Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00La grande interview sur CNews et Européens. Les socialistes, hier, faiseurs de rois, risquent-ils de devenir, c'est la question, les dindons de la farce des retraites ?
00:09Maintenant que l'on sait que la suspension de la réforme des retraites n'est pas totalement assurée sur ce sujet.
00:14D'autres m'ont invité ce matin, Jérôme Guetsch. Bonjour et bienvenue.
00:17Bonjour.
00:17Merci de votre présence. Vous êtes député socialiste de l'Essonne.
00:20Monsieur Guetsch, vous étiez, à raison, content il y a quelques jours et jusqu'à hier pour avoir arraché le scalp de la réforme des retraites.
00:27Est-ce que vous n'avez pas crié victoire trop tôt ?
00:31Non. D'abord, on ne crie pas victoire. On constate que le rapport de force que nous avons su créer intelligemment, sans outrance,
00:39mais en fidélité aux attentes de nos concitoyens, a été entendu et c'est le contexte politique qui y préside.
00:45Donc, aujourd'hui, le Premier ministre a été amené à dire très clairement qu'il y aura un débat et une suspension sur la réforme des retraites.
00:59Oui, mais rendez-vous compte, depuis combien de temps nous pouvons revendiquer d'avoir obtenu une évolution significative sur ce sujet
01:07d'inquiétude, d'injustice, de blessure démocratique avec l'usage du 49-3 ?
01:13Moi, je fais partie, dans mon engagement politique, de ceux qui considèrent que quand on peut obtenir des avancées dans une négociation,
01:21alors il ne faut pas être jusqu'au boutiste, il ne faut pas en rajouter en permanence, être dans la surenchère
01:26et pouvoir se draper de postures pour dire, ah, ce n'est pas assez. La pureté idéologique...
01:30Mais êtes-vous sûr, déjà, de la suspension, M. Gatch, sans rentrer dans la machine parlementaire ?
01:34Elle est assez compliquée, la machine parlementaire.
01:36Il y a des spectateurs qui sont au feu de tout ça. Le Premier ministre a donc annoncé que la suspension,
01:40et je vous le dis, est-ce que c'est bien cela ? La suspension de la réforme des retraites passerait par un amendement,
01:44donc, au PLFSS. Imaginons donc que l'amendement, logiquement, évidemment, soit retenu par l'Assemblée.
01:51Le texte va au Sénat, majoritairement à droite, qui supprimerait l'amendement.
01:55Ensuite, c'est la commission mixte paritaire.
01:57Vous connaissez très bien le cheminement, c'est normal.
01:59Qu'est-ce qui va se passer, vous mieux que moi, majoritairement des droites, qui va acter du blocage ?
02:04Qu'est-ce qui va se passer ensuite ?
02:06Vous savez, on nous a expliqué...
02:08Est-ce qu'il y a un risque que la suspension ne passe pas ?
02:10On nous a expliqué au moment de la nomination de Sébastien Lecornu,
02:15alors que les socialistes, légitimement, affichaient leur disponibilité,
02:18que ce qui justifiait cette nomination était qu'ils s'appuyaient sur un socle commun,
02:23sur les députés macronistes et sur le soutien, plus ou moins abouti, des députés LR.
02:28Et donc, c'est au Premier ministre de faire en sorte que ses propres soutiens
02:34puissent honorer la parole qu'il a prise devant l'Assemblée nationale.
02:37C'est ce que vous dites. Ça veut dire que ce matin, on vous assumait aussi de dire aux 3,5 millions de Français
02:43auxquels M. Faure a dit le soir du tour de la politique générale, vous pouvez être soulagé.
02:49Attention que ça dépend de la promesse qui a été donnée par le Premier ministre.
02:52Mais ça dépend d'un Premier ministre soutenu par ce socle.
02:56Et en effet, le chiffre est important.
03:00C'est 700 000 personnes, dès l'année prochaine, qui pourront bénéficier de mesures plus favorables
03:04que celles de la réforme Borne.
03:05C'est-à-dire qu'ils n'auront pas à partir à 63 ans, que ça restera bloqué à 62 ans et 9 mois.
03:12Et que sur la durée concernée, c'est en effet 3,5 millions de personnes.
03:15Donc, quand un Premier ministre prend cet engagement avec cette solennité,
03:18eh bien, il en est dépositaire, il en est responsable.
03:23Et si la promesse n'est pas tenue ?
03:25Et il conditionne sa propre survie.
03:27Si la promesse n'est pas tenue ?
03:29Eh bien, à ce moment-là, s'il n'y a pas de suspension, il n'y a plus de gouvernement.
03:33Nous avons indiqué que nous ne souhaitions pas, ce matin, censurer le gouvernement
03:38parce que, je le redis, quand nous obtenons une avancée de cette nature,
03:42eh bien, nous, nous prenons les dividendes.
03:44Quand c'est obtenu ?
03:45Comme nous disons.
03:46Non, mais, attendez, jusqu'à présent, aucun Premier ministre n'avait, à ce point,
03:51satisfait une demande que nous mettions sur la table.
03:54Mais ce matin, on n'avait aucune garantie concrète ?
03:56Eh bien, s'il n'y a pas de garantie dans l'exécution, dans le débat budgétaire,
04:00et en effet, on va le suivre très attentivement,
04:03alors Sébastien Lecornu, et il le sait parfaitement,
04:06s'expose à ne pas pouvoir continuer sa mission.
04:10La non-censure d'aujourd'hui ne présume pas d'une non-censure
04:14dans les jours ou les semaines qui viennent.
04:15Les choses sont extrêmement claires,
04:17et le Premier ministre et son gouvernement doivent peser de tout leur poids
04:20pour que la parole et l'engagement pris devant la représentation nationale soient honorés.
04:27Sont-elles si claires, Jérôme Gage ?
04:29Est-ce que vous assumez...
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations