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  • il y a 1 an
Encore un mauvais signal pour l’économie française. Il vient directement des entreprises. Les retards de paiement se multiplient, révélant une fragilisation préoccupante du tissu économique. Quelques chiffres pour en prendre la pleine mesure. Selon la Coface, spécialiste de l’assurance-crédit entreprise, 86% des sociétés françaises déclarent avoir été confrontées à des retards de paiement au cours des douze derniers mois — un chiffre en hausse ; à 39,5 jours, la durée moyenne des retards dépasse celle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni ; enfin, 55% des TPE et 39% des PME estiment que ces retards ont désormais un impact très « important » ou « critique » sur leur trésorerie. [...]

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00:00Encore un mauvais signal pour l'économie française.
00:14Il vient directement des entreprises.
00:17Les retards de paiement se multiplient,
00:20révélant une fragilisation préoccupante du tissu économique.
00:25Quelques chiffres pour en prendre la pleine mesure.
00:27Selon la COFAS, spécialiste de l'assurance crédit entreprise,
00:3286% des sociétés françaises déclarent avoir été confrontées
00:37à des retards de paiement au cours des 12 derniers mois.
00:41Un chiffre en hausse.
00:43À 39,5 jours, la durée moyenne des retards
00:47dépasse celle de l'Allemagne ou du Royaume-Uni.
00:50Enfin, 55% des TPE et 31% des PME
00:55estiment que ces retards ont désormais un impact très important
00:59ou critique sur leur trésorerie.
01:03Pour les entreprises interrogées,
01:05la raison majeure de ces retards renvoie à la détermination
01:07de la situation financière de leurs clients.
01:11Les problèmes organisationnels et la mauvaise foi sont évoqués,
01:15mais comme cause secondaire.
01:16Si les délais de paiement peuvent soutenir l'activité économique
01:20et les relations commerciales,
01:22ils deviennent dangereux lorsqu'ils s'allongent
01:24ou ne sont pas respectés.
01:27S'installe alors un double jeu.
01:29D'abord, celui de la patate chaude,
01:31où chacun reporte ses retards sur ses fournisseurs.
01:34Puis, lorsque la chaîne se tend,
01:36trop, le jeu de domino.
01:39Certaines entreprises, faute d'être payées à temps,
01:41font faillite et entraînent les autres.
01:42Or, à près de 3,5 milliards d'euros,
01:47le montant des dettes fournisseurs affectées par des défaillances
01:51est à son plus haut niveau depuis 2011.
01:54Les trésoreries souffrent alors même
01:56que le cash reste le nerf de la guerre
01:59et permet de traverser les crises,
02:02de payer les salaires, les charges sociales,
02:04les fournisseurs, de rembourser les emprunts,
02:07mais aussi de préparer l'avenir en recrutant ou en investissant.
02:11Les enquêtes de la Banque de France et de l'INSEE
02:14confirment la détermination des marges de manœuvre financière
02:17des entreprises françaises.
02:20Dans l'industrie manufacturière,
02:21le solde d'opinion sur la situation des trésoreries
02:23ressort nettement inférieur à sa moyenne de long terme.
02:27L'allongement des délais de paiement
02:29est cité comme principal facteur pénalisant.
02:33Les PME apparaissent les plus exposés.
02:37Dans les services marchands,
02:38la situation se révèle également dégradée,
02:40en particulier dans les services informatiques,
02:43le conseil et la restauration.
02:46Le tableau est un peu moins sombre dans le bâtiment.
02:50Les soldes d'opinion relatifs à la trésorerie
02:52et aux délais de paiement
02:53demeurent proches de leur moyenne
02:54des dix dernières années.
02:56Mais la tendance se détériore elle aussi.
02:59Les retards de paiement,
03:00qu'ils proviennent d'exécisions privées comme publiques,
03:03continuent de s'allonger et pèsent de plus en plus.
03:07De fil en aiguille,
03:08le mal se propage à tous les secteurs.
03:10Fragilisés,
03:11nombre d'entreprises se retrouvent balayées
03:13par le moindre vent contraire
03:15et c'est bien pourquoi les défaillances se multiplient.
03:19La barre des 70 000 se rapproche
03:21et la tendance haussière devrait se poursuivre
03:24jusqu'à la fin de l'année.
03:26Ce constat vaut pour tous les secteurs,
03:28avec une sinistralité comprise
03:30entre 20 et 60 %
03:31au-dessus du niveau moyen d'avant Covid.
03:36Des travaux ont montré
03:37qu'un quart des défauts en France
03:39seraient dus à des impayés.
03:42Le calcul est simple.
03:43Près de 5 600 PME,
03:45hors micro-entreprises,
03:47ont fait défaut au cours des 12 derniers mois.
03:49Soit 108 par semaine,
03:51dont 27 uniquement
03:53en raison des retards de paiement.
03:55Et ces retards s'allongent.
03:57Les retards de paiement
03:58ne sont plus un simple désagrément.
04:00Ils deviennent un risque systémique
04:02pour l'économie française.

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