Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonsoir à tous et bonsoir à toutes, bienvenue dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:04La 5ème République est-elle morte ? En tout cas, ce que nous avons vécu ces dernières 24 heures,
00:09avec la nomination d'un gouvernement éphémère, la démission du Premier ministre ce matin
00:12et la zizanie au sein des partis politiques, ressemblent bien à ce marasme qu'était la 4ème République.
00:18Tout ce qu'avait voulu éviter le général de Gaulle, qui estimait que l'instabilité politique
00:22était le pire des poisons pour la démocratie. Que retiendront les Français de cette séquence désastreuse ?
00:28Un dégoût encore plus profond pour la politique, une colère aussi.
00:31Celle de voir que leur somme n'intéresse pas vraiment ceux qui sont en responsabilité.
00:35Le premier d'entre eux, notamment Emmanuel Macron, qui a laissé le chaos s'installer
00:39et qui l'a même initié en précipitant la France dans une dissolution catastrophique.
00:44Nos compatriotes sont à bout de nerfs. Chaque jour, ils sont confrontés à la baisse de leur pouvoir d'achat,
00:49à une insécurité croissante et chaque jour, ils pensent qu'ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes.
00:53La France, je vous le rappelle, n'a toujours pas de budget. Notre économie danse au bord de l'abîme.
00:57Le mépris de l'intérêt général est une trahison des élites qui aura des répercussions graves à l'avenir.
01:03Tout est envisageable désormais, mais surtout le pire.
01:06Animé par des sentiments de colère et de révolte, la patience des Français a ses limites.
01:11On va en débattre ce soir dans Paul Chard.
01:12Il est 18h. D'abord, le rappel des titres de l'actualité sur CNews et sur Europe 1.
01:28Bruno Le Maire annonce renoucer à participer au gouvernement.
01:32Il déclare ne plus être ministre des Armées démissionnaires
01:35et avoir transféré ses attributions à Sébastien Lecornu.
01:39Une initiative, évidemment personnelle, de Bruno Le Maire
01:42qui assure qu'aucune situation individuelle ne doit bloquer le bon fonctionnement du pays
01:47et de nos institutions, puisqu'il constate que sa décision de revenir dans le gouvernement
01:51provoque chez certains des réactions incompréhensibles.
01:54On va y revenir dans un instant, d'autant que l'on apprend que Emmanuel Macron
01:58demande à Sébastien Lecornu de mener d'ici mercredi soir
02:02d'ultimes négociations sur une plateforme d'action.
02:06Le feuilleton continue.
02:08Un rebondissement au début de la troisième semaine d'audience dans le procès jubilard.
02:11Le téléphone de l'amant de Delphine aurait borné autour du domicile du couple
02:14le soir de sa disparition.
02:16Ce dernier avait pourtant assuré ne pas avoir été à Cagnac-les-Mines ce soir-là.
02:20Les avocats de Cédric Jubilard accusent les enquêteurs d'avoir falsifié la procédure.
02:25La défense dénonce un scandale.
02:27Gisèle Pellicot arrivée sous les applaudissements au palais de justice de Nîmes.
02:30Elle a aujourd'hui à nouveau fait face à l'un des 51 accusés
02:34qui a fait appel lors du premier procès.
02:36Cette ex-ouvrier âgée de 44 ans déclare qu'il n'a jamais voulu violer Gisèle Pellicot.
02:43Il assure avoir cru participer à un jeu consenti d'un couple libertin
02:47condamné à 9 ans de prison en première instance.
02:48Il risque à nouveau la peine maximale de 20 ans devant une course,
02:53cette fois composée d'un juré populaire.
02:55Enfin, les délégations du Hamas et d'Israël sont arrivées en Égypte à Sharm el-Sheikh.
03:00Les deux partis vont engager des négociations sur le plan proposé par Donald Trump,
03:04le président américain, qui demande à tout le monde d'avancer rapidement selon ses termes.
03:09Il a par ailleurs dépêché sur place son émissaire Steve Wyckoff et son gendre Jared Kushner.
03:14Pendant ce temps, les bombardements israéliens ont continué sur la ville de Gaza.
03:1818h02 et 23 secondes, on est en direct sur CNews et sur Europe 1.
03:22Avec nos invités Louis Dragnel est là, Rachel Kahn, Gauthier Lebrecht.
03:25On a le plaisir d'avoir Julien Drey à nos copter.
03:27Merci Laurence.
03:28Nous sommes avec Alexandre Devecchio et nous recevons Otman Nassro, secrétaire général des Républicains.
03:32Bonsoir.
03:33Bonsoir, merci d'être avec nous. On va essayer de comprendre ce qui est en train de se jouer.
03:36Parce que pour les auditeurs et les téléspectateurs qui nous rejoignent,
03:39c'est un tout petit peu compliqué de suivre ce feuilleton à rebondissement que nous vivons depuis hier soir.
03:43Nomination, je le rappelle, donc du gouvernement par Sébastien Lecornu.
03:47Bruno Retailleau découvre que Bruno Le Maire fait partie de ce gouvernement
03:51alors que Sébastien Lecornu ne lui en est même pas parlé.
03:55Il claque la porte.
03:56Ce matin, c'est M. Lecornu qui pose sa démission, acceptée par le gouvernement, par le président de la République.
04:01Et là, on apprend, M. Gauthier Lebrecht, qu'Emmanuel Macron demande à Sébastien Lecornu
04:06de mener d'ultimes négociations.
04:08Ça veut dire quoi ?
04:09On est dans l'opération Lecornu 2.
04:11Alors, il n'est pas renommé officiellement, c'est-à-dire qu'il n'est pas premier ministre de plein exercice.
04:16Je retiens le mot ultime, ultime négociation.
04:20Alors, est-ce que c'est pour Sébastien Lecornu et après, c'est le départ réel de Matignon
04:25ou est-ce que c'est la dernière chance avant une nouvelle dissolution ?
04:30Je ne parle évidemment pas de démission du président de la République puisqu'il a toujours rejeté,
04:34même si je pense qu'à la fin, c'est l'ultime solution pour sortir de la crise,
04:39et si on veut vraiment sortir de la crise, c'est une élection présidentielle
04:42et des élections législatives après une élection présidentielle.
04:46Mais chassons cela.
04:47Donc, Sébastien Lecornu a encore 48 heures pour essayer de sauver son siège à Matignon.
04:52Mais le déni, le déni dans lequel est aujourd'hui le président de la République.
04:56Donc, qu'est-ce qu'il peut réussir à faire, Sébastien Lecornu ?
05:00Se réconcilier avec les LR après, selon Bruno Rotaillot, lui avoir caché la nomination de Bruno Le Maire
05:06qui n'existe plus puisque Bruno Le Maire a annoncé tout à l'heure renoncer au ministère des Armées.
05:10Donc, on voit que c'est le...
05:11Je précise, c'est Bruno Le Maire qui décide de démissionner.
05:14Absolument.
05:15Visiblement, même l'entourage de Macron a tenté de l'en dissuader, de démissionner.
05:19Et donc, il veut mettre tout le monde face à ses responsabilités, Bruno Le Maire.
05:23On voit que le début du plan de Sébastien Lecornu dans ses ultimes négociations, c'est d'abord de se réconcilier avec LR.
05:28Pour ça qu'il est allé voir Gérard Larcher, il n'est pas tant allé voir le président du Sénat,
05:32que le baron LR pour tenter un lien...
05:35Alors oui, pas le baron LR, il est ici, mais le baron LR pour tenter de renouer un lien avec Bruno Rotaillot.
05:41Mettons que LR et Lecornu se rabibochent en 48 heures.
05:44Mais vous pensez que le PS et le RN ne s'en suivront pas Sébastien Lecornu ?
05:49Il peut être renommé dans 48 heures, il tombera 48 heures plus tard après son discours de politique générale.
05:54C'est terminé. Est-ce qu'Emmanuel Macron va comprendre que c'est terminé ? C'est fini ?
05:58Alors, Otmane Lassrou, est-ce que les Républicains peuvent retourner dans un gouvernement de M. Lecornu ?
06:04D'abord, c'est intéressant ce que vient de dire Gauthier Lebret, parce qu'il nous dit qu'avec ce gouvernement, la censure était certaine.
06:09Moi, j'entends tous ceux qui expliquent que la crise vient par LR, mais en réalité, c'est ce gouvernement qui pose problème.
06:14Et je veux aussi être très clair avec vous.
06:16Pourquoi avoir accepté d'y entrer alors ? Excusez-moi.
06:17Je vais vous dire pourquoi, parce que depuis un an, on essaie d'être du côté de la solution,
06:20mais on a toujours dit que notre participation n'était pas automatique, qu'elle ne pouvait pas être à n'importe quel prix.
06:24Et vous voyez d'ailleurs que si c'était uniquement une question de poste, on serait resté.
06:28Bruno Retaille a été reconduit, il y a eu une deuxième salle de nomination qui était prévue, on aurait pu.
06:33Non, il y a un moment, il y a un message de cap politique, de configuration politique.
06:37On ne peut pas continuer comme si rien n'avait changé dans notre pays.
06:40Il y a eu une dissolution, il n'y a pas de majorité, et donc il faut en retirer les conséquences.
06:43Nous avons considéré que la confiance n'était pas au rendez-vous et qu'on ne pouvait pas participer dans n'importe quelle condition.
06:49Donc maintenant, s'il y a un nouveau Premier ministre ou si Sébastien Lecornu est mandaté pour des discussions,
06:55nous, nous acceptons toujours de discuter.
06:56Mais par contre, je vais être très clair, les mêmes causes ne peuvent pas produire autre chose que les mêmes effets.
07:01Nous avons un cap politique, nous avons négocié pendant des semaines une feuille de route pour évacuer les hausses d'impôts massives,
07:07pour nous assurer qu'il y aurait un cap sur le régalien, un projet de loi sur la sécurité du quotidien,
07:12pour sortir toutes ces chimères de gauche qui ont pollué le débat public pendant des semaines et des semaines,
07:17la taxe jusqu'à mal, le retour de l'USF.
07:18Vous et moi, elles n'ont pas disparu, ces chimères de gauche.
07:22Oui, mais c'est nous qui faisons ce rempart aujourd'hui.
07:24Donc on va toujours faire en sorte d'essayer de barrer la route à cette gauche-là,
07:27qui est particulièrement rétrograde dans notre pays,
07:29mais qu'on ne nous demande pas de participer à n'importe quel gouvernement,
07:32dans n'importe quelle condition pour faire n'importe quoi.
07:34M. Nassereau, ma question est très simple.
07:35Est-ce que si M. Lecornu, demain, repropose à Bruno Rotaillot et au ministre LR de revenir dans le gouvernement,
07:42est-ce qu'ils acceptent ? Oui ou non ?
07:43Moi, je vous réponds très clairement.
07:45Nous nous réunirons, nous en parlerons, parce que je ne peux pas prendre cette décision sur votre plateau en direct.
07:49Je découvre, comme vous, qu'il y a d'ultimes négociations, mais notre ligne ne change pas.
07:54Je ne vois pas, aujourd'hui, au moment où je ne vous parle, une issue différente, si c'est la même chose.
07:59Si les choses sont différentes, nous discuterons, bien sûr.
08:03Du contenu, d'abord, et bien sûr, des équilibres, mais d'abord du contenu politique.
08:07Mais Gauthier a dit quelque chose, à mon avis, de très juste, c'est que, de toute manière, ce gouvernement sera immédiatement censuré.
08:14D'ailleurs, je pense que la vraie raison du départ de Bruno Rotaillot, ce n'est pas seulement Bruno Le Maire,
08:18c'est parce qu'il a compris que l'ERN et la gauche s'apprêtaient à censurer ce gouvernement.
08:25Donc, je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Gauthier, il n'y a pas de solution.
08:31Emmanuel Macron veut à tout prix éviter une des solutions parce qu'il en craint le résultat et il craint d'être poussé vers la sortie,
08:37mais il va être obligé de s'y résoudre. Il n'y a pas d'autre solution institutionnelle.
08:41C'est terminé.
08:43Non, je ne suis pas sûre que...
08:45Non, mais c'est parce que vous projetez sur Emmanuel Macron.
08:48La psychologie d'Emmanuel Macron...
08:50Je ne projete pas la chose sur Emmanuel Macron.
08:50Si ! Les gens pensent qu'Emmanuel Macron est une psychologie très compliquée.
08:54Je pense que c'est vrai qu'Emmanuel Macron ne veut pas s'accrocher à son ciel jusqu'au bout.
08:57Il n'y en a plus à la psychologie, là.
08:58Mais il y a un moment donné où il n'a pas de solution.
09:02Julien Dray.
09:02Donc, on va arriver à la dissolution, sans doute, ou...
09:06Que je vois pensif.
09:07Non, parce que je pense qu'on essaye des fois de mettre de la rationalité
09:10et de la concréhension là où il n'y en a pas.
09:13Je pense que le problème essentiel d'Emmanuel Macron, depuis déjà plusieurs mois,
09:17c'est qu'il est enfermé dans une bulle.
09:18Il n'écoute personne.
09:20Il n'a plus de contact direct avec la réalité du pays.
09:24Et donc, il fait des constructions.
09:25Quand vous êtes enfermé dans votre château, vous faites des constructions
09:28et vous pensez que vous êtes plus intelligent que tout le monde.
09:30Ça, c'est une spécialité que renforce la logique des institutions.
09:35Et donc, je pense qu'il a cru qu'il allait faire un gouvernement
09:38qui allait tenir debout, etc.
09:39Alors, avec tout le respect que j'ai pour M. Retailleau,
09:42soit c'est vraiment l'apprenti en politique,
09:46ce que je ne crois pas parce que je pense qu'il a des qualités,
09:48je ne pense pas qu'il ne savait pas la nomination de le maire.
09:51Je pense que ce qui a surtout pesé sur M. Retailleau,
09:53c'est les déclarations immédiates des fédérations de LR.
09:57Et notamment, par exemple, de M. Lissnard, qui ont dit,
09:59on ne marche plus dedans.
10:00Et là, il s'est rendu compte de la fronde qui montait.
10:03Et dans ces cas-là, ce qu'on fait, c'est qu'on chevauche le tigre.
10:05– En quoi ? – On chevauche le tigre.
10:07– On chevauche le tigre, ok, je n'avais pas compris l'expérience.
10:09– On chevauche le tigre, on prend la tête de la...
10:12C'est M. Retailleau, c'est tout, de la révolte.
10:13– Oui, c'est tout.
10:14– On est dans la tête de la révolte.
10:15– Ça ne m'étonne pas de me connaître les citations de M. Retailleau.
10:18– Je suis d'accord avec Julien, mais je n'ai pas compris pourquoi,
10:20à 13h, il n'avait pas pris la tête de la révolte
10:22et posé un acte prononcé.
10:23– Woteman Nassau.
10:25– Là-dessus, Bruno Retailleau s'est exprimé,
10:27il y a un sujet de confiance.
10:29– Il s'est senti trahi, il s'est senti trahi par ce M. Le Corneau.
10:31– Mais quand on participe à un gouvernement,
10:33on doit être associé aux décisions importantes de ce gouvernement.
10:36On ne peut pas se retrouver autour de la table, vous imaginez un instant,
10:38avec quelqu'un qui n'a pas de détestation de Bruno Le Maire sur la personne.
10:41Mais il incarne un dérapage des comptes publics
10:44que nous n'avons cessé de dénoncer pendant le temps.
10:45– Vous savez que c'est le président de la République qui a initié tout ça, mais bon.
10:47– Non mais pas part, il n'était pas possible pour nous, d'un, de ne pas être au courant,
10:51je veux le redire très clairement, et deux, nous ne l'aurions pas accepté
10:54si on nous avait posé la question.
10:56Et donc c'est normal, du coup, que le mécontentement se soit exprimé après.
10:59Je veux aussi dire une chose, si vous me permettez, Mme Ferrer,
11:01nous ne sommes pas les seuls à avoir dit que ça n'allait pas,
11:04y compris au sein du socle commun.
11:05Le modem, qui nous donne d'ailleurs aujourd'hui un petit peu des leçons de morale,
11:09a été le premier à faire un communiqué de presse pour dire que rien n'allait.
11:11Chez Renaissance même, j'entends des commentaires,
11:14moins bruyants que nous, pour dire que cette conférence,
11:17la configuration n'allait pas, et je ne parle même pas en dehors.
11:19Donc si vous voulez, il y a eu un problème, il y a eu un raté,
11:22et il faut voir comment on peut arranger les choses.
11:24Mais encore une fois, je veux le redire, nous, nous ne participerons pas
11:26dans n'importe quelle condition.
11:26– Alors, Bruno Retailleau sera l'invité exceptionnel demain matin,
11:28de Sonia Mabrouk, sur CNews et sur Europe 1,
11:31et elle va lui poser des questions précises.
11:33Donc pourquoi est-ce que M. Le Gornu ne vous a pas dit
11:35que M. Le Maire rentrait au gouvernement ?
11:37Tout ça a été guidé par Emmanuel Macron, enfin tout le monde s'en doute.
11:40M. Le Gornu, il a des qualités, il est sincère,
11:45il lui aurait dit peut-être, non ? On ne lui a pas demandé de mentir ?
11:48– Moi, j'essaye d'être factuel, chacun doit jouer son rôle,
11:51c'est le Président de la République qui nomme un gouvernement
11:52sur proposition du Premier ministre.
11:54Si on nous avait demandé notre avis, nous l'aurions indiqué,
11:57on ne nous a pas demandé notre avis, et donc,
11:59une fois que le gouvernement tombe, nous, nous nous sommes simplement réunis
12:02pour décider de ce que nous allions faire ce matin.
12:04Le Premier ministre a vendu sa démission, maintenant la balle
12:06est dans le camp du Président de la République.
12:06– Et vous êtes quand même prêt à retourner dans un gouvernement
12:08si les conditions sont...
12:09– Non, non, non, je vais être plus clair, moi je ne veux pas de la gauche.
12:12Voilà, je vais être très clair, je le dis,
12:14tous ceux qui pensent qu'on pourrait s'accommoder
12:15d'un Premier ministre de gauche, je vais être très clair,
12:18si nous sommes rentrés au gouvernement, c'était pour barrer la route à la gauche,
12:20et donc qu'il n'y ait pas d'ambiguïté sur ce point-là.
12:22– Je pense que là, on est d'accord.
12:23Louis, rapidement, le gars de...
12:24– Non, simplement, ce qu'Emmanuel Macron a proposé,
12:28là, pour Sébastien Lecornu...
12:30– Les ultimes...
12:31– Nouveau concept, en fait, c'est un Premier ministre démissionnaire
12:33chargé de mission.
12:34C'est un peu ça, vous ne connaissez pas le concept.
12:37– Et les ministres qui vont avec ?
12:38– Eh bien, vous savez que c'est inconstitutionnel,
12:40donc je ne sais pas comment ça va fonctionner,
12:42puisque un Premier ministre démissionnaire n'a pas le droit
12:44de conclure d'accord politique officiel au nom du gouvernement démissionnaire,
12:47il ne peut pas promettre ou négocier des engagements étatiques,
12:50budgets, réformes et traités, et bon, il y a d'autres...
12:53– Oui, mais il serait renommé ici.
12:55– Oui.
12:55– S'il y arrive, il serait renommé dans la foulée.
12:57– Ça pose quand même des problèmes de droit,
12:58donc Emmanuel Macron a voulu inventer ça.
13:00– Mais les Français, il s'en fiche des problèmes.
13:00– Non mais oui, mais c'est une petite précision.
13:02– Alors Rachel Kahn, ramenez-moi un peu de raison dans ce cas.
13:04– La raison, c'est que moi, je suis déjà épuisée, en fait.
13:06Ça m'a fatiguée, en fait.
13:07Déjà que depuis 2022, c'est quand même un vrai problème
13:13de sentir qu'à la tête de l'État, il n'y a pas un cap clair,
13:16justement, qui fait barrage à tous les léphistes,
13:19l'extrême-gauche qui fracture l'ensemble du pays.
13:22Il y a des choses à gérer, notamment une crise économique,
13:24une crise internationale, une crise culturelle, une crise idéologique,
13:27et que là, avec les ultimes négociations, les bruits de couloirs,
13:31on demande l'unité nationale pour répondre aux enjeux,
13:33aux défis aujourd'hui en Europe et à travers le monde,
13:36et on est dans ça.
13:37– Julien Drey, est-ce qu'on est à la hauteur des défis
13:40auxquels notre pays est confronté ?
13:43– Non, ce qui est intéressant de la conversation,
13:45c'est que tout le monde se définit en contre.
13:47Personne ne se définit en pour.
13:49– En pourquoi ?
13:50– C'est-à-dire, pour le pays, voici mon projet.
13:52Tout le monde dit, moi, je ne veux pas de ça,
13:53moi, je veux éliminer.
13:54Ce qui veut dire que ce monde politique actuel
13:57est enfermé lui aussi, dans des jeux, dans des calculs,
14:01dans des postures, et la racine de tout ça, excusez-moi,
14:04elle porte un nom, c'est l'élection du président de la République
14:06au suffrage universel.
14:08C'est la constitution de la Ve République qui est en cause.
14:10Voilà, ça fait des années, un certain nombre d'entre nous le disons.
14:13Cette élection rend fou les femmes et les hommes.
14:16– Ce sont tous les hommes, je n'ai pas vu beaucoup de femmes élues.
14:19– Il y en a eu quelques, non, élues, non.
14:20– Vous avez raison, il y en a quelques-unes
14:22qui ont songé, et qui ne sont pas forcément les plus mauvaises, d'ailleurs.
14:28Voilà, je pense que la logique, en France,
14:31quand il y a une crise économique ou une crise sociale,
14:34contrairement à d'autres pays, on n'en sort que par
14:36une réforme profonde des institutions.
14:38Et rappelez-vous une chose, on m'avait souvent objecté,
14:41quand je disais qu'il fallait revenir à une réunion,
14:42à un régime parlementaire, traditionnel,
14:45comme en Angleterre, comme en Allemagne,
14:46on ne va pas revenir à la 4ème République.
14:48Mais excusez-moi, ce qu'on vit là, c'est de la 4ème République.
14:50– C'est ce que je disais tout à l'heure.
14:51Attendez, Gauthier, M. Lecornu vient de dire quelque chose.
14:54– Le Premier ministre démissionnaire,
14:56missionné d'ultime négociation, vient de tweeter,
14:59j'ai accepté, à la demande du président de la République,
15:01de mener d'ultime discussion avec les forces politiques
15:03pour la stabilité du pays.
15:04Je dirai au chef de l'État, mercredi soir,
15:06si cela est possible ou non,
15:08pour qu'il puisse en tirer toutes les conclusions
15:10qui s'imposent.
15:12Ça m'étonnerait qu'il en tire toutes les conclusions
15:13qui s'imposent, parce que les conclusions
15:14qui vont s'imposer au chef de l'État
15:15ne seraient celles de sa démission
15:17pour sortir de la crise
15:19et qu'on ait une élection présidentielle
15:21et de nouvelles élections législatives.
15:23C'est juste pour gagner deux jours.
15:25C'est juste pour gagner.
15:25Ça ne marchera pas.
15:27Il y a une porte-parole de votre mouvement,
15:28Agnès Évren, qui vient de dire
15:30que la confiance était rompue avec Sébastien Lecornu
15:33et qu'il ne fallait pas y retourner.
15:35Donc il ne va peut-être même pas réussir
15:37à ramener les LR dans le giron
15:38d'un futur gouvernement.
15:41Le RN et le PS vont prendre ça pour une insulte
15:43et ils censureront Sébastien Lecornu.
15:45C'est terminé.
15:46C'est terminé.
15:47Et j'ai même des cadres du RN
15:48qui m'ont dit maintenant
15:49c'est censure automatique
15:50tout nouveau Premier ministre.
15:52On le censure.
15:53C'est fini.
15:54C'est fini.
15:55Donc c'est dissolution ou démission.
15:56Emmanuel Macron n'aura pas d'autre choix.
15:58Chaque nouveau Premier ministre
15:59sera censuré automatiquement
16:01et s'il n'est pas du PS,
16:02le PS censurera aussi.
16:03Alors une dernière question
16:05à votre main de Nassereau.
16:06Là encore deux jours d'attente,
16:08consultation l'ultime.
16:10Qu'en pensent les Français ?
16:11Que disent vos militants,
16:11Monsieur Nassereau ?
16:13Est-ce qu'ils ne sont pas consternés
16:14par le spectacle offert par la politique aujourd'hui ?
16:16Mais bien sûr qu'ils sont consternés.
16:18Mais si vous pensez que
16:19même moi je suis consterné.
16:20On est tous fatigués, épuisés
16:22de ces allers-retours incessants,
16:24de cette instabilité, de ce désordre.
16:26Mais une fois qu'on a dit cela,
16:27il n'y a pas de majorité.
16:28Nos institutions ont été pensées
16:29pour le fait majoritaire
16:30et on ne peut pas accepter n'importe quoi.
16:32Ce qui est intéressant,
16:34c'est que les mêmes qui nous disent
16:35on est fatigués de ce spectacle
16:36nous demandent là aussi
16:36d'être cohérents sur notre ligne.
16:38Et donc nous, écoutez,
16:39on fait ce qu'on peut,
16:41on a accepté énormément de concessions.
16:43Très franchement.
16:43Vous voyez, vous me dites trop,
16:44Madame Ferrari.
16:46Trop, mais visiblement pas assez
16:47puisque ce gouvernement ne tient pas.
16:49Donc nous, on est dans notre ligne
16:50et on pense à l'intérêt du pays.
16:51Mais ce que je ne comprends pas,
16:52c'est qu'il y a une très grande majorité
16:54dans l'opinion publique
16:55qui veut qu'on soit beaucoup plus ferme
16:56sur la question de sécurité,
16:58qu'on maîtrise les flux migratoires,
16:59qu'on baisse la dépense publique,
17:01qu'on valorise le travail,
17:02qu'on lutte contre l'assistanat.
17:03C'est 70-80% des Français.
17:05Si on choisissait ce cap politique-là,
17:07peut-être qu'au-delà de la classe politique,
17:09qu'au-delà du désordre de l'Assemblée nationale,
17:11on arriverait à donner un cap politique
17:13qui regagne au moins la confiance des Français.
17:16C'est ce que nous, en tout cas,
17:17on aimerait faire avec la droite.
17:18– Voilà.
17:18– Ottman Nassrou, secrétaire général LLR.
17:20Petite pause.
17:20Merci d'être venu dans Punchline.
17:22Suite du feuilleton dans un instant.
17:24Que va-t-il se passer dans les prochaines minutes ?
17:26Revenez pour le savoir.
17:27A tout de suite.
17:27– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations