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  • il y a 4 mois
Au programme de cette édition, nous revenons bien sûr sur les pérégrinations gouvernementales. Quelques instants avant la rencontre entre Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron, les hypothèses de sortie de crise sont toujours en suspens.

Les liens entre représentants politiques et réseaux islamistes s'invitent à l’Assemblée nationale. Une commission d'enquête sur ce phénomène a été initiée par Les Républicains.

Et nous irons aux Etats-Unis où l’état d’urgence pourrait être instauré. Donald Trump espère contourner les Démocrates qui tentent de bloquer sa politique menée contre les clandestins et les narcotrafiquants.

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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Très heureuse d'être à nouveau à vos côtés ce soir.
00:18N'oubliez pas de nous aider en quelques clics sur le pouce en l'air, bien sûr, pour vous abonner également.
00:23Et puis, évidemment, écrivez-nous dans les commentaires.
00:26Au programme de cette édition, nous revenons évidemment sur les pérégrinations gouvernementales.
00:31Quelques instants avant la rencontre entre Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron,
00:35les hypothèses de sortie de crise sont toujours en suspens.
00:40Les liens entre représentants politiques et réseaux islamistes s'invitent à l'Assemblée nationale.
00:45Une commission d'enquête sur ce phénomène a effectivement été initiée par les Républicains.
00:50Vous en saurez plus dans quelques instants.
00:51Et puis, nous irons aux États-Unis où l'état d'urgence pourrait être instauré.
00:56Donald Trump espère contourner les démocrates qui tentent de bloquer sa politique menée contre les clandestins et les narcotrafiquants.
01:07Grand oral avec Macron pour Lecornu.
01:11Au terme des 48 heures de prolongation, le rendez-vous du Premier ministre sortant avec le président ce mercredi soir
01:17n'aura pas su provoquer d'éclaircissement dans le paysage politique.
01:21Et pour cause, le blocage est toujours à l'Élysée.
01:2548 heures après sa démission et 12 heures avant la fin de sa dernière mission, Sébastien Lecornu a parlé.
01:32Ce mercredi, le Premier ministre en cours de sortie a convoqué la presse pour faire part de l'avancée de ses tractations politiques.
01:38J'ai de bonnes raisons de vous dire que, parmi les bonnes nouvelles, l'ensemble des consultations que j'ai pu avoir avec la présidente de l'Assemblée nationale,
01:46madame Brune Pivet, avec le président du Sénat, Gérard Larcher, avec l'ensemble des formations politiques, de l'UDI, de l'IOT,
01:53des Républicains, de Place Publique, du Modem, d'Horizon de Renaissance et d'autres,
01:58qu'il y a une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année.
02:04Et cette volonté crée un mouvement et une convergence, évidemment, qui éloignent les perspectives de dissolution.
02:11Enfin, ça ne suffit pas. Il faut évidemment que ce budget comporte un certain nombre de paramètres qui permettent à la France d'avancer.
02:17Si l'on en croit l'éphémère locataire de Madignon, donc les perspectives de dissolution,
02:22pourtant annoncées à demi-mot au préfet pour qu'ils organisent deux tours courant novembre, seraient donc en train de s'éloigner.
02:29Méthode Coué ou ficelle un peu grosse, les Français seront bientôt fixés.
02:33Mardi, en fin de journée, c'est l'ancien Premier ministre Elisabeth Borne qui semblait avoir remis une balle au centre du jeu,
02:40en déclarant aux Parisiens qu'elle était favorable à une suspension de la réforme des retraites,
02:46celle qu'elle a elle-même imposée malgré d'importants mouvements sociaux.
02:50Des perspectives qui ont sidéré une partie des élus de la Macronie,
02:54comme en témoignent les révélations de boucle WhatsApp des députés ensemble.
02:57On y lit notamment Maude Bréjon, député des Hauts-de-Seine,
03:01s'insurger contre une suspension qui aboutira en réalité à une abrogation
03:05et donc à une reculade sur l'unique réforme structurelle menée par les marcheurs.
03:10D'autres élus sont davantage dérangés par la méthode et le manque de coordination,
03:15comme Olivia Grégoire qui s'étonne d'apprendre une telle proposition par voix de presse
03:19tandis qu'une réunion avait été organisée le matin même sans que l'idée n'y soit visiblement évoquée.
03:25Par ailleurs, l'absence de concertation autour de cette possible suspension de la réforme des retraites
03:31ne serait pas de nature à vraiment rassurer l'opposition de gauche.
03:34Au moment où nous nous parlons, nous n'avons aucune assurance sur la réalité de cette suspension.
03:42Elle a été évoquée par la seule ministre de l'Éducation, Elisabeth Borne,
03:47auteure aussi de cette réforme, mais personne à ce stade nous garantit le fait que ce serait le cas.
03:53Et nous allons continuer à nous battre, y compris pour que toute garantie soit apportée.
03:59Et la meilleure garantie à tout cela, c'est que la gauche et les écologistes soient appelés au pouvoir
04:05et que nous ayons enfin l'assurance qu'il y ait un changement de cap.
04:09Un changement de cap radical puisque le patron des socialistes a désormais des exigences
04:13un peu décalées au regard de son petit poids politique.
04:17Le projet de budget tel qu'il est présenté aujourd'hui est un projet de budget qui ne peut pas être le nôtre.
04:25Et d'ailleurs, je veux couper court à ce stade à toutes les élucubrations d'un gouvernement commun
04:30avec la Macronie. C'est inimaginable.
04:35Olivier Faure voudrait donc ni plus ni moins distribuer à ses amis l'intégralité des places du gouvernement.
04:40Une exigence qui n'aura pas le droit de citer, même si les perspectives d'un exécutif
04:45avec un premier ministre de gauche sont désormais privilégiés par les commentateurs.
04:49Une configuration qui ne devrait d'ailleurs pas faire long feu non plus.
04:52Chantage de la réforme des retraites ou non.
04:55Je censure tout.
04:57Là, maintenant, stop.
04:59La plaisanterie a assez duré.
05:01On fait courir les Français derrière des babales.
05:04Tout ça pour gagner du temps.
05:06C'est inadmissible.
05:07Donc ça n'est pas les politiques qui vont être menées.
05:09S'ils veulent supprimer, s'ils veulent suspendre, ils suspendent.
05:12Ils ont largement le temps, entre le moment où on déposera la motion de censure, de le faire.
05:20Et ce sera au bénéfice de tous.
05:22Mais on ne peut pas admettre qu'on contourne à ce point les institutions de la Ve République.
05:28En effet, pour de nombreux dirigeants politiques, les rebondissements des derniers jours s'apparentent
05:32à un théâtre de guignols visant uniquement à gagner du temps.
05:35Et donc, je pense que la grandeur, l'honneur, voire même, allez, je vais dire un gros mot, la morale,
05:42justifierait qu'Emmanuel Macron réfléchisse très sérieusement à la dissolution ou même à sa démission.
05:49Une démission fort peu probable à l'instar de la destitution, dont la motion déposée par la France insoumise à l'Assemblée nationale
05:56a justement été jugée irrecevable ce mercredi après-midi.
06:00Il faut d'ailleurs dans ce cadre rappeler que les Insoumis avaient déjà déposé pareille motion en 2024
06:05et qu'à l'époque, le bureau du Palais Bourbon avait donné son feu vert.
06:09À croire que quand le danger se fait sentir, les institutions se protègent elles-mêmes
06:14avant d'être garantes du peuple français.
06:17Toujours est-il que les prochains jours, sinon les prochaines heures,
06:21devraient apporter un nouveau lot de rebondissements,
06:24mais aucun de nature à entrevoir la sortie du tunnel pour le pays.
06:30Un petit match dans le match.
06:34Au milieu du chaos institutionnel, une commission d'enquête sur les liens entre représentants politiques
06:38et réseaux islamistes a été ouverte à l'initiative des Républicains.
06:42Explication d'Olivier Frère-Jacques.
06:45LFI, face à son tropisme vert au cœur de l'Assemblée nationale,
06:49une commission d'enquête sur les liens présumés entre représentants politiques et réseaux islamistes
06:54a enfin vu le jour après des mois de rebondissements.
06:57Lancée par le groupe droite républicaine de Laurent Wauquiez,
07:00cette initiative, validée le 24 juin, vise à examiner les connexions entre élus et organisations
07:06soutenant l'action terroriste ou propageant l'idéologie islamiste.
07:11Bien que son intitulé soit neutre, elle cible implicitement la France insoumise
07:15accusée par une partie de la classe politique de complaisance envers des mouvements islamistes.
07:20L'histoire de cette commission est un condensé des tensions qui minent l'hémicycle.
07:25Dès le 3 juin, une première proposition de résolution est jugée irrecevable
07:29par la commission des lois en raison de ses attaques trop frontales contre la France insoumise.
07:34Révisée et élargie, elle est adoptée 15 jours plus tard sous l'impulsion de Laurent Wauquiez
07:38qui y voit un moyen de, je cite, « démasquer les ennemis de la République ».
07:43Le 2 juillet marque un premier coup de théâtre.
07:45La socialiste Sophie Pantel est élue présidente de la commission
07:49mais démissionne dans l'heure suivante, invoquant un désaccord sur la composition du bureau
07:53qui exclut la gauche.
07:56Seul candidat déclaré, le député apparenté LFI, Emmerich Caron,
08:00connu pour son engagement pro-palestinien et ses prises de position tranchées
08:03qui se retrouvent en position de force pour le poste de président.
08:07Un rôle clé car il fixe l'agenda des auditions et oriente les débats.
08:12La droite riposte, Vincent Jean Brun, député LR du Val-de-Marne,
08:15initialement désigné rapporteur, dénonce l'absurdité d'une telle présidence.
08:20Deux reports successifs sont obtenus, le 1er en juillet, le 2nd fin septembre,
08:24pour temporiser.
08:26LFI crie au scandale.
08:27Mathilde Panot, présidente du groupe, accuse les républicains
08:30qui, selon elle, auraient peur que LFI n'élargisse l'enquête à la droite.
08:34C'est finalement le 7 octobre, après un rééquilibrage de la présence des forces politiques
08:38dans les instances de l'Assemblée, qu'un accord scelle le sort de la Commission.
08:43Désormais opérationnelle, la Commission dispose de six mois pour auditionner témoins et experts.
08:48Parmi les pistes évoquées, le soutien affiché par certains élus à des figures controversées,
08:53comme l'eurodéputé Rima Hassan, ou la participation à des manifestations communes
08:57avec des associations soupçonnées de liens avec les frères musulmans.
09:00La droite entend ici montrer du doigt les liens entre une partie de la gauche et des islamistes,
09:06un lien électoral plus qu'idéologique qui s'apparente évidemment à du clientélisme.
09:11Reste que le rôle de certains élus à droite vis-à-vis de l'islamisme
09:15pourrait provoquer un retour de feu.
09:18En effet, des maires et des élus de droite favorisent la construction de mosquées
09:22et le développement d'associations qui ont des liens, ou sont même le refuge d'islamistes.
09:26Si ces exemples sont mis en avant par la gauche à l'Assemblée, ce qui est peu probable,
09:32ou par le RN, la démarche des Républicains pourrait bien se retourner contre eux.
09:36Reste désormais à voir si ce travail aboutira à un rapport incisif,
09:41ce qui est très improbable, ou à une simple charge idéologique.
09:45Le débat pourrait aussi prendre une autre ampleur
09:47si les Insoumis venaient à évoquer d'autres influences
09:50qui peuvent toucher les sphères politiques françaises.
09:52Une riposte risquée s'il s'agit du CRIF,
09:55beaucoup plus facile s'il s'agit de s'attaquer aux catholiques.
09:58C'est donc sur ceci que devrait se concentrer la riposte des troupes mélenchonistes.
10:06Un état d'urgence aux Etats-Unis pour briser l'obstruction démocrate.
10:10Donald Trump envisage effectivement le recours à la loi sur l'insurrection,
10:14alors que gouverneurs, maires et juges s'opposent à son combat
10:18contre l'immigration clandestine et la criminalité organisée.
10:21Le point de Renaud de Bourleuf.
10:23Les Etats-Unis sont-ils au bord de l'insurrection ?
10:27Depuis son retour à la Maison-Blanche,
10:28Donald Trump a lancé des opérations musclées dans les villes gangrenées par la criminalité.
10:33Mais au gouverneur, maire et manifestant manipulé par les associations immigrationnistes,
10:38s'ajoutent désormais les tribunaux dans le front des oppositions.
10:41Au point que le président des Etats-Unis a évoqué un éventuel recours à la loi sur l'insurrection.
10:45Si c'est nécessaire, mais nous avons cette loi sur l'insurrection pour cette raison.
10:50Si je dois l'utiliser, je le ferai.
10:52Cette loi de 1807, appelée Outre-Atlantique Insurrection Act,
10:56permet au président américain de mobiliser, dans des contextes exceptionnels,
10:59certaines forces armées à l'intérieur du territoire.
11:01Sa dernière utilisation remonte à 1992, lors des émeutes de Los Angeles.
11:06Aujourd'hui, le contexte est provoqué par l'obstruction des démocrates
11:09face aux initiatives de l'administration Trump dans plusieurs villes.
11:12Los Angeles, Washington, Memphis, Portland et Chicago.
11:17Ces municipalités démocrates sont communément appelées des « villes sanctuaires ».
11:21C'est-à-dire que sur ces territoires, conformément à une législation locale,
11:25la police et les autorités refusent de coopérer avec les agences fédérales
11:28chargées de faire respecter les lois sur l'immigration.
11:30Elles ne communiquent pas le statut migratoire des personnes arrêtées
11:32et n'assistent pas les autorités quand elles interpellent des clandestins.
11:35En juin 2025, Donald Trump a envoyé 700 marines et 4000 soldats de la Garde nationale à Los Angeles
11:40après une grosse opération de police, 45 clandestins arrêtés, dont plusieurs trafiquants de drogue.
11:44Ce qui n'est pas une coïncidence, au pays de l'oncle Sam,
11:46l'immigration clandestine est souvent instrumentalisée par les cartels de la drogue mexicains.
11:50Donald Trump veut d'ailleurs endiguer les deux phénomènes qui s'alimentent.
11:54Mais dans cette grande ville démocrate, de nombreux habitants ne l'ont pas entendu de cette oreille.
11:57Encouragés par de nombreuses associations, ils ont manifesté contre ces arrestations
12:01et de façon plus large contre la politique menée par Donald Trump.
12:04Le déploiement des marines et de la Garde nationale ne s'est donc pas fait sans difficulté.
12:08Le gouverneur de Californie, l'ambitieux démocrate Gavin Newsom,
12:11a porté l'affaire en justice, accusant Donald Trump d'abus de pouvoir.
12:14Après un juge de première instance donnant raison à Gavin Newsom,
12:17des juges d'appel ont finalement satisfait Donald Trump.
12:20Selon eux, le déploiement de troupes était légitime pour protéger les bâtiments fédéraux
12:23et les employés fédéraux contre des manifestants qui avaient jeté des morceaux de béton
12:27et utilisé des bennes à ordures comme béliers.
12:29En août, le scénario s'est répété, cette fois dans la capitale.
12:31À Washington D.C., l'état d'urgence a été décrété face à la criminalité massive dans la ville.
12:36Là encore, le maire démocrate Muriel Bousser et le procureur général de Washington
12:40ont critiqué cette décision, la jugeant illégale.
12:43Mais Donald Trump a eu le soutien de plusieurs gouverneurs républicains,
12:46ceux de l'Oyo, de la Caroline du Sud et de la Virginie Occidentale,
12:50ont annoncé l'envoi de troupes à Washington.
12:52Deux nouvelles villes ont été mises dans le viseur,
12:54Chicago, troisième ville du pays, connue pour sa forte criminalité,
12:58et Portland, dans l'Oregon, véritable temple du progressisme aux Etats-Unis.
13:02Le président américain s'exprimait ainsi à propos de Chicago.
13:05Il n'y a aucune ville au monde comme celle-là.
13:08Nous allons rétablir la situation.
13:09Samedi 4 octobre, l'état de l'Illinois et Chicago
13:12ont déposé une plainte contre l'administration Trump
13:14concernant le déploiement de la guerre nationale,
13:17déclarant qu'il était illégal et demandant qu'il soit interrompu.
13:20Le même jour, en Oregon, une juge fédérale prononçait
13:23une ordonnance de restriction temporaire concernant le déploiement à Portland.
13:26En brondissant la loi sur la surrection,
13:28Donald Trump pourrait ainsi passer au-dessus des multiples contre-pouvoirs,
13:32affaiblissant son action dans cette répartition des compétences
13:34très complexes aux Etats-Unis.
13:39Et nous restons en compagnie de Renaud de Bourloff,
13:42cette fois pour un tour de l'actualité en France.
13:47Après Badinter, Charb, la rédaction de Chine,
13:50Charlie Hebdo et la famille du dessinateur Charb,
13:53son ancien directeur tué lors de l'attentat islamiste de janvier 2015,
13:56demandent son entrée au Panthéon.
13:59Dans un édito, Ries, successeur du dessinateur,
14:02estime que celui-ci incarne les valeurs de la démocratie française,
14:05notamment la liberté d'expression,
14:07l'antiracisme, la justice sociale et la laïcité.
14:11Des valeurs de gauche, en somme,
14:12qui lui donneraient toute sa place à côté de celui
14:14qui a aboli la peine de mort pour les violeurs d'enfants.
14:16La requête coïncide avec les 20 ans de la publication
14:19des caricatures provocatrices de mauvais goût de Mahomet
14:21par Gilad Postern, reprise par Charlie Hebdo en 2006,
14:25faisant du journal une cible des djihadistes.
14:28La mairie de Paris s'en prend à l'association Transparence Citoyenne
14:31pour sa campagne contre Anne Hidalgo.
14:33L'organisation anticorruption Transparence
14:35a coupé d'une amende de 15 640 euros
14:37pour avoir affiché illégalement les notes de frais de la mairie de Paris.
14:40Cette campagne dénonçant des dépenses extravagantes
14:43comme 75 000 euros pour des achats de luxe entre 2020 et 2024
14:46a provoqué un scandale.
14:48Les autorités municipales ont infligé des sanctions
14:50pour affichage sauvage.
14:51L'association dénonce une attaque déloyale
14:53visant à étouffer ses révélations.
14:55Menacée financièrement,
14:56elle a lancé le 5 octobre une cagnotte pour survivre
14:59récoltant 1 000 euros en 48 heures.
15:02Le parquet national financier examine désormais les factures.
15:05L'erreur d'un gendarme met le procès jubilard en difficulté.
15:09Mardi, une négligence dans l'enquête sur la disparition de Delphine Jubilard
15:12a été pointée pendant les audiences.
15:14Rappelons que cette femme âgée de 33 ans
15:16a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020
15:19à Cagnac-les-Mines dans le Tarn.
15:21Son mari, avec qui elle était en instance de divorce,
15:24est le principal suspect et en cours.
15:26La réclusion criminelle a perpétuité.
15:28Mais l'amende de Delphine Jubilard a, pendant un temps,
15:31fait partie des suspects.
15:32L'explication, une analyse sur les lignes téléphoniques
15:35ayant borné à proximité du domicile des jubilards.
15:37Or, il s'agissait d'isoler les téléphones
15:40qui se trouvaient sous la couverture réseau des faits,
15:42mais qui n'étaient pas là habituellement.
15:44Or, l'amende Delphine Jubilard y figurait.
15:46Mais il ne figurait sur le réseau que comme correspondant,
15:50pas comme personne physiquement présente.
15:52Autrement dit, il aurait été inscrit sur le fichier
15:54seulement parce qu'il avait communiqué par téléphone
15:56avec Delphine Jubilard.
15:57Il aurait dû être écarté de ce fichier,
15:59et donc de la liste des suspects.
16:01Le sous-officier de gendarmerie a dit avoir fait un copier-coller
16:04sans faire les vérifications qui s'imposaient.
16:06Quoi qu'il en soit, cette négligence,
16:08maintenant qu'elle est dévoilée,
16:09renforce les soupçons autour du mari de Delphine Jubilard.
16:12Un accident peu banal.
16:15En juin dernier, à Bissi-sur-Flé, en Saône-et-Loire,
16:17une femme âgée de 65 ans
16:18est morte asphyxiée par la vitre automatique de sa voiture.
16:22Lorsqu'elle est retrouvée plus de 24 heures après son décès,
16:24son cou est coincé par la vitre de sa Fiat 500,
16:27un bras et la tête à l'intérieur du véhicule,
16:29le reste du corps à l'extérieur.
16:31Les enquêteurs ont été perplexes,
16:33les pistes du suicide et de l'agression ont été écartées,
16:36et l'enquête a conclu à un accident.
16:38Selon la reconstitution des faits,
16:39elle serait sortie du véhicule en oubliant d'actionner le frein à main
16:42et sa voiture aurait descendu la pente de son jardin.
16:45Ne pouvant ouvrir la portière avant,
16:47elle aurait passé son buste par la fenêtre pour accéder au frein à main.
16:50La fenêtre se serait alors levée
16:51et la vitre refermée sur son cou.
16:53Aujourd'hui, son frère s'adresse à la direction de Fiat France
16:56et les interroge sur les éventuelles défaillances de leur véhicule.
17:03Et on poursuit avec l'actualité internationale.
17:06Mardi soir, un drone ukrainien a frappé une centrale nucléaire russe.
17:12Alors que l'opération de Kiev peine à s'inscrire dans le narratif habituel des médias occidentaux,
17:18c'est l'Agence internationale de l'énergie atomique qui est venue éteindre l'incendie.
17:22En effet, l'organisation a précisé qu'il n'y avait aucune conséquence sur la sécurité nucléaire.
17:28Selon l'opérateur russe Rosenergo Atom,
17:30Le drone de combat des forces armées ukrainiennes ciblait une tour de refroidissement du site.
17:35L'engin aurait été neutralisé sans qu'il y ait de dégâts ni de blessés.
17:39Kiev ne s'est pas risqué.
17:40Affaire de commentaire.
17:42Georgia Meloni visait par une plainte pour complicité de génocide en raison de son soutien à Israël.
17:48La démarche a été initiée devant la Cour pénale internationale
17:50par le groupe Juristes et Avocats pour la Palestine
17:53et signée par une cinquantaine de professeurs de droit, avocats et personnalités publiques.
17:57Elle cible également les ministres de la Défense, Guido Croseto,
18:00et des affaires étrangères, Antonio Tajani.
18:03Déposée le 1er octobre, elle reproche au gouvernement italien son appui à Israël,
18:06notamment via la fourniture d'armes,
18:08le rendant complice de crimes de guerre et contre l'humanité commis contre les Palestiniens.
18:13Meloni, qui s'oppose à la reconnaissance d'un État palestinien, a dénoncé cette plainte.
18:18La chasse aux sorcières se poursuit au Burkina Faso.
18:21L'agente militaire au pouvoir, dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré,
18:24a annoncé l'arrestation de huit membres de l'ONG néerlandaise INSO,
18:28accusés d'espionnage et de trahison.
18:30Parmi eux, trois Européens, un Français, directeur pays,
18:33une franco-sénégalaise et un Tchèque, ainsi qu'un Malien et quatre Burkinabés.
18:38INSO fournit des analyses sécuritaires aux humanitaires
18:40et est soupçonné d'avoir poursuivi clandestinement ses activités,
18:44incluant réunions et collecte d'informations potentiellement transmises à des puissances étrangères.
18:49Cette opération s'inscrit dans un contexte de démantèlement de complots
18:52qui agitent les militaires au pouvoir depuis plusieurs mois,
18:56alors que le Burkina Faso se trouve en pleine déroute militaire face aux djihadistes
19:00depuis le départ des troupes françaises et le rapprochement avec Moscou.
19:07Et nous arrivons déjà à la fin de cette édition.
19:09Dès à présent, retrouvé passé présent,
19:11Guillaume Fiquet reçoit Bernard Zeller, fils du général André Zeller,
19:14qui a tenté le putsch d'Alger contre le général de Gaulle en avril 1961.
19:20Demain, jeudi, dès 7h, découvrez un Zoom avec l'historien spécialiste de la Russie,
19:25Gaël Georges Moulet, qui l'explique ce que Vladimir Poutine attend
19:28pour parvenir enfin à la paix en Ukraine.
19:32L'intervention russe a été, pour que les Français comprennent mieux,
19:36ça a plus été comme la guerre d'Indochine que la guerre d'Algérie.
19:40C'est-à-dire, qui participe au conflit, ce sont pour beaucoup,
19:44à part les 300 000 anciens militaires réservistes qui ont été convoqués pour aller sur le front,
19:54la plupart des combattants sont des volontaires.
19:57Donc, ce sont des gens qui ont choisi d'aller combattre,
20:00comme au temps de la guerre d'Indochine.
20:03Par contre, ce ne sont pas des appelés qui combattent en ce moment.
20:05C'est justement ce qu'essaye de maintenir le gouvernement russe
20:10afin de ne pas avoir de problème avec sa population.
20:13Les gens qui ont voulu aller faire la guerre la font
20:15et sont bien payés pour la faire.
20:19Voilà.
20:19Donc, tant que le pouvoir russe arrive à maintenir cela,
20:23c'est-à-dire à compter sur les volontaires
20:25et à ne pas faire venir les réservistes, plus de réservistes ou les appeler,
20:30les choses peuvent durer.
20:31Voilà, c'est à présent la fin de cette édition.
20:34Merci à tous pour votre fidélité.
20:36Rendez-vous demain, même mieux, même heure, en compagnie d'Olivier et frère Jacques.
20:40En attendant, portez-vous bien. Bonsoir.
20:41Sous-titrage Société Radio-Canada
20:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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