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  • il y a 4 mois
KICÉKIKONÉ, le podcast par un média, pour les médias, sur les médias.… by Havas Edition.​

Les enjeux médias dans les prochaines années expliqués par Sophie Delcourt et Jérémie Kalman.

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Alors on parle de vidéo, est-ce qu'on consomme toujours plus d'images jusqu'à l'écœurement ?
00:10Est-ce qu'on peut parler aujourd'hui de vidéo-bésité ?
00:14Alors ça c'est une question qui est vraiment profonde.
00:17Alors effectivement il y a quelque chose de l'ordre du malaise autour de tout ça.
00:21Alors tout à l'heure on parlait des écrans et on n'a pas tellement parlé du smartphone,
00:24mais il y a une maladie, on va en parler, qui s'appelle la nomophobie et qui est en fait l'addiction à son smartphone
00:31et le fait d'avoir l'impression que son smartphone est quelque chose, enfin quasiment une partie de vous.
00:35Donc on a plein de gens qui nous déclarent que dès qu'ils ne l'ont pas, ils vont se sentir mal.
00:40De toute façon ils vont dans des endroits très intimes et très privés où on est censé aller tout seul avec
00:46parce qu'ils n'osent pas se séparer, ça c'est quand même plus un tiers des gens qui ne peuvent pas aller au petit coin sans son smartphone.
00:51Mais sinon effectivement les gens qui disent j'ai des symptômes physiques quand j'en suis séparé.
00:56Alors oui on a une addiction à cet écran du smartphone qui nous diffuse de plus en plus la vidéo.
01:04Mais si on revient un peu en arrière, puis je vais laisser peut-être...
01:07Non je vais peut-être laisser Jérémy vous donner quelques chiffres aujourd'hui sur les heures,
01:12la consommation de vidéo, ça représente combien d'heures ?
01:14Aujourd'hui, ça dépend des âges, mais au total vidéo on a près de 5 heures par jour, de télé-vidéos.
01:22Oui, oui, oui, voilà.
01:24C'est beaucoup.
01:24Alors une fois que Jérémy vous a dit ça, moi je vais venir avec...
01:28Et justement vous allez voir pourquoi on hybride nos regards, moi je vais venir avec une explication,
01:32avec plus d'hypothèses autour de ça.
01:34D'abord savoir que l'être humain il est profondément visuel.
01:38Et notamment vous vous posez cette petite question, vous savez pourquoi en fait finalement
01:42on est capable de distinguer autant de nuances de vert.
01:46En fait notre œil est vraiment créé pour distinguer plein de nuances de vert.
01:50Parce qu'en fait au départ on était dans la jungle et pour survivre on devait pouvoir voir les prédateurs,
01:56notamment parmi les feuilles.
01:58Donc du coup on est vraiment, on a un œil qui est capable de distinguer plein plein de nuances de vert.
02:01On a vraiment été créé sur ça, sur le visuel.
02:04Et de fait il y a tous les chiffres qui nous montrent à quel point l'image est plus forte,
02:09on la décode plus vite, on la retient plus.
02:12On est profondément des machines à images.
02:17Donc on est naturellement attiré par déjà l'image qui bouge etc.
02:21Donc forcément la vidéo, je veux dire tout notre système, il est ancré, il est fabriqué pour nous faire préférer la vidéo.
02:31Donc ça c'est sûr que là toute cette abondance de vidéos, elle joue pour nous.
02:38Et les cinq heures par jour elles ne sont pas étonnantes au final.
02:43Est-ce qu'il y a une vidéo obésité ?
02:44Oui, il y a des contenus vidéo incroyables, on n'en aura jamais fait le tour.
02:51Ils s'en créent de plus en plus.
02:52L'arrivée de l'IA va encore en créée, encore en créée, etc.
02:57Et oui, on en consomme toujours plus.
02:59Et effectivement après ça, le problème qui se trouve là, c'est pas tellement qu'on en consomme cinq heures par jour,
03:06c'est qu'on n'a pas cinq heures pour faire sens de ces vidéos.
03:10Parce qu'en fait le cerveau humain fonctionne en deux temps.
03:13Un temps, un qui est l'ouverture.
03:15Il va aller chercher de la nouveauté.
03:19Il va aller chercher, en fait, parce que le cerveau humain est motivé par le plaisir.
03:23Et le plaisir c'est deux choses, c'est du nouveau, de l'ouverture, etc.
03:27Et puis ensuite, temps de faire sens, rentrer en cohérence, ranger.
03:32Donc en fait on est un peu comme des gens qui sont comme Monica dans Friends.
03:40Alors évidemment, ça date un peu, mais Jérémy et moi c'est ma génération.
03:44Monica, elle adore avoir des gens chez elle.
03:46Donc il y a tout le temps tous ses Friends qui sont en train de traîner dans son salon, dans sa cuisine, etc.
03:51Et en même temps, Monica, elle est maniaque du rangement.
03:54Elle adore ranger.
03:55Notre cerveau, c'est des petites Monica.
03:57Donc en fait, ils adorent qu'on leur donne des nouvelles infos, des nouvelles vidéos, des nouveaux trucs, des machins.
04:02Et puis ensuite, il faut ranger.
04:04Il faut tout bien ranger, tout bien ranger.
04:05Le problème, c'est pas les cinq heures de consommation de nouveau.
04:08C'est qu'on n'a pas cinq heures pour ranger tout ça.
04:11Et c'est là où se crée le souci.
04:13C'est que la vidéo, elle va attraper notre attention très forte parce qu'on est vraiment fait, d'un point de vue même de survivance, finalement, pour être happé par la vidéo.
04:22Et donc ça va vraiment avoir de l'attention.
04:24Sauf que comme on n'a plus le temps d'en faire sens après, on est dans l'absorption et pas dans la mise en cohérence.
04:30Et on perd la mémorisation du coup.
04:33Parce que ce que notre cerveau n'est pas capable de ranger, en fait, il s'en débarrasse.
04:38En fait, il n'en fait pas sens.
04:40Et du coup, on tombe et on l'a tous vécu de se faire happer par un algorithme particulièrement en forme ce jour-là.
04:47où on se dit, ah non, mais j'ai juste regardé une ou deux vidéos de dauphins trop mignons avec un ballon.
04:53Et puis ensuite, on regarde sa montre et on fait, mais ça fait trois heures et on ne se souvient même pas de ce qu'on a regardé.
04:59Mais vraiment pas du tout.
05:00Et on est tombé dans une espèce de trou noir, comme du binge vidéo, un drinking, etc.
05:07De se dire, elle est passée où ma vie ?
05:10Et ça, c'est parce qu'on n'a pas eu le temps de faire cohérence, de faire sens, de mémoriser.
05:14Et ça, c'est vraiment le risque, entre guillemets, autour de la vidéo.
05:17C'est d'arriver à apporter, de créer l'attention, mais en fait, maintenant, de créer de l'absorption et du coup, d'empêcher de la mémorisation.
05:25Évidemment, nous, dans les médias et pour nos clients, ce qu'on veut, c'est l'attention, certes, mais surtout aussi la mémorisation.
05:32Pas tant que les gens, ils aient vu les choses, mais qu'ils s'en souviennent.
05:35Et donc ça, ça va être tout l'enjeu des années à venir, en fait.
05:39C'est d'aider nos clients à, justement, dans ce flux chaotique d'images, à être finalement les images, les mots, les messages qui font sens et qui font que les gens peuvent les ranger, les mémoriser.
05:55Alors justement, cette question de l'attention, c'est vraiment un point important.
05:58J'allais vous poser une question sur le fait de comment est-ce qu'on peut encore aujourd'hui créer de l'attention alors qu'on est sur cet accès de manière presque illimitée à un flux d'images incessant.
06:08Qu'on le souhaite ou pas, d'ailleurs, on a accès à énormément d'informations.
06:14L'attention est ultra fragmentée.
06:16Comment est-ce que les marques peuvent encore travailler cette attention puis cette mémorisation ?
06:21Est-ce qu'il y a des techniques ? Comment vous les accompagnez là-dessus, notamment à travers cette étude, j'imagine ?
06:25Mais comment est-ce qu'on arrive à fabriquer encore de l'attention ?
06:28Alors déjà, du côté des médias, on peut s'appuyer sur un temps d'études.
06:35Il y a des sociétés, des instituts qui vont mesurer justement de façon, en tout cas un petit peu en laboratoire, qui vont mesurer comme ça comment se porte notre regard sur les vidéos, etc.
06:50Donc là-dessus, on commence à avoir des premiers résultats qui commencent à circuler.
06:58On sait qu'on est à peu près sur les formats en télé linéaire.
07:03On est à peu près à 86% d'attention sur la publicité en télé linéaire.
07:08Sur le sponsoring télé, on est autour de 92%.
07:12Et puis après, on a d'autres chiffres qu'on peut partager.
07:17Sur la bivode, on est à 88%.
07:19Et puis ça redescend ensuite.
07:20Sur la VOL, on est à 59%.
07:23Et puis sur les réseaux sociaux, où on a tendance à scroller pour faire défiler un petit peu les contenus, on est juste à 30% d'attention.
07:32Et c'est vraiment un sujet important parce qu'on sait que c'est la condition sine qua non ensuite de la mémorisation, en tout cas du message publicitaire.
07:41Donc voilà, on va s'appuyer un petit peu sur ces résultats ensuite, par média, pour un petit peu orchestrer en tout cas les différentes allocations budgétaires lorsqu'on est dans des situations télé-vidéo.
07:55Et alors, est-ce qu'on peut faire rentrer le cinéma dans cette catégorie ?
07:58Parce que je crois que le cinéma est un des médias qui favorise le plus l'attention.
08:02Et la mémorisation et donc l'attribution, est-ce que ça joue en faveur du cinéma qui est quand même un média de l'image assez intéressant, très beau, qui sublime les images finalement ?
08:12Oui, ça rentre tout à fait dans ce cadre-là.
08:16Et alors ensuite, il y a quand même d'autres paramètres qu'il va falloir prendre en compte dans des stratégies média planning.
08:22Donc il y a ce sujet de l'attention.
08:25Il y a le sujet également du coût des médias parce que ce n'est pas forcément le plus économique, le cinéma.
08:31Mais il a une très forte attention, une capacité de capter son auditoire.
08:36Et puis il y a également le sujet de l'audience, cette capacité de couvrir le plus grand monde.
08:42Et donc on sait que les médias ont tous un petit peu des profils différents.
08:48Donc voilà, le cinéma ne va peut-être pas forcément toucher tous les publics.
08:52Donc c'est un jeu d'équilibre en agence d'aller trouver tous ces éléments, tous ces paramètres pour construire la bonne stratégie média.
09:03En fait, aujourd'hui, créer l'attention et la mémorisation, et c'est pour ça que notre équipe est aussi riche de tous ces profils, de tous ces savoirs et de toutes ces expertises,
09:14c'est que c'est devenu de plus en plus, il faut composer en fait finalement un plan qui est de plus en plus complexe.
09:26Parce que l'attention et la mémorisation, elles se dansent effectivement une offre qui est pléthorique, une sollicitation qui est permanente.
09:37Il y a des chiffres qui tournent sur 1000 messages publicitaires, bref, mais j'ai entendu 3000, j'ai entendu, enfin je, donc je ne sais pas comment on les compte,
09:46mais c'est vrai que les gens sont sur sollicités, puis après ça, ils ont une vie, comme vous et moi, c'est-à-dire qu'il y a aussi le chat qui veut leur attention,
09:54il y a aussi, voilà, leur mari, leurs enfants, leurs collègues de travail, enfin tout le monde veut l'attention de tout le monde, de toute façon.
10:00Donc évidemment, les marques, elles sont conférences avec le chat et le chat est particulièrement doué pour attirer l'attention.
10:07Ça marche très bien les vidéos de chats.
10:09Mais voilà, souvent avec un chat, ça marche mieux, vive les chats.
10:12Mais en tout cas, de se dire en fait, nous, notre job, c'est vraiment d'accompagner le client à d'abord comprendre cette complexité.
10:20Et puis ensuite, effectivement, comme le disait Jérémy, à composer avec plein d'objectifs et plein de façons de faire.
10:28Ce qu'il faut que nos clients d'abord comprennent, c'est que les grands carrefours d'audience, la grande messe du 20h, les grands matchs de foot,
10:38enfin ça devient l'exception.
10:41Ça, il y a de moins en moins ça.
10:43Au contraire, les gens, la consommation média, elle est à l'image des médias.
10:47Aujourd'hui, elle est fragmentée.
10:50De plus en plus, tout le monde compose comme il veut un petit peu, c'est au buffet, son assiette.
10:57Et même, on a des choses qu'on appelle, nous, le web vaporeux.
11:01Alors, c'est quoi le web vaporeux ?
11:03C'est l'idée que longtemps, par rapport à, par exemple, les médias on, qui étaient très fragmentés,
11:09qui se sont fragmentés, comme l'a rappelé Jérémy, le web, il y avait une certaine continuité.
11:14On retrouvait quand même une certaine unicité de la culture, etc.
11:21Et puis, ça, c'est complètement parti.
11:24Le web, il est devenu vaporeux au sens où on ne sait plus ce que les autres regardent.
11:29Vraiment, les choses, grâce aux algorithmes, ou à cause des algorithmes,
11:33qui sont des reflets de nous, prédictifs de nos goûts, etc.,
11:36ils sont en train de complètement personnaliser notre expérience.
11:39Donc, finalement, ces algorithmes, qui sont de plus en plus puissants et fondés sur nous,
11:45et qui sont plus prédictifs sur la masse, mais vraiment prédictifs sur nous,
11:50finalement, ils divisent et ils fractionnent de plus en plus.
11:52Et nous, on a des exemples régulièrement.
11:54On voit des vidéos qui ont fait 500 millions de vues sur TikTok, mais jamais.
11:58Nous, on en a entendu parler.
12:00On se dit, mais il y a 500 millions.
12:00Et tout le temps, ou alors, c'est vrai que les plateformes de streaming,
12:05en général, elles n'aiment pas trop nous donner leurs chiffres,
12:08mais on arrive quand même à savoir que telle ou telle série a eu un énorme succès.
12:12Et on se dit, mais nous, on n'en a pas parlé au déjeuner.
12:16Alors que, clairement, il y a des grands programmes des années 2000,
12:21le Loft qui est revenu, par exemple, en série culte sur Prime Vidéo,
12:25tout le monde regardait le Loft.
12:27Tout le monde en parlait.
12:28Et là, aujourd'hui, apparemment, il y a des millions et des millions de gens
12:31qui regardent des trucs et personne ne sait que les autres regardent.
12:34Donc, c'est ça qu'on veut dire sur le web vaporeux.
12:38Il y a ça.
12:39Et donc, nous, c'est vraiment accompagner nos clients
12:41à trouver le meilleur équilibre, finalement,
12:45entre avoir un maximum de gens
12:46et vraiment cibler les personnes qui les intéressent.
12:49Parce qu'il y a aussi ça qui est que, finalement,
12:52le pouvoir, il est passé de l'autre côté.
12:54C'est-à-dire que les marques, avant,
12:55elles pouvaient avoir une position très descendante,
12:58de donner un message pour tous.
13:01Orbi est orbi, j'ai envie de dire,
13:03à la terre entière.
13:06Aujourd'hui, une marque,
13:07elle doit vraiment se mettre au niveau de son client.
13:10Et ça, c'est un de nos credos.
13:11C'est que nous, on est live-centric.
13:13qu'on accompagne vraiment nos clients à,
13:16nos clients marques, annonceurs,
13:18à vraiment comprendre leurs consommateurs,
13:23leurs clients, leurs prospects,
13:25les gens, les citoyens.
13:27Et à, finalement, s'adapter à eux,
13:30à rentrer dans leur vie,
13:31comme les médias sont dans la vie,
13:33comme les technologies sont dans la vie de ces gens.
13:35Et, en fait, à rentrer dedans,
13:37à comprendre comment rentrer.
13:40Et on ne peut plus faire irruption.
13:43Avant, la publicité, elle faisait irruption.
13:45Vous étiez en train de regarder un film de cow-boy.
13:47Et puis, d'un seul coup,
13:48on vous parlait de prendre des bains tout bleus
13:51avec du bain moussant.
13:53Puis, ça se passait au Japon.
13:55Encore une référence des années 80
13:57qui ne nous rajeunit pas.
13:58Donc, ça faisait irruption.
14:00On changeait de ton, on changeait de son,
14:02on changeait d'univers, on changeait d'époque.
14:04Et puis, après ça, on retournait aux cow-boys, etc.
14:07Ça, le régime de l'irruption,
14:09en termes de régime immédiat,
14:11c'est de plus en plus rare,
14:13de plus en plus difficile.
14:14Les gens ne veulent plus ça.
14:16Ils veulent qu'on leur parle à eux.
14:18Donc, au bon moment, au bon endroit,
14:22avec le bon message,
14:23mais le bon message,
14:25c'est-à-dire un message qui leur parle.
14:26Et ça, c'est la force de l'insight.
14:27Est-ce qu'ils vont se rencontrer
14:29avec l'annonceur sur ce constat-là,
14:32sur le besoin, l'attente, l'envie qu'ils ont ou pas,
14:35et la proposition de l'annonceur ?
14:37Mais aussi, les bons mots,
14:39les bonnes images,
14:40et ce qu'il veut dire,
14:41et en plus, l'IA va jouer là-dessus,
14:44c'est-à-dire en faisant baisser des coûts de production,
14:45va multiplier la possibilité
14:47de diversifier les messages.
14:48Mais en tout cas, nous,
14:49on est vraiment là pour accompagner
14:50nos clients,
14:51annonceurs, marques,
14:53à vraiment aller chercher
14:55les bonnes personnes,
14:58avec les bons messages,
14:59de la bonne façon,
15:01c'est-à-dire à ne pas être dans l'irruption,
15:03pas à déranger en fait,
15:05pas vraiment,
15:08mais vraiment à s'inscrire
15:09dans leur vie finalement,
15:13et à être beaucoup plus empathique avec eux.
15:16Alors, est-ce qu'on va vers un retour du texte,
15:19de l'audio,
15:20ou est-ce que la vidéo va continuer
15:21de tout absorber ?
15:22Sur les dernières tendances médias
15:25qu'on a pu observer,
15:26on voit par exemple
15:28que le podcast devient de plus en plus vidéo,
15:31on dit même que ce format-là
15:33a pu avoir un impact,
15:35notamment aux Etats-Unis,
15:36au moment des élections présidentielles.
15:39Donc voilà, ça c'est un format
15:40qui commence à émerger.
15:43Mais ce qu'on constate surtout,
15:45c'est un phénomène d'hybridation,
15:48de déclinaison des contenus.
15:50Je vais peut-être laisser continuer
15:52sur ce propos,
15:53mais c'est vraiment la tendance
15:55qu'on voudrait souligner.
15:57Oui, une grande hybridation des contenus
16:00et surtout, en fait, finalement,
16:02je ne sais pas si vous connaissez
16:04le modèle Disney,
16:05mais Disney, c'est une propriété intellectuelle.
16:09Par exemple, une histoire,
16:10l'histoire de Cendrillon.
16:12En fait, Disney se pose la question
16:13de finalement, cette histoire,
16:14je peux en faire quoi en termes de médias ?
16:16C'est-à-dire que finalement,
16:17l'histoire de Cendrillon,
16:19ça peut être aussi un manège
16:20dans un parc d'attractions,
16:22l'histoire de Cendrillon,
16:23ça peut être un dessin animé,
16:26un film d'animation,
16:26l'histoire de Cendrillon,
16:27ça peut être une comédie musicale,
16:28l'histoire de Cendrillon,
16:29ça peut être des vêtements,
16:30l'histoire de Cendrillon,
16:32ça peut être plein de choses,
16:33en fait, finalement, cette histoire.
16:34Et nous, ce qu'on va voir sur les médias,
16:36c'est aussi cette hybridation.
16:38Un thème peut être décliné
16:40de plein de façons.
16:41Et en fait, selon le média
16:42que vous allez choisir pour le décliner,
16:44vous allez aussi en donner une facette.
16:46c'est-à-dire que la forme
16:47apporte aussi une façon
16:48de voir le problème.
16:52Typiquement, des grandes marques
16:53comme le New York Times
16:54fait ça tous les étés,
16:56c'est-à-dire que souvent,
16:56ils prennent un thème
16:57qui vont décliner
16:59et en podcast,
17:00et en article de fond,
17:01en article plus court,
17:02et en portrait,
17:03et en ceci,
17:04et en petit film vidéo,
17:05etc.,
17:06et en fait,
17:06sur une question de société
17:07très large,
17:09vont créer, en fait,
17:10des objets médiatiques
17:12à base de tous les médias,
17:14mais qui, à chaque fois,
17:16ont...
17:16En fait, il y a un vidéogaze,
17:18pour reprendre cette expression,
17:20il y a un audiogaze,
17:22quelque part,
17:24il y a, voilà,
17:25il y a des façons
17:26de voir les choses
17:27ou de les entendre
17:29et des contextes
17:31qui font qu'on va observer
17:33finalement la même chose
17:34d'une manière différente
17:35et ça nous permet
17:36de rentrer là-dedans.
17:37Donc, nous,
17:37on pense vraiment
17:38que l'hybridation des choses,
17:40c'est l'avenir.
17:43Aussi, tout simplement,
17:45parce que, finalement,
17:46on va tout consommer
17:48sur des choses
17:48qui ont des écrans dessus,
17:50notamment, aujourd'hui,
17:51le podcast,
17:52ça se consomme via YouTube,
17:54donc, via le fameux
17:56écran de télévision,
17:59mais aussi sur son smartphone,
18:02typiquement.
18:03Donc, de toute façon,
18:04tout, enfin,
18:05le device en lui-même
18:06est hybridé.
18:07Il vous donne
18:08et du texte
18:09et de la vidéo
18:11et du son,
18:12etc.
18:13Donc, finalement,
18:14tout va rentrer
18:14là-dedans.
18:17Donc, est-ce que la vidéo
18:18va vraiment gagner ?
18:21Je ne sais pas.
18:23Après,
18:24c'est sûr que
18:26l'IA générative,
18:28elle vient aussi
18:29rebattre les cartes
18:30dans le sens où
18:32elle va pouvoir
18:33permettre de créer
18:33des images
18:34sur des sons
18:35de manière
18:37beaucoup moins chère.
18:39Là, il y a
18:39la première publicité
18:40entièrement générée
18:41par l'IA
18:41qui est sortie
18:42il y a quelque temps,
18:43peut-être il y a deux semaines.
18:45Et c'est vrai que
18:46c'est assez impressionnant
18:48ce qu'on est capable
18:48de faire
18:48pour tellement peu d'argent
18:49en tellement peu de temps.
18:52Donc,
18:53c'est vrai que des choses
18:54où, par exemple,
18:54le podcast,
18:55c'était très agile
18:56parce que ça ne coûtait pas
18:56très cher à fabriquer.
18:57Maintenant,
18:58on peut rajouter
18:59facilement de la vidéo
18:59dessus.
19:01Donc,
19:01est-ce qu'elle va gagner ?
19:02On ne sait pas.
19:03Est-ce que tout va s'hybrider ?
19:04Certainement.
19:05Est-ce que des gens,
19:06du coup,
19:06en hybridant,
19:08vont apporter
19:08un plus de sens,
19:10un plus de valeur,
19:11un plus de créativité ?
19:12Est-ce que
19:12d'imposer des formes différentes
19:14sur le même fond
19:16permet, en fait,
19:17de faire sortir
19:18plus d'informations,
19:20plus de créativité,
19:21plus de façons
19:22de le voir ?
19:23Certainement,
19:24moi,
19:24c'est mon espoir,
19:25en fait.
19:25Finalement,
19:26la créativité
19:27forcée par la forme.
19:30Pour enchaîner
19:31sur cette question,
19:32quel est,
19:33selon vous,
19:33le plus grand défi
19:34pour les médias
19:35dans les cinq prochaines années ?
19:37Alors moi,
19:37je vais peut-être
19:38un petit peu reboucler
19:39avec ce que j'avais dit
19:40au début.
19:41Je ne sais pas
19:42si vous vous souvenez
19:42de ce que je disais
19:43sur le panorama
19:44des médias.
19:45Aujourd'hui,
19:47en termes
19:47de marché publicitaire,
19:49on se rend compte
19:50que les grandes
19:51plateformes digitales
19:53s'accaparent
19:54une grande partie,
19:54en tout cas,
19:55du marché publicitaire.
19:56Et donc,
19:57ça pose la question
19:58quand même
19:58des ressources
20:00des médias
20:01producteurs de contenu.
20:02Parce que c'est vrai
20:03qu'aujourd'hui,
20:04quand on regarde
20:05les médias producteurs
20:07de contenu,
20:07j'entends par là
20:08les chaînes de télévision,
20:11les stations de radio,
20:13les titres de presse,
20:14etc.,
20:15ils ne perçoivent
20:16désormais plus qu'un tiers
20:17des recettes publicitaires.
20:19on avait déjà observé
20:22ce déséquilibre,
20:26en tout cas,
20:28en part de marché,
20:30mais on parle désormais
20:31également en valeur absolue
20:32d'une baisse.
20:34L'ARCOM a projeté
20:36d'ici 2030
20:37un recul
20:38de 700 millions d'euros
20:39pour les acteurs
20:41producteurs de contenu.
20:42Donc,
20:43ça pose quand même
20:43des questions
20:44sur tout ce qui est
20:45sujet d'information.
20:46c'est un sujet
20:47démocratique aussi.
20:50Parce qu'on sait
20:51qu'aujourd'hui,
20:53de plus en plus de gens
20:53vont également
20:54s'informer
20:55via des plateformes,
20:57des réseaux sociaux
20:57où on a des fake news
21:01qui circulent
21:01de plus en plus.
21:03Donc,
21:03ça pose quand même
21:03des questions
21:04un petit peu éthiques.
21:05Donc,
21:06pour moi,
21:06c'est un vrai challenge
21:09aujourd'hui
21:09pour l'écosystème médiatique.
21:12Oui,
21:12je vais abonder
21:13dans le sens de Jérémy.
21:14Elle est peut-être
21:15encore un grand
21:16emploi en termes
21:17de prospectives.
21:19Il y a vraiment
21:19effectivement
21:20cette question
21:20de la rémunération,
21:22de la création
21:23de contenu
21:24qui est cruciale.
21:26Alors,
21:27cruciale
21:28parce que
21:29déjà,
21:31évidemment,
21:31il y a des questions
21:32de justice.
21:33On est dans une société
21:35qui n'est plus médiatique,
21:36mais une société
21:36qui est médiatisante.
21:38Alors,
21:38qu'est-ce que je veux dire ?
21:39Une société médiatique,
21:40c'est une société
21:40qui produit
21:41en fait des contenus.
21:43Aujourd'hui,
21:43on a une société médiatisante,
21:44c'est-à-dire que la valeur,
21:46l'argent se fait
21:47sur la diffusion
21:48de contenus
21:48produits par d'autres.
21:50Clairement,
21:50c'est ce que vient
21:51de vous expliquer Jérémy,
21:52c'est-à-dire que c'est plutôt
21:53on est dans la diffusion
21:54de contenus,
21:55c'est comme ça
21:55qu'on fait l'argent,
21:56ce n'est pas en produisant
21:57les choses,
21:57on n'est pas rémunéré
21:58à la production,
21:59mais rémunéré
22:00à la diffusion,
22:01ce qui est en soi problématique.
22:03L'autre chose,
22:04c'est qu'évidemment,
22:05l'IA générative,
22:07elle,
22:07elle va créer des contenus,
22:09des contenus,
22:10des contenus
22:10pour très peu d'argent.
22:11Et du coup,
22:12est-ce qu'on va vers un monde
22:14de contenus assez vide,
22:17puisque produits sur des contenus
22:19qui vont finir par être
22:20des contenus de l'IA eux-mêmes,
22:22donc jusqu'à quel point
22:24c'est sain ou pas ?
22:25Cette question de la rémunération
22:28du créateur,
22:29des créateurs de contenus,
22:31elle est énorme,
22:32aussi pour des raisons démocratiques,
22:34le disait Jérémy,
22:35quand on fait passer des opinions
22:36pour de l'information,
22:38c'est un gros souci.
22:42Mais surtout,
22:43en fait,
22:43aussi pour l'avenir,
22:46le futur des médias,
22:49ce qui va être très important,
22:52c'est de mettre
22:57cette question
22:58de la rémunération
22:59des contenus
23:00au centre de l'enjeu.
23:03Alors, personnellement,
23:05vous,
23:05quels médias
23:06ou quels formats
23:06vous fascinent le plus
23:08en ce moment ?
23:08On a le même.
23:09Ouais,
23:10on ne s'est pas concerté en plus.
23:12Non, c'est vrai que moi,
23:13j'ai un coup de cœur
23:14pour les podcasts.
23:16Ouais.
23:16Et c'est vrai que
23:17on n'a pas forcément évoqué
23:18le sujet de la fatigue visuelle,
23:21mais voilà,
23:21c'est quelque chose
23:22que je suis amené
23:23à constater
23:25du fait de par mon travail,
23:27etc.
23:28Donc, c'est vrai que
23:28les podcasts,
23:30que ce soit les podcasts
23:31replays ou natifs,
23:33permettent comme ça
23:35de mener des activités
23:37du quotidien
23:38tout en,
23:39voilà,
23:40en écoutant
23:41des sujets
23:43qui nous passionnent.
23:45Donc, par exemple,
23:46tout ce qui est,
23:46voilà,
23:47sujets d'histoire,
23:47d'espionnage,
23:49de sport,
23:50de course à pied,
23:51ben voilà,
23:51moi,
23:51j'aime bien.
23:53Donc,
23:53c'est un petit peu
23:53mon coup de cœur,
23:55voilà,
23:55le format podcast.
23:56Alors,
23:57moi,
23:57j'ai le même,
23:58je suis une énorme
23:59consommatrice de podcasts
24:00en tout genre
24:02et peut-être pas de sport,
24:05contrairement à toi,
24:06mais bref,
24:07mais je trouve ça absolument,
24:09et justement,
24:09ça donne peut-être aussi
24:10de l'espoir
24:11sur,
24:11parce que le podcast,
24:13voilà,
24:14on peut aussi apprendre
24:15énormément de choses
24:16via le podcast,
24:18mais on voit aussi
24:18que ces formats,
24:19entre guillemets,
24:20podcasts marchent,
24:20parce que,
24:21par exemple,
24:21sur Twitch,
24:23qui est une plateforme
24:24qui, au départ,
24:25est vraiment dédiée
24:25aux jeux vidéo,
24:27au contenu,
24:28à la discussion
24:28sur les jeux vidéo,
24:29ben aujourd'hui,
24:30le gros contenu sur Twitch,
24:31c'est Just Chatting,
24:32donc c'est vraiment
24:33des discussions
24:33entre les gens,
24:34comme ce qu'on est
24:35en train de faire là,
24:36donc on voit que
24:37c'est vraiment une façon,
24:39enfin,
24:39quelque chose
24:39qui attire les gens
24:40d'être quand même
24:42ces conversations
24:42ou d'apprendre des choses,
24:45etc.,
24:46donc ce format de podcast
24:47est intéressant,
24:47moi je dirais
24:48que ce format de podcast
24:48est d'autant plus intéressant
24:49que, en fait,
24:51finalement,
24:52c'est dans un monde
24:53de grande solitude,
24:54comme on se l'est dit
24:55au début,
24:57c'est-à-dire de gens
24:57qui vivent seuls
24:58dans des vies
24:59de complètement digitales,
25:02des vies synthétiques,
25:04où on a de moins en moins
25:05de réels,
25:06parce qu'au final,
25:07je fais,
25:08on fait des boulots
25:08qui sont de plus en plus
25:09loin de la nature,
25:11de la réalité,
25:12voilà,
25:13qui sont de plus en plus
25:13visuels de lire des choses
25:15sur des écrans et tout,
25:16finalement,
25:17le podcast,
25:18le son,
25:19qu'on va mettre
25:20chez soi,
25:21il ne fait pas que,
25:23il va finir par devenir
25:24un espèce de compagnon,
25:26et puis,
25:26pendant qu'on est en train
25:27de faire des choses
25:28dans son intimité,
25:29finalement,
25:29tous ces messages
25:30sont très intéressants,
25:32parce qu'en fait,
25:32c'est un peu des messages
25:33comme des messages
25:35d'amis ou de la famille
25:36qu'on pourrait avoir
25:37à la maison,
25:38dont on entendrait
25:39la discussion,
25:40alors qu'on est
25:42dans un moment
25:43où on est détendu,
25:45on est chez soi,
25:46on est dans son intimité,
25:47et donc,
25:47du coup,
25:48le podcast,
25:48à mon avis,
25:49il est hyper intéressant
25:50pour ça,
25:51il apporte vraiment
25:52des messages
25:53littéralement creux
25:55de l'oreille
25:55comme quelqu'un
25:56qui pourrait nous
25:57susurrer.
25:58ça crée de l'imaginaire
26:00en plus,
26:00il y a beaucoup
26:02de bienfaits.
26:03Et alors,
26:04si vous deviez,
26:05pour conclure,
26:05donner un conseil
26:06aux marques
26:07et aux annonceurs
26:08pour qu'ils aient
26:09une longueur d'avance
26:09dans leur stratégie média,
26:11quel serait ce conseil ?
26:12À faire de la stratégie,
26:14tout simplement.
26:15Alors,
26:15on est un peu ironique
26:16là-dessus,
26:17tous les deux,
26:18c'est que c'est vrai
26:20qu'on a nos marques
26:21et nos annonceurs
26:22qui sont parfois
26:23pressés pour des questions
26:25de temps,
26:26des questions d'argent
26:28et Jérémy est le roi
26:30de l'allocation
26:30d'argent,
26:32de budget,
26:32etc.
26:33sur ça.
26:34Mais en fait,
26:35la stratégie,
26:36souvent,
26:37elle ne coûte pas
26:38si cher
26:39que ça à faire
26:40et puis surtout,
26:42elle permet
26:43à long terme
26:46d'avoir plus d'impact
26:47pour moins d'argent.
26:48Il y a cette expression
26:49qui dit
26:49quand on n'a pas de tête,
26:51on a des jambes.
26:52Dans l'entreprise,
26:53moi, je dis
26:53en fait,
26:54quand on n'a pas
26:55peut-être qu'on a
26:55un portefeuille
26:56parce que ne pas réfléchir,
26:57ça finit par coûter cher.
26:58Donc nous,
26:58on veut les encourager
26:59à faire de la stratégie.
27:00Nous,
27:01on a plein de choses
27:02pour les aider à en faire
27:03mais du coup,
27:03à réfléchir
27:04et à remettre
27:06des choses en question,
27:08à tenter des choses nouvelles,
27:09à être créatif
27:10parce qu'on voit aussi
27:11que ce qui marche
27:11de plus en plus,
27:12c'est cette fusion
27:13de la créa,
27:14du média,
27:15d'aller trouver les gens
27:16au bon endroit.
27:19Donc notre conseil,
27:20ce serait vraiment ça,
27:21de sortir d'a priori
27:24y compris face à la télévision,
27:28de se dire même
27:28quand on a une marque
27:29qui veut être jeune
27:30et parler aux jeunes,
27:31la télé,
27:32ça peut être parfois
27:32le bon endroit,
27:34même sur du linéaire,
27:35même sur plein de choses.
27:37Et puis,
27:38en fait,
27:39de sortir des idées reçues,
27:42des habitudes
27:43et vraiment
27:45d'avoir un point de vue,
27:48de se poser finalement
27:49autant de questions
27:50sur les personnes
27:52dont on veut
27:53qu'ils entendent le message
27:54que les questions
27:55qu'on se pose
27:56sur le message
27:57qu'on veut donner.
27:58Souvent,
27:58les marques,
27:59les annonceurs
28:00sont assez introvertis.
28:02Ils réfléchissent
28:03à beaucoup,
28:04à eux-mêmes.
28:05Nous,
28:06on pense que pour gagner,
28:07en fait,
28:08il faut être dans la séduction
28:09et que la séduction,
28:10c'est d'abord
28:11écouter l'autre,
28:11poser des questions
28:12à l'autre
28:13et essayer de comprendre
28:15ce qui fait plaisir
28:16à l'autre.
28:16Donc nous,
28:16on vient porter la voix
28:17de l'autre,
28:18c'est-à-dire le client,
28:19le consommateur
28:20et on est un peu coach
28:22en séduction
28:24et donc de dire
28:25en fait,
28:26il faut passer autant,
28:28si ce n'est peut-être plus
28:29de temps
28:29à bien comprendre
28:30cet autre
28:31à qui tu veux parler.
28:33Exactement.
28:33Merci beaucoup,
28:35Jérémy et Sophie
28:36pour ce regard croisé
28:37entre analyse chiffrée,
28:40rationnelle
28:40et puis études
28:41plus prospectives,
28:42tendance.
28:43C'est vrai que cette hybridation
28:44des regards
28:45est extrêmement riche
28:46et nous permet
28:47d'envisager l'avenir
28:48des médias
28:48de manière plutôt positive.
28:50On voit que certes,
28:52c'est parfois fragmenté,
28:53saturé,
28:54mais c'est finalement
28:55beaucoup plus riche aussi
28:56d'innovation
28:57grâce à toutes vos explications.
28:59Merci beaucoup.
29:00Merci Valérie.
29:00Merci Valérie.

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