systématique et stable.
18:20Et donc ça nous permet d'avoir des retours
18:21et des éléments d'analyse extrêmement sûrs.
18:25– Selon le rapport, c'est le député européen Raphaël Glucksmann
18:28qui serait le mieux traité.
18:30À droite, Sébastien Chenu, porte-parole du RN,
18:34Rachida Dati, membre des Républicains,
18:37Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy
18:38ont été les politiques envers lesquelles il y aurait eu le plus d'hostilité.
18:43– Les faits, rien que les faits, et uniquement les faits.
18:48– Ils sont têtus.
18:49– Voilà, c'est l'Institut Thomas More.
18:52Donc on ne peut pas nous taxer,
18:55on ne fait que relayer cette information.
18:57Florian.
18:58– Et honnêtement, comment est-ce que ça peut encore tenir
19:00quand on voit les audiences que font ces chaînes
19:02et ces radios qui ne font que baisser ?
19:05– Voilà, les auditeurs partent parce qu'ils le reconnaissent bien,
19:09que ce n'est pas représentatif et que ce n'est pas de la bonne information.
19:12Et donc derrière, la seule solution in fine pour résoudre le problème financier
19:15va être la privatisation et de Radio France et de France Télévisions.
19:19Il va falloir y aller et je pense que c'est parce qu'ils voient
19:22que ça va leur tomber dessus que, effectivement,
19:25c'est un peu sauf qui peut en ce moment là-bas.
19:27– Oui, alors il faut dissocier le cadre méthodologique de cette étude
19:32qui vise à qualifier le contenu,
19:34c'est-à-dire l'orientation du propos tenu.
19:36Est-ce qu'il est plutôt favorable, défavorable ?
19:38Est-ce qu'il penche vers des propos qualifiés de propos de droite
19:41ou propos de gauche ?
19:42La labellisation, c'est un peu autre chose.
19:44C'est la qualité de l'information, c'est l'orientation des personnes qui parlent
19:46et pas forcément des propos qui sont tenus.
19:50Toujours est-il qu'on apprend des choses que l'on sait,
19:52donc on obtient des confirmations.
19:54La méthodologie est très intéressante, je l'ai regardée,
19:57puisque l'Institut Thomas More a utilisé effectivement l'intelligence artificielle
20:00et donc sans capacité à biaiser, si ce n'est éventuellement dans la sélection des échantillons,
20:05mais ils ont pris les chroniques les unes après les autres sans sous-sélection
20:09et c'est elle qui a essayé de qualifier le contenu qu'on appelle sémantique.
20:14Ce qu'il se dit au sujet de telle ou telle personne,
20:16ce qu'il se dit à tel et tel sujet.
20:19Et donc c'est intéressant et je pense que personne ne sera surpris
20:22des résultats qui sont obtenus.
20:24Par ailleurs, et là, un satisfait site pour France Info,
20:26parce que France Info a très souvent fait preuve, je trouve,
20:29moi j'ai été invité plusieurs fois,
20:31d'une véritable volonté de neutralité à la différence de bien d'autres chaînes du service public.
20:37Et cela est un problème car dans la convention de France Télévisions,
20:40dans la convention du service public audiovisuel,
20:42la pluralité, la diversité des opinions est une obligation.
20:46Donc au-delà de tout ce que vous avez dit,
20:48le service public est défaillant et cela est un fait objectif.
20:51Mais là, ce ne sont que des faits que nous exposons,
20:53évidemment, on l'a bien compris.
20:54Maxime ?
20:54Non mais ça s'attende beaucoup du côté du service public dernièrement.
20:57Évidemment, il y a cette étude de l'Institut Thomas More,
21:00il y avait le rapport que vous avez rappelé de la Cour des Comptes.
21:02Ah, il y a parfois le calendrier qui fait mal des choses.
21:04Le désaveu par l'ARCOM.
21:05Et la commission d'enquête sur la neutralité et le financement
21:09de l'audiovisuel public qui a commencé la semaine dernière
21:11et qui va se prolonger des semaines durant.
21:14Et alors là, vous disiez qu'on expose des faits
21:17qu'on était déjà au courant.
21:18Là, la commission va sans doute ouvrir le capot
21:21et on va peut-être en apprendre encore davantage.
21:24Donc évidemment, en ce moment, du côté du service public,
21:26c'est vrai que c'est un mauvais moment à passer.
21:28Ce qui explique peut-être aussi la crispation
21:30à l'égard des autres médias.
21:33Et nous en premier lieu.
21:35Et notre groupe, c'est l'Europe 1
21:39et c'est le journal du dimanche aussi.
21:42Mon cher ami.
21:42La radio, Thierry, est le premier média
21:44qui est consommé le matin au café,
21:47avant le café, pendant le café.
21:48Et du coup, c'est avec cela que les gens commencent leur journée.
21:51Le problème, ce n'est pas qu'un média
21:53comme une radio France Inter, France Culture,
21:56soit de gauche.
21:57Ils ont totalement le droit.
21:58C'est le choix éditorialiste, l'angle,
22:01le parti pris,
22:02le choix des informations qui est faite,
22:04qui donne une vision, finalement,
22:07de l'information qui est biaisée.
22:09Alors que nous savons que le pluralisme
22:12est une obligation.
22:13Et le problème, c'est qu'il n'y a aucune autorité de contrôle
22:16de ces médias pourtant publics
22:18qui donnent une information biaisée
22:20au nom d'une idéologie éditorialiste.
22:23Carrément ?
22:23Le service public, ça ne doit pas être de gauche,
22:26de droite, de centre.
22:27Ça appartient à tous les Français.
22:29C'est une obligation.
22:31Ça devrait...
22:31Tous les courants devraient être représentés.
22:33devraient avoir une pluralité des voix.
22:35Quand on parle, par exemple, dans les chroniques,
22:37dans ce ton,
22:38ça n'appartient pas à une chapelle idéologique.
22:41Et c'est ça qui peut être révoltant
22:42pour des Français, de se dire,
22:43non seulement j'envoie mes impôts,
22:46il y a une partie de mes impôts qui finance ça,
22:48et en plus, on a l'impression
22:49que c'est une volonté d'imposer
22:51une sorte de monopole de récits,
22:53de qu'est-ce qui est bien,
22:54qu'est-ce qui est, si vous voulez,
22:56idéologiquement respectable.
22:57Et ça, je pense qu'il y a beaucoup de Français
22:59qui en ont marre de ça,
23:00parce qu'il y en a qui croient, je pense,
23:02au service public.
23:03Ils disent, si les deniers publics
23:05étaient dépensés à bon escient,
23:07que c'était vraiment une information,
23:08on a l'impression qu'il y a effectivement
23:10ce respect de la neutralité,
23:11de la pluralité, de la diversité des voix,
23:13qu'on n'essaie pas de nous faire la morale,
23:15on n'aurait pas ce discours-là peut-être de critique.
23:18Et je pense qu'ils s'en rendent compte bientôt,
23:20parce qu'à un moment donné,
23:21l'information circule,
23:22il y a d'autres chaînes,
23:23il y a des réseaux,
23:24les gens s'informent autrement aussi.
23:27Il y a le succès de CNews
23:28qui rejoint la population,
23:30les téléspectateurs
23:31qui parlent de leurs préoccupations,
23:33et ça, ça dérange énormément.
23:34Donc moi, il y a cet aspect
23:35sur l'orientation, si vous voulez.
23:37Moi, je crois au service public
23:39s'il y avait cette neutralité.
23:41Et ensuite, le financement.
23:43Si on prend l'exemple
23:44de complément d'enquête,
23:45quand on se rend compte
23:46qu'on a payé...
23:47Le coût du complément d'enquête...
23:47Le coût du complément d'enquête,
23:48je n'en ai pas parlé, remarquez,
23:49vous n'ont plus en parlé.
23:50Non, mais c'est important de dire finalement
23:51de financer pendant des mois,
23:54et c'est basé sur des informations
23:56finalement que l'ARCOM rejette.
23:59En gros, c'est ça, le rapport de RSF.
24:01Et on se dit,
24:02est-ce qu'on a financé ça finalement?
24:04Moi, j'ai plutôt l'impression
24:05que c'était une campagne de dénigrement.
24:07Je suis désolée,
24:07mais pour moi, c'est clairement...
24:09C'était ça.
24:10On marque une pause
24:11dans ce Minnews Week-end.
24:12On se retrouve dans quelques instants.
24:14On parlera de notre consœure italienne
24:15qui a été agressée et retenue
24:18dans une boucherie à l'aile à Roubaix.
24:19Tiens, on se posera la question aussi.
24:21Est-ce que Reporteur sans frontières,
24:23c'est aussi la vocation,
24:25prendra la défense de cette consœure?
24:28On écoutera son témoignage
24:29qui est assez élégant.
24:30Merci en tous les cas
24:31de nous être fidèles.
24:32Ces news étaient encore une fois hier.
24:34Première chaîne d'information.
24:35Merci à vous.
24:3512h30, merci de nous accueillir.
24:41C'est déjà la deuxième partie
24:42de votre Minnews du samedi.
24:44Je représente notre équipe
24:45dans quelques instants,
24:45mais tout de suite,
24:46nouveau tour de l'info
24:47avec vous, Mickaël Dorian.
24:48Le Sénat s'oppose
24:49à la surtaxe sur les entreprises.
24:52L'une des principales propositions
24:53du gouvernement
24:54qui espérait en dégager
24:55des recettes de 4 milliards d'euros
24:57dans son projet de budget
24:58pour 2026.
24:59La Chambre haute
25:00a repoussé cette mesure
25:01à 202 voix contre 118.
25:02Un vote qui n'est pas définitif.
25:04La mesure sera à nouveau
25:05examinée au Parlement
25:06dans la suite des débats budgétaires.
25:09Le bilan des inondations
25:10en Asie du Sud-Est
25:11s'alourdit.
25:12Il fait état désormais
25:13de plus de 350 morts.
25:14Des inondations provoquées
25:15par des pluies torrentielles
25:16en Indonésie, Thaïlande et Malaisie.
25:19Ces fortes précipitations
25:20ont été provoquées
25:21par le passage du cyclone d'Itwa
25:22qui progresse désormais vers l'Inde.
25:25Et puis ce matin,
25:26un Français s'est réveillé
25:27avec un joli pactole
25:28de 178 millions d'euros.
25:31Le jackpot Euromillions
25:32est tombé hier soir
25:33dans l'Hexagone.
25:34De quoi faire des envieux ?
25:35Je vois que ça vous fait sourire, Thierry.
25:37En août dernier,
25:38une somme record
25:39de 250 millions d'euros
25:40avait déjà été remportée en France
25:42par un groupe de 5 amis
25:43originaires d'Ile-de-France.
25:45On a peut-être le gagnant
25:46sur ce plateau, je ne sais pas.
25:48Je pense que le gagnant
25:49serait pas venu aujourd'hui peut-être.
25:51Non, pas sûr,
25:51parce que moi j'ai joué
25:52mais je n'ai pas vérifié.
25:53Je n'ai pas joué moi.
25:54Donc voilà.
25:55Bon, a priori,
25:56il n'y a pas le gagnant
25:56sur ce plateau.
25:58Bookerface.
26:01Florian Jarrah-Mercier est avec nous.
26:03Samy Biazzoni est avec nous.
26:04Anthony Ibem est avec nous.
26:06Et Maxime Le Guet est avec nous.
26:08Maxime, ce n'est pas vous
26:08qui avez gagné,
26:09j'ai bien compris
26:09puisque vous êtes présents.
26:10Et fidèle au poste,
26:11j'ai bien besoin de vous.
26:12On va prendre la direction de Roubaix
26:14si vous le voulez bien.
26:15Roubaix, où une consœur italienne
26:18a été littéralement agressée
26:19et retenue dans une boucherie
26:20à l'âle de Roubaix.
26:21Elle a réalisé un reportage
26:22sur l'islam radical
26:23qui gangrène le quartier.
26:25On a recueilli son témoignage
26:26qui s'appelle Costanza Tuzzi
26:28et on en parlera juste après.
26:29Écoutez-la.
26:31J'ai commencé à dire
26:33que ce n'est pas possible,
26:34que cette situation,
26:36c'est illégal,
26:37ce n'est pas légal,
26:39c'est interdit dans la loi française
26:42parce qu'il ne peut pas faire ça.
26:43Il ne peut pas faire ça.
26:47J'ai commencé à crier,
26:50mais il m'a dit,
26:52si tu vas continuer à crier,
26:55je te donne un poing en droite.
27:01J'ai lui dit que c'est de violence,
27:04que c'est très grave,
27:06que je veux la police,
27:07mais il ne fait rien.
27:10Après, il est arrivé
27:13des autres hommes
27:15et aussi des femmes.
27:19Personne qui m'a aidée,
27:21j'ai commencé à dire
27:23en italien,
27:24aiuto, aiuto, aide, aide.
27:27Ils m'ont dit,
27:28ici, dans ce quartier,
27:30personne t'a aidée.
27:32Et dans ce quartier,
27:34la loi de l'État,
27:36ce n'est pas importante.
27:38la chose qui est plus importante,
27:41c'est la loi,
27:43c'est la religion,
27:44c'est la loi du Coran.
27:46Et j'ai rencontré des jeunes
27:50qui m'ont dit ça.
27:53Ils m'ont dit,
27:54pour nous,
27:55la première chose,
27:57c'est la loi du Coran.
28:00C'est terrible,
28:00ce témoignage de cette consoeur.
28:02Alors, moi,
28:03la question que j'ai envie
28:04de vous poser,
28:05on parlait de reporter sans frontières.
28:09Que va faire reporter sans frontières ?
28:11Parce que c'est un peu le rôle aussi.
28:12Reporter sans frontières.
28:13Là, on a une consoeur italienne
28:15qui vient effectuer son job,
28:16son métier,
28:17chez nous, en France,
28:18qui se fait agresser.
28:19On pourrait espérer
28:19que potentiellement,
28:20reporter sans frontières
28:21s'empare du dossier, etc.
28:23Je pose la question.
28:25Et poser la question,
28:26c'est déjà un peu y répondre.
28:27Je pose la question.
28:28parce qu'il est peu probable
28:29que RSF se saisisse
28:31de cette affaire.
28:32Et pourquoi ?
28:33Parce que ça ne devrait pas
28:34rentrer dans la grille
28:36idéologique de RSF.
28:39Et donc,
28:39ça fera partie
28:40des faits divers
28:42dont l'association
28:44ne va pas récupérer.
28:46Et pourtant,
28:47c'est l'une des vocations
28:48de reporter sans frontières.
28:50Ce ne serait pas la première fois,
28:51pas la dernière.
28:52Mais au-delà de RSF,
28:55ceux qui sont les premiers
28:58à aller défendre
29:00des journalistes palestiniens
29:02qui, en fait,
29:02sont des personnes
29:05affiliées au Hamas,
29:07c'est les premiers derrière aussi
29:08à ne pas aller soutenir
29:11une journaliste
29:12comme cette journaliste italienne
29:13qui fait son travail,
29:16voire à dire que peut-être
29:17c'est même une provocation
29:19qu'elle aille faire son travail
29:20dans ce type de quartier.
29:22etc.
29:23Donc,
29:23vraiment,
29:24c'est...
29:25Oui,
29:25c'est...
29:26Déjà,
29:26c'est tragique
29:27que ce soit passé.
29:28C'est bien la preuve
29:28de la gravité
29:29de ce qui se passe dans ces quartiers.
29:30Vous imaginez l'image
29:30également de la France.
29:31Je n'ai pas abordé ce thème-là,
29:32mais parce que ça va être terrible.
29:34Non, mais on le connaît bien.
29:36Les no-go zones,
29:37etc.,
29:37dont on parle,
29:38donc les endroits
29:39où on ne peut pas aller
29:39qui passent en permanence
29:41sur les médias étrangers.
29:42Et en même temps,
29:43c'est une réalité.
29:44Donc, en fait,
29:44ce sont des journalistes
29:45qui ne font que décrire
29:46une réalité.
29:47Ça devrait nous réveiller
29:48aussi sur l'État.
29:48Un petit peu.
29:49Samy,
29:49tour de tas,
29:50parce que j'ai l'impression
29:50que vous voulez tous
29:51réagir sur le sujet
29:52et je le comprends aisément.
29:53Samy.
29:53Alors,
29:54j'ignore ce que fera
29:55Reporters sans frontières,
29:56surtout après vos insinuations.
29:59J'imagine qu'ils vont
29:59se sentir très concernés.
30:02Je posais les questions.
30:04Je plaisante,
30:05bien sûr.
30:06En revanche,
30:07cela illustre un processus
30:08qui est très intéressant
30:09et qu'on comprend assez mal.
30:11C'est ce que j'appelle
30:12le phénomène du fact-shaker.
30:13En fait,
30:13on peut avoir un fact-shaker
30:14qui dit toujours la vérité,
30:15et qui fait son travail
30:16de vérification des faits
30:17de manière tout à fait correcte
30:18d'un point de vue méthodologique.
30:20Simplement,
30:21il peut avoir des biais.
30:22Et comment ces biais s'expriment ?
30:23Par la non-sélection des sujets.
30:25Et ça,
30:25on le sait tous,
30:25tous les journalistes
30:26connaissent ça.
30:28Et les ONG de type
30:30Reporters sans frontières
30:31peuvent conserver
30:33un vernis de neutralité
30:34en justement ne traitant pas,
30:37par omission.
30:38Et ça,
30:38c'est assez subtil.
30:39C'est-à-dire que finalement,
30:41vous pouvez avoir
30:41une organisation
30:42qui n'a pas de biais
30:44dans son discours.
30:45Je ne dis pas
30:46que c'est le cas
30:46ou pas le cas
30:47de Reporters sans frontières,
30:48mais qui,
30:48dans ses choix de couverture,
30:50dans ses choix de soutien,
30:51va en réalité
30:52masquer une partie
30:53de la réalité.
30:54Et effectivement,
30:55il est fortement,
30:57au vu de l'antériorité
30:58des actions de l'ONG,
30:59mais peut-être
31:00que cette fois-là
31:01sera différente,
31:02que ce sujet
31:03sera passé sous silence.
31:04Karima ?
31:05Vous savez,
31:06moi,
31:06ça me fait réfléchir
31:07justement plus largement
31:08sur cette idée
31:09quand on parle
31:10des faits,
31:11des faits,
31:11des faits.
31:11Et aujourd'hui,
31:12dans cet état,
31:14dans cette notion
31:15quand on réfléchit
31:16sur la liberté d'expression,
31:17c'est comme si toute vérité
31:19n'est pas bonne à dire.
31:20Vous savez,
31:21il y a des faits,
31:22la vérité parfois choque tellement
31:24qu'il vaut mieux la taire
31:25parce qu'il peut y avoir...
31:26Il peut y avoir une inversion
31:28accusatoire,
31:31même une inversion victimaire,
31:33c'est-à-dire que les victimes
31:34deviennent presque les bourreaux.
31:35Si vous faites votre travail
31:36et que vous venez parler
31:38de faits,
31:39de sociétés qui dérangent,
31:40eh bien là,
31:41soudainement,
31:41c'est vous le problème.
31:42Ce n'est pas les faits,
31:43c'est vous,
31:44parce que vous alimenteriez
31:45peut-être la xénophobie,
31:48l'islamophobie,
31:49tout ce que vous voulez,
31:50toutes les phobies
31:50que vous voulez.
31:51Et donc,
31:52il y a cette inversion.
31:53Alors,
31:53dans ce cas-ci,
31:54j'ai une pensée évidemment
31:55pour cette journaliste,
31:57mais je pense que,
31:59dans les critiques,
32:00souvent,
32:00c'est ce qu'on va entendre.
32:01Et même,
32:02dans certaines victimes,
32:04par exemple,
32:04si on pense à Claire Géronimie,
32:07eh bien,
32:07est-ce qu'elle était
32:08la mauvaise victime
32:10parce que c'est quoi?
32:11C'est une femme,
32:13certains diraient
32:15des catégories,
32:16une femme blanche
32:17qui parle de son expérience.
32:18Eh bien là,
32:19cette fois-ci,
32:20son message
32:21ne serait pas le bon.
32:23Alors moi,
32:23je me méfie
32:24quand justement,
32:24on se met
32:25à classer
32:26les bonnes victimes,
32:27les mauvaises victimes,
32:29les bons journalistes.
32:29La bélisation,
32:30on parlait de la bélisation tout à l'heure.
32:32Ben oui.
32:32Si vous êtes
32:33journaliste comme ça
32:35et vous allez couvrir
32:36des sujets
32:37dont il ne faudrait
32:38surtout pas parler,
32:39eh bien là,
32:40est-ce que c'est vous maintenant
32:40qui seriez le problème?
32:42Donc,
32:42je méfie
32:43de ce genre de conversation.
32:44Vous imaginez,
32:44on va labiliser
32:45les faits divers
32:46ou qui sont devenus
32:47des faits de société.
32:49Mais pire,
32:50c'est ça.
32:50Ne parlez pas de ça
32:51parce que ça,
32:52peut-être qu'au contraire,
32:54vous alimentez des problèmes.
32:56On en est là.
32:56Allez,
32:56on va parler politique
32:57avec Jean-Luc Mélenchon
32:59et un calendrier,
33:00mon cher Maxime Leguet,
33:01puisqu'il est officiellement
33:02convoqué
33:02par la commission d'enquête
33:04parlementaire
33:04sur les liens
33:05entre parti et islamisme.
33:06C'est ce mardi.
33:08Oui,
33:08ce sera.
33:08Alors,
33:09question,
33:09il va y aller ou il ne va pas y aller?
33:10C'est toute la question,
33:11en réalité,
33:12parce que l'entourage
33:13de Jean-Luc Mélenchon
33:14a fait savoir
33:15qu'apparemment,
33:17cette commission d'enquête
33:18ne respecterait pas
33:19les règlements
33:20de l'Assemblée nationale,
33:21ce qui est tout à fait faux.
33:23C'est donc à 17h30,
33:26cette convocation.
33:26Juste avant,
33:27il y aurait eu
33:27Marine Tondelier
33:29qui aura été convoquée
33:30à 16h30
33:31et si Jean-Luc Mélenchon
33:32ne vient pas,
33:33il faut rappeler
33:34que c'est une obligation
33:34légale de venir.
33:36C'est une obligation,
33:37il n'y a pas de choix.
33:37C'est une obligation légale,
33:38c'est l'article 6
33:39des ordonnances de 1958
33:41qui consacre le principe
33:42qu'on en risque
33:43jusqu'à deux ans
33:44d'emprisonnement
33:44si on ne vient pas,
33:457500 euros d'amende
33:46et ça peut même aller
33:47jusqu'à une peine
33:48d'inigibilité.
33:49Je vous rassure tout de suite
33:50ou pas,
33:51ce ne sera jamais prononcé,
33:53même l'amende
33:53est que très rarement prononcée.
33:55Le plus probable...
33:56Il peut ne pas y aller.
33:57Il peut ne pas y aller
33:58parce que certes
34:01Jean-Luc Mélenchon
34:01est un tribun
34:03qui a une aisance oratoire
34:05mais c'est une chose
34:06de parler devant une foule
34:07et un pupitre
34:09que de répondre
34:09à un interrogatoire chiffré
34:11avec précisément
34:13des chiffres à l'appui
34:14sur tout ce qui s'est passé
34:15depuis le 7 octobre
34:16et là,
34:16effectivement...
34:17Et les faits sont têtus
34:19comme l'a rappelé
34:20notre cher ami
34:22et comme l'a rappelé
34:22en son temps Lénine
34:23et donc effectivement
34:24peut-être que
34:25Jean-Luc Mélenchon
34:25ne va pas venir
34:26et il en risque
34:27ce qu'on vient d'énoncer.
34:28C'est toute la question.
34:29C'est mardi à 17h30.
34:31On verra.
34:32On verra
34:32s'il se rendra
34:34au rendez-vous.
34:35Anthony Bem
34:35en tant qu'avocat.
34:37C'est le droit de tirage
34:38qui est prévu
34:39par le règlement
34:39de l'Assemblée nationale
34:40qui permet en effet
34:41à un parti politique
34:42chaque année
34:43de pouvoir mener
34:44des commissions d'enquête
34:46et en effet
34:46c'est d'hiver droite ici
34:47qui le 14 juin dernier
34:49a initié cette commission
34:51pour voir les liens
34:52qui existaient
34:52entre des représentants politiques
34:54avec des groupes islamiques
34:57ou avec l'islamisme politique.
34:59Il y a eu
35:00de nombreuses personnes auditionnées
35:02des journalistes
35:04des sociologues
35:05des politologues
35:06des hommes politiques
35:07des représentants religieux
35:10notamment des musulmans.
35:13Donc il y a eu
35:14tout pléthore
35:15de personnes auditionnées
35:16et un rapport
35:17qu'on accueille souvent
35:20ici sur ce plateau.
35:21La fin de l'année.
35:22Ce rapport
35:22donc va déterminer
35:24les liens
35:24qui existent
35:25notamment
35:26entre les représentants
35:28du parti
35:28et les filles
35:30avec
35:30des groupes
35:31islamiques.
35:32Et on comprend
35:33que Jean-Luc Mélenchon
35:35risque
35:36risque gros
35:37au terme
35:38de cette enquête
35:39puisque cette enquête
35:40vise finalement
35:41à mettre le doigt
35:42où ça fait mal
35:43c'est-à-dire ces liens
35:45ces liens
35:45qu'il n'a jamais cachés
35:46puisque de nombreuses
35:48déclarations publiques
35:49de Jean-Luc Mélenchon
35:51posent
35:53sa proximité
35:55avec des groupes
35:56islamiques
35:57à de nombreuses reprises
35:58il s'est exprimées
35:59à ce sujet.
36:00Alors justement
36:01je vous donne la parole
36:01dans quelques instants
36:02Samy Biasoni
36:03mais ça va nourrir
36:04nos échanges
36:05et notre débat.
36:06Je voudrais qu'on parle
36:07de notre consoeur
36:07Nora Busini.
36:09Vous allez comprendre
36:09pourquoi je vais vous en parler
36:10parce qu'elle est collaboratrice
36:12vous le savez
36:12à nos confrères
36:14de Marianne
36:15mais également au point
36:16et elle subit
36:17mais littéralement
36:17les foudres
36:19de LFI
36:20et notamment
36:21du député insoumis
36:22on va le nommer
36:22Paul Vannier
36:23et notamment
36:24sur les réseaux sociaux.
36:25C'est extrêmement violent
36:27et on lui reproche je crois
36:28et c'est ça qui est terrible
36:29on lui reproche
36:30parce qu'elle collabore
36:31à Écran de Veille
36:32et Écran de Veille
36:33a commandité
36:34une étude de l'IFOP
36:35sur les musulmans
36:36vous voyez pourquoi
36:37je vous en parle
36:38et leur rapport
36:39à la religion
36:39et à l'islamisme
36:40enquête donc
36:41dénoncée évidemment
36:42comme il se doit
36:43par les insoumis
36:44sauf que petit problème
36:45c'est qu'elle n'a pas
36:46collaboré à cette enquête
36:48mais elle subit
36:49les foudres
36:50et donc
36:51elle a décidé
36:53de porter plainte
36:54contre le député
36:55Paul Vannier
36:56et l'avocat
36:57son avocat a été
36:57l'invité
36:58ce matin
36:59il était chez
37:01Elliot de Val
37:02chez Elliot de Val
37:03c'est cela
37:03et il a expliqué
37:05la raison de ce dépôt
37:06de plainte
37:06on l'écoute
37:07ce qui pose problème
37:09c'est qu'il a
37:10surligné l'adresse
37:11en taguant
37:15en repostant
37:16Nora Bussigny
37:16qui en plus de ça
37:17n'a absolument pas
37:18participé à ce
37:19à ce sondage
37:20à cette étude
37:20elle n'est pour rien du tout
37:21pour un organe de presse
37:24quand on sait
37:25qu'en plus de ça
37:26cela traite
37:27d'un sujet
37:28avec l'islamisme
37:30radical
37:30venir publier
37:32sur un réseau social
37:34l'adresse
37:35surlignée
37:36d'un journal
37:37
37:38vous avez
37:39des auteurs
37:40qui sont
37:41tagués
37:42si vous me permettez
37:42l'expression
37:43ça a des conséquences
37:45désastreuses
37:46moi ce qui
37:47m'a considérablement
37:48choqué
37:49d'un point de vue
37:51politique
37:52évidemment
37:52parce qu'on est là
37:54pour en parler
37:55mais
37:55c'est qu'un député
37:57qui participe
37:58d'abord
37:59qui est quand même
37:59soumis
38:00à une déontologie
38:02c'est à dire
38:03qu'il est soumis
38:03à une exemplarité
38:04de comportement
38:05plus que
38:06je dirais
38:06le citoyen lambda
38:07il a une déontologie
38:08donc
38:09le fait qu'un député
38:10de la république
38:11puisse
38:12faire ce tweet là
38:14il ne peut pas
38:15ne pas savoir
38:16voilà
38:17il a raison
38:18l'avocat
38:18on a le tweet
38:20de Paul Vannier
38:21qu'on va découvrir
38:23il souligne
38:24l'adresse du siège social
38:25de
38:26il y a tout
38:26il y a toutes les informations
38:28mais c'est ça le plus
38:29fascinant
38:30si j'ose dire
38:31c'est que
38:31l'adresse
38:32elle
38:32a été
38:33soulignée
38:34alors on savait que
38:35du côté de la France insoumise
38:36avant on faisait des listes
38:38après on a fait des photos
38:39vous savez
38:39regardez les députés
38:41qui ont voté ça
38:42et maintenant
38:42on donne les adresses
38:44et on souligne
38:44ça ça
38:46vous voyez pourquoi
38:47je voulais vous attendre
38:48avant de vous faire réagir
38:49Samy Biazoni
38:50mais c'est une pièce de plus
38:51au dossier
38:52oui
38:53on a en plus
38:54on est en train
38:54elle y pourrait en plus
38:55Nora Buzini dans cette histoire
38:57on a eu l'affaire
38:59de la liste des génocidaires
39:01les affaires de ce qu'on appelle
39:03le doxing
39:03le doxing
39:04c'est le fait de révéler
39:05des informations privées
39:06qui permettent
39:06l'identification des personnes
39:07c'est gravissime
39:09je pense qu'on n'a pas pris
39:10la mesure
39:10de ce que cela représente
39:11c'est l'équivalent
39:12d'une menace de mort
39:13indirecte
39:14et ça doit traiter
39:16en conséquence
39:16on est encore
39:17je pense
39:17beaucoup trop prudes
39:18en termes de réaction
39:20démocratique
39:21à ce type
39:21de manière de fonctionner
39:23par ailleurs
39:24il s'agit d'une journaliste
39:25par ailleurs
39:25il s'agit d'une journaliste
39:26qui n'était même pas concernée
39:27par ailleurs
39:28ironie d'histoire
39:29je vois Nora tout à l'heure
39:30puisque nous rejoignons
39:31lors d'un événement
39:33pas qu'elle
39:34mais d'autres personnes
39:35et donc je vous témoigne
39:36mon soutien
39:37c'est impensable
39:39et là j'espère que
39:40RSF aussi sera
39:41à ses côtés
39:42puisque c'est une journaliste
39:42qui fait son travail
39:43qui fait de l'investigation
39:44et dire le réel
39:46quoi qu'on en pense
39:47c'est le travail
39:48d'un journaliste
39:49le réel
39:49n'est pas qualifiable
39:50le réel
39:51n'est pas labellisable
39:52voilà encore d'ailleurs
39:53une des autres limites
39:54on en parlait un peu
39:55tout à l'heure
39:55il n'est pas possible
39:56de savoir
39:57si un sujet
39:57est un sujet de droite
39:58ou un sujet de gauche
39:59le réel
40:00c'est de raconter des faits
40:01même s'il déplait
40:02donc quoi que l'on pense
40:04du travail d'investigation
40:05et des sujets
40:05qui sont couverts
40:06de cette journaliste
40:07on lui doit le total soutien
40:08parce qu'elle exerce
40:09son travail
40:10et c'est vrai
40:11Florian j'ai remercié
40:12si je dois vous décrire
40:13vous avez un costume bleu
40:15très élégant
40:15une chemise blanche
40:16très élégante
40:17et si je commence à raconter
40:18que vous avez un costume noir
40:19avec une chemise rose
40:19je ne fais pas mon métier
40:21et je le dis
40:21mais c'est aussi basique que ça
40:23c'est aussi basique que ça
40:24c'est exactement ça
40:25c'est l'essence même
40:25c'est rapporter les faits
40:28et tous les faits
40:29alors pas justement
40:30en occulter certains
40:31mais ce qui se passe
40:32est quand même gravissime
40:34et effectivement
40:35c'est très bien
40:36que les républicains
40:37aient lancé
40:37cette commission d'enquête
40:39parce qu'il y a un problème
40:40le fait que l'islamisme
40:43soit une menace
40:45existentielle
40:46pour notre pays
40:47c'est quelque chose
40:48que maintenant
40:49des anciens patrons
40:50de la DGSE nous disent
40:51c'est-à-dire que
40:52des hauts fonctionnaires
40:52qui sont au fait des choses
40:54qui connaissent la réalité
40:56parce qu'ils ont
40:56toutes les remontées de terrain
40:57toutes les informations
40:58nous disent
40:59c'est une menace
41:00existentielle
41:02pour notre pays
41:02contre laquelle
41:02il faut combattre radicalement
41:05et face à cela
41:06qu'est-ce qu'on a ?
41:07On a des députés
41:08qui en fait
41:09jettent en pâture
41:09des journalistes
41:10qui font leur travail
41:11en mettant leur
41:12c'est grave
41:13ce qu'il a fait
41:14et je veux dire
41:15quand même
41:15avec l'anniversaire
41:17des attentats
41:18du traînement
41:19il n'y a pas longtemps
41:19on repense à Charlie Hebdo
41:21c'est incroyable
41:23que quelqu'un
41:24puisse se permettre
41:25de faire ça
41:25aujourd'hui
41:26moi je suis
41:28mais atterré
41:28choqué
41:29c'est lamentable
41:30et j'espère
41:30c'est ce que dit l'avocat
41:31et donc j'espère
41:32que Jean-Luc Méhanchon
41:33va effectivement
41:34se présenter à cette commission
41:34pour répondre
41:35de ce type de faits
41:37qui sont gravissimes
41:38gravissimes
41:38Anthony et Karima
41:39pour terminer
41:40cette commission
41:41vise à lutter
41:43contre l'antrisme
41:44car en réalité
41:44c'est l'antrisme
41:45la menace
41:46c'est pas
41:47une religion
41:48parce qu'il faut
41:49que tout le monde
41:51nous comprenne
41:52c'est pas une religion
41:54qui est stigmatisée
41:55il faut toujours faire
41:56la nuance
41:57entre l'islam
41:57et l'islamisme
41:58c'est l'antrisme
41:58c'est l'islam politique
42:00qui vise à mettre
42:01la charia
42:02avant la loi
42:03de la république
42:04et c'est cela
42:05le problème
42:05car l'antrisme
42:07vise à éroder
42:08le lien
42:09entre nous
42:10le droit
42:13de chacun
42:13d'exercer ses droits
42:14en son âme
42:15et conscience
42:16à mettre
42:17par exemple
42:17la burqa
42:18sur des jeunes mineurs
42:19pour influencer
42:19leur opinion
42:20alors qu'on sait
42:21que la laïcité
42:22est là
42:22pendant la minorité
42:23pour permettre
42:24à chaque jeune
42:25de faire son choix
42:27de la foi
42:28et c'est
42:29sur ces valeurs là
42:30que s'est construit
42:31notamment
42:32la laïcité
42:33des libertés fondamentales
42:34en France
42:34donc il faut comprendre
42:36qu'il y a finalement
42:36deux parties
42:38aujourd'hui
42:38un parti de la liberté
42:40et un parti
42:41qui est contre
42:41cette liberté
42:42que l'on revendique
42:43en France
42:43et c'est cela
42:44finalement le mal
42:45que la commission
42:46vise à déterminer
42:47et à lutter
42:48au travers
42:49des représentants politiques
42:50qui utilisent
42:51l'islam politique
42:52pour
42:53draguer
42:54votre musulman
42:55qui est contraire
42:56même
42:56au musulman
42:57le mot de la fin
42:58avec vous
42:58carrément
42:58et ensuite
42:59il sera le temps
43:00de nous quitter
43:00oui et puis je trouve
43:02même que c'est
43:02insultant
43:03pour beaucoup
43:04de musulmans
43:05en France
43:05parce que
43:06justement
43:06c'est de faire
43:07un peu
43:07cet amalgame
43:08entre l'islamisme
43:09et l'islam
43:10donc ça contribue
43:11à justement
43:12mélanger les genres
43:13et si on revient
43:14plus spécifiquement
43:15donc à cette affaire
43:16comme telle
43:16et les actions
43:18de ce député
43:19non seulement
43:20c'est indigne
43:21de sa fonction
43:22mais ça contribue
43:24je trouve que c'est même
43:25dangereux
43:25parce que oui
43:26ça place une cible
43:27vous avez parlé
43:28de ce doxing
43:29on est dans des méthodes
43:30autoritaires
43:31symboliquement extrêmement
43:32violentes
43:33et ça c'est évidemment
43:35quelque chose
43:36qu'on doit tous condamner
43:38parce qu'on met à risque
43:39des gens
43:40on parle de cette violence
43:41même violence symbolique
43:43envers les hommes
43:43et les femmes aussi
43:44et c'est ce à quoi
43:46on a été témoin
43:46ça sera le mot de la fin
43:47merci beaucoup les amis
43:48de m'avoir accompagné
43:49durant 7h
43:50on a abordé
43:50beaucoup de sujets
43:51grosse actualité
43:52encore une fois
43:52merci à l'équipe
43:53qui m'a entouré
43:53Déborah Spadja
43:54Aurélie Lucano
43:55Patrick Curban
43:56Louise Beschiza
43:57Mickaël Dorian
43:58pour la formation
43:59Liam Guig
44:00pour la promotion
44:01merci aux équipes
44:02en régie
44:02tout de suite
44:03vous connaissez
44:03vous avez rendez-vous
44:04avec Michel Onfray
44:05et Laurence Ferrari
44:06et moi j'aurais le plaisir
44:07de vous retrouver
44:07à 17h
44:08pour Punchline
44:09à tout à l'heure
44:10merci à tous
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