- il y a 3 mois
Avec Jean-Pierre Raffarin, acien Premier ministre
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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-10-17##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:078h17 sur Sud Radio, mon invité politique, Jean-Pierre Raffarin, bonjour.
00:10Bonjour, bonjour à tous.
00:12Merci beaucoup d'être à notre micro ce matin, avant d'aborder l'actualité politique.
00:16Et on sait qu'elle est chargée, qu'elle est compliquée, qu'elle est complexe,
00:18qu'elle est agitée entre cette réforme des traites, l'attitude de la droite,
00:23ce qu'il faudrait faire et les décisions en effet qu'il vaudrait envisager
00:25pour sortir de cette crise, Jean-Pierre Raffarin.
00:27Avant tout, une mise au coin sur les propos d'Alexis Corbière,
00:30qui est député de Seine-Saint-Denis, l'ancien très proche de Jean-Luc Mélenchon,
00:33qui a tenu à l'antenne de Sud Radio le 19 septembre dernier ses propos,
00:37alors que je l'interrogeais sur la couverture du point qui accusait la France insoumise
00:40d'avoir des liens étroits avec la Chine.
00:42Il a dit que la Chine est une dictature, bien sûr, mais ses enquêtes sont bidons.
00:46Je n'ai aucune sympathie pour les régimes autoritaires.
00:48Raffarin, c'est donc vous, monsieur le Premier ministre,
00:50est bien plus proche des dirigeants chinois que Mélenchon.
00:53Eh bien, je veux contester tout ça parce que c'est assez absurde
00:57et donc j'ai convoqué mon avocat pour dire ça,
01:00parce qu'en plus, il y a eu des tweets derrière où il disait « agent de la Chine ».
01:02Et donc, je veux préciser très clairement les choses,
01:05puisque je vois que toujours, dans le débat politique,
01:08on essaie de prendre les gens plus ou moins en otage.
01:11En effet, je connais bien la Chine, j'y suis allé plus de 100 fois.
01:14C'est pour moi l'occasion de mener des missions.
01:18Je suis allé avec tous les présidents de la République,
01:19depuis Jacques Chirac, qui m'ont confié un certain nombre de missions officielles.
01:24Ça fait 60 ans que je fais de la politique.
01:26« Je ne suis pas communiste et je ne le serai jamais ».
01:29Mais en revanche, je défends les intérêts de mon pays.
01:32J'ai aidé plus de 1000 entreprises en une centaine de voyages
01:36et en 50 ans de présence en Chine.
01:38Donc, je connais un peu le sujet, même si c'est très difficile à connaître,
01:41même si je vois très bien qu'il y a des sujets qui vont dans la mauvaise direction.
01:45Mais les entreprises françaises aussi défendent leurs produits, leurs stratégies.
01:51Et il y a aussi de bons résultats.
01:54Je voudrais vous dire que j'informe toujours les services de l'État
01:57de toutes mes initiatives et que je fais ça par des missions officielles
02:01où je sers la diplomatie française.
02:03Et j'ai suffisamment d'expérience pour ne pas faire de fautes politiques.
02:08Donc, M. Corbière, veuillez bien noter cela.
02:10La prochaine étape, elle est au tribunal pour la diffamation.
02:13Merci.
02:13Donc, ça, c'est fait. Et c'est clairement fait.
02:16Ce sujet est réglé dans les règles de l'art.
02:17Passons quand même à l'actualité qui est éminemment politique, M. le Premier ministre.
02:20Absolument.
02:21Avec hier, deux motions de censure qui furent déposées par les oppositions
02:25afin de faire tomber Sébastien Lecornu.
02:27Ça s'est joué à 18 voix près.
02:29Vous, député Jean-Pierre Raffarin, auriez-vous voté la censure ?
02:33Écoutez, je pense que je n'aurais pas voté la censure.
02:37Même si je suis tout à fait en désaccord avec le Parti Socialiste
02:41quand il veut remettre en cause la réforme des retraites.
02:44Mais revenons vraiment à l'essentiel.
02:46L'essentiel, c'est que dans la situation difficile...
02:48Simplement, pourquoi vous ne l'auriez pas voté, cette motion de censure ?
02:49Justement parce qu'il y a aujourd'hui la nécessité de poursuivre, je dirais, la voie Lecornu
02:56qui est une voie de coalition.
02:58C'est une voie d'un accord.
03:00C'est une voie, finalement, d'un compromis politique pour avoir de la stabilité.
03:06À tout prix.
03:06Donc, à tout prix, c'est la stratégie qui est suivie.
03:09Et je crois qu'il faut laisser une chance à Lecornu dans cette direction.
03:13Donc, il n'y a que deux solutions.
03:16Soit nous sommes dans une logique de coalition,
03:18c'est-à-dire qu'à un moment ou à un autre,
03:20il faut accepter des réformes en faveur desquelles nous ne sommes pas.
03:23C'est exactement le cas, pour moi, des retraites actuellement.
03:26Donc vous, en tant qu'homme de droite, Jean-Pierre Raffarin,
03:28vous ne dites pas quelque chose d'anecdote ce matin.
03:29Vous nous dites, en réalité, le pays dans une telle situation,
03:33le Premier ministre fait ce choix,
03:34même un homme de droite est en capacité d'accepter qu'on suspende cette réforme de retraite.
03:38Je pense qu'il faut voir si les compromis sont possibles avec les socialistes.
03:44Je regrette que les socialistes prennent la réforme des retraites en otage.
03:48J'aurais choisi, si j'avais été à leur place,
03:50en pensant à la France, j'aurais choisi une autre stratégie.
03:53Parce que remettre en cause des économies qui ont déjà été faites,
03:56pour lever des impôts, pour financer cette remise en cause,
04:00tout ça alors que les choses sont déjà faites,
04:02engagées et installées dans notre pratique nationale.
04:06Donc je trouve ça tout à fait irresponsable.
04:08Mais en plus, on envoie un message à l'extérieur
04:10que quand chez nous, on vote une réforme, c'est pas définitif.
04:14On peut la remettre en cause le lendemain.
04:16On perd une crédibilité incroyable sur le plan international.
04:19On le paiera avec les organisations financières,
04:21si nous ne redressons pas la part.
04:23Donc tout ça pour dire qu'il y a deux seules logiques aujourd'hui.
04:26Soit on prend le chemin de la coalition,
04:29c'est-à-dire des accords avec le Parti Socialiste.
04:31Ce chemin-là, il est étroit, c'est le chemin le cornu.
04:34C'est quelque chose qui est difficile,
04:37mais je crois qu'on n'a pas le droit de le saboter.
04:40Et de l'autre côté, si ça n'est pas possible,
04:42et je crains que ça ne soit pas possible,
04:44je crains qu'à un moment ou à un autre, il y ait des blocages.
04:47Et donc je crois que ceci est très risqué.
04:50Mais il faut prendre des risques aussi en politique.
04:52Donc c'est le chemin numéro un, le chemin de la coalition.
04:55Le chemin numéro deux, c'est pas celui de la dissolution.
04:58La dissolution apportera encore plus de division.
05:00Parce que nous sommes avant des élections présidentielles,
05:03qu'il y a beaucoup de candidats,
05:04que pour faire de campagne, il faut des financements,
05:06il faut des groupes politiques.
05:07Et donc ils auront intérêt à voir...
05:08Donc vous dites, Jean-Pierre Raffarin,
05:09si je comprends bien et pour la clarté de nos auditeurs,
05:11vous dites en réalité, un homme de droite,
05:13pour aller chercher la coalition dans une telle situation,
05:15on est en capacité, même si c'est à des conséquences navantes,
05:18de suspendre la réforme des retraites.
05:19Ça ne vous choque pas tant que ça.
05:21Ça me choque que le Parti Socialiste ait choisi ce thème-là.
05:23Mais à partir du moment...
05:25La droite, toute une partie de la droite aujourd'hui,
05:27les députés LR, famille, à laquelle vous avez appartenu,
05:29grâce au temps, vous en êtes un homme historique,
05:31ça ne vous choque pas que cette droite-là
05:33ne proteste pas tant que ça contre cette suspension ?
05:36Je pense que les parlementaires vont devoir s'exprimer
05:39et qu'on va bien voir qu'il y a beaucoup de gens
05:41qui vont s'y opposer à cette question
05:44de la remise en cause des retraites.
05:46Je pense que le Parti Socialiste fait une faute très très lourde
05:48de prendre la réforme des retraites en otage.
05:51Cependant, la stabilité nous fera faire plus d'économies
05:54que cette réforme des retraites.
05:55Donc je pense que c'est quelque chose qui est envisageable.
05:59Mais ce que je veux dire,
06:00c'est que l'autre alternative de la coalition,
06:03qui est la dissolution telle que c'est présentée aujourd'hui,
06:05la dissolution apportera encore plus de division qu'aujourd'hui.
06:07Mais c'est quoi la solution ?
06:08La personne que vous soutenez actuellement,
06:10c'est Édouard Philippe, on peut le dire ainsi ?
06:11Je pense que si la coalition ne fonctionne pas,
06:15en effet, c'est une élection présidentielle
06:17qui génère la majorité.
06:18Dans la Ve République, il y a un principe fondamental,
06:21c'est le principe majoritaire.
06:24D'où naît la majorité ?
06:25Quelle est la source de la majorité ?
06:27La source de la majorité, c'est le deuxième tour
06:29de l'élection présidentielle.
06:30Ils ne sont que deux.
06:32Celui qui est en tête, il a nécessairement une majorité.
06:35La majorité, elle naît du deuxième tour de la présidentielle.
06:38Et donc, si on choisit la coalition,
06:40il faut soutenir le corps nu.
06:42Si on choisit, à un moment ou un autre,
06:44de se dire, c'est la présidentielle qu'il faudra faire,
06:47là, il faut convaincre le président,
06:48parce que je ne suis pas pour qu'on impose des choses
06:50au président de la République.
06:51C'est quelque chose qui est très important.
06:53En plus, je trouve que c'est...
06:54Et on le prend trop souvent comme bouc émissaire.
06:58Vous trouvez qu'actuellement le président de la République...
06:59Pardon ?
07:00Vous trouvez quoi ?
07:01Qu'actuellement, on met trop de choses sur le dos ?
07:02Je trouve qu'on lui met beaucoup de choses,
07:04parce qu'il a fait des choses très bien
07:05tout au long de son mandat.
07:07Il a fait des erreurs, notamment sa dissolution,
07:09mais il a fait des choses très bien.
07:10Donc présidentielle anticipée.
07:11Mais c'est à lui de le décider.
07:13Mais disons que, sur le principe,
07:16où on choisit de faire travailler des gens
07:18qui n'ont pas de majorité ensemble,
07:19où on fait une majorité.
07:20Mais la majorité, elle se construit dans une élection.
07:24Donc l'analyse d'Edouard Philippe, elle est juste.
07:26C'est de se dire, si on veut une majorité,
07:27ce qui est le choix d'Edouard Philippe,
07:29si on veut une majorité,
07:30c'est une élection présidentielle qui génère une majorité.
07:33Je ne crois pas qu'une élection législative,
07:35aujourd'hui, dégagera une majorité.
07:38Parce que vous aurez des amis de Retailleau,
07:39des amis de Wauquiez,
07:40des amis de Fort,
07:41des amis d'Atal,
07:43des amis de Berrouille,
07:44tout ça.
07:45Que tout ce petit monde
07:46feront des groupes politiques,
07:47tout ça.
07:47Notamment pour financer la campagne présidentielle.
07:49Et que tout ceci aboutera
07:50à plus de divisions qu'aujourd'hui.
07:52Ce qu'il faut, c'est du rassemblement.
07:54Il y a deux façons de rassembler.
07:56Soit on rassemble les gens
07:57autour d'un même programme.
07:58Ça s'appelle la majorité.
07:59Et ça, c'est l'élection présidentielle
08:00qui le produit.
08:01Soit on met des gens
08:02qui ne sont pas d'accord entre eux,
08:03mais qui se mettent d'accord sur un programme.
08:08Aujourd'hui, nous sommes engagés sur la coalition.
08:10Je suis sceptique sur son résultat.
08:12Je pense qu'il y aura un certain nombre de blocades.
08:14Mais pas de dissolution.
08:15Mais je pense que l'hypothèse de la dissolution
08:18est au fond une étape supplémentaire
08:20dans ce toboggan du désordre que nous vivons.
08:23Et quand même,
08:24revenons sur cette décision d'Edouard Philippe.
08:29Mais à l'instant, vous venez de dire quelque chose.
08:31Sceptique sur la coalition.
08:32Qu'est-ce qui fait qu'à ce point
08:33vous êtes sceptique sur cette coalition ?
08:35Parce que je trouve que les socialistes
08:37dans cette affaire
08:38cherchent des victoires
08:40plutôt que de chercher la stabilité,
08:43de chercher des valeurs
08:44qui sont des valeurs de compromis,
08:46qui sont des valeurs de partage.
08:48Ils cherchent à décrocher
08:49quoi, les totems avec leur taille Zutman ?
08:50Voilà, ils cherchent à gagner des coupes,
08:52ils cherchent à pouvoir lever des coupes
08:53et donc ils cherchent à faire
08:55leur propre promotion
08:56plutôt que d'installer la stabilité.
08:59Je pense que...
09:01Donc je ne suis pas sûr
09:02que ça ira jusqu'au bout
09:03car une fois qu'ils auront cette satisfaction,
09:05tout comme le 49-3,
09:06ils ont eu satisfaction,
09:07je pense que c'est une erreur
09:08d'abandonner le 49-3.
09:09La constitution, elle est faite
09:11pour donner à l'exécutif du pouvoir.
09:13Qu'est-ce que c'est qu'aujourd'hui ?
09:14Qu'est-ce qu'on reproche beaucoup
09:14à nos démocraties du ménageur ?
09:16C'est qu'elles sont impuissantes.
09:17C'est qu'elles n'ont pas les moyens
09:18d'imposer leur volonté.
09:20Et donc, pour vous, Sébastien Lecornu,
09:22c'est débarrassé d'un outil indispensable ?
09:25Je pense qu'il s'est débarrassé d'un outil indispensable.
09:26Il a fait une concession,
09:28il va en faire une deuxième,
09:29je crains qu'il va y en faire toujours.
09:30C'est une erreur, ça par contre 49-3 ?
09:33Pour moi, c'est une grave erreur
09:35que d'abandonner un outil majeur constitutionnel
09:38qui fait que ce n'est pas vrai
09:40de dire que c'est quelque chose
09:41qui met le pouvoir en situation de difficulté.
09:47En fait, l'opposition,
09:49si elle veut, elle renverse le gouvernement.
09:50Si elle n'est pas d'accord, elle renverse.
09:52Donc, il faut qu'elle s'exprime pour cela.
09:53Donc, moi, je pense qu'il faut
09:55soit une logique de majorité,
09:56soit une logique de inclusion.
09:57On est parti dans la coalition.
09:59Donc, essayons d'aller jusqu'au bout
10:00dans cette coalition.
10:02Essayons que le cornu,
10:03personne ne serait gagnant
10:04à un effondrement de le cornu.
10:06Et on a bien compris cela, Jean-Pierre Raphaël.
10:08Je ne peux pas vous avoir à mon micro ce matin
10:09et ne pas vous poser la question
10:11de ce qui se passe à droite.
10:12Comment vous regardez
10:13ce qui se passe actuellement
10:14dans votre ancienne famille politique ?
10:16Bruno Rotaillot qui décide de quitter
10:17si précipitamment le gouvernement,
10:20qui décide de ne pas censurer
10:21avec des désaccords
10:22entre les députés et les têtes dirigeantes.
10:24Qu'est-ce qui se passe ?
10:25Je pense que la dureté du temps politique
10:29fait qu'on ne peut pas aujourd'hui
10:32tenir le devant de la scène
10:34si on n'a pas des réflexions stratégiques,
10:36si on n'a pas une organisation politique soudée.
10:39On voit bien qu'il n'y a pas d'unité suffisante
10:41à l'intérieur du parti Les Républicains
10:43et que tout ceci est extrêmement fragile.
10:45Je pense que dans les périodes d'agité,
10:46c'est là qu'on voit un certain nombre de caractères.
10:49Et je reconnais que dans cette affaire,
10:51Bruno Rotaillot avait construit
10:52un espoir autour de sa propre personne.
10:56La droite, dite bonapartiste, conservatrice,
10:58cette droite traditionnelle en France qui existe,
11:00prenait Bruno Rotaillot comme un véritable espoir.
11:03Et là, naturellement,
11:04elle a été déçue par tout ce qui s'est passé.
11:07On va connaître des événements.
11:08C'est pour ça qu'il ne faut pas trop anticiper
11:10l'élection présidentielle.
11:10Il a fait une erreur avec ce qu'il a fait,
11:12choisir de quitter le gouvernement si tôt ?
11:14Je pense que ça n'a pas été compris.
11:16Et en politique, quand on n'est pas compris,
11:18c'est une erreur.
11:19Et donc, il y a quelque chose qui,
11:20aujourd'hui, est décevant.
11:22Il t'empêche que cette qualité,
11:24c'est un homme honnête,
11:25c'est un homme sérieux.
11:26Donc, on va la voir réapparaître, cette qualité.
11:28Mais naturellement, là,
11:29il a perdu un peu cet espoir
11:32qu'il avait créé dans l'électorat de droite.
11:34Et c'est quelque chose qui est assez décevant
11:36pour beaucoup de gens.
11:37Un sujet qui fait la une de tous vos journaux
11:39et dans les sondages qui commencent à être regardés
11:42avec énormément d'intérêt,
11:44c'est cette hypothèse de l'union des droites.
11:45Jean-Pierre Raffarin, quelques chiffres,
11:4652% des Français favorables
11:48à une coalition gouvernementale des droites,
11:5088% en ORN, 82% chez LR,
11:53jusqu'à 41% chez Renaissance.
11:55Est-ce que l'union des droites est aujourd'hui
11:57l'avenir, par exemple, des Républicains
11:59s'ils veulent conserver leur puissance ?
12:01Écoutez, je pense que la France
12:03est globalement à droite en ce moment.
12:05Donc, c'est pour ça que de voir
12:07en situation de prise d'otage
12:08le Parti Socialiste,
12:09notamment avec la réforme des retraites,
12:11c'est quelque chose de paradoxal.
12:13Donc, je pense que là,
12:14il faut bien réfléchir à ce qu'on fait.
12:16Je ne crois pas que l'union des droites
12:18soit quelque chose d'aussi facile,
12:19puisque chez Mme Le Pen
12:22et au Rassemblement National,
12:23il n'y a pas que des idées de droite.
12:24Il y a quelques idées de droite,
12:25mais il y a beaucoup d'idées de gauche.
12:27Et donc, il n'y a pas une stratégie
12:30de pensée politique
12:31parfaitement cohérente.
12:33Et donc, je ne vois pas, aujourd'hui,
12:34la possibilité d'une entente
12:36avec un parti qui est à la fois
12:38un parti d'extrême-droite,
12:39avec des traditions
12:40qui sont vraiment condamnables,
12:42et puis, en même temps...
12:43Vous continuez à dire, vous,
12:44que le Rassemblement National,
12:45malgré la dédiabolisation,
12:46est un parti d'extrême-droite ?
12:47Il y a de tout
12:48dans le Rassemblement National,
12:49aujourd'hui.
12:50Donc, il faut être prudent.
12:51Il n'y a pas d'invectif particulier.
12:53Il y a de tout.
12:54Mais donc, il n'y a surtout pas
12:55de cohérence
12:56et de ligne politique claire.
12:58Donc, je pense que
12:59c'est un peu un mirage,
13:01cette union des droites,
13:02parce que Mme Le Pen
13:03ne représente pas
13:04une ligne politique
13:05toujours droite.
13:05Mais est-ce que ce n'est pas inéluctable ?
13:06Vous parliez de Bruno Rotaillot
13:07avec Anna Bonnette.
13:08Quand on voit ces législatives
13:09anticipées qui ont eu lieu
13:10dans le Tarn avec,
13:11on va dire, des socialistes
13:12et face à ce candidat,
13:14quelqu'un qui était
13:15du parti d'Éric Ciotti,
13:16avec Bruno Rotaillot
13:17qui dit, en réalité,
13:18pas une voix pour la gauche.
13:20Est-ce que c'est une phrase
13:21que vous auriez pu prononcer ?
13:22Pas une voix pour la gauche,
13:23quitte à faire gagner
13:24un allié du Rassemblement National ?
13:25Je pense que le Front Républicain,
13:27en effet,
13:27du plomb dans l'aile sérieusement.
13:28Et que beaucoup de gens
13:29étaient déçus
13:30de ce qui s'est passé
13:31à les dernières élections législatives.
13:33Je dois vous dire
13:34que pour la première fois,
13:35moi, personnellement,
13:37j'ai pu voter blanc.
13:38Parce que j'avais deux personnes
13:40qui étaient, pour moi,
13:41en égalité en matière d'extrémisme.
13:43La première fois de votre vie ?
13:44La première fois de ma vie,
13:45j'avais deux extrémistes.
13:47Et donc, face à ces deux extrémistes,
13:49je n'ai pas voulu dire
13:51qu'il y en avait un
13:52qui était plus extrémiste que l'autre,
13:53puisqu'au fond, pour moi,
13:54c'était deux phénomènes à rejeter.
13:56Donc, je pense que le Front Républicain
13:58a, aujourd'hui,
13:59avec la percée de LFI,
14:01quelque chose de caduque.
14:03Parce que beaucoup de gens
14:05vont vous dire,
14:06on entend ça régulièrement
14:07sur les radios aujourd'hui,
14:09que finalement,
14:10entre l'extrême droite
14:11et l'extrême haut,
14:12je préfère X ou je préfère Y.
14:13Et donc, on finit par accepter l'extrémisme
14:15parce qu'on en rejette l'autre.
14:17Donc, il y a quelque chose à...
14:17Donc, vous faites un choix,
14:18il est hors de question,
14:19par exemple,
14:19je veux voter républicain,
14:21je veux voter pour le vivre ensemble,
14:22je pense qu'il nous faut des règles,
14:24il nous faut un état de droit,
14:25il nous faut une démocratie,
14:27il nous faut un certain nombre de valeurs
14:29auxquelles je suis très sensible.
14:31Et quand je vois un certain nombre
14:32de pratiques politiques,
14:33y compris dans certains discours au Parlement,
14:35je me dis que là,
14:36nous sommes dans la brutalité,
14:37voire dans la violence,
14:38nous ne sommes plus
14:39dans la République, quelquefois.
14:40Et donc, je suis un républicain
14:42et je resterai républicain.
14:44C'est bien entendu.
14:45Merci beaucoup, Jean-Pierre Raffarin,
14:46d'avoir été avec nous ce matin.
14:47Encore un mot,
14:48le Futuroscope.
14:49C'est génial, non ?
14:50Ah, c'est absolument génial.
14:51Et ça se développe,
14:52c'est toujours plus créatif.
14:53Et au fond,
14:54on trouve ici,
14:55dans le Futuroscope,
14:56la façon la meilleure,
14:57à la fois de satisfaire les jeunes,
14:59mais en même temps,
14:59de les aider à mieux connaître le monde.
15:01Et donc,
15:02c'est très pédagogique.
15:02Ça tombe bien,
15:03parce que figurez-vous
15:03qu'on fait gagner des places
15:04pour le Futuroscope,
15:05cette semaine,
15:06sur Sud Radio.
15:06Un seul mot,
15:07le mot Sud a envoyé
15:08au 7-20-18,
15:09et vous gagnez
15:10un exceptionnel séjour.
15:11Bravo, Sud Radio.
15:12Vive le Futuroscope.
15:13Voilà,
15:13est-ce que vous pouvez le répéter,
15:14comme ça,
15:14on en fait un jingle ?
15:15Je trouve que c'est formidable.
15:16Bravo, Sud Radio.
15:17Vive le Futuroscope.
15:18Eh bien voilà,
15:19vous avez tout compris.
15:20Une seule consigne,
15:20le mot Sud au 7-20-18,
15:22et dans un instant,
15:23un numéro de téléphone à appeler,
15:24cette fois-ci,
15:240-826-300-300.
15:26Est-ce qu'avec les dernières séquences
15:28qu'on a vues,
15:28et on vient de l'aborder
15:29avec Jean-Pierre Raffarin,
15:30la droite trahit-elle ses électeurs ?
15:32C'est ce dont,
15:33peut-être,
15:33vous avez l'impression,
15:34un numéro 0-826-300-300.
15:37Est-ce qu'elle aurait dû
15:37gouverner le gouvernement Le Cornu ?
15:39Est-ce qu'elle aurait dû
15:40s'opposer plus franchement
15:41à cette suspension
15:41de la réforme des retraites ?
15:42Vous êtes un électeur de droite,
15:44ou pas d'ailleurs,
15:44mais vous êtes choqué
15:45par ce spectacle
15:46offert par le parti des Républicains.
15:480-826-300-300,
15:49on en dédommage dans un instant.
15:50A tout de suite sur Sud Radio.
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