Passer au playerPasser au contenu principal
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger , René Chiche, Julien Boulord, Paul Hatte et Jean-Baptiste Hamonic

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##LES_VRAIES_VOIX-2025-10-03##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:06Si vous venez seulement de nous rejoindre, c'est l'occasion de redire qu'avec Philippe David, on était là ce soir jusqu'à 19h30.
00:12On est là ce soir jusqu'à 19h30, si je pars déjà au futur, alors que l'émission n'a pas commencé, ça va être gênant.
00:17Philippe Bilger a bien entendu, et quelqu'un qu'on n'avait pas eu depuis longtemps, on est content de le retrouver, c'est René Chiche, avec des nouveaux travails.
00:24Des nouveaux travails ?
00:25Des travails, des travaux, oui.
00:26Oui, de nouvelles fonctions, qui permettent de gagner sa vie.
00:30Oui, c'est bien. Il est temps, parce que vous commencez à nous coûter cher à mon petit chat.
00:34Je vais aller rapidement.
00:35Allez-y, allez-y.
00:36Oui, alors je m'occupe beaucoup de cinéma et de télévision maintenant sur un site que je vous conseille, si vous pouvez y aller, idbooks.com, id, comme les deux lettres, books, books, qui est un site d'information culturelle, un pur player, qui existe depuis 15 ans, et qui marche très bien.
00:49Puis à côté, j'ai une autre activité aussi, puisque je ne fais plus partie du groupe Entreprendre, qui n'existe plus, paix à son âme.
00:56Producteur éditorial.
00:57Voilà. Bravo. Je fais soit des reportages, moi-même, télé, pour une grosse agence de presse, Galaxy Press TV, soit je chapeaude quelques reportages, et en même temps, je trouve le temps de venir vous voir.
01:08C'est bien. On vous remercie.
01:10C'est exceptionnel.
01:11La France vous remercie, René Chiche.
01:13Absolument.
01:13Vous nous faites don de votre corps.
01:15Je vous demande encore.
01:16N'exagérons pas du plus.
01:18Enfin, nous, on ne saurait pas qu'en faire, mais il y a peut-être des gens qui s'intéressent.
01:23On va vous mettre sur le bon coin, René.
01:27On ne sait jamais.
01:30Sur un malentendu.
01:32Prête, René Chiche pour un week-end.
01:34René Chiche.
01:35Vous savez quoi ?
01:36On va nous mettre tous les quatre sur le bon coin, et on verra ceux qui ont le plus de likes.
01:41À mon avis, bon...
01:43Pour un week-end, prêtez.
01:45Non ?
01:46Oui.
01:46Oh là, vous n'êtes pas joueur.
01:48Allez, tout de suite, le grand débat du jour.
01:51J'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'ENA 3 de la Constitution, puisque cet article, au fond, permet au gouvernement d'interrompre les débats, d'engager la responsabilité du gouvernement, et au gouvernement d'écrire la copie.
02:07Et on le sait très bien, je défends la Ve République et sa Constitution, c'est un outil utile, mais c'est un outil qui a plutôt été imaginé par Michel Debray pour contraindre sa propre majorité.
02:16Or, dans un parlement qui fonctionne, dans un parlement en plus, qui a été renouvelé il y a plus d'un an, qui ressemble aux Français, avec ses divisions, on ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition.
02:28Les vraies voix Sud Radio.
02:31Et c'est la question du grand débat du jour.
02:33Renoncer au 49 à l'ENA 3, est-ce une garantie de non-censure ?
02:36Eh bien, pour vous, non, puisque vous dites à 88% que ça ne garantit absolument pas Sébastien Lecornu et son gouvernement, enfin, son futur gouvernement, de ne pas se faire censurer.
02:47En tout cas, ça nous arrange, parce que, en tout cas, ça arrange tout le monde, parce que je rappelle quand même qu'Elisabeth Borne, ça a été 23 fois l'utilisation du 49 à l'ENA 3, qui n'était pas la plus.
02:57C'était Michel Rocard, à un moment donné.
02:58Est-ce que, pour répondre à cette question, Philippe Bilger, est-ce que ça promet, en tout cas, ça aide à la non-censure ?
03:06Absolument. J'ai bien confiance que Sébastien Lecornu, depuis quelques jours, quelques semaines, cherche désespérément des moyens qui ne sont pas forcément fondamentaux pour tenter d'échapper aux futurs qui le guettent.
03:22Mais je trouve que l'argumentation qu'il développe sur le 49-3 n'est pas du tout absurde, notamment lorsqu'il rappelle que le 49-3, à l'origine, était pour contraindre le groupe majoritaire qui soutenait le gouvernement.
03:38Et j'aime beaucoup l'explication qu'il donne, qui paraît paradoxale, mais qui est très juste.
03:45Quand on a une assemblée décomposée en trois forces, eh bien, le 49-3 deviendrait presque une offense plutôt qu'une nécessité.
03:59Il faut multiplier le dialogue dans sa vérité et son authenticité, si toutes les forces pratiquent cet esprit, bien sûr.
04:09Alors, une chose importante, il avait parlé de rupture le jour où il a été nommé.
04:13Là, c'est quand même une rupture. Un Premier ministre qui parle à l'heure du petit-déjeuner, un vendredi matin.
04:18J'avoue que moi, j'étais en train de regarder les sujets d'actu sur mon ordinateur et je vois, tiens, Sébastien Lecornu parle.
04:25Donc, évidemment, j'ai mis la télé en direct, comme j'étais sur mon ordinateur.
04:28Mais souvenez-vous, Philippe, c'est que François Bayreau avait fait mieux. Il avait fait une allocution à 8h du matin, une fois.
04:32Oui, c'est vrai.
04:32Il y a quelques mois, je vous ai vu, pour calculer ?
04:34Absolument.
04:35Aujourd'hui, on attendait un gouvernement, quand même.
04:37Oui, on l'a, bien sûr.
04:37Pas depuis deux trois jours. C'est pour ça que c'était étonnant.
04:40J'en ai à dire.
04:40Alors, je pense que pour qu'il dise ça, quelques minutes de recevoir notamment Marine Le Pen,
04:45qui est allée, a priori, avec un chat et pas avec Jordane Bardella.
04:48C'est intéressant à savoir. Non, non, ce n'est pas une plaisanterie.
04:50D'accord.
04:51Elle y est allée avec un bébé chat, a priori. J'ai lu ça dans la prête.
04:54C'est peut-être un cadeau ?
04:55Ah, c'est possible.
04:56C'est possible.
04:56Ça n'est pas vous qui allez critiquer les bêtes.
04:59Non, non, non.
04:59Vous allez apporter tous les jours.
05:01Non, c'est pas vrai.
05:01Vous lui apportez un doudou.
05:04Je pense qu'il y a quand même une arrière-pensée.
05:06Déjà, c'est vrai que 149.3, pas de motion de censure sur le budget.
05:10Mais en revanche, comment va-t-il faire passer son budget ?
05:14Le RN a dit, s'il le fait par ordonnance, on censure.
05:18Donc, quid ?
05:20C'est-à-dire qu'il ne va pas se faire censurer,
05:22mais on n'a pas plus d'informations sur comment il va faire voter son budget.
05:25Donc maintenant, comme disait Churchill, wait and see.
05:28En tout cas, l'annonce...
05:30Ah, mais je dis que l'idée est bonne aussi.
05:31Ah bon ?
05:31Mais on n'a pas plus de réponses que ça.
05:33Juste un petit mot, pardon.
05:34L'annonce a été faite à 8h45.
05:36À l'issue de cette annonce, il recevait plusieurs parties.
05:41Et son sortie de là, Marine Tondelier qui a dit
05:44« Il n'a rien à faire là », ce que je trouve un petit peu violent.
05:48Et Olivier Faure a annoncé que finalement,
05:52il dénonce une copie insuffisante, voire alarmante.
05:56Pardon, je vous donne la parole.
05:57Mais je vous en prie, non mais, excusez-moi,
05:58mais cette annonce de ne pas avoir recours au 49.3 n'a aucun sens.
06:03De toute façon, il n'avait plus de pouvoir de l'utiliser.
06:06Parce que s'il utilisait ce 49.3, il avait une censure d'office.
06:09Donc c'est pour moi un effet qui n'a pas d'intérêt...
06:12Ah si, ah si !
06:12Il n'a pas d'accord avec vous, sauf s'il faisait un budget acceptable pour le R.A.
06:17Alors justement, auquel cas, il n'y avait pas de motion de censure.
06:19Alors justement, est-ce qu'on la sentait...
06:20C'est très pertinent.
06:20Non, mais pas du tout, pas du tout.
06:21Enfin, ce n'est pas qu'il n'est pas pertinent, mais je ne suis pas d'accord.
06:24Et pour vous, c'est un coup de com', ça veut dire ?
06:26Non, mais ça n'a pas d'intérêt.
06:27Maintenant, le principal, c'est quel va être son discours de politique générale,
06:32quel va être son budget, quel va être son plan.
06:34Est-ce que vous avez vu le défilé à la sortie de Matignon de tous les leaders politiques ?
06:39Ah bah oui, il y a eu Olivier Faure.
06:40Non, mais attendez, pour moi, il est évident que Sébastien Lecornu
06:43va se trouver un moment donné devant une impasse.
06:45Il ne peut pas donner un peu à l'un, un peu à l'autre.
06:49Alors, je donne un peu de transactions financières que je vais imposer.
06:54Je vais donner un peu peut-être d'écologie pour Marine Tondelier.
06:57Je vais donner un peu de...
06:58Et par contre...
06:59C'est ça l'ouverture.
06:59Oui, mais d'autant plus qu'il ne donne rien.
07:02Non, mais pour moi, c'est justement, c'est pin-ouverture.
07:04Non, il ne donne rien.
07:05Il ne donne rien.
07:06Mais vous savez que même certains collaborateurs,
07:07j'ai entendu ça tout à l'heure sur une chaîne Info,
07:09alors maintenant, il faut croire ce qu'il est possible.
07:11Certains collaborateurs du Premier ministre ont dit
07:13le plan, c'est qu'il n'y a pas de plan.
07:15C'est-à-dire qu'on ne sait pas où on va.
07:17Et même les LR s'interroge.
07:19Et vous savez quand même, ce discours, c'est dans six jours.
07:21C'est le 13 octobre, je crois, non, le discours de politique générale ?
07:23Déjà, on devrait avoir le gouvernement un peu avant.
07:26Ce qui déterminera, à mon avis, en partie, le discours de politique générale.
07:31Mais je vous trouve un peu dur, vous qui êtes quand même plutôt macroniste,
07:34on va dire ça.
07:35Là, je vous trouve un peu dur, parce que je trouve que
07:37Sébastien Lecornu l'a joué finement, l'a joué finement.
07:42Et je pense que s'il fait ça, c'est qu'il a dû avoir des garanties
07:46du côté d'URN sur le budget pour ne pas se faire censurer.
07:50Mais d'ailleurs, Marine Le Pen a salué.
07:53Voilà.
07:54Excusez-moi, elle a salué très mollement.
07:56Elle a dit qu'il n'y a aucune vision.
07:58Et il y a Sébastien Chenou, qui est quand même un homme respectable,
08:00qui a dit, à mon avis, ça sent la censure.
08:03Mais excusez-moi, avant, avant, avant, il l'a dit, avant.
08:06Avant la noix, il a fait vrai.
08:09Vous datez un peu, vous avez trop d'activité.
08:13Mais excusez-moi, quand vous voyez Marine Le Pen,
08:19bon, il y a peut-être, alors, c'est encore pire ce que vous dites.
08:21Il y a peut-être des tractations de la Quatrième République,
08:24ils sont tous en train de faire, ah pardon, de faire, merci madame.
08:27Voilà, mais, on fait une petite pause.
08:31On aura la fin de la phrase, il y a quelques instants.
08:34Surtout que moi, je n'étais pas à Nice ou la Quatrième République.
08:37Mais moi, je veux.
08:39Je me demande si vous n'étiez pas déjà là, mais, allez, à tout de suite.
08:43Les Vraies Voix Sud Radio, 18h20, Cécile Doménibus, Philippe David.
08:49Et on revient sur cette annonce du Premier ministre Sébastien Lecornu,
08:53ce matin, à 8h45, qui annonçait ne pas utiliser, ne pas vouloir utiliser l'article 49.3.
09:00Et je vais revenir sur cette phrase que je trouve assez étonnante,
09:05qu'il a dit ce matin, mon problème, c'est que dans le secret de mon bureau,
09:11dans le secret des discussions que nous pouvons avoir avec les différentes formations,
09:15les différents syndicats, les compromis sont possibles, les discussions sont sérieuses,
09:19c'est toujours technique et toujours sincère.
09:21Et quand on entend ce qui est dit à l'extérieur, au sortir de Matignon avec les micros,
09:29on entend totalement l'inverse.
09:31Donc, qui dit la vérité, en fait ?
09:33Mais c'est lui.
09:34Je veux dire...
09:36Mais non, mais Cécile, sur la question que vous formulez, c'est lui.
09:42On sait que depuis toujours, la vie politique est insincère,
09:47parce qu'en réalité, ce qu'on dit dans le secret n'est jamais redit publiquement.
09:52Et c'est pour ça que la vie politique est gangrenée.
09:55C'est un théâtre, donc.
09:56Et puis, d'autre part, j'en profite, ma chère Cécile,
09:59dites à mon ami René Chiche que ça n'est pas parce qu'il y a une nouvelle formule
10:04qu'il a le droit de parler davantage.
10:09René Chiche.
10:09Non, mais excusez-moi, Philippe, vous dites que c'est lui qui a raison.
10:13D'abord, je ne sais pas de vous qui dit ça.
10:14Mais vous imaginez qu'il va y avoir des compromis entre qui et qui dans cette histoire ?
10:20Entre eux, il n'est pas dit ça.
10:21Mais c'est l'essentiel qui compte maintenant.
10:24Non, on dit que, juste, il dit, il a raison de dire,
10:28qu'il ne sort pas cette phrase par hasard,
10:31que les compromis qui sont décidés, ou en tout cas discutés,
10:35ne sont pas les mêmes qu'à l'extérieur.
10:37Il n'y a aucune raison qu'il dise cette phrase.
10:38Non, mais écoutez, je l'éteins.
10:40Allez-y, excusez-moi.
10:41Non, non, allez-y.
10:41Mais il dit une chose vraie.
10:43Qui ?
10:45Sébastien Le Corbus.
10:46Je sais que c'est des renéchois.
10:48Excusez-moi, mais même s'il y a beaucoup de femmes en politique aujourd'hui,
10:51la politique, c'est avant tout de la testostérone.
10:54Mais même pour les femmes.
10:55En général, les femmes sont deux.
10:56On disait de Margaret Thatcher, c'est un vrai homme.
10:58C'est-à-dire qu'on roule les mécaniques sur les plateaux télé,
11:01devant les caméras et sur les estrades,
11:04mais après, dans le silence feutré des bureaux des millions.
11:07C'est pas vrai, c'est pas vrai.
11:08Mais vous ne l'induisez pas de votre vie personnelle.
11:14Mais tout le monde sait que les patrons de chaque groupe parlementaire
11:18a le téléphone des autres groupes parlementaires.
11:21Mais c'est la vie politique, Philippe.
11:24Vous avez raison.
11:25C'est pas vrai.
11:26Quand il y a eu Bayrou,
11:28ils avaient annoncé qu'ils avaient le censuré
11:29et qu'ils n'étaient pas d'accord avec leur politique.
11:30Ils l'ont annoncé ouvertement, ils l'ont fait.
11:32Vous verrez ce qui va se passer prochainement.
11:35Vous verrez avec le cornu.
11:37Pourquoi vous me regardez ?
11:38Non, mais pas du tout.
11:41J'étais en train de parler à notre organisateur.
11:45On a cru que vous siffliez à la fin de la récré.
11:47Non, mais pas du tout.
11:48Il est clair, si on est encore dans les temps,
11:51que Sébastien Lecornu est probablement dans une impasse.
11:55Objectivement, là, je vous rejoins.
11:58Mais le 49-3, là, ça, c'est une pression.
12:01C'est tout de même un moyen, pas totalement désespéré,
12:05de complaire à certaines fractions de l'Assemblée.
12:07Excusez-moi, comme a dit Cécile au début,
12:09pour moi, c'est un coup de com'
12:10et c'est quelque chose qui n'a pas vraiment d'effet.
12:13Excusez-moi.
12:14Il a quand même ouvert le débat ce matin
12:16en me disant qu'il y avait des compromis à faire de chaque côté.
12:20C'est sûr qu'il doit y avoir des compromis.
12:22Mais alors, vu le nombre de demandes des uns et des autres,
12:26je me demande comment il va arriver à ces compromis.
12:27C'est ça le problème ?
12:28Je me demande comment il va arriver.
12:29Je veux dire le pire.
12:31Je pense que, parce que ce matin,
12:32il a parlé des politiques et des partenaires sociaux,
12:35et je vous prends le pari
12:36que ça se passera plus facilement et mieux
12:38avec les politiques qu'avec les partenaires sociaux.
12:41Ah bah c'est sûr, c'est pas sûr.
12:43Mais comme nous sommes redevenus dans une quatrième république,
12:45à mon grand regret,
12:46parce que là, c'est les pures tractations entre partis, etc.
12:49Excusez-moi, c'est une république,
12:51c'est la quatrième république aujourd'hui.
12:53Bah si.
12:54Attendez, pardon.
12:55Je termine mon propos.
12:57Le problème des partenaires sociaux,
12:59c'est qu'aujourd'hui,
13:00certains, je pense à la CGT,
13:01se sont vraiment radicalisés avec Sophie Binet.
13:03Et que donc, ils disent, limite,
13:05on veut la retraite à 60 ans.
13:06Vous voyez ce que je veux dire ?
13:07Alors que c'est refinanceable.
13:08Ce que veut aussi le Rassemblement National.
13:10Non, pas à 60, à 62.
13:11Bah excusez-moi, vous connaissez pas Bardella et tous les...
13:14Non, mais ils ont demandé à 62, pas à 60.
13:16Si vous avez 40 ans d'annuité, d'ancienne...
13:20Vous pouvez avoir...
13:21Si vous prenez votre retraite avec...
13:22Jordan Barli l'a dit,
13:23si vous prenez votre retraite,
13:24vous commencez à 18 ans ou 20 ans,
13:26vous pouvez prendre votre retraite à 60 ans.
13:28Ah si !
13:28Moi, c'est un point de commun que j'ai avec Cécile.
13:31On est assez d'accord que ça doit être plus
13:32le nombre d'années de cotisations qui compte que la...
13:35Mais laissez-moi en dehors de ça.
13:36Non, mais c'est vrai, ça me semble important.
13:37Je ne comprends pas que le gouvernement n'est pas suivi.
13:42On en avait parlé il y a quelques semaines,
13:44c'est pour ça que je...
13:45Et donc, l'idée, c'est que...
13:47Pardon.
13:48Il va arrondir les angles avec les politiques.
13:50Je trouve qu'il est très habile.
13:52Beaucoup plus habile qu'on...
13:53Mais il ne se fera pas censurer par le RN, à mon avis.
13:56Vous verrez.
13:56Et la première phase,
13:58c'est qu'ils ont à nouveau deux vice-présidents.
13:59Et qu'on va arranger un peu les choses.
14:04Rarrondir les angles, si vous voyez ce que je veux dire.
14:06Non, mais là, sur les vice-présidents,
14:07Philippe, on est revenu à une démocratie normale.
14:10Ah, ça, je suis d'accord.
14:11Mais excusez-moi, c'était le B.A.B.
14:13pour ne pas se faire censurer à toute vitesse.
14:15C'est pour ça que le nouveau Front populaire
14:18hurle à l'accord électoral.
14:20Le RN dit, mais non, nous, on a fait,
14:22on a appliqué la démocratie.
14:23Yael Broun-Pivet a fait une vidéo intéressante
14:25où elle dit, moi, je veux que tout le monde soit représenté.
14:27Elle a raison, et donc, je pense qu'il est habile.
14:31Il est beaucoup plus habile que Bayrou.
14:33Allez, ce sera le mot de la fin.
14:34Tout de suite, on n'y croit pas.
14:38Et ces vaches devront s'arrêter à quelques kilomètres
14:41de sa ferme sous peine de 47 000 euros d'amende.
14:44Oui, Cécile, effectivement, on n'y croit pas,
14:47une fois de plus, en Isère que ça se passe.
14:49Les 105 vaches laitières de Julien
14:51ont trouvé un nouveau sport, le tourisme forcé,
14:54censé revenir de l'alpage de Tignes
14:56pour passer l'hiver au chaud.
14:58Le troupeau doit finalement s'arrêter net
15:00à seulement quelques petits kilomètres de la ferme.
15:03La raison, une épidémie de dermatose nodulaire contagieuse
15:06qui frappe la région depuis le mois de juillet, on le sait,
15:09et qui rend les déplacements des troupeaux
15:10strictement encadrés pour éviter la propagation de la maladie.
15:14Résultat, Julien, notre éleveur,
15:16si Julien pousse ses vaches jusqu'à Saint-Blaise,
15:19un petit village rapproché,
15:20c'est 450 euros d'amende par bête,
15:23soit 47 000 euros au total.
15:25Une somme, bien sûr, totalement délirante,
15:28totalement folle,
15:29et surtout,
15:30il n'a pas obtenu de dérogation
15:33pour justement déplacer son troupeau.
15:35Et donc, il doit s'organiser, malheureusement,
15:36comme il peut,
15:37avec son élevage qui est en haut de la montagne
15:39et lui qui est en bas.
15:40Voilà.
15:40Alors, Julien Boulard est avec nous,
15:42éleveur à Saint-Blaise-du-Buy,
15:43dans l'Isière,
15:44dans la ferme de la Matinière.
15:46Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation.
15:48Bonsoir.
15:49Bonsoir.
15:50Alors, ça doit être,
15:51en matière d'organisation,
15:52ça doit être très, très compliqué.
15:55Comment faites-vous,
15:56pour traiter, en tout cas,
15:58pour la traite, par exemple ?
16:00Eh bien, écoutez,
16:01on se met en place.
16:02Le retour des vaches,
16:03il est prévu pour mercredi prochain.
16:05Donc, ce ne sera pas à la ferme,
16:07ce sera à quelques kilomètres,
16:08comme vous l'avez précisé en introduction.
16:10Donc, on s'est organisé
16:12pour redescendre,
16:12en même temps que le troupeau,
16:13une machine à traire mobile
16:14qu'on a l'habitude d'utiliser en alpage,
16:18ainsi qu'un groupe électrogène
16:19et une boule à lait.
16:20Vous savez,
16:20les petits termes qu'on se sert
16:21pour transporter le lait
16:22pour le ramener jusqu'à la ferme.
16:24Et puis, voilà.
16:25Donc, c'est des parcelles
16:28qui ne m'appartiennent pas.
16:29C'est un éleveur qui m'accueille.
16:31Mais ça peut durer combien de temps,
16:33selon vous ?
16:34Alors, normalement,
16:35la situation est bloquée
16:36jusqu'au 21 octobre.
16:38Ah oui, quand même.
16:39Ça fait encore trois semaines.
16:40Il n'y a pas de nouveau cas de dermatose.
16:43La règle,
16:44c'est qu'il y a 45 jours
16:46après le dernier cas.
16:47D'accord.
16:48Mais je voudrais te poser une question.
16:49Est-ce que vous ne trouvez pas
16:50qu'on va,
16:51alors c'est mon avis,
16:52qu'on va peut-être un peu loin
16:53dans le principe de précaution ?
16:56Parce que quand on a vu,
16:57on nous avait dit
16:57que la maladie de la vache folle,
16:59ça allait être la catastrophe.
17:00Il y a eu évidemment
17:01des cas de maladie
17:02de Crotts-Faït-Jacobs,
17:04mais il n'y en a pas eu
17:04des millions ou des milliers
17:05qu'on le veuille ou non.
17:06Après, comment ça s'appelle ?
17:08La fièvre afqueuse.
17:09Est-ce qu'on ne va pas trop loin
17:10dans le principe de précaution
17:11pour les agriculteurs ?
17:13Vous savez,
17:13c'est tout des maladies nouvelles.
17:15Nous, on ne les connaît pas
17:16et on est obligé
17:17de déjà écouter ce qu'on nous dit.
17:18De respecter.
17:20On apprend.
17:20Et après,
17:21on est contraints
17:22par la réglementation.
17:23Voilà.
17:24Nous, on est obligé
17:25de se plier.
17:26Sinon, vous l'avez aussi précisé
17:28en introduction,
17:29l'amende,
17:29elle est de 47 000 euros.
17:32Comment on peut payer
17:33une amende comme ça ?
17:34Vous n'avez jamais
17:35entendu parler
17:36de cette maladie, monsieur ?
17:38Non.
17:39Voilà.
17:40On a découvert ça
17:41en cours d'été.
17:43A priori,
17:44c'est une maladie
17:45qui provient
17:45d'Afrique du Sud.
17:47Il y aurait eu
17:48une épidémie
17:48l'année dernière
17:49dans les Balkans.
17:50D'accord.
17:50Mais ma question...
17:51Mais il n'était pas
17:51fait sous silence.
17:52Pardon, ma question...
17:53Je voudrais comprendre
17:54pourquoi ça s'arrête
17:56à quelques kilomètres
17:57de chez vous ?
17:57Parce que c'est...
17:58En fait, pourquoi en fait ?
18:00Comment il...
18:00C'est une question
18:01de périmètre.
18:02à chaque fois
18:03qu'il y a eu
18:03un foyer d'infection,
18:06ils ont fait
18:06un rayon
18:07de 50 kilomètres autour.
18:08Ah d'accord.
18:08Voilà.
18:09C'est ça.
18:09Ça a permis
18:10de créer des zones.
18:12À l'Alpage,
18:13on s'est retrouvés
18:14dans une zone
18:14de surveillance.
18:15Et à partir du moment...
18:16Et à la ferme,
18:17on est dans une zone
18:18indemne.
18:19Et à partir du moment
18:20où on est dans une zone
18:21de surveillance,
18:21on ne peut pas
18:22changer de zone.
18:24Donc,
18:25moi,
18:25la zone de surveillance,
18:26elle s'arrête
18:26à 5 kilomètres de chez moi.
18:28on a une commune
18:28de la zone.
18:29Eh ben voilà.
18:30C'est un pis allé.
18:33Bravo.
18:33Pis allé.
18:34Pis allé.
18:36Merci ma chère Cécile.
18:37Vous lui apprenez
18:38le mot pis.
18:39Non, mais là,
18:40vous m'avez fait
18:40un effet boeuf.
18:42Joli,
18:43vous l'or.
18:43Merci beaucoup.
18:44Vous n'avez pas
18:44invité mes mots.
18:45Merci beaucoup
18:46en tout cas
18:47d'avoir accepté
18:47notre invitation.
18:49Et on vous souhaite
18:49beaucoup de courage
18:50parce que c'est vrai
18:50que c'est très compliqué.
18:52Déjà,
18:53la plupart des fermes
18:55et des agriculteurs
18:57vivent des moments difficiles.
18:58Mais si en plus
18:58on leur ajoute ça,
18:59merci en tout cas
19:00d'avoir accepté
19:00cette invitation.
19:02Dans quelques instants,
19:03le tour de table
19:03de l'actu,
19:04Philippe Bilger.
19:05Eh bien,
19:05on va parler de...
19:07On va parler
19:09de Philippe Juvin.
19:10Mais oui,
19:11mais bien sûr.
19:12Avec vous,
19:12René Chiche.
19:13Comme une banque américaine
19:13s'est faite arnaquer.
19:14Avec vous,
19:15Philippe David.
19:15Une pétition
19:16qui m'a fait éclater de rire.
19:18Allez,
19:18on en parle dans un instant.
19:19Soyez les bienvenus.
19:19On est ensemble
19:20jusqu'à 19h30.
19:21Les Vraies Voix Sud Radio,
19:2318h-20h,
19:27et je peux vous dire
19:28qu'aujourd'hui,
19:29c'est une sacrée bande.
19:30Ah oui,
19:30c'est normal.
19:31C'est-à-dire à l'antenne
19:31et hors antenne.
19:32Il a apporté énormément
19:34à René Chiche.
19:37Ma présence,
19:37ma goûter,
19:38mon génie,
19:39mon humour,
19:39mon éloquence.
19:40Il a apporté quoi ?
19:40Votre modestie.
19:41Ma modestie.
19:42Vous êtes venu
19:42les mains vides d'ailleurs
19:43aujourd'hui.
19:44Écoutez,
19:44pour une fois,
19:45je viens les mains vides.
19:47Merci.
19:48Parce que de temps en temps,
19:48j'apporte des chocolats.
19:49Oui.
19:50J'apporte...
19:51Mais là,
19:51j'apporte...
19:52Moi,
19:57depuis les journées de travail,
19:59je ne gagne plus d'argent.
20:03Mon Dieu,
20:03mon Dieu,
20:04mon Dieu.
20:04Non mais...
20:05Il faut bien rigoler.
20:06Bien entendu,
20:07Philippe Bilger
20:07et René Chiche,
20:08je voulais bien entendu.
20:09C'est à chi,
20:09c'est à chi.
20:10La star de ce studio
20:12aujourd'hui.
20:13Allez tout de suite,
20:14le tour de table
20:14de l'actu des Vraies Voix.
20:17Mais maniez-vous le trou,
20:18on va bientôt se mettre à table.
20:19Philippe Bilger,
20:19vous m'indignez.
20:20Vous voulez que j'ai mis éclatés ?
20:22On ne résout pas les problèmes
20:23par la violence.
20:24Mais vous êtes un trouillard.
20:25Philippe Bilger est au tac.
20:26Ce ne sont pas des cons.
20:28Ce sont des délirants.
20:29C'est beaucoup plus grave
20:30de l'actualité.
20:34Et on va commencer par vous,
20:35Philippe David.
20:36Alors,
20:36il y a une pétition
20:37qui m'a fait,
20:39je vais utiliser l'expression
20:40que Philippe Bilger
20:41que j'utilise,
20:41tomber de l'armoire.
20:42C'est une pétition
20:43qui a été lancée
20:43par le député
20:44à leur génération
20:46mais du groupe
20:46Europe Écologie
20:47Les Verts
20:48de l'Assemblée Nationale,
20:49Benjamin Lucas,
20:51pour demander
20:51la démission
20:52de Yael Broun-Pivet.
20:53Elle n'a pas piqué
20:56dans la caisse,
20:57elle n'a pas trahi
20:57la France.
20:58Non,
20:59c'est parce qu'il y a eu
20:59des membres
21:00du Rassemblement National
21:01élus,
21:02vice-présidents,
21:03deux vice-présidents,
21:04Hélène Laporte
21:05et Sébastien Chenu,
21:06secrétaire,
21:07etc.
21:07Ce qui est totalement logique
21:09parce qu'elle avait fait
21:10une vidéo qui disait
21:11« L'Assemblée est réulte
21:12du choix des Français
21:13et ce choix doit être respecté.
21:15Cela veut dire concrètement
21:16que de LFI au RN,
21:18chacun doit avoir
21:18sa juste place au bureau. »
21:20Une phrase de bonne santé
21:22démocratique
21:23parce qu'on ne va pas dire
21:25que dans ce cas-là
21:25il y a des sous-députés
21:27parce que s'il y a
21:28des sous-députés,
21:28ça veut dire
21:29qu'il y a des sous-électeurs.
21:30Non ?
21:31Bien sûr.
21:31Tous les députés se valent
21:33et tous les électeurs
21:34se valent.
21:34Comme on dit dans les pays
21:35quand on demande la démocratie,
21:36« Un homme, une voix ».
21:38Alors, je trouve ça
21:39totalement délirant
21:40parce que demander
21:42la démission
21:42d'une présidente
21:43de l'Assemblée nationale
21:44pour ça,
21:45je ne sais pas
21:46comment on peut
21:47raisonner comme ça.
21:48Parce que,
21:48qui t'a demandé
21:49des démissions de députés ?
21:50Je ne sais pas.
21:51On pourrait demander
21:52celle de Sandrine Rousseau
21:53qui a calomnié
21:54Julien Bayou
21:54en direct à la télévision
21:56qui a été blanchie
21:57par la justice,
21:58Julien Bayou
21:58et dont la carrière
21:59a été brisée.
22:00Ou je ne sais pas,
22:01on ne dit qu'il y a un député
22:02qui va aller acheter
22:03de la drogue
22:03à un mineur
22:04avec son argent
22:05d'indemnité parlementaire.
22:06Ça me semble autrement
22:07plus grave
22:08que de faire respecter
22:09la démocratie
22:09comme Yael Brown pivet.
22:11Donc, parfois,
22:12il vaut mieux
22:13se taire
22:14et ne pas faire
22:15de pétitions
22:15ou de déclarations
22:17abracadabrantesques
22:18pour citer Jacques Chirac.
22:19Vous avez totalement raison,
22:21Philippe.
22:21D'ailleurs,
22:23il est intéressant
22:24de voir,
22:25rappelez-vous
22:25ma chère Cécile
22:26ou Philippe,
22:27lorsqu'on a eu
22:28parfois Benjamin Lucas
22:29sur ce plateau,
22:31voilà une personnalité
22:32qui paraissait équilibrée,
22:34qui parlait correctement,
22:36mais dès qu'on les lâche
22:37à l'Assemblée nationale,
22:39ils deviennent
22:39complètement fous.
22:41Vous avez totalement raison.
22:42C'est inept.
22:43C'est d'une bêtise absolue.
22:45Parce que si on demande...
22:46Surtout, ça ne sert à rien.
22:47Ça n'a rien qu'à nettoyer.
22:50Moi, j'ai trouvé ça aberrant
22:52et même honteux,
22:53même, je trouve,
22:54de demander la démission
22:55de Yael Brown pivet
22:56parce qu'elle a,
22:57en fait,
22:58d'abord fait respecter
22:58les règles du Parlement.
22:59Et c'était tout à fait...
23:00Et qui ont été violés
23:01il y a un an.
23:02Absolument.
23:02Je suis d'accord avec vous.
23:03Moi, en 2024,
23:05lorsque j'ai vu
23:05qu'il n'y avait pas
23:06de vice-président ARN...
23:07Même zéro personne
23:08au bureau.
23:08Oui, au bureau.
23:09C'est le seul accord,
23:10là, à trois.
23:11Oui, oui, c'est vrai.
23:12Je trouve ça aberrant.
23:13Mais vous savez,
23:13il n'est pas le seul
23:16à demander des choses
23:16absolument hallucinantes.
23:18Vous avez vu que ce matin,
23:19dans un autre parti,
23:20mais enfin collé quand même,
23:21Mathilde Panot
23:22a demandé l'expulsion
23:23de l'ambassadeur d'Israël
23:24en France.
23:25Mais ça aussi,
23:26c'est totalement aberrant.
23:27Ça ne repose sur aucune
23:29réalité politique,
23:31diplomatique.
23:32Par contre,
23:32elle ne demande pas
23:33l'expulsion
23:33de l'ambassadeur d'Iran
23:35ou de l'ambassadeur de Syrie
23:36alors qu'en Syrie,
23:38ils viennent de tuer
23:38à peu près 10 000
23:39à la 8.
23:40Vous s'écrêtez ?
23:41Elle ne dit rien là-dessus.
23:42Donc tout ça rejoint
23:43ce délire.
23:44Ce délire LFI.
23:46Enfin, NFP, pardon.
23:47NFP, en gros.
23:47C'est en partie de...
23:48Oui, c'est pas LFI.
23:49Exactement.
23:49On y va parce que
23:50je me fais engueuler
23:50par notre élite.
23:51Ah d'accord.
23:51Bon, alors je vais essayer
23:53d'aller très très vite.
23:54Moi, je vous raconte
23:55une story.
23:55Je n'ai pas voulu faire
23:56de la politique et de l'économie
23:57même si je suis très brillant
23:57dans ce domaine.
23:59Non, sérieusement.
24:00Je voulais vous parler
24:00de l'histoire de Charlie Javis.
24:02Je ne sais pas si vous êtes
24:03au courant.
24:03Vous êtes au courant ?
24:04Je ne sais pas
24:05si vous les auditeurs
24:05sont au courant.
24:06Non, mais c'est important.
24:07C'est important parce que
24:08c'est une jeune franco-américaine
24:09douée, diplômée
24:10d'une grande école
24:11d'économie de business
24:12qui a donc créé
24:13à peu près il y a 8-9 ans
24:15alors qu'elle avait
24:15à peine 23 ans
24:16une plateforme
24:17qui était destinée
24:18à aider les étudiants
24:19pour avoir
24:21des ressources financières.
24:22Donc aider les étudiants
24:23à obtenir des ressources financières
24:24de la part de l'État fédéral.
24:26Une sorte de bourse
24:26pour aider les gens
24:27dans le besoin.
24:28Cette plateforme
24:29s'appelait Franck.
24:31Elle a quand même réussi
24:32à avoir quand même pas mal
24:33au départ 300 000 abonnés
24:34à peu près groupes d'abonnés
24:35ou inscrits
24:36je ne sais pas comment on dit.
24:37Et pour vous montrer
24:38comme quoi
24:38chez une certaine génération
24:40en même temps
24:40l'appât du gain
24:41et la cupidité
24:42se fait immédiate.
24:43Au lieu de faire prospérer
24:44pendant plusieurs années
24:45comme ça arrive parfois
24:47à sa start-up
24:47pour que ça monte
24:48ça monte ça monte
24:49elle a voulu tout de suite
24:50la vendre
24:51à la plus grande banque
24:52d'affaires américaine
24:53qui s'appelle la J.P. Morgan
24:54qui est une institution
24:55aux Etats-Unis
24:55qui est énorme.
24:56Elle a voulu la vendre
24:57et pour la vendre
24:58vraiment au plus gros prix
24:59elle a totalement bidonné
25:00non pas ses comptes financiers
25:02mais son nombre d'abonnés
25:03puisqu'elle a acheté
25:04une base de données
25:04oui c'est ça
25:06d'étudiants
25:06qui n'avaient rien à voir
25:07avec ses abonnés à elle
25:08et ça a fait monter
25:09sa plateforme
25:11à 4 millions et demi
25:12d'abonnés
25:125 millions je crois
25:13et la J.P. Morgan a acheté ça
25:14pour je crois
25:15175 millions
25:16180 millions de dollars
25:17elle a reçu à la signature
25:1820 millions de dollars
25:19elle-même
25:19pour vous montrer
25:21en même temps
25:21quand même
25:22l'erreur de J.P. Morgan
25:23qui ne se rend pas compte
25:24de ça
25:25et finalement
25:26au bout de quelques mois
25:27ils se sont rendus compte
25:29elle a eu un procès
25:30et elle a été condamnée
25:31il y a quelques jours
25:32je crois
25:32oui c'est ça
25:33à 7 ans de prison
25:35ce qui est tout à fait normal
25:36et elle doit rembourser
25:37surtout maintenant
25:38les 21 millions de dollars
25:38qu'elle avait touché
25:39de la part de J.P. Morgan
25:40et alors tout ça
25:41c'est assez léger
25:42des deux côtés
25:43en fait
25:43exactement
25:44c'est hallucinant d'ailleurs
25:45et elle avait trouvé
25:45un prodige de l'informatique
25:47pour acheter la base de données
25:48et tout mélanger
25:48et dernière chose
25:49ça risque de faire un film
25:51déjà au cinéma
25:51puisque déjà
25:52j'ai appris ça hier
25:53Steven Spielberg
25:54et comment il s'appelle
25:55David Fincher
25:56qui avait fait le film
25:56sur Facebook
25:57ont déjà voulu
25:58acheter un peu
25:59les droits de cette histoire
26:00mais c'est vrai
26:02que c'est des
26:02pour montrer
26:03la cupidité
26:04de certaines personnes
26:05elle aurait pu faire fortune
26:06à mon avis
26:07en montant progressivement
26:08sa plateforme
26:09et non
26:10elle a voulu la vendre
26:10au bout de 4 ans
26:11elle a 32 ans
26:11impatient
26:12Philippe
26:14Julien
26:14merci de me l'avoir rappelé
26:19ma chère Cécile
26:20non mais je trouve
26:21que c'est une très bonne nouvelle
26:22c'est Philippe Juvin
26:24qui a été élu
26:25rapporteur général
26:26du budget
26:27ça veut dire
26:28que le couple
26:29que je considérais
26:30comme délétère
26:31sur le plan parlementaire
26:33entre le président
26:34de la commission
26:35des finances
26:36Eric Coquerel
26:37et l'ancien
26:38rapporteur général
26:39Charles de Courson
26:40va être brisé
26:42va être brisé
26:42et qu'on va avoir
26:43un parfait honnête homme
26:45intelligent
26:46intègre
26:47compétent
26:48et capable
26:49d'un dialogue démocratique
26:50qui va être là
26:51et il faut bien voir
26:53l'importance
26:54du rapporteur général
26:55c'est l'architecte
26:57parlementaire
26:58du budget
26:59et c'est lui
27:00qui est en rapport
27:01avec le ministre
27:02des finances
27:03donc c'est une très bonne nouvelle
27:05pour la démographie
27:06et pour le parlement
27:07Philippe Juvin
27:09est quelqu'un
27:10d'éminemment estimable
27:11on le connait plus
27:12enfin on le connait
27:12pour ses qualités
27:13c'est un grand médecin
27:14et également de député
27:16ça fait un certain nombre
27:16d'années qu'il est député
27:18et alors c'est vrai
27:19qu'on avait le duo
27:20Coquerel
27:21de Courson
27:21depuis quelques temps
27:22alors c'est peut-être
27:23un peu aussi
27:23le coup de pied de l'âne
27:24pour le groupe Piot
27:25mais c'est une bonne opération
27:27pour Philippe Juvin
27:28et pour les LR
27:28qu'on le veuille ou non
27:29en plus c'est quelqu'un
27:31qui jouit d'une excellente
27:32réputation
27:33en milieu politique
27:33il est d'ailleurs
27:34un peu alloubé
27:35par tous les partis
27:35même ceux à gauche
27:37qui le trouvent
27:38quand même
27:38ça n'est pas une grande
27:39professeure
27:40exactement
27:40et maintenant
27:42c'est un peu le ministre
27:43de l'économie
27:43de l'Assemblée
27:44le rapporteur
27:44maintenant on va voir
27:46quels seront ses rapports
27:47enfin ses relations
27:49avec le futur nouveau ministre
27:51on parle peut-être
27:52de Roland Lescure
27:52c'est ça ?
27:53oui
27:53de Roland Lescure
27:54avec le bar
27:54vous êtes au courant
27:55je suis au courant
27:55j'essaye de faire mon métier
27:57ma juste valeur
27:58et voilà
27:59mais c'est une bonne nouvelle
28:00c'est une bonne nouvelle
28:00c'est très bonne nouvelle
28:01en tout cas
28:02je vous invite à réécouter
28:04cette interview
28:05de Maxime Liado
28:05c'était ce matin
28:06à 8h15
28:07de Philippe Juvin
28:09que vous pouvez regarder
28:10revoir en podcast
28:11bien entendu
28:11sur notre site
28:12sudradio.fr
28:14et c'est par le même moment
28:16si vous pouviez vous abonner
28:17ce serait formidable
28:18allez vous restez avec nous
28:20on fait une petite pause
28:21on reviendra sur l'info en plus
28:23sur Anne Hidalgo
28:24qui publie le détail
28:25des notes de frais
28:26des maires d'arrondissement
28:27de Paris
28:28ça sent la vengeance
28:29j'ai l'impression
28:29allez on en parle
28:31dans un instant
28:31on espère que tout va bien
28:39que votre week-end a déjà peut-être commencé
28:42si vous êtes sur la route
28:43et bien faites très attention
28:45j'aime bien dire
28:46faire très attention
28:47parce que c'est toujours ce qu'on dit
28:48aux gens qu'on aime
28:49quand ils prennent la route
28:50faites attention
28:51envoyez-nous un petit texto
28:52donc vous allez envoyer un texto
28:54à Philippe David
28:55quand vous serez arrivé
28:55donc je vais vous donner son numéro
28:56je vais le donner Philippe
28:59vous me dites
29:01si j'arrête
29:02alors Philippe David
29:02je vais le donner Philippe
29:04moi je propose
29:05alors je vais
29:06Philippe David
29:07ça c'est Philippe Bilger
29:08c'est le 06 89 34
29:15non c'est pas ça
29:17non c'est pas ça
29:17c'est qui alors ça
29:18non
29:19ah c'est mon mec
29:20ok
29:20je plaisante
29:22je plaisante
29:23il va y avoir
29:24trop de personnes devant le palier
29:26c'est Rudol Valentino
29:28ouvrez moi
29:29allez Philippe
29:30Bilger est avec nous
29:32aussi
29:32et Renaud Chiche
29:33et on est ravis
29:34de les avoir
29:35jusqu'à 19h30
29:36tout de suite l'info
29:36en plus
29:37Les Vraies Voix Sud Radio
29:40et François-Louis
29:42Anne Hidalgo
29:43Hidalgo pardon
29:44publie le détail
29:45des notes de frais
29:46des maires d'arrondissement
29:47de Paris
29:48je disais
29:48ça sent la vengeance
29:49ça sent la vengeance
29:50alors moi je ne vous donnerai pas
29:51mon numéro de téléphone
29:51celle-ci là
29:52vous n'allez pas attendez
29:52mais je ne vous le donnerai pas
29:53mais il y a quelques mois
29:54des municipales de Paris 2026
29:56Anne Hidalgo
29:57a publié hier
29:58un état des lieux détaillés
29:59des indemnités versées
30:00à ses élus
30:01ainsi que les frais
30:02de représentation
30:03des maires d'arrondissement
30:04autrement dit
30:06une petite vengeance
30:07après que la maire socialiste
30:08se soit faite épingler
30:09après la publication
30:10d'une partie
30:11de ses frais de représentation
30:12plutôt exorbitant
30:14à Paris
30:15donc la guerre
30:16des tickets de caisse
30:16est donc déclarée
30:17Paul Hatt
30:18bonsoir
30:19vous parlez là
30:19d'une mesquinerie enfantine
30:21de la part d'Anne Hidalgo
30:22oui bonsoir
30:25que c'est pire que ça
30:27c'est d'un niveau
30:28vraiment pathétique
30:30c'est-à-dire que
30:31dites-vous bien quand même
30:33qu'un habitant
30:33a mis 4 ans
30:35à obtenir
30:36les notes de frais
30:38d'Anne Hidalgo
30:38en passant par le tribunal
30:39en faisant des recours
30:41et une fois qu'elle a mis
30:42elle est prise la main
30:44dans le pot de confiture
30:45elle a décidé de balancer
30:46à tout le monde
30:47c'est quand même
30:47d'un niveau
30:48de mesquinerie pathétique
30:49Est-ce qu'il y a des maires
30:51d'arrondissement
30:52plus vertueux
30:52que d'autres ?
30:54Ah bah sans doute
30:55je vous laisse
30:55ah oui parce qu'il faut dire
30:57qu'Anne Hidalgo
30:57a balancé les notes de frais
30:59mais uniquement à Libération
31:00donc
31:01c'est surprenant
31:03je vous laisse analyser
31:05l'article
31:07qui a été fait par Libération
31:08moi j'aimerais bien avoir
31:09les notes de frais
31:09de chacun
31:10je pense qu'il y a des maires
31:11plus vertueux que d'autres
31:12ça se constate
31:13dans l'article
31:14et puis il y a des bonnes surprises
31:16en tout cas c'est assez drôle
31:17mais je ne voudrais pas
31:18que ce qu'elle fait
31:20fasse un écran de fumée
31:22pour cacher
31:24le niveau
31:25de ses notes de frais
31:26à elle
31:26et je ne veux pas
31:27rentrer dans son jeu
31:28donc c'est vraiment
31:29quand on constate
31:30ce qu'elle a fait
31:30c'est tellement
31:31déconnecté
31:33qu'il ne faudrait pas
31:34non plus se laisser avoir
31:35par son jeu
31:35Oui
31:36c'est pas très fair
31:37j'ai envie de dire
31:38Alors
31:39tout de suite
31:40je ne suis pas du tout
31:40un soutien d'Anne Hidalgo
31:41je n'ai pas voté pour elle
31:42mais alors attendez
31:43pour essayer d'être
31:43un peu plus clair
31:44parce que je suis un peu
31:44j'avoue là-dessus
31:45je suis un petit peu tourmenté
31:47les notes de frais
31:48sont des frais légales
31:51elle a eu l'enveloppe
31:52on est bien d'accord
31:54je vais vous dire
31:57je ne suis pas d'accord du tout
31:57ah bon
31:58justement alors
31:58laissez-le parler
31:59pas du tout
32:00c'est ce que dit Anne Hidalgo
32:01c'est ce que dit
32:02M. Lejoin
32:02le maire du 18ème arrondissement
32:04mais qui sont-ils
32:05pour valider
32:05la légalité
32:06des notes de frais
32:07c'est pas parce que
32:08ça rentre
32:09dans le plafond
32:11de ce qui a été décidé
32:12par le conseil de Paris
32:13que la nature
32:14de la note de frais
32:15est légale
32:15et moi ce que je dis
32:17c'est que j'invite tout le monde
32:18à regarder
32:19les notes de frais
32:20qui ont été faites
32:21par la maire de Paris
32:21et le maire du 18ème arrondissement
32:23ça n'est pas parce que
32:25c'est validé par les services
32:26de la ville
32:26que c'est légal
32:27je suis désolé
32:28le maire du 18ème arrondissement
32:30n'a pas à payer
32:30trois repas enfants
32:32un soir
32:34seul
32:35comme étant des notes
32:36de frais professionnelles
32:37le maire du 18ème arrondissement
32:39n'a pas à se payer
32:40un coiffeur
32:41le soir
32:42de son lieu de vacances
32:43pour le nouvel an
32:44seul
32:45et c'est pas parce que
32:46c'est autorisé
32:47par les services de la ville
32:48qui sont de sa propre ville
32:50que c'est légal
32:51et c'est pas parce que
32:52ça n'est en dessous
32:52du seuil maximal autorisé
32:56que c'est légal
32:56donc moi j'attends
32:58le retour du parquet national financier
33:02qui est en train d'analyser
33:03les notes de frais
33:04d'essayer de voir
33:05s'il n'y a pas eu
33:05des manipulations
33:07pour savoir
33:07si c'est légal ou non
33:08en tout cas
33:09il y a des robes Dior
33:10à 6000 euros
33:12quand on est à Hidalgo
33:13on peut très bien
33:14se faire prêter des vêtements
33:15par des grandes maisons de marques
33:16et ça
33:17on peut le comprendre
33:18mais c'est des choses en double
33:20pas de la même taille
33:21pas de la même taille
33:22Merci beaucoup en tout cas
33:24Paula
33:25d'avoir accepté notre invitation
33:27vous êtes conseiller
33:27à la mairie de Paris
33:28vice-président du groupe
33:29Union Capitale
33:30Les Républicains
33:31merci beaucoup
33:32tout de suite
33:33et si vous étiez ministre
33:34Les vraies voix sud radio
33:37si j'étais ministre
33:38Qu'est-ce que je vais devenir ?
33:40Je suis ministre
33:41je ne sais rien faire
33:42Et aujourd'hui
33:43c'est le ministre du temps libre
33:45qui est avec nous
33:46et c'est Johan
33:46qui nous appelle de Marseille
33:48Bonsoir Johan
33:49Bonsoir Cécile
33:50Bonsoir
33:50Et Johan
33:51si vous étiez
33:52et vous êtes ce soir
33:53ministre du temps libre
33:54quelle sera
33:55votre prochaine mesure ?
33:59Celle de couper
34:00pendant un temps déterminé
34:02l'accès aux réseaux sociaux
34:03et de me mettre
34:05en partenariat
34:06avec les autres ministères
34:07comme la culture
34:08ou l'éducation nationale
34:09pour que pendant ce temps libre
34:10on puisse proposer
34:12des activités
34:13qui vont dans le sens
34:15de la culture
34:16ou qui vont dans le sens
34:17de l'intérêt général collectif
34:19C'est pas mal ?
34:20Je croyais
34:20monsieur le ministre
34:21que conformément
34:23à la dénomination
34:24de votre ministère
34:25vous alliez dire
34:26je ne fais rien du tout
34:27c'est mon temps libre
34:28Vous êtes beaucoup plus sérieux
34:33que moi
34:33C'est pas idiot
34:34Franchement c'est pas idiot
34:37Alors monsieur
34:37On essaie d'être créatif
34:38Alors excusez-moi monsieur le ministre
34:40André Henry
34:41C'est le ministre de Secours
34:42parce qu'André Henry
34:42On a très peu de temps
34:44Allez-y
34:45Mais alors
34:45est-ce que c'est pas
34:47très compliqué
34:48de fermer les réseaux sociaux ?
34:50Est-ce que c'est un peu compliqué ?
34:52Absolument pas
34:52Ah bon allez-y
34:53Absolument pas
34:54Alors je parle d'informatique
34:55donc c'est pour ça
34:56que je peux en parler
34:58très librement
34:58L'accès aux réseaux sociaux
35:00est aujourd'hui
35:02accessible au travers
35:04des fournisseurs d'accès Internet
35:05au travers de ce qu'on appelle
35:06la résolution de nom
35:07c'est-à-dire que
35:08quand vous allez sur Internet
35:09vous tapez
35:09le nom de votre réseau social préféré
35:12et vous accédez au site
35:13et il est très facile aujourd'hui
35:15de demander
35:16à des fournisseurs d'accès Internet
35:18comme c'est aujourd'hui le cas
35:20pour certains sites
35:21qui ne sont pas accessibles
35:23au grand public
35:23je parle par exemple
35:24au site de Dark Web
35:26qui en fait
35:27ont une adresse Internet
35:28mais qui n'est pas accessible
35:29au travers de vos fournisseurs
35:30d'accès Internet traditionnels
35:31pendant une heure
35:34deux heures
35:34par jour
35:35de leur demander
35:36de couper ces accès
35:37Ah bah c'est pas mal je trouve
35:38C'est une bonne idée
35:40Merci beaucoup Johan
35:41je ne connaissais pas
35:42cette fonction
35:43en tout cas merci
35:44monsieur le ministre
35:44Merci monsieur le ministre
35:45Jusqu'à lundi
35:46vous serez le ministre du week-end
35:47Merci mille fois
35:49en tout cas
35:49d'avoir joué le jeu
35:50et dans un instant
35:52le coup de gueule
35:53de Philippe David
35:53Qui nous aurait dit
35:55qu'un jour
35:56des députés
35:56iraient se recueillir
35:57sur la tombe de terroristes
35:58On en parle dans un instant
36:00tout de suite
36:00Les incontournables
36:01de la copropriété
36:02Tom Abinet
36:03Les Vraies Voix Sud Radio
36:0518h20
36:06Cécile Dominibus
36:07Philippe David
36:08Et nous serons avec vous
36:10encore pendant une demi-heure
36:12avec le plaisir
36:13d'être avec Philippe Bilger
36:15bien entendu
36:16avec René Chiche ce soir
36:17avec Philippe David
36:18bien entendu
36:19et ça tombe bien
36:20c'est maintenant
36:21qu'il va se fâcher
36:22Les Vraies Voix Sud Radio
36:25Comme d'habitude
36:27je vais remettre
36:28le clocher au milieu
36:28du village
36:29et le cèdre au milieu
36:30du jardin
36:31puisque nous allons partir
36:32vers un grand village lointain
36:33un village longtemps
36:34martyrisé par la guerre
36:35qui s'appelle Beyrouth
36:36capitale du Liban
36:38Pourquoi Beyrouth ?
36:39Parce qu'il s'y est passé
36:40des choses
36:40qu'on n'aurait jamais imaginées
36:41de la part de députés français
36:43en effet
36:43c'est le magazine Le Point
36:45qui nous l'a appris ce matin
36:46deux députés LFI
36:47Thomas Porte
36:48et André Torignat
36:49ont été se recueillir
36:50lors d'un voyage au Liban
36:51sur les tombes
36:52de Mohamed Youssouf Al-Nadjar
36:53dit Abu Youssef Al-Nadjar
36:55et Kamal Hadouane
36:56le premier étant
36:57l'un des commanditaires
36:58de la prise d'otages
36:59et du massacre
37:00de 11 athlètes israéliens
37:01aux Jeux Olympiques de Munich
37:02en 1972
37:03le second étant impliqué
37:05dans plusieurs opérations terroristes
37:07dont celle de Munich
37:08et on a envie de vomir
37:09en pensant que des représentants
37:10du peuple français
37:11sont allés se recueillir
37:13sur la tombe de terroristes
37:14ayant du sang sur les mains
37:15d'autant plus envie de vomir
37:17que le terrorisme
37:17a fait couler le sang en France
37:18endeuillant des centaines de familles
37:20un voyage marqué du saut
37:22du terrorisme
37:22puisqu'avant d'aller
37:23sur la tombe de ces criminels
37:24Thomas Porte avait rencontré
37:26des responsables
37:26du Front Populaire
37:27de Libération de la Palestine
37:28comme Marwan Abdelal
37:31pardon
37:32membre du bureau politique
37:33et Haïtam Abdo
37:34responsable de cette organisation
37:35terroriste au Liban
37:36organisation classée
37:38comme terroriste
37:39par l'Union Européenne
37:40alors en cette période
37:41de fête juive
37:42permettez-moi de rappeler
37:43à la mémoire
37:43de nos auditeurs
37:44les noms des victimes
37:45de l'attentat
37:46des JO de Munich
37:46en 1972
37:47David Berger
37:49Zef Friedman
37:50Joseph Gutfreund
37:51Eliezer Alphen
37:52Joseph Romano
37:52Abidzour Shapira
37:54Kea Tchor
37:55Marx Lavin
37:56André Spitzer
37:56Jakob Springer
37:57Moshe Weinberg
37:59tous athlètes
37:59arbitres
38:00ou entraîneurs israéliens
38:01et Anton Fliegerbauer
38:02policiers allemands
38:03eux méritent vraiment
38:05un hommage
38:05contrairement à leurs assassins
38:07sur le plan moral
38:10c'est une ignominie
38:11je vous rejoins totalement
38:13si ça avait du sens
38:16de s'interroger
38:17sur le plan juridique
38:18je me demande
38:20si ces députés
38:21comme c'est à l'extérieur
38:22de l'Assemblée Nationale
38:24n'ont pas le droit
38:26de commettre
38:26le pire
38:27les pires indécences
38:29et si en réalité
38:30je serais curieux
38:31de savoir
38:32puisque vous l'avez évoqué
38:34s'ils peuvent être
38:36sanctionnés
38:36pour cet acte
38:38d'offense absolue
38:39au victime
38:40alors je vous réponds
38:41il y a dans un premier temps
38:42ils avaient rencontré
38:42des gens du FPLP
38:44pardon
38:44classé organisation terroriste
38:46par l'Union Européenne
38:47et par les USA
38:4816 députés
38:50ont déjà envisagé
38:52une action en justice
38:53ah d'accord
38:53et
38:54avant
38:55avant
38:55ce serait intéressant
38:56de savoir
38:57qui a payé
38:58les frais
38:58de déplacement
38:59et je serais curieux
39:00de savoir
39:00alors que vous avez
39:01très bien parlé
39:02des rencontres
39:03avec des gens
39:04du FPLP
39:05que sais-je
39:06infréquent
39:06la nature
39:07des échanges
39:08avec des gens
39:09pareils
39:10je suis tout à fait
39:12d'accord
39:12avec Philippe
39:13et merci
39:14pour cet hommage
39:15aux 11
39:16athlètes israéliens
39:18qui ont été
39:18massacrés
39:19et à toutes les victimes
39:21d'ailleurs du terrorisme
39:22en général
39:22puisqu'on aura un approf
39:23le 7 octobre en plus
39:24mais franchement
39:25LFI
39:26maintenant
39:26s'affirme
39:27moi je trouve
39:27s'affirme comme
39:28la fameuse phrase
39:29qu'on attribue à Giscard
39:31le parti de l'étranger
39:32bah lui
39:33LFI
39:34est pour moi
39:34le parti de l'étranger
39:36quand vous avez des députés
39:37comme Rima Hassan
39:38qui est tout
39:40sauf une députée européenne
39:41pour la France
39:41je n'ai jamais vu
39:42un drapeau français
39:43ou européen
39:44sur son compte Twitter
39:44il n'y a que des drapeaux
39:45palestiniens
39:46ou algériens
39:46voilà vous avez
39:47Sébastien Delogu
39:48qui lui va s'afficher
39:49en Algérie
39:49avec la dictature algérienne
39:51pour tracher sur la France
39:51alors qu'on a quand même
39:53deux prisonniers politiques
39:54là-bas
39:55exactement
39:55je suis tout à fait d'agrément
39:56mais moi je trouve
39:56que Thomas Porte
39:58et l'autre député
39:58d'ailleurs aussi
39:59André Toruña
39:59député de la Loire
40:00devrait être
40:01est-ce qu'on peut dire
40:02destitué pour des députés
40:04ou invalidé
40:04je ne sais plus
40:05mais je trouve
40:06qu'il devrait l'être
40:07pour moi
40:08excusez-moi
40:08aller sur la tombe
40:09le terroriste
40:10ça s'apparente
40:11à de l'apologie du terrorisme
40:13absolument
40:13et on ne peut pas dire
40:15que la classe politique
40:15pour l'instant
40:16c'est tombé ce matin
40:18dans l'autre
40:19j'espère que ça va monter
40:20en puissance
40:20on attend peut-être
40:21sans doute
40:21une réaction
40:22d'accord
40:22ok
40:23merci beaucoup
40:24Philippe David
40:25allez vous rester avec nous
40:26dans un instant
40:27la question du soir
40:27on se posait la question
40:29ce matin
40:29avec Philippe David
40:31et François Louis
40:32en disant
40:33pourquoi certaines affaires
40:34criminelles
40:35marquent tant
40:35et à jamais
40:36parce qu'elles dépassent
40:37peut-être
40:37le fait divers
40:38ou peuvent devenir
40:40aussi le miroir
40:40de nos peurs intimes
40:41ou de nos tabous
40:42de nos fractures
40:43de la société
40:43et bien on va en parler
40:45dans un instant
40:45se poser des questions
40:46si vous avez envie
40:47de participer
40:48et de vous dire
40:48vous êtes fan
40:49de ces délits
40:51ou en tout cas
40:52de ces
40:52je ne sais pas
40:53comment on peut les appeler
40:54ces crimes
40:55des frais
40:56des frais
40:57des frais
40:58appelez-nous
40:59au 0826
41:00300
41:01300
41:01moi je déteste ça
41:02je n'ai pas pour voix
41:03moi ça m'intéresse
41:04beaucoup
41:04et la question
41:05c'est pourquoi
41:06les français
41:06sont-ils autant
41:07fascinés
41:07par les affaires
41:08criminelles
41:08vous dites à 35%
41:09que c'est une quête
41:10de vérité
41:11à 34%
41:12du voyeurisme
41:13à 31%
41:14un miroir
41:14de la société
41:15et à 0%
41:17une transgression
41:17de l'interdit
41:18vous voulez réagir
41:19le 0826
41:20300
41:20300
41:21on vous attend
41:21on vous attend
41:21on est ensemble
41:22jusqu'à 19h30
41:22les vrais voix
41:24sud radio
41:2418h20
41:26c'est c'est le domenibus
41:27philippe david
41:28et très bien entouré
41:30aujourd'hui avec
41:30philippe david
41:31bien entendu
41:32philippe bilger
41:32et aussi
41:33rené chiche
41:34avec la question du soir
41:35sur les affaires criminelles
41:37et pourquoi on aime
41:38autant ça
41:39philippe avec cette question
41:40du jour
41:40oui on vous pose
41:41cette question
41:41pourquoi les français
41:42sont-ils autant
41:43fascinés par les affaires
41:44criminelles
41:44nous sommes en plein
41:45procès jubilard
41:46c'est la quête de vérité
41:48pour 35% d'entre vous
41:49le voyeurisme
41:50pour 34% d'entre vous
41:52un miroir de la société
41:53pour 31%
41:54et à 0.1
41:55une transgression
41:56de l'interdit
41:57vous voulez réagir
41:58venez nous dire
41:59si ces procès
41:59ou ces histoires
42:00dont certaines
42:01n'ont jamais été élucidées
42:02un petit Grégory
42:03vous passionne
42:04moi c'était donné
42:05un mois
42:06un mois et demi
42:06pour sauver le couple
42:08si tu veux
42:09elle me dit
42:09non non mais ça sert
42:10de toute façon
42:11ma décision est prise
42:12je suis déjà très loin
42:13dans ma tête
42:13on était un couple
42:15colocataire en gros
42:16si tu veux
42:16c'est tout
42:16on était là que
42:18pour la maison
42:18et les enfants
42:19et c'est tout
42:20après il y avait
42:21moi elle ne me disait
42:22plus rien
42:23ce procès
42:24était une épreuve
42:25très difficile
42:26et à cet instant
42:28je pense en premier lieu
42:29à mes trois enfants
42:30David
42:31Caroline
42:32et Florian
42:33Philippe Bilger
42:55vous qui êtes
42:56si près de la justice
42:58est-ce que c'est ça
43:00qui vous a donné envie
43:01de faire ce métier ?
43:03pas du tout
43:04et d'ailleurs paradoxalement
43:06c'est parce que
43:07j'ai pratiqué
43:07d'une certaine manière
43:09la justice criminelle
43:10que
43:11moins que vous
43:12tout de même
43:12je n'ai jamais été
43:14très passionné
43:15par les faits divers
43:17les affaires criminelles
43:18sauf comme le disait
43:20Philippe
43:20fait entrer l'accusé
43:21où j'étais curieux
43:23de voir
43:23si les affaires
43:24où j'avais requis
43:25étaient correctement
43:27rapportées
43:27en général
43:28c'était le cas
43:29mais pour aller
43:30répondre au fond
43:32de votre interrogation
43:33que je salue
43:34parce qu'elle est passionnante
43:36pour tous les gens
43:37c'est
43:38la première faite
43:39et pardon
43:40pour la comparaison
43:41un peu vulgaire
43:42de la même manière
43:43que le français
43:44se rêvait
43:45médecin
43:46sélectionneur
43:48ou d'autres encore
43:49il y a
43:50chez chaque français
43:51me semble-t-il
43:53face au mystère criminel
43:55une envie
43:56d'être celui
43:57qui découvrira
43:58on cherche un petit peu
44:00ça
44:00c'est une explication
44:01matérielle
44:02mais je crois
44:03qu'il en est une
44:04plus profonde
44:05c'est qu'à la fois
44:06on est fasciné
44:07par un univers
44:09et des personnalités
44:12qui ne ressembleront
44:13jamais
44:14à ce qu'on est
44:15et en même temps
44:16on est profondément
44:18attiré
44:18par les tréfonds
44:20d'une vie
44:21qu'on ne connaîtra
44:22jamais
44:22voilà
44:23je pourrais continuer
44:24mais j'arrête
44:25parce que je suis impatient
44:27d'entendre
44:27les points de vue
44:28je crois que
44:29les affaires les plus intéressantes
44:30c'est celles
44:31où on ne connaît pas
44:31la vérité
44:32je vais prendre
44:32quelques exemples anciens
44:33le meurtre de Brigitte
44:35de Ouèvre
44:35à Bruyne-en-Artois
44:36au tout début
44:37des années 70
44:37avec le juge Pascal
44:38et le compte
44:40c'est qu'on le connaît
44:41on la connaît
44:42mais simplement
44:43après
44:43il n'y a pas eu
44:44de condamnation
44:45si je ne m'abuse
44:46le petit Grégory
44:47à mon avis
44:48on ne saura jamais
44:4941 ans après
44:50Kennedy
44:51pour prendre un cas
44:52outre-Atlantique
44:53ça j'adore
44:53j'adorerais savoir
44:55qui a fait Kelly
44:55parce que c'est pas
44:56et donc
44:58c'est toutes ces affaires
44:59parce que moi
44:59j'ai répondu
45:00le besoin de vérité
45:01parce que
45:02ces affaires-là
45:03on aimerait connaître
45:04la vérité
45:05René Chich
45:06est-ce que c'est pas aussi
45:07que ces gens-là
45:08pourraient être
45:08nos voisins
45:09parce qu'il se passe
45:11des choses
45:11forcément
45:12très proches de nous
45:13alors moi déjà
45:14je ne suis pas tellement
45:15accro aux émissions
45:17sur les crimes
45:17je le dis tout de suite
45:18mais c'est vrai
45:19qu'il y a un côté
45:21un petit peu
45:21c'est comme
45:22quand on est sur l'autoroute
45:23par exemple
45:24qu'il y a un accident
45:25on s'arrête
45:27et on regarde un peu
45:28parce qu'on se dit
45:29c'est pas possible
45:29non peut-être pas vous
45:30mais il y a beaucoup de gens
45:31qui le font
45:31qui s'arrêtent
45:32qui ralentissent
45:32qui regardent
45:33qui disent
45:33c'est arrivé
45:35et ça pourrait peut-être
45:36nous arriver à nous
45:37alors il y a un côté
45:38en même temps
45:39moi je crois qu'il y a un côté
45:40quand même voyeuriste
45:41les gens aiment
45:42aiment savoir
45:43ce qui se passe
45:44moi je trouve aussi
45:46par contre
45:46qu'il y a quand même
45:47depuis plusieurs années
45:48quand même un effet
45:49de médiatisation
45:50de ces faits divers
45:51parce que
45:51les faits divers
45:52il y en a plein
45:53tous les jours
45:54ce qui devient intéressant
45:54c'est quand ça devient
45:55vraiment une affaire
45:56par exemple
45:58le jubilard
45:58il n'y a pas de corps
45:59ou même
46:00le petit quai mort
46:01il y a un an ou deux
46:03dans les Alpes
46:03je peux comprendre
46:05l'affaire Mazan
46:08parce que
46:09ça révèle
46:09quelque chose
46:10de terrible
46:10sur la prise
46:12de médicaments
46:12le viol
46:13c'est lié
46:14à quelque chose
46:15qui nous touche
46:16tous
46:16après
46:17j'ai du mal
46:18à comprendre
46:18de suivre
46:20alors j'imagine
46:21que les gens
46:21le voient
46:22comme un feuilleton
46:22surtout quand on est
46:23en plein procès
46:24de se dire
46:25s'il y aura une issue
46:26pardon
46:26je vous laisse
46:27en plus j'allais en parler
46:28ensuite
46:28pour les gens
46:30ça fait maintenant partie
46:31je trouve
46:32de la culture populaire
46:33ce genre de choses
46:34ça fait partie
46:35ce qu'on peut en discuter
46:36c'est une série en fait
46:37c'est une série
46:37c'est comme une fiction
46:38qu'on regarde la télé
46:39et alors effectivement
46:40les médias amplifient ça
46:41et alors c'est vrai
46:42qu'on entendait la musique
46:43la générique
46:44de fait entrer l'accusé
46:45c'est vrai que cette émission
46:46a amplifié ce phénomène
46:48mais en plus
46:49ils ont choisi
46:49c'est une émission
46:50très bien ficelée
46:50très bien ficelée
46:51parce qu'ils ne s'intéressaient
46:53pas qu'à l'acte criminel
46:54mais ils essayaient
46:55de démonter
46:56l'aspect psychologique
46:57psychiatrique
46:59voire même sociétal
47:00alors vous parliez
47:00de l'affaire Mazan
47:01par exemple
47:01en plus
47:02les faits divers d'aujourd'hui
47:03enfin ces grandes affaires
47:04ont maintenant
47:05en plus je trouve
47:06un rebondissement sociétal
47:09chaque affaire maintenant
47:10c'est mon opinion
47:11chaque affaire
47:12fait ressortir
47:14un fait de société
47:15par exemple
47:15l'affaire Mazan
47:16c'est le rapport
47:17au viol
47:18etc
47:18l'affaire Jubilard
47:20c'est le rapport
47:21aussi à l'emprise
47:22d'un homme
47:22même si on ne sait pas
47:23si monsieur Jubilard
47:24est coupable
47:25on n'en sait rien
47:26etc
47:26donc c'est pour ça
47:27les gens
47:27voilà allez-y Philippe
47:28non non
47:29mais il faut aussi
47:31admettre
47:31qu'il y a certaines affaires
47:33Cécile
47:33même si on
47:34ne s'y intéresse pas
47:36qui posent
47:36véritablement
47:37des énigmes
47:38absolues
47:39le trou
47:40le François
47:41Xavier
47:42le prénom
47:44du petit
47:45c'est vrai
47:47c'était véritablement
47:51une interrogation
47:52tout le monde
47:53comment est-il possible
47:54alors qu'on l'a vu
47:55qu'il y a des choses
47:57lui il y avait quelque chose
47:59c'est qu'on l'espérait
48:00pendant très longtemps
48:00vivant
48:01on attendait
48:02la bonne nouvelle
48:03c'est ça aussi
48:04et puis
48:05l'affaire dont parlait
48:06Philippe
48:08l'affaire
48:08des Vosges
48:10Grégory
48:11elle est aussi extraordinaire
48:13parce que c'est une double
48:15affaire criminelle
48:15au sein d'un départ
48:17il y a des raisons
48:19à chaque fois
48:19Cécile vous disiez
48:20que ça peut être
48:21notre voisin
48:22qui parfois
48:22est assassiné
48:23ou devient un criminel
48:24mais là par exemple
48:25dans l'affaire Grégory
48:26comme le dit Philippe
48:27ce qui est terrible
48:27c'est qu'on voit
48:28la haine
48:29qu'il peut y avoir
48:29dans une famille
48:30parce que
48:30quelqu'un qui est devenu
48:32contre-maître
48:33c'est pas PDG
48:34du CAC 40
48:35contre-maître
48:36dans une grosse PME
48:38je crois en plus
48:38ou une petite PME
48:39je ne sais plus
48:39peut attirer
48:40une telle haine
48:41par quelqu'un
48:42qui n'a pas progressé
48:43comment une famille
48:44se fracture
48:45on en arrive à tuer
48:46un gamin de 4 ans
48:47qui est beau comme un coeur
48:48c'est tous les tréfonds
48:50de l'horreur humaine
48:51qui ressortent
48:52à la haine
48:52c'est ça qui passionne
48:54parce qu'on veut le voir
48:56mais on croit
48:57qu'on ne l'est pas
48:58et qu'on en phrase
48:59un même cas
49:00c'est ça
49:00alors moi j'ai toujours
49:01eu une interrogation
49:02en tant que journaliste
49:03je me suis toujours demandé
49:03la question
49:04pourquoi un fait divers
49:05un crime
49:06est tout d'un coup
49:07mis en valeur
49:09par l'ensemble des médias
49:10et pas un autre
49:11ça j'ai jamais réussi
49:12à raison
49:12alors je ne sais pas
49:12si vous Philippe
49:13je n'ai peut-être pas
49:14possible pour vous de répondre
49:14mais ça m'a toujours
49:15pourquoi le meurtre d'un enfant
49:17malheureusement ça arrive
49:18parce que c'est le tabou absolu
49:20la mort d'un enfant
49:21c'est le tabou absolu
49:22c'est pour ça qu'en général
49:23c'est là où ça défaite
49:24même la mort d'une femme
49:27tuée par son mari
49:28malheureusement c'est terrible
49:29mais ça arrive assez souvent
49:30parce qu'il n'y a pas de corps
49:31il n'y a pas de corps
49:33il n'y a pas d'autre fait
49:35l'affaire Émile Louis
49:36par exemple
49:37ça a intéressé
49:38parce qu'il en a tué sept
49:40il y a une forme de série
49:42Guy Georges
49:43Patrice Alèbre
49:44etc
49:45là par contre
49:45ça a défrayé la chronique
49:47parce qu'on s'est dit
49:47qu'on était comme les Etats-Unis
49:48qui avaient aussi des tueurs en série
49:49chez nous
49:50Merci beaucoup messieurs
49:51en tout cas c'était passionnant
49:53tout de suite l'idée qui marche
49:54Les vrais voix sud radio
49:56et c'est la commune de Villepreux
49:58qui est à l'honneur ce soir
49:59dans les Yvelines
50:00qui s'est dotée d'un centre de supervision
50:02urbain
50:03Jean-Baptiste Ammoni
50:04qui était avec nous
50:05maire de Villepreux
50:06monsieur le maire
50:07bonjour
50:07bonsoir
50:08merci d'avoir accepté
50:10notre invitation
50:11alors j'imagine que cette vidéo
50:13surveillance
50:14est arrivée
50:15à l'issue
50:16d'un élément particulier
50:18ou finalement
50:19comment vous avez décidé
50:20finalement
50:21à mettre ces caméras
50:23Vous savez
50:24je pense qu'un peu
50:25à l'image de la santé
50:27santé-sécurité
50:28des compétences régaliennes
50:29de l'Etat
50:29mais pour autant
50:30on voit bien
50:31que ce sont des préoccupations
50:32très prégnantes
50:33au sein de nos populations
50:34donc on y vient
50:35on doit s'occuper
50:37de ces sujets
50:39et au-delà d'augmenter
50:41les effectifs de police municipale
50:43on a décidé d'aller au-delà
50:44et donc vous l'avez dit
50:45de nous doter d'un CSU
50:47un centre de supervision urbain
50:48concrètement
50:49sur Villepreux
50:50c'est maintenant
50:5246 caméras
50:53qui ont été installées
50:55dont 19 nouvelles
50:56avec plusieurs types
50:57de caméras
50:58des lectures de plaques
50:59des infrarouges
51:01et des 360 degrés
51:02pour avoir un maillage
51:03complet
51:04sur l'ensemble
51:04du territoire communal
51:05Monsieur le maire
51:06quelle est la différence
51:07par rapport
51:08à la vidéosurveillance
51:10classique
51:11qu'on met en place
51:12dans certaines cités ?
51:14Alors vous savez
51:15la vidéosurveillance classique
51:17souvent les images
51:18sont stockées
51:19mais vous ne pouvez y avoir recours
51:21que lorsque vous avez
51:22un dépôt de plainte
51:24et que vous avez
51:24un officier de police judiciaire
51:26qui réquisitionne
51:28ces images
51:29l'avantage du CSU
51:31c'est que nous avons
51:31la possibilité désormais
51:33de visionner en direct
51:34ce qui se passe
51:35sur la commune
51:36lorsque nous avons
51:37des agents
51:37qui seront au poste
51:39sur les horaires d'ouverture
51:40et puis on est allé
51:41un petit peu plus loin
51:42on est aussi maintenant
51:43sur la vidéo-verbalisation
51:44et donc la vidéo-verbalisation
51:46ça permet à distance
51:48de verbaliser
51:49un certain nombre
51:49d'infractions
51:50qui sont très réglementées
51:5111 pour être précis
51:52et qui touchent
51:54notamment ce qui peut
51:54relever des infractions
51:56au code de la route
51:56des excès de vitesse
51:57et pour nous c'est important
51:59parce qu'on a quand même
52:00eu à deux reprises
52:01sur le mandat
52:02des enfants
52:02en traversant
52:03des passages piétons
52:04pour se rendre à l'école
52:06ou en sortir
52:06qui ont pu être renversés
52:08et on a eu aussi
52:09un délai de suite
52:09sur la commune
52:10Est-ce que ça a amélioré
52:12les choses
52:13en termes d'insécurité
52:14parce que verbaliser
52:15les gens qui commettent
52:16des infractions
52:17au code de la route
52:18très bien
52:18bien sûr
52:19mais par exemple
52:20il y a un cambriolage
52:21vous arrivez à voir
52:22par le lecteur de plate
52:23le numéro de la camionnette
52:24Alors attendez
52:25je rebondis sur votre question
52:27est-ce que ça veut dire
52:28que vous aviez aussi
52:29une montée d'insécurité
52:30parce que je crois
52:32que c'est un peu plus
52:33de 10 000 habitants
52:33votre commune
52:35est-ce que vous avez senti
52:36une montée
52:37de l'insécurité
52:39Non
52:40on est d'ailleurs
52:40la commune
52:41la plus calme
52:42de la circonscription
52:43de police
52:43avec moins de 8%
52:45d'effets
52:45qui sont répertoriés
52:47sur notre commune
52:48néanmoins
52:48vous savez
52:49il y a quelque chose
52:49qui s'exprime
52:50et dont on parle peu
52:51ou en tout cas
52:51qu'on a tendance
52:52à balayer d'un revers de l'un
52:53c'est le sentiment
52:54d'insécurité
52:55et je crois que celui-ci
52:56il faut le traiter
52:57si le sentiment existe
52:58c'est qu'il est légitime
52:59et donc pour répondre
53:00à votre question
53:00les lectures de plaques
53:01évidemment
53:02elles ne sont pas là
53:03pour embêter
53:03les villeprosiens
53:05qui prennent leur voiture
53:06au quotidien
53:06elles sont là
53:07surtout
53:08pour capter
53:09des plaques d'immatriculation
53:11vous l'avez dit
53:11lorsqu'on peut avoir
53:12des cambriolages
53:13ou des vols
53:14de pièces de détachés
53:15de véhicules
53:16parce que ces caméras
53:17permettent
53:18en entrée et sortie de ville
53:19c'est l'objectif
53:20de mailler toute la ville
53:21et d'avoir un oeil vigilant
53:23et de pouvoir détecter
53:24ces auteurs de fait
53:25il est quand même très rare
53:26que des bandes organisées
53:28qui passent
53:29de commune en commune
53:30pour voler des pièces détachées
53:31repartent à pied
53:32donc l'avantage
53:33c'est effectivement
53:34de pouvoir
53:34élucider les enquêtes
53:36puisque toutes les statistiques
53:37le montrent
53:37lorsque nous sommes équipés
53:38de CSU
53:40et que nous avons
53:40des caméras
53:41à lecture de plaques
53:42on arrive à avoir
53:42des taux d'élucidation
53:43d'enquête
53:44qui sont beaucoup plus élevés
53:45donc Robichy
53:45je vous pourrais aller
53:46dans les clubs libertins
53:47sans problème
53:47tout va bien
53:49une toute petite question
53:51pour monsieur le maire
53:51est-ce que monsieur le maire
53:53vous avez eu
53:53une opposition
53:55à votre initiative
53:55parce que parfois
53:56il y a des gens
53:56qui sont complètement posés à ça
53:57au nom de l'atteinte
53:58aux libertés
53:59voilà exactement
53:59et bien pas vraiment
54:01je pensais qu'on en aurait
54:04et très sincèrement
54:05on n'en a pas eu
54:06alors effectivement
54:07il faut faire de la pédagogie
54:08sur le dispositif
54:08est-ce que j'allais dire
54:09c'est une façon
54:10de l'aborder aussi
54:11on a certaines personnes
54:12qui pensent qu'on va être
54:13derrière les caméras
54:15à guetter le moindre stop
54:16et le moindre stationnement
54:18qui serait gênant
54:20non c'est pas l'idée
54:21de toute façon
54:22on n'a pas les moyens humains
54:23de pouvoir être H24
54:24en permanence
54:25derrière les écrans
54:26mais en tout cas
54:27on sait que
54:27c'est un dispositif complémentaire
54:29en plus de la présence
54:30terrain des policiers
54:32municipaux
54:32que nous avons renforcée
54:33on a renforcé
54:34les effectifs sur le mandat
54:35on est obligé
54:36d'y aller aujourd'hui
54:37alors certes c'est coûteux
54:38ce petit dispositif
54:39quand même pour nous
54:40en deux ans
54:412025-2026
54:42où on sera au terme
54:43déploiement des caméras
54:44c'est quand même
54:45364 000 euros
54:46ce n'est pas rien
54:48et ce sont des dispositifs
54:50qui sont malheureusement
54:52peu soutenus
54:53aujourd'hui
54:53je vous prends juste
54:54deux exemples très rapides
54:55malheureusement
54:56j'ai pas eu de subvention
54:57de l'état
54:57parce qu'on considère
54:59que ma commune
54:59n'est pas la plus à risque
55:00bon je l'entends
55:02je le comprends
55:03et nous avions
55:04une subvention
55:05mais malheureusement
55:06qui n'a pas pu être
55:07délivrée
55:08et accordée
55:09de la région Île-de-France
55:10puisque vous avez sûrement
55:11suivi ce débat là
55:13le bouclier de sécurité
55:14mis en place
55:15par Valérie Pécresse
55:16a dû être suspendu
55:17puisque son opposition
55:19a attaqué devant le tribunal
55:20dans l'estimant
55:21que ce n'était pas
55:21une compétence de la région
55:22moi je pense qu'aujourd'hui
55:23on a besoin d'un continuum
55:25de sécurité
55:25c'est-à-dire que
55:26état et collectivité
55:27doivent pouvoir agir de concert
55:28et bien merci beaucoup
55:29et c'est un jeune maire
55:30voilà
55:31c'est très sympa
55:34en tout cas
55:34merci beaucoup
55:35Jean-Baptiste
55:35à Monique
55:36d'avoir accepté
55:37notre invitation
55:39cette jolie commune
55:41de Villepreux
55:41dans les Yvelines
55:42merci
55:43à très bientôt
55:43et tout de suite
55:45on dit d'abord
55:47au revoir
55:47à Philippe Bilger
55:48merci beaucoup
55:49au revoir
55:49au revoir
55:49au revoir madame
55:50au revoir mademoiselle
55:51au revoir monsieur
55:51dans un instant
55:53Alex Priam
55:54bonsoir Alex
55:55salut Alex
55:55bonsoir les vrais voix
55:57et avec toute l'équipe
55:58ce soir de la Pro D2
55:59Grenoble-Aix-en-Provence
56:01à 21h
56:02exactement
56:03Grenoble-Aix-en-Provence
56:04ça a été une semaine
56:05très très dure
56:06du côté de Grenoble
56:06avec pas mal de
56:07de drama
56:08voilà
56:09de potins
56:10il s'est passé beaucoup de choses
56:11on récapitulera ça
56:12évidemment dans quelques instants
56:13sur Sud Radio
56:13vous le disiez
56:15ce match ce soir
56:16très important
56:17entre Grenoble et Aix
56:17mais avant ça
56:18et bien
56:196 rencontres à suivre
56:20en direct sur Sud Radio
56:21ça commencera dans quelques instants
56:22avec le multiplex
56:23et toute l'équipe qui est présente
56:24notamment du côté de Béziers
56:25pour pas un derby
56:27mais quand un match important
56:28entre Béziers et Carcasse
56:29et bien on sera là
56:30bien entendu
56:30passez un excellent week-end
56:32on se retrouve lundi
56:33à partir de 18h
56:34avec un immense plaisir
56:36bon week-end
56:36absolument
56:37et on remercie Maxime
56:38on remercie François Loué
56:39bien sûr
56:39Zach et Justine
56:41on vous souhaite un très bon week-end
56:42et on vous embrasse
56:43et faites attention à vous
56:44on vous retrouve lundi
56:45à partir de 18h
56:46et à ce soir au fond froid
56:47et à ce soir au fond froid
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations