00:0018h19 sur CNews et Europe 1, Punchline, Laurence Ferrari.
00:1018h19 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1 avec nos débatteurs, ils sont en pleine forme.
00:14On va écouter quand même Mathilde Panot de la France insoumise parce qu'elle estime qu'il faut redéposer une motion de destitution pour faire tomber Emmanuel Macron.
00:22Écoutez-la.
00:22Nous lançons un appel solennel à la résistance populaire et parlementaire pour continuer de lutter contre ces budgets cruels.
00:32Et nous le disons, le Premier ministre, le corps nu, comme le Président Emmanuel Macron sont en sursis.
00:39Et plus tôt que tard, le Président de la République devra partir.
00:42Nous redéposons donc une motion de destitution du Président de la République aujourd'hui.
00:47Il y a tout le vocable, il y a tout le sens lexical, résistant.
00:51Après les Français, ils sont assez d'accord. Il y en a deux tiers qui veulent une présidentielle anticipée, Éric Nolot.
00:58Oui, moi je pense que ce serait catastrophique pour les raisons qu'on a dites.
01:01C'est qu'au moins, si ça tient jusqu'à 2027, il y aura le temps de faire un vrai débat.
01:05Je pense que là, vraiment, il faut vraiment opposer projet contre projet et prendre une direction claire.
01:09Si il y a une présidentielle anticipée, ça va être bâclé comme la dernière.
01:14Et on paye très cher la dernière. L'absence de débat, on le paye très cher.
01:17Effectivement.
01:17Je vois une question, Éric Nolot.
01:19Donc vous êtes d'accord avec quelqu'un sur le bateau ?
01:21Bah voilà.
01:21Ah bah c'est formidable. Gauthier ?
01:23Non mais la France insoumise réitère son oeuvre de destitution.
01:27Donc ça sera la troisième.
01:28La dernière n'a même pas allé dans l'hémicycle.
01:30Elle a déjà été bâchée au sein même du bureau de l'Assemblée.
01:34Mais c'est vrai que ce discours, on peut être en désaccord avec Emmanuel Macron évidemment.
01:38Vouloir pourquoi pas une présidentielle anticipée.
01:40Même Édouard Philippe l'aveu.
01:42Donc c'est pas l'apanage de la France insoumise mais parler de résistance.
01:45Non mais ok Jean Moulin quoi.
01:47Mathilde Panot qui parle de résistance.
01:49Enfin franchement.
01:50D'ailleurs ils ont utilisé ce mot.
01:53Ils ne devraient plus avoir le droit d'utiliser le mot de résistance depuis qu'ils ont qualifié le Hamas de résistant.
01:59Encore récemment Jean-Luc Mélenchon quand il parle de la démilitarisation de la bande de Gaza et qu'il s'y oppose en disant que le droit international donne le droit au Hamas de résister face à l'occupation israélienne.
02:08Mais ce mot, il faut qu'il l'enlève de leur bouche.
02:10D'ailleurs écoutez juste Claude Maluret qui a s'est livré un petit moment d'anthologie.
02:13Il en a l'habitude.
02:15Il a attaqué l'extrême gauche qu'il appelle la secte sur son opportunisme et sa recherche du chaos.
02:19Écoutez.
02:20C'est cadeau.
02:21L'extrême gauche guette l'étincelle qui mettra le feu aux poudres.
02:25Après avoir bloqué l'Assemblée pendant trois ans, la secte a vu surgir un mouvement dont le nom comblait ses désirs les plus fous.
02:33Bloquant tout.
02:33En martelant sur toutes les tribunes que toute mesure d'économie provoquera la famine, le déluge et les sauterelles,
02:41LFI a tenté de récupérer une ébullition improvisée.
02:44Une fois de plus, heureusement, elle a échoué à la transformer en insurrection.
02:50En définitive, pauvre extrême gauche, dont le bilan se réassumera en définitive à une seule chose,
02:57un siècle à bouffer du curé pour finir par lécher les bottes des Molas.
03:00Punchline, ça, c'est une punchline de Claude Maluret, sénateur, président du groupe Les Indépendants, République et Territoire.
03:11Non, mais vue de gauche, c'est intéressant, cette dérive cléricale.
03:15En effet, bouffer du curé, ça a quand même été une des bases du discours de gauche.
03:19Là, il défile quand même avec des imams intégristes.
03:24Pas seulement des imams, des imams intégristes.
03:25Éric, ils ont fait venir des islamistes à l'Assemblée Nationale.
03:28Ils ont fait venir les successeurs du CCIF, dissous par Gérald Darmanin,
03:32car ils ont participé à la cabale contre Samuel Paty,
03:34dont on commémore d'ailleurs la mémoire aujourd'hui.
03:37Ils sont allés se reformer en Belgique.
03:39Raphaël Arnaud les a fait venir dans les salles de l'Assemblée Nationale.
03:43L'Assemblée Nationale a accueilli des islamistes sous pression éléfiste.
03:46Ils avaient essayé avec le FPLP, Front de Libération de la Palestine,
03:49organisation classée terroriste par l'Union Européenne, avec Mariam Aboudaka.
03:52Yael Brunpivet l'avait empêché, elle ne l'a pas réussi avec le CCIF.
03:55Ensuite, quand Mariam Aboudaka a dû être expulsée par la France,
03:59ils sont allés devant le commissariat pour empêcher son expulsion.
04:02Des exemples comme ça, j'en ai plein.
04:03Je peux citer leur amitié avec Elias Dimzalen.
04:05Ersiya Soudet est allé le soutenir en garde à vue.
04:08Fiché S, islamiste, antisémite.
04:10On ne va pas y passer la nuit.
04:11On s'est passé la nuit.
04:12Il a incontestablement un très grand talent d'orateur,
04:14mais moi j'aimerais bien un jour l'entendre exercer ses talents
04:16sur le macronisme et sur le bloc central.
04:18Parce qu'il est toujours très très très très bon pour pointer les travers des autres.
04:22Mais M. Maluré fait partie de ces gens qui ont revendiqué le monopole de la raison,
04:26qui ont dit que ce sont les raisonnables contre les autres.
04:29Et quelles que soient les failles du Rassemblement National,
04:32de la France Insoumise, il peut les pointer autant qu'il veut.
04:35Ça n'est pas être dans la démocratie que de considérer
04:38qu'il y a des gens qui par principe ont toujours raison
04:40et que les autres auraient toujours tort.
04:42Parce que ça c'est la négation justement du principe
04:44qui est au fondement de la démocratie.
04:47Chaque citoyen est capable de se faire un avis éclairé.
04:49Mais ça, ce principe-là, M. Maluré, il est incapable de le respecter.
04:51Autre réaction que je voulais vous faire écouter, c'est Olivier Faure,
04:54qui évidemment a obtenu son gain aujourd'hui,
04:56la suspension de la réforme des retraites,
04:58mais qui dit attention, s'il n'y a pas de suspension,
05:00vous vous avez dit qu'il y avait une entourloupe, Moutier-le-Brette.
05:01Là il dit, nous censurons.
05:04On l'écoute Olivier Faure.
05:06Si le Parlement n'était pas respecté,
05:08si le gouvernement ne tenait pas ses engagements,
05:10je pense notamment à la suspension de la réforme des retraites,
05:13il va de soi, que nous censurerions immédiatement.
05:16Et donc, tant que le Parlement sera respecté,
05:20tant que le gouvernement sera loyal avec le Parlement,
05:22nous ne le censurerons pas.
05:23Dès lors qu'il ne le serait plus, nous le censurerons immédiatement.
05:26Est-ce que vous y croyez, Julien Drey ?
05:28A ce que dit M. Faure ?
05:30Je crois qu'il est amené aujourd'hui à changer de ligne politique,
05:35sur le fond, puisque ce n'était pas sa ligne politique initiale.
05:38Je pense que la pression très forte,
05:40y compris à l'intérieur du Parti Socialiste, s'est exercée sur lui,
05:42et que par exemple, il a peut-être, j'espère, compris
05:44qu'il n'y a pas de chemin possible avec la France insoumise.
05:51Après, il va y avoir une discussion budgétaire.
05:52Et là, je pense qu'au sein du groupe parlementaire,
05:55notamment la présence de quelques personnalités que je connais,
05:58et qui ont une certaine expertise sur le plan fiscal,
06:00puisque je vous rappelle quand même qu'à la fin des années Hollande,
06:03tout le monde a reconnu qu'il y a eu une baisse de la fiscalité nette,
06:07je crois qu'on peut arriver à trouver des chemins.
06:09Après un choc fiscal,
06:10après un choc fiscal, doit-il l'a reconnu ?
06:12Il a amené M. Hérault quand même à constater que...
06:14Je suis d'accord, mais à la fin,
06:16mais comme on dit, c'est dans l'escalier qu'on compte,
06:18qu'on sait qui a gagné, dans les parties de jeu.
06:20Il est souvent meilleur, à part si on a envie de maigrir,
06:23effectivement, de s'abstenir de monter pour redescendre ensuite,
06:26quand on aurait pu aller directement...
06:27Pour ce qui est des régimes, je ne vais pas faire de commentaire,
06:29vous avez bien compris.
06:29M. Hérault, ça n'était pas du tout personnalisant.
06:33C'était pas du tout.
06:34Il y a quand même, parce que là, effectivement,
06:36Julien le disait, j'attends de voir le débat,
06:38on a la copie initiale,
06:40on ne sait pas encore ce que va donner le débat,
06:41mais on a quand même une copie initiale qui est une orgie fiscale.
06:44Si le 23 décembre, il n'y a pas eu de vote,
06:48Sébastien Lecornu ne veut pas te faire de 49-3,
06:50il y a un scénario où on passe par ordonnance,
06:52et si on passe par ordonnance,
06:54on reprend la copie d'aujourd'hui,
06:55la copie initiale.
06:57Avec tous les impôts qu'on a listés,
06:59200 000 ménages supplémentaires vont payer l'impôt sur le revenu,
07:02avec le budget d'aujourd'hui.
07:03Et ceux qui payent l'impôt sur le revenu,
07:05avec le dégel,
07:07vont voir cet impôt augmenter.
07:10On va augmenter les taxes sur l'éthanol,
07:12qu'on surnomme le carburant des pauvres.
07:13Je peux prendre des exemples comme ça,
07:15il y en a plein.
07:16Tout le monde va être concerné.
07:17On vous a fait un débat de fin août à aujourd'hui
07:19sur la taxe Zucman,
07:20en disant que c'est les ultra-riches,
07:21c'est les 100 familles les plus riches.
07:23Ne vous inquiétez pas, ça ne vous concernera pas.
07:25Et là, on découvre le musée des horreurs,
07:27dit Marine Le Pen,
07:28où on se rend compte que chaque Français
07:30sera concerné d'une manière ou d'une autre.
07:32Sur les maladies longues,
07:33c'est une honte, l'histoire sur les maladies longues.
07:36Quand vous avez un cancer,
07:37on va vous faire passer à la caisse ensuite,
07:40au moins vous rembourser.
07:41Donc, c'est pourquoi il y a quand même un risque,
07:43si le débat n'aboutit pas,
07:45qu'on passe par ordonnance.
07:46Je ne dis pas que c'est le scénario privilégié,
07:48je dis que ça existe.
07:49Et qu'on se retrouve avec la copie d'aujourd'hui.
07:52Bien sûr. Jean-Michel ?
07:53Olivier Faure, il s'inquiète quand même.
07:55Beaucoup pour les retraites,
07:57parce que finalement,
07:58il aurait sans doute préféré une loi ad hoc
07:59qui aurait ajourné la loi sur les retraites.
08:02Et finalement,
08:04la réforme des retraites, en fait,
08:07va être annulée
08:08dans la loi du PLFSS.
08:11Mais donc, c'est beaucoup plus tardif.
08:12Et donc, ça fait courir un risque,
08:14malgré tout,
08:15sur la réalité de cette décision.
08:18Donc, c'est ça qui...
08:18Enfin, je pense qu'il s'inquiète aussi pour ça.
08:20Il espère vraiment
08:21que ce qui a été promis sera tenu.
08:23Et ça va nous coûter de l'argent, hein ?
08:24Il y a peut-être un risque de suspension.
08:26Le deuxième effet qui se coule,
08:28parce que là, on dit beaucoup
08:29que le PS a rapporté la coupe.
08:30Alors, à supposer qu'il arrive
08:31à obtenir la suspension, effectivement,
08:33de la réforme des retraites,
08:34on voit que ça n'est pas fait.
08:35Mais moi, j'aimerais bien savoir
08:36comment, si par extraordinaire,
08:38le PS revenait au pouvoir,
08:39comment il fera pour gouverner ?
08:41Parce que moi, je me souviens quand même
08:42que quand le PS était au pouvoir,
08:43il faisait la loi Touraine,
08:44qui était la réforme des retraites,
08:45dont l'inspiration était sensiblement la même.
08:47D'ailleurs, on pourrait raisonnablement argumenter
08:50qu'elle était plus dure que la réforme
08:51portée par Madame Borne.
08:53Il y avait la loi El Khomri,
08:54qui a, en réalité, d'ailleurs,
08:56Emmanuel Macron n'a rien fait vraiment d'autre
08:57que de poursuivre ce qui avait été engagé
08:59pendant les années Hollande.
09:00Donc, comment le PS fera-t-il
09:02à rebours de toutes les gauches
09:04de gouvernement européennes ?
09:05C'est-à-dire qu'elles soient britanniques,
09:06qu'elles soient scandinaves,
09:07qu'elles soient espagnoles,
09:08qu'elles soient d'Europe du Sud ?
09:10Elles ont toutes fait des choix différents
09:12au PS français.
09:13M. Drey, avant le flash.
09:15Je pense que, d'abord,
09:17ce n'est pas vrai que Emmanuel Macron
09:19n'a fait que poursuivre le travail qu'a fait.
09:20Il a fait aussi bien pire sur l'opinion.
09:22Merci.
09:24Donc, après, il y a un travail qui va être fait,
09:26justement, qui a commencé.
09:27D'ailleurs, je vous signale,
09:29vous êtes tous là autour de la table,
09:30vous avez tous été étonnés
09:31quand, pour la première fois,
09:32le Parti Socialiste a fait un compte
09:33des propositions budgétaires.
09:35Et pendant une semaine,
09:36tout le monde disait,
09:36tiens, c'est la première fois
09:37qu'ils font des propositions
09:38et qu'ils ont permis la discussion.
09:39Alors, après, on peut dire
09:41que la taxe Juckman est une abécilité,
09:43mais la taxe Juckman,
09:44elle pose une autre question
09:45qui va être débattue dans l'Assemblée nationale.
09:47Est-ce que c'est normal
09:48que les dividendes gigantesques
09:50que ramènent quelques grandes fortunes
09:52ne soient pas soumises à taxes ?
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