Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Vous avez évoqué tout à l'heure, Charles Millon, le spectre de la guerre qui est sur le sol, notamment en Ukraine.
00:07On va écouter Emmanuel Macron. Il est en ce moment en Slovénie pour un sommet avec les pays européens et l'Union européenne.
00:13Il estime que les Européens et les Ukrainiens devraient être autour de la table lors de la rencontre entre Trump et Poutine.
00:17Écoutons-le et je vous passe la parole.
00:19Sur la rencontre entre le président Trump et le président Poutine,
00:25je pense que c'est une très bonne chose que les présidents puissent se rencontrer pour discuter de leur agenda bilatéral.
00:34À partir du moment où ils discuteraient de sort de l'Ukraine, les Ukrainiens devraient être autour de la table.
00:39À partir du moment où ils devraient discuter de ce qui impacte la sécurité des Européens, les Européens devraient être autour de la table.
00:46L'Ukraine continue de résister avec beaucoup de bravoure en continuant à innover, à produire.
00:50La seule paix qui peut exister, c'est une paix robuste, durable, qui permet de répondre aux exigences du droit international et qui crée les conditions de sa stabilité.
01:02Pour Emmanuel Macron, est-ce que la France pèse encore sur ce dossier-là précisément ?
01:06D'abord, je voudrais dire au président de la République qu'au lieu d'être frère prêcheur, il ferait mieux de s'occuper de ses problèmes à lui.
01:16Oui, parce que quand on l'a vu reconnaître la Palestine en disant qu'il allait faire progresser la paix dans le Moyen-Orient,
01:26et qu'on a vu ensuite la méthodologie utilisée par le président américain,
01:33on voit qu'il y en a un qui est efficace et l'autre qui est un vrai frère prêcheur.
01:38Il se fait peut-être plaisir à lui-même, mais il ne traite absolument pas les problèmes.
01:42Or là, il continue, il recommence, il est en train de voir que le problème de l'Ukraine va être réglé au niveau du président de la République américaine et de Poutine,
01:54et il aimerait en fait être là autour de la table.
01:57Mais de quel droit ? Dans ce cas-là, il faut avoir une politique forte, il faut être capable de la mener, il faut être capable de la coordonner,
02:05et il faut être capable de peser. Or, pour peser, il faut déjà avoir un pays qui ait un budget, il faut avoir un pays qui ait en fait une dépolitique.
02:15Or, depuis maintenant, depuis presque dix ans, on a un pays qui est en train d'aller à Valo,
02:23et le président de la République laisse aller, parce que c'est un narcissique qui regarde sa position, mais qui ne regarde pas la position du pays.
02:31– Charles Millon est avec nous, Éric Rebell, une question.
02:32– Surtout le frère prêcheur, il sait que la messe est dite. Trump a fermé le bal des prétendants.
02:39Il y a un sommet qui va se tenir à Budapest, alors chez celui qui est mis en marge de l'Europe en permanence,
02:45et qu'est-ce qu'a dit Trump ? Il a dit, il y aura trois personnes, président, président, président, c'est-à-dire Poutine, Zelensky et moi, Trump.
02:54Ça y est, la messe est dite, frère prêcheur. Donc ce n'est pas la peine de nous jouer la comédie, d'être ailleurs, de négocier.
02:59C'est fini, on ne pèse rien.
03:01– Donc la France ne pèse rien, Charles Millon. Et l'Union européenne, est-ce qu'elle pèse un peu ?
03:04– Mais la France pourrait peser, mais elle a un président qui ne pense qu'à sa position à lui,
03:10qui ne pense pas du tout à la position de la France. Il ne s'intéresse plus à la France, d'ailleurs depuis bien longtemps.
03:16Ça se saurait s'il s'y intéressait. Aujourd'hui, est-ce qu'il s'y intéresse au pouvoir d'achat des Français ? Non.
03:22Est-ce qu'il s'intéresse à la place de la France par rapport à l'Europe ? Non.
03:26Est-ce qu'il s'intéresse à la France par rapport à l'Afrique ? Non.
03:30Et à partir de ce moment-là, vous avez en fait une France qui est en train de se dégager du débat politique à cause de lui.
03:37Et je crois qu'il faut reconnaître les responsabilités et qu'on ne le dit pas assez.
03:42Aujourd'hui, il y a des femmes et des hommes politiques de très grande qualité, mais qui ne peuvent plus jouer en fait dans cet espace.
03:49– Louis Dragnali, c'est pas un charnier.
03:51– Charles Mignon a raison sur au moins une chose, c'est pour être fort à l'extérieur, il faut être fort à l'intérieur.
03:56Vous disiez, il n'y a même pas de budget, il est en train de parler comme s'il était puissant.
04:01Et ce qui est vrai, c'est qu'Emmanuel Macron donne l'impression que ses interlocuteurs ne savent pas ce qui se passe dans son propre pays.
04:07Mais ils savent pertinemment.
04:08Souvenez-vous, la semaine dernière, la phrase, le tacle de Donald Trump en Égypte, à Charmaine Cher, à Emmanuel Macron,
04:15où il s'est copieusement moqué d'Emmanuel Macron, il disait, mais il est caché où, où est-ce qu'il s'est mis ?
04:19– Il est discret pour une fois.
04:20– Il est discret pour une fois, parce qu'il sait pertinemment, puisqu'ils ont déconseillé, qu'il informe sur la situation de chaque pays.
04:26Et donc Emmanuel Macron fait semblant, donne l'impression d'être très puissant, mais je ne sais pas très bien.
04:31Le problème, c'est que plus personne ne le croit, plus personne ne l'écoute.
04:33– C'est un problème.
04:34– Non, mais il n'a plus de crédit.
04:35En France, tout le monde sait que sa parole est assez vaine, puisqu'on sait qu'il est très fragilisé en politique intérieure.
04:42Et à l'extérieur, évidemment, ils savent très bien, ils voient bien l'état de notre pays.
04:45– Charles Millon, sur cette faiblesse ?
04:48– Vous savez, moi j'étais au Congo il y a maintenant huit jours, je rencontrais le président de la République.
04:55Ils sont effondrés, ces chefs d'État africains, qui voyaient en France un pays dont ils prenaient les conseils,
05:04dont ils cherchaient le soutien, dont ils voulaient en fait partager un certain nombre d'objectifs.
05:11Et maintenant, ils n'ont plus aucun interlocuteur.
05:14Ils vous le disent directement.
05:16Et que le président de la République en est très responsable,
05:19parce que la politique africaine a été un échec total.
05:23Il faut se rappeler de l'attitude du président de la République au Congo,
05:27au Congo-RDC, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad.
05:34Vous prenez tous ces pays, tous ces pays ont été révoltés par l'attitude de la présidence de la République française.
05:40– Sous-titrage Société Radio-Canada –
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations