00:00C'est la dixième édition de la foire, also known as Africa Aka, l'occasion pour nous de revenir sur la progression de la place des œuvres d'artistes du continent africain sur le marché de l'art international.
00:16Quand on a démarré, il y avait non seulement une foire à construire, mais il y avait une pédagogie à mener, il y avait le besoin de se différencier du marché de l'art traditionnel africain.
00:26Il n'y a qu'à voir, aujourd'hui il n'y a plus une institution, il n'y a plus une grande foire au monde, il n'y a plus une grande galerie qui n'a pas un artiste du continent dans son éventail.
00:37Mais aujourd'hui, le marché, il n'est plus du tout émergent, il est bien là, il est stable.
00:44On parle depuis, on va dire, 13 ans, 14 ans de marché d'art contemporain africain.
00:50En France, ça s'est fait plus lentement parce qu'il a fallu rassurer les collectionneurs, éduquer les collectionneurs.
00:58Si aujourd'hui, il y a à nouveau une explosion de l'art africain à Paris, c'est qu'en fait Paris est redevenue un centre européen de l'art contemporain.
01:11Et ça, c'est grâce à BASER.
01:12Parler d'art contemporain africain, ça n'a pas toujours un sens parce qu'entre le Maroc, l'Afrique du Sud, l'Éthiopie et le Gabon, franchement, il n'y a pas tellement de points communs.
01:23Si ce n'est qu'on traite le sujet beaucoup plus à fond.
01:29On est beaucoup moins dans du conceptuel.
01:32Alors oui, il y a eu la mode du portrait.
01:35Aujourd'hui, c'est passé de mode, effectivement.
01:37On revient à une plus grande liberté des artistes qui expriment vraiment ce qu'ils veulent nous montrer.
01:47Donc on a du paysage complètement abstrait, ce qu'on avait rarement vu.
01:54Là, on revient à des techniques ancestrales qui sont merveilleuses et que tout le monde découvre aujourd'hui.
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