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00:0013h-14h, Europe 1 Info.
00:03Avec Clélie Mathias sur Europe 1, décryptage de l'actualité de ce mardi 21 octobre
00:08avec vos deux chroniqueurs, Clélie Sébastien Lignier et Jean-Michel Salvatore.
00:11Bonjour et bienvenue à tous les deux.
00:13Bonjour Clélie.
00:14Beaucoup de choses à dire aujourd'hui, beaucoup de polémiques aussi, de questions de décryptage.
00:19Vous utilisiez le mot Géraldine sur cette image d'un ancien président de la République qui entre en prison.
00:24On va commencer avec la déclaration de Maître Jean-Michel Darrois, avocat de Nicolas Sarkozy,
00:29qui a vivement critiqué l'incarcération de l'ancien chef de l'État ce matin.
00:33C'est un jour funeste pour lui, pour la France et pour nos institutions.
00:41Car cette incarcération est une honte.
00:45Et ce que nous espérons, c'est que la Cour d'appel rétablira la justice française dans la dignité qu'elle mérite.
00:53Alors Jean-Michel Darrois qui s'exprimait alors que le président de la République avait passé les portes
00:58L'ancien président de la République avait passé les portes de la prison de la santé.
01:01Un jour funeste, dit-il, il l'a qualifié pour la France, pour les institutions.
01:05Et vous alors, qu'en pensez-vous ? Est-ce un jour funeste ? Et si oui, pour qui ?
01:09Jean-Michel Salvatore.
01:10Écoutez, pour le pays.
01:12Parce que très honnêtement, il y a une telle disproportion
01:15Entre ce qui est reproché à Nicolas Sarkozy et à ce qui lui est infligé
01:20Que c'est absolument hallucinant.
01:22En fait, on le met en prison pour une simple hypothèse.
01:27C'est sur la base d'une hypothèse qui a été formulée par le juge, qu'on l'envoie en prison.
01:32La présomption d'innocence n'existe pas.
01:34Il est jeté en prison.
01:36On n'attend même pas l'appel pour voir qu'elle doit être son sort.
01:40L'exécution provisoire, évidemment, s'applique dans toute sa dureté
01:44Alors qu'il n'y a aucun risque que Nicolas Sarkozy s'échappe.
01:47Aucun risque qu'il y ait des destructions de preuves.
01:51Donc très honnêtement, on a un sentiment d'acharnement.
01:54D'acharnement du président de la République.
01:57On a vraiment le sentiment que la justice a son trophée.
02:01Et là, c'est vrai que ça provoque une gêne terrible.
02:05Et très honnêtement, cette image de la voiture de l'ancien président de la République
02:08qui rentre dans la prison de la santé,
02:11c'est une image véritablement qui est absolument sidérante.
02:13Et finalement assez triste.
02:15Mais alors la justice justement se défend.
02:16Il dit mais l'exemplarité.
02:18Oui, bien sûr l'exemplarité.
02:20Mais l'exemplarité, bien sûr.
02:21Mais je pense que là, on va bien au-delà de l'exemplarité.
02:25On essaye de faire, alors pour le coup, un exemple.
02:28En imposant à Nicolas Sarkozy des règles qu'on n'imposerait pas aux autres.
02:32Donc très honnêtement, on ne va pas refaire le procès ici, si vous voulez.
02:35Mais très honnêtement, on a ce sentiment d'acharnement.
02:36Et moi, j'irais même plus loin.
02:38Moi, je dirais que depuis quelque temps, en fait, avec cette décision,
02:42on ne reconnaît plus vraiment notre pays.
02:44Un pays, si vous voulez, qui embastille un président de la République
02:48sur des motifs qui sont finalement aussi hypothétiques.
02:52Un pays qui finalement a cinq premiers ministres en deux ans.
02:58Un pays qui a vu un gouvernement tomber au bout de 14 heures.
03:02Un pays où on voit se multiplier les actes antisémites.
03:05Un pays où on voit les œuvres d'art du Louvre se faire voler comme ça.
03:12Évidemment, tous ces sujets, bien sûr, tous ces sujets sont différents.
03:16Mais on a vraiment un sentiment, si vous voulez, d'effondrement.
03:21Plus rien ne fonctionne, plus rien ne marche.
03:24Et tout marche à l'envers, d'une certaine façon.
03:26Alors, on va voir si Sébastien Ligné partage votre avis.
03:28Est-ce que vous diriez, comme Jean-Michel Darrois, avocat de Nicolas Sarkozy,
03:30que c'est un jour funeste ?
03:32Et donc, même question.
03:32Et si oui, pour qui ?
03:34Mais c'est un jour funeste pour la justice française.
03:37Je ne crois pas que ce soit un jour funeste pour Nicolas Sarkozy, en réalité.
03:40Parce que moi, j'ai vu des images aujourd'hui d'un homme d'une telle dignité.
03:45C'est-à-dire que c'est un homme qui affronte les tempêtes successives
03:48avec une force indéniable, qu'on apprécie ou non le personnage, d'ailleurs.
03:52C'est quelque chose qu'on ne peut pas vraiment lui retirer.
03:55Je n'ai pas du tout perçu les images de ce matin,
03:58comme j'ai pu l'entendre à droite à gauche, surtout à gauche, j'ai envie de vous dire,
04:01comme un coup de communication un peu tape à l'œil.
04:04Moi, je l'ai vu comme une réponse de Nicolas Sarkozy,
04:07un message de Nicolas Sarkozy envoyé à sa détracteur.
04:11Nicolas Sarkozy, ce matin, leur a dit
04:13« Vous avez essayé de me mettre à terre et vous n'y arriverez pas.
04:16Vous avez essayé d'atteindre à mon honneur et vous n'y arriverez pas.
04:19Je vais aller en prison parce que c'est ainsi.
04:22Je vais y aller la tête haute pour reprendre ces mots.
04:25Et j'en sortirai innocent parce qu'il en est convaincu.
04:28Et donc, évidemment, que c'est une épreuve extrêmement rude.
04:30Et je pense qu'on va en parler des conditions d'incarcération
04:34de l'ancien président de la République.
04:35Mais moi, dans ces images ce matin,
04:37je n'ai pas vu un jour funeste pour lui.
04:39J'ai vu un jour funeste pour tous les autres.
04:42On vous entend souffler.
04:44Jean-Michel Zabattin, expliquez-vous en quelques secondes.
04:47Pourquoi ce souffle ?
04:49Ce râle plutôt même ?
04:50Mais non, parce que le choc carcéral, c'est quelque chose de terrible.
04:53Enfin, vous vous imaginez, vous vous retrouvez dans une pièce de 10 mètres carrés,
04:5810 mètres carrés, sans savoir quand vous allez sortir.
05:02Donc, bien sûr, moi je suis d'accord.
05:05C'est le principe de la prison.
05:06Bien sûr, oui.
05:07Mais moi je suis frappé, si vous voulez, par son courage, par sa dignité.
05:11Au fond, par son cran.
05:12Je trouve que si vous voulez, il ne se laisse pas faire.
05:14Il avait dit, lorsque le jugement a été prononcé,
05:18il avait dit, j'irai à la prison la tête haute.
05:21Et finalement, c'est exactement ce qu'il nous montre.
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