- il y a 5 mois
Des militaires de l'armée française sont montés à bord du pétrolier de la flotte fantôme russe, ce mercredi 1er octobre. Le bateau, battant pavillon béninois, est arraisonné depuis quelques jours au large de Saint-Nazaire.
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00:00La marine française est montée à bord du cargo russe fantôme qui se trouve juste devant Saint-Nazaire.
00:06C'est une information, enfin, c'est un scénario que l'on évoquait, Didier François,
00:11juste quelques minutes avant que l'on apprenne que ça y est, c'est une sorte de perquisition en fait.
00:16Voilà, alors on l'évoquait parce qu'on avait quand même un tout petit poil de...
00:18De renseignements.
00:19...d'infos en amont.
00:21Ça dépendait quand même d'une décision judiciaire, donc on ne pouvait pas s'avancer, c'est normal.
00:24Le procureur de Brest avait été saisi de cette affaire, de ce navire fantôme.
00:27Et pour que vous compreniez bien, ça faisait quand même trois jours qu'il y avait un patrouilleur
00:30qui collait au basque du pétrolier russe, parce qu'on savait que quand même il était...
00:35Donc depuis trois jours, en fait, ce navire faisait des ronds dans l'eau.
00:39On attendait une décision de justice pour pouvoir monter à bord.
00:42Il faut nous expliquer, Didier, comment peut-on monter à bord ?
00:45Quand je dis « on », ce sont des militaires.
00:47Alors des journalistes, on décrit des militaires en treillis, cagoulés, qui sont montés à bord.
00:51Comment peut-on monter à bord lorsqu'il s'agit d'un navire qui est dans les zones internationales ?
00:56Alors, il y a deux choses.
00:57Il y a la partie juridique.
00:59En fait, depuis trois jours, ça carbure très très dur au niveau du gouvernement et des états-majors des armées.
01:07Il y a ce qu'on appelle des conseillers juridiques
01:10qui voulaient bien voir le cadre dans lequel on pouvait intervenir en haute mer.
01:14Puisque comme vous le savez, la haute mer en temps de paix,
01:16on n'a pas le droit d'arraisonner un bateau civil, ce qui est normal.
01:21Mais évidemment, ce n'est pas non plus un lieu de non-droit.
01:24Donc on est parti sur une chose, qui est la règle à la mer,
01:27qui est l'article 110 du Code des Nations Unies du droit de la mer,
01:32qui permet d'intervenir en haute mer, donc dans les eaux internationales,
01:37d'abord s'il y a du trafic de drogue, ou du trafic d'êtres humains par exemple,
01:41ou des contortements d'embargos.
01:42Mais surtout, ce qui est important, c'est qu'il faut qu'on fasse la démonstration
01:48que le pavillon qui est arboré par le navire n'est pas le bon.
01:57Et là, dans le cas particulier, on avait un énorme doute,
01:59puisque les Estoniens l'avaient déjà chopé ce navire il y a un mois,
02:03dans le Baltique, parce que comme il fait partie de la fameuse flotte Phantom,
02:07en fait c'est un navire utilisé par les Russes pour contourner l'embargo.
02:10Et qui change le nom.
02:10– Mais il s'appelle le Pouchpa, mais il a eu d'autres noms.
02:13– Oui, alors il a eu comme nom le Boracé, il a eu comme nom le Kiwala,
02:16donc il passe son nom à son nom.
02:18– C'est comme dans Tintin, ils vont peindre de différentes couleurs, mais vraiment.
02:23– Non, ils changent de pavillon, ils changent de nom,
02:25parce qu'on est arrivé, en fait la justice française a réussi à démonter cela.
02:28– Donc en fait dans ces cas-là, on appelle le Bénin, les autorités béninoises,
02:30et on leur demande, est-ce que vous nous confirmez que ce navire est immatriculé chez vous,
02:34– Ou pas, voilà. – Et eux disent, ah ben non, on l'a pas dans les registres.
02:36– Alors là, après, comme il a eu des pavillons mongols,
02:41vous voyez bien qu'ils ont essayé de changer en permanence le drapeau de ce truc-là.
02:47Donc les Français se sont dit, ok, on va aller là-dessus,
02:50sur le fait qu'en fait c'est un pavillon de complaisance faux,
02:54et donc défaut de pavillon en pleine mer, c'est le fait de la piraterie,
02:58on n'a pas le droit de ne pas avoir de pavillon quand on navigue en pleine mer,
03:02ça permet donc de monter à bord ce qu'on appelle le droit de visite.
03:06Le droit de visite, comme vous le disiez tout à l'heure, c'est une perquisition en haute mer.
03:09– On va vérifier les papiers ? – Voilà, parce qu'on avait demandé d'abord…
03:12– L'identité de ceux qui sont à bord ?
03:13– Dans un premier temps, il a été interpellé à la radio par le commandant du patrouilleur
03:17qui est français, qui le suivait, de la Marine nationale,
03:20et qui lui a dit, ben donnez-nous vos indicatifs,
03:22parce qu'on avait son numéro de code quand même, on n'est pas totalement donneux,
03:25puis il avait été suivi par le renseignement,
03:27et donc là, il a refusé de le faire, il a commencé à faire des manœuvres bizarres
03:30à la limite des eaux territoriales.
03:33Donc là, le commandant de la Marine nationale a eu l'autorisation
03:39de déclencher une visite, un droit de visite,
03:42donc les commandos marines, là, techniquement, en général, ça se passe…
03:46– Parce que là, on ne voit pas de navire de la marine autour du bâtiment.
03:50– On a plusieurs façons de le faire, on peut l'envoyer soit par hélico,
03:53soit avec un Zodiac, soit voilà, après, il y a les modes d'action,
03:57– Alors, on va aller à Saint-Nazaire avant de reprendre notre discussion
03:59avec Clémence Diboulé et Paul Gogo.
03:59– Il faut préciser que ce sont des images BFM TV.
04:02– Exclusives, tournées en hélicoptère, c'est Laura Cambo,
04:05qui est sur la plage de Port-Nichet, alors vous êtes juste à côté,
04:09même si le navire est quand même assez loin,
04:12mais c'est bien chez vous que ça se passe que l'on…
04:14– Il est à 22 kilomètres.
04:15– Voilà, on se crue de ce navire fantôme.
04:17– 12 minutiques.
04:18– Oui, tout à fait, puisque ce navire fantôme, on peut le voir,
04:23il est à plusieurs dizaines de kilomètres de la place de Port-Nichet,
04:27où l'on se trouve, mais ce qui est intéressant,
04:29c'est surtout notre collègue Hugo Meunier,
04:31qui a pu monter à bord d'un hélicoptère cet après-midi,
04:33il a pu s'approcher de ce navire très proche,
04:37et il a constaté qu'il y avait au moins deux militaires sur place
04:41qui étaient cagoulés et entréillis,
04:43qui étaient en train d'effectuer une patrouille,
04:45c'est ce qu'on peut vous dire ici, nous sur la plage,
04:47on est un peu loin, mais on peut vous expliquer
04:49que toutes les personnes que nous croisons sont interloquées,
04:52elle se demande ce que fait ce navire russe ici,
04:56puisqu'on vous le rappelle, il est parti de Russie,
04:58autour de Saint-Pétersbourg, et il devait passer par l'Inde,
05:02mais il a été retrouvé ici, aux alentours de Saint-Nazaire,
05:06ce navire qui a changé de nom,
05:08et également de pavillon à plusieurs reprises
05:10au cours de ces derniers mois,
05:11au cours de ces dernières semaines,
05:13les militaires qui sont montés à bord de ce navire,
05:17qui sont en train de patrouiller, doivent également chercher
05:19peut-être des informations pour tenter de comprendre
05:22ce que faisait ce navire en mer Baltique,
05:25puisqu'on vous le rappelle, l'une des hypothèses,
05:27et bien c'est que ce navire aurait pu servir
05:29de base de lancement aux drones
05:31qui sont ensuite allés survoler le Danemark,
05:34c'était il y a quelques jours.
05:35Merci Laura Cambeau.
05:36Clémence Dibout, grand reporter BFMTV,
05:39des précisions, quand on parle de flotte fantôme russe,
05:42c'est quoi précisément ?
05:43Les derniers chiffres qu'on a, évidemment c'est un peu compliqué,
05:45ils datent de l'année dernière,
05:46et l'année dernière, il y en avait à peu près 600 recensés,
05:48les spécialistes pensent qu'on est peut-être même à 1000 aujourd'hui.
05:51En fait, cette flotte fantôme,
05:51elle a explosé après le début de la guerre en Ukraine,
05:55depuis l'invasion en Ukraine en 2022.
05:57Il y a d'abord un homme qui compose cette flotte,
06:00cette flotte fantôme, c'est Igor Setsin,
06:02qui est un ancien d'un renseignement très très proche de Poutine,
06:05et c'est surtout le PDG de Rosneft,
06:07le géant du pétrole,
06:08c'est surtout lui qui acquiert ces bateaux fantômes.
06:12C'est un seed tank ukrainien
06:14qui estime que la Russie aurait investi
06:1610 milliards de dollars dans cette flotte fantôme,
06:19donc c'est très important,
06:20on l'a dit, c'est aussi...
06:21Pour contourner l'interdiction de vente de pétrole
06:23et financer la guerre.
06:24Parce que c'est vital d'exporter quasiment 70% du pétrole russe
06:28pour financer la guerre,
06:29mais il y a aussi un autre aspect
06:31qu'on est en train de découvrir aujourd'hui,
06:33cette flotte fantôme,
06:33elle sert aussi la guerre hybride,
06:35c'est-à-dire éventuellement à faire des actes de sabotage,
06:38par exemple avec des câbles,
06:39ou éventuellement faire décoller des drones.
06:41Pour l'instant, tout ça,
06:42ce sont des faisceaux d'indices concordants.
06:43Les drones qu'on a vus récemment
06:45pourraient partir de ces navires.
06:48C'est-à-dire que ce navire
06:50qui n'a pas vraiment de réelle fonction
06:52dans la mer Baltique
06:53était là au moment où les drones suspects
06:55étaient au-dessus de Copenhague.
06:56Donc forcément, ça pose des questions.
06:58Ça pose aussi des questions
06:59parce que là, à Saint-Nazaire,
07:00ça ne se voit pas sur les images,
07:01mais un peu plus loin,
07:02il y a le grand parc éolien de Saint-Nazaire,
07:04parc éolien qui veut dire câble souterrain,
07:06ou qui veut dire possibilité de nuisance,
07:08c'est aussi un endroit stratégique.
07:09– Juste un mot, parce qu'il fait 200 mètres.
07:12– 244 mètres, oui.
07:13– Donc on a, en théorie,
07:1415 à 20 membres d'équipage
07:16à peu près à bord de ce genre de navire,
07:19si c'est l'équipage du pétrolier.
07:22Après, il peut y avoir peut-être une surprise
07:23lors du contrôle.
07:25– C'est ça qu'on…
07:26Alors ça, c'est une des choses qui va être vue.
07:28Il faut savoir que sa première fonction,
07:30c'est de transporter du pétrole quand même.
07:31C'est de contourner l'embargo.
07:32Et quand il part du port de Primovsk le 20 septembre,
07:35il a du pétrole à bord.
07:36On sait qu'il a chargé.
07:37Et donc, ce qui le rend suspect,
07:40c'est qu'en fait,
07:41il y a quand même un petit bout de temps
07:43qu'on a compris le système.
07:45Donc il est surveillé par l'ensemble
07:46des nations de l'OTAN au fur et à mesure.
07:48Parce que le…
07:50Donc on voit une première chose,
07:52c'est qu'il a un trajet,
07:55lui et deux autres bateaux en fait.
07:56Un autre bateau qui s'appelle
07:57l'Oslo Carrier 3 et le Astrol 1,
07:59qui partent tous à peu près en même temps
08:01de la zone de Saint-Pétersbourg
08:03et qui passent avec des trajectoires
08:06pas très normales parce qu'ils font des zigzags
08:08pour rester suffisamment longtemps
08:10à grosso modo une quinzaine de mille nautiques,
08:13donc à peu près 100-130 kilomètres,
08:16des fameux aéroports aux deux dates
08:18où il y a eu les survols de drones.
08:21Donc c'est ça qui les rend suspects
08:22aux yeux des Danois.
08:24Donc là, la première chose effectivement
08:25qui va être regardée,
08:26c'est la nature de l'équipage.
08:27Alors, on avait parfois trouvé
08:31dans certains équipages
08:32qu'on avait des cuisiniers
08:34qui étaient particulièrement musclés
08:35et particulièrement entraînés
08:37pour des cuisiniers.
08:38Bon, et qui en fait,
08:38s'étaient révélés des agents du Gours,
08:40donc du renseignement militaire russe,
08:41sur un certain nombre de navires
08:42de cette nature.
08:44Et pareil, sur les câbles sous-marins,
08:46il y a un navire qui est connu
08:47qui s'appelle le Yantar,
08:48qui vient de passer très récemment
08:49énormément de temps
08:50autour de la Grande-Bretagne,
08:52qui elle-même vient de faire
08:52des déclarations là-dessus,
08:54et qui est suspectée
08:55pour le coup, de cartographier
08:58le fond des mers
08:59pour trouver les câbles sous-marins
09:00qui sont d'intérêt stratégique
09:02pour nous,
09:02qui sont nos communications,
09:03et ensuite passerait derrière
09:05un certain nombre de...
09:06Alors, ce n'est pas les pétroliers
09:07en général qui font ça,
09:08c'est d'autres navires
09:09de type chahutier
09:10qui, en laissant traîner des encres,
09:12arrachent les fils.
09:14Donc c'est ça,
09:15les modes d'action.
09:18On a des militaires français
09:19qui sont entrés y cagoulés
09:21sur ce navire,
09:23qui vont contrôler
09:24l'équipage,
09:25la nationalité,
09:26ce qu'il y a dans ce cargo.
09:29Comment les Russes vont réagir ?
09:31C'est compliqué,
09:31parce qu'officiellement,
09:32ils n'ont absolument rien à voir
09:33avec cette histoire.
09:34Et je regardais justement
09:35avant de vous retrouver...
09:37C'est-à-dire,
09:37s'ils réagissent,
09:38ça veut dire qu'ils ont
09:38quelque chose à voir.
09:39Oui, c'est ça.
09:40Je regardais dans la presse,
09:41même sur les chats de Telegram,
09:42il n'y a pas un mot
09:43sur ce qui est en train
09:44de se passer.
09:45Donc c'est assez intéressant
09:46de voir que,
09:47pour l'instant,
09:47ils sont un peu pris au piège.
09:49Ou pas.
09:49Si on peut aussi avoir
09:51des militaires français
09:54qu'il n'y a aucune preuve,
09:55il n'y a rien qui puisse
09:56faire un lien avec la Russie,
09:58auquel cas,
09:58on pourrait dire
09:58que la Russie aura éventuellement
10:00encore remporté la guerre.
10:04Mais si jamais
10:05on trouve des choses,
10:07c'est quand même
10:07un mauvais coup porté
10:08à cette flotte fantôme.
10:11Et c'est aussi un message
10:12qu'on envoie.
10:13En disant,
10:14attends, ça suffit.
10:15Parce que ce n'est pas
10:15le premier navire, évidemment.
10:16La flotte fantôme qui passe ici,
10:18c'est ce que disait aussi
10:19l'idée de François.
10:19En fait, on les suit au quotidien.
10:20Ce port d'où est parti,
10:21ce bateau,
10:22on le connaît très bien
10:23parce que c'est un des ports clés
10:24de cette flotte fantôme.
10:26Et donc,
10:26c'est aussi un message politique
10:28qu'on fait passer certainement
10:29en s'attaquant à ce navire aujourd'hui.
10:30Parce que cette fois-ci,
10:31on a décidé de l'arrêter,
10:32on a décidé de le contrôler.
10:34Et c'est une façon
10:34de dire à la Russie,
10:35vous testez nos limites,
10:37voilà notre réponse à ces...
10:38Mais attendez,
10:39parce que là,
10:39il est contrôlé.
10:40Est-ce qu'on peut imaginer
10:41qu'on dise au commandant,
10:43écoutez, maintenant,
10:43vous êtes gentil.
10:44Arraisonné, dérouté.
10:45Voilà, arraisonné, dérouté,
10:46direction Saint-Nazaire,
10:48hacker,
10:49et puis maintenant,
10:50on va y aller.
10:51Et évidemment,
10:52on a tous ça en tête.
10:53Parce qu'ils sont à bord
10:54et on a des commandos,
10:55qu'est-ce qu'ils foutent ?
10:56Mais la vraie réponse,
10:58c'est là que justement,
10:59comme on est dans de la guerre hybride
11:00et que les Russes nous testent,
11:02on sait parfaitement
11:02que c'est un navire russe fantôme.
11:04Mais officiellement,
11:05il n'est pas russe.
11:05Il a un drapeau béninois,
11:06un équipage,
11:07on ne sait pas d'où il somme.
11:08L'équipage serait peut-être russe.
11:08Etc.
11:09Oui.
11:10En général,
11:10ce sont souvent des équipages philippins.
11:12Et qui changent régulièrement.
11:13Donc,
11:13comme on est dans de la guerre hybride,
11:14nous,
11:15on a fait super gaffe
11:16d'être dans les clous
11:17du droit international.
11:18Et c'est pour ça
11:19que tout à l'heure,
11:19on était prudents
11:20et on vous disait,
11:20attention,
11:21voilà vers quoi on va,
11:22mais on attendait
11:23une décision judiciaire.
11:24Parce qu'évidemment,
11:24les Russes,
11:25ils vont nous dire
11:26la seule chose qu'ils puissent faire.
11:27Ils ne vont pas dire
11:28c'est dégueulasse,
11:29on nous a piqué un bateau
11:30puisqu'ils disent
11:30que ce n'est pas leur bateau
11:31et qu'il n'y a pas leur bargue.
11:31Mais ils peuvent dire
11:32oh, mais regardez,
11:33ces salaudes occidentaux
11:34comme d'habitude,
11:35ces deux voies,
11:35deux mesures,
11:36ils ne respectent pas
11:38le droit international,
11:39ils abordent dans les...
11:39Et c'est ça
11:40qu'ils avaient commencé à faire
11:41pour dire,
11:41en fait,
11:42on va faire ça
11:43comme ça,
11:43ils n'oseront pas y aller.
11:44Sauf que là,
11:45c'est un navire,
11:45en théorie,
11:46béninois.
11:47C'est ça,
11:47en théorie.
11:48Et c'est pour ça
11:49qu'on va faire la démonstration
11:50que, grosso modo,
11:52le pavillon
11:53n'est pas réellement...
11:54Mais il y a des registres,
11:55il y a des registres
11:56de navigation,
11:57normalement,
11:57qui sont tenus
11:58à jour au quotidien.
11:59Ils font des sociétés écrans,
12:02c'est ça l'astuce.
12:04Et c'est des sociétés
12:04qui remontent
12:05toutes vers le Kremlin ?
12:06Alors,
12:06ils font gaffe.
12:07Parce que vous avez dit,
12:08Clémence,
12:09que c'était un proche
12:10de Poutine,
12:11qui était derrière
12:12la flotte fantôme.
12:13Avec notamment
12:14le géant du gaz
12:16Rosnett.
12:16Oui,
12:17c'est le Chine,
12:18c'est un très proche
12:19de Vladimir Poutine
12:19et évidemment
12:20que le système
12:21s'organise,
12:23que oui,
12:23Vladimir Poutine,
12:24son armée,
12:25ses services
12:25de renseignement extérieur,
12:27très bien à faire appel
12:28à cet homme,
12:29à ses navires
12:30pour monter
12:30des opérations
12:31un peu sophistiquées
12:32ou pas sophistiquées
12:33parce qu'on a aussi
12:35remarqué depuis quelque temps
12:36que la Russie
12:37utilisait des hommes jetables,
12:38des gens qui n'ont rien à voir
12:39avec les services
12:40de sécurité russes.
12:42Bon là,
12:42il y a des drones
12:43qu'on dit
12:43assez imposants
12:45donc il faut quand même
12:46que ce soit des gens
12:46capables d'utiliser ces drones
12:47mais on peut aussi
12:48avoir mis n'importe qui
12:49sur un navire
12:50et l'avoir un petit peu payé.
12:51Si on mettait fin
12:53à cette flotte fantôme,
12:55quelles seraient
12:55les conséquences
12:56pour la Russie ?
12:57On s'entraîne
12:57au nerf de la guerre.
12:5870% de leur économie,
13:00enfin de leur exportation
13:01de pétrole.
13:02C'est ce qu'on disait
13:03tout à l'heure.
13:04Personne n'achète
13:05des téléphones russes,
13:06des voitures russes,
13:06de l'électroménagerie russe.
13:08Non mais là,
13:08il y a du pétrole
13:10à bord de ce...
13:10Ah oui, oui.
13:11Alors le pétrole,
13:12il va où ?
13:14Que fait-il ce pétrole ?
13:16Tu vous réponds ?
13:16Là, il partait vers l'Inde
13:17si j'ai bien compris.
13:18C'est un pétrole qui parfois
13:21peut même être utilisé
13:23pour un peu le retransformer
13:24et le revendre
13:25à des pays
13:25qui, eux,
13:26expliquent
13:27ne plus vouloir acheter
13:27de pétrole russe.
13:29Donc c'est aussi quand même...
13:29Oui, parce qu'il faut rappeler
13:30qui sont les acheteurs
13:31du pétrole russe ?
13:31Essentiellement,
13:32chinois,
13:33en un,
13:33en deux,
13:34les indiens
13:34et en trois,
13:35les turcs.
13:35Et nous,
13:35indirectement ?
13:36Et nous,
13:36on peut leur raffiner.
13:38Les Allemands ont un peu...
13:39Une fois qu'il est raffiné ?
13:40Voilà,
13:40ils ont besoin de le raffiner.
13:42Il y a encore quelques pays européens,
13:43entre autres les...
13:45Mais si on arrivait
13:46à mettre un terme
13:47à cette flotte,
13:48est-ce que ça empêcherait
13:50Vladimir Poutine
13:50de continuer à faire la guerre ?
13:51Ça le ferait super mal.
13:52Là, au Parlement,
13:53en Russie,
13:53ils sont en train d'étudier
13:54comme partout,
13:55d'ailleurs,
13:55le budget de l'année à venir
13:57et comme d'habitude,
13:59évidemment,
13:59le pétrole
14:00a la place principale
14:02dans ce sujet.
14:04Justement,
14:05où on voit les militaires
14:06à bord du bateau.
14:07Voilà les militaires français
14:09qui sont montés
14:11à bord du bateau aujourd'hui.
14:12On voit d'ailleurs
14:12Boracay,
14:13il a encore changé de nom.
14:14Il a encore changé de nom.
14:15Oui, il s'appelle
14:15le Pouche-Pas.
14:16C'était plus le Pouche-Pas,
14:17c'était le là,
14:17c'est le Boracay.
14:17Mais ce qui est intéressant,
14:18d'ailleurs,
14:18vous le voyez bien,
14:19c'est pas peint sur la coque.
14:21C'est un espèce de borderole
14:23qu'on peut changer
14:23quand on veut.
14:24Demain,
14:24il va s'appeler
14:25Tralala Poum Poum,
14:26ça sera pareil.
14:27Ce que l'on voit
14:33cagoulé
14:34en treillis
14:35en noir,
14:36ce sont les commandos marines.
14:38Donc,
14:38ils sont partis
14:38de Saint-Nazaire
14:39ou ailleurs.
14:40Je ne connais pas
14:41le mode d'action
14:41qui a été employé.
14:43On a eu des confirmations
14:44de l'état-major
14:44de la Marine nationale
14:45et de l'état-major
14:46des armées,
14:47c'est une opération,
14:48et que ce sont donc
14:48eux qui ont la main.
14:50Mais le mode d'action,
14:51comment ils sont arrivés à bord,
14:52honnêtement,
14:52je ne le sais pas.
14:53C'est assez torlable.
14:54On est avec,
14:55en regardant cette image,
14:56on est avec Romain Mille
14:56Thiarek,
14:57notre journaliste défense
14:58BFM TV.
14:59Romain,
15:00donc là,
15:00la France a décidé,
15:02et je vais déguimer,
15:02de passer à l'action
15:03avec qui ?
15:04Les commandos marines ?
15:06Qui est à bord ?
15:09Je vais vous décevoir,
15:10moi non plus,
15:11comme vous le disiez,
15:11je n'ai pas le détail
15:12de comment ils sont montés à bord
15:14et par quel vecteur.
15:17Je pense que ce qui est intéressant,
15:18c'est que ça fait des mois
15:19maintenant
15:20que les pays européens
15:22et notamment la France
15:23se posent la question
15:24de comment on fait
15:24pour contrôler
15:25ces navires-là,
15:26notamment parce qu'on sait
15:28qu'à bord de ces navires,
15:30il y a à la fois
15:31du matériel militaire,
15:34suspect,
15:35il y a deux navires
15:36qui ont été repérés,
15:37deux pétroliers
15:37qui ont été repérés
15:38avec des systèmes
15:40d'écoute et d'interception
15:41à bord,
15:42deux bateaux qui s'appellent
15:43le Swift Sea Rider
15:44et l'Eagle S.
15:46Et l'Eagle S,
15:47c'est un navire
15:48qui, par ailleurs,
15:48à un autre moment,
15:49a été accusé
15:50par les Finlandais
15:51de saboter
15:52des câbles dans la Baltique.
15:54Donc on sait
15:54que sur ces bateaux,
15:55il peut y avoir
15:56du matériel
15:57utilisé probablement
15:59par des services
15:59de renseignement
16:00et on sait
16:00qu'il peut y avoir
16:01des gens
16:02pour opérer
16:03ce type d'équipement,
16:04donc des gens
16:04qui ne sont pas
16:05de simples marins.
16:06Ce que vont probablement
16:08chercher
16:08les militaires français
16:09à bord d'un navire
16:10comme celui-là,
16:11c'est des éléments
16:11de ce type-là,
16:12soit de l'équipement,
16:14soit des gens
16:14qui n'ont rien à faire
16:15sur ce bateau.
16:16On peut trouver aussi
16:17des traces de drones
16:18puisqu'on soupçonne
16:20aussi cette flotte fantôme
16:22d'être le point de départ
16:24des drones
16:24qui survolent ensuite
16:25l'Europe.
16:28La grosse difficulté,
16:30c'est que ce soit
16:31des drones,
16:32comme vous le dites,
16:33ou de l'équipement électronique,
16:36globalement,
16:36l'essentiel,
16:37ils ont la possibilité
16:38de le balancer
16:39à la mer
16:40à l'approche
16:41de moyens d'interception.
16:43La question,
16:44c'est est-ce que
16:45les Français
16:45ont pu survoler
16:46le bateau
16:47en même temps
16:47pour faire
16:48des prises d'images
16:49et veiller
16:50à ce que personne
16:52ne fasse disparaître
16:53quoi que ce soit.
16:55Ça, je pense
16:56qu'on le saura
16:56dans les heures,
16:57dans les jours
16:57qui viennent,
16:58qu'est-ce que
16:59les marins français
17:01ont trouvé
17:01à bord de ce bateau.
17:03Est-ce que
17:03les commandos
17:04ont pour mission
17:05d'arrêter
17:07ceux qui sont à bord
17:09et peut-être
17:09de les ramener
17:10ensuite à Saint-Nazaire
17:11ou ailleurs
17:12pour une garde à vue ?
17:15À ma connaissance,
17:17non,
17:18ils n'ont pas
17:18cette possibilité-là.
17:22Je ne vois pas
17:23comment ils pourraient
17:23avoir un rôle
17:24de police judiciaire.
17:26Ça dépend
17:26s'il y a
17:27des gens
17:29qui à bord
17:29se défendent.
17:31Mais là,
17:31on est en dehors
17:32des eaux françaises.
17:34Donc,
17:35sans risque imminent,
17:36je ne vois pas
17:36très bien
17:37comment ils pourraient
17:38se saisir
17:38soit de l'équipage,
17:39soit du navire.
17:41Dans tous les cas,
17:42Bruno Jeudy,
17:42c'est une décision politique
17:43qui a été prise
17:44en haut lieu
17:44de dire à la marine française
17:45« vous montez à bord ».
17:47Ça veut dire
17:47qu'on envoie un message.
17:50Oui, absolument.
17:50Il y a aussi
17:51d'abord
17:52le procureur
17:53puisqu'il y avait
17:54une vérification
17:55de la nationalité
17:56du bateau.
17:57L'enquête
17:59ouverte
17:59par la justice.
18:00Évidemment,
18:01derrière,
18:01il y a une décision
18:02militaire.
18:02Ça veut dire
18:03décision de l'autorité
18:04politique
18:05qui commande
18:07nos armées
18:07en France
18:08comme c'est le cas
18:08dans les démocraties.
18:10Ça veut dire aussi
18:11ce qui se passe aujourd'hui.
18:12ça veut dire que la France
18:13qui déjà depuis plusieurs mois
18:15voire même un peu plus
18:17est attaquée
18:18et victime
18:20régulièrement
18:21d'actes
18:22d'ingérence,
18:24de provocation.
18:25On se souvient
18:26récemment
18:26de l'histoire
18:27des têtes de cochon.
18:28On se souvient récemment
18:29de l'histoire
18:30des pochoirs.
18:31On se souvient
18:31de l'histoire
18:32des cercueils
18:32devant l'église russe
18:35de Paris.
18:35que tout ça
18:36est pris très au sérieux
18:38et que maintenant
18:39le moindre fait
18:40suspect
18:42fait l'objet
18:43de vérifications
18:44et d'interventions
18:46puisque là,
18:46aujourd'hui,
18:46il y a intervention
18:47immédiate
18:48à chaud
18:49puisque
18:50des marines françaises
18:53sont intervenues.
18:55Il faut faire le lien
18:55avec ce qui se passe
18:56en ce moment même
18:57avec Emmanuel Macron
18:58dans ce sommet
18:59où il tient
19:00des propos
19:01assez fermes
19:02en disant
19:03maintenant ça suffit.
19:04On a peut-être été naïfs
19:06d'ailleurs,
19:06c'est ce qu'il dit
19:06face à cette menace russe
19:09et aujourd'hui,
19:10il faut faire preuve
19:10de fermeté
19:11quitte à,
19:12pourquoi pas,
19:12abattre un avion
19:13de combat de russe.
19:14Alors,
19:14il ne le dit pas
19:14parce qu'il dit
19:14qu'il faut rester
19:15dans l'ambiguïté stratégique
19:16mais enfin,
19:17c'est possible.
19:19Ils ne le disent pas
19:20mais c'est la position
19:21qui est adoptée
19:24sans qu'ils le disent
19:24vraiment
19:25par beaucoup
19:25des pays
19:27qui sont membres
19:27de l'OTAN
19:28et on voit bien
19:29ce qui se passe
19:30depuis maintenant
19:31plusieurs jours
19:33et semaines.
19:34Et la réaction
19:35du président français
19:36est conforme à ça
19:37même s'il est resté prudent
19:38lorsqu'il a été interrogé
19:39sur le soupçon
19:41que ce bateau
19:42ait hébergé
19:43les drones
19:43qui notamment
19:44auraient pu
19:46partir
19:47sur l'espace aérien
19:49danois
19:50il y a quelques jours.
19:51À minima,
19:52on peut se dire
19:53que de toute façon
19:53ils trouveront
19:54au moins un problème
19:55soit administratif
19:56soit d'assurance
19:56soit de pavillon
19:57ça c'est sûr.
19:58C'est un bateau
19:59fantôme
20:00qui a changé
20:01plusieurs fois de pavillon
20:02donc on imagine bien
20:02que tout soit en règle
20:03on imagine mal
20:04que tout soit en règle à bord
20:05donc il y aura au moins
20:06ce fait-là.
20:07Ensuite évidemment
20:07bien sûr
20:08est-ce qu'il y aura
20:08des traces d'armes
20:09des traces de drones
20:10ou du personnel suspect
20:12ça ça va être plus compliqué
20:13à savoir là maintenant.
20:14on peut tout imaginer
20:15avec les équipages
20:16ça s'est vu par le passé
20:18non pas ce bateau fantôme-là
20:19mais des équipages
20:20qui peuvent se changer
20:20même au dernier moment
20:21ça peut se faire aussi
20:23donc c'est assez compliqué.
20:25Il semblerait
20:25qu'ils soient intervenus
20:26avec des Zodiacs
20:27ils sont montés à bord
20:29ils sont arrivés
20:30avec des Zodiacs
20:30ça a eu opération
20:31vérifiée encore
20:32mais opération rapide
20:33quoi en fait
20:34c'est ça
20:34et à ce moment-là
20:35ils auraient fait monter à bord
20:36de la...
20:38Ce navire-là
20:38depuis samedi
20:39c'est ça ?
20:40Mais en fait
20:40le patrouilleur le suit
20:41depuis qu'il est arrivé
20:42sur le roi de descente
20:42donc on l'a en survol
20:44avec les avions
20:45de patrouille maritime
20:46et un suivi
20:47avec un patrouilleur
20:49de la marine nationale
20:50tout ça étant coordonné
20:51par le centre
20:52de planification
20:53des opérations
20:53donc il y a eu le temps
20:54de monter à bord
20:55une capacité
20:57d'intervention rapide
20:57avec Zodiacs
20:59qui peut...
20:59D'accord
20:59Ce que l'on voit
21:01c'est quand le président
21:02de la République dit
21:02il n'y a plus de naïveté
21:03en gros
21:04on voit bien que
21:06cette fois-ci
21:06ils interviennent à chaud
21:08parce qu'entre samedi
21:09et aujourd'hui
21:10la décision d'intervenir
21:11aussi rapidement
21:12ne relève pas du hasard
21:13et à mettre en lien
21:14avec tout ce qui s'est passé
21:16ces derniers jours
21:16dans l'espace aérien
21:19qui est protégé
21:20par l'OTAN
21:21que ce soit
21:21au-dessus de la Pologne
21:24que ce soit en Estonie
21:25le Danemark
21:26et on n'a pas
21:27tous les éléments
21:28pour savoir exactement
21:28dans tous les cas
21:29c'est aussi une démonstration
21:31de force
21:31parce qu'on envoie
21:33les commandos
21:34ça veut dire
21:34attention
21:35on ne plaisante pas
21:36même au risque
21:37de se dire
21:37il peut y avoir éventuellement
21:39je ne dis pas
21:39confrontation à bord
21:40mais on ne sait jamais
21:41il y a un message
21:42on appelle ça
21:43d'un point de vue militaire
21:45et politique
21:45à ce niveau-là
21:46un signalement stratégique
21:47et clairement
21:48que ce soit
21:49l'état-major des armées
21:49que ce soit l'Elysée
21:50que ce soit au niveau
21:51enfin le choix
21:52a été fait
21:53et ce n'est pas fait
21:55n'importe quand
21:56c'est fait aujourd'hui
21:57alors qu'à Copenhague
21:58on est avec nos alliés
21:59européens
21:59dans le cadre de l'OTAN
22:01à discuter justement
22:02de ces fameuses
22:03règles d'engagement
22:04les règles d'engagement
22:05c'est très important
22:06dans l'OTAN
22:06parce que
22:07c'est ce qui donne
22:09ce qui en fait
22:09qualifie le droit
22:11ou la façon
22:13dans laquelle
22:13on peut ouvrir le feu
22:15sur des menaces
22:16que ce soit
22:17des drones
22:18des avions
22:18ou autre chose
22:18donc évidemment
22:20par nature
22:20les règles d'engagement
22:21ne sont pas rendues publiques
22:22sinon ça serait compliqué
22:23mais on a très clairement
22:25fait savoir au risque récemment
22:26et ça a été fait
22:27avec l'accord des américains
22:29le plus grand
22:30gradé américain
22:31en Europe
22:31le patron de l'OTAN
22:32en Europe
22:33a fait des déclarations
22:34très claires là-dessus
22:35on a monté
22:37les capacités
22:38à intervenir
22:39on a assoupli
22:40les règles d'engagement
22:41et on a prévenu
22:43Mais cette décision
22:43d'Emmanuel Macron
22:44elle est prise seule
22:45elle est prise en accord
22:45avec les Européens
22:46il a prévenu tout le monde
22:47La France fait partie
22:49des pays qui aujourd'hui
22:50sont leaders
22:51honnêtement
22:52sont sur la réponse ferme
22:54à la Russie
22:55parce qu'on pense
22:55que si on ne leur répond pas
22:56on va ouvrir leur appétit
22:58parce qu'ils nous testent
22:59ils nous testent
22:59ils nous testent
23:00c'est comme un gamin
23:01et à un moment
23:02si vous lui dites pas stop
23:03ça ne va jamais s'arrêter
23:04et donc ça c'est la ligne de la France
23:05et d'autres pays
23:07et la Pologne et tout
23:07après je vais finir
23:08Politiquement pour enchaîner
23:09ce que dit Didier
23:11les Russes
23:12à plusieurs reprises
23:14ont voulu montrer
23:14qu'ils pouvaient rentrer chez nous
23:15comme ils voulaient
23:16que ce soit
23:17je parle toujours de l'espace
23:18et rien de l'OTAN
23:19qu'ils rentrent comme ils veulent
23:20et là la France dit
23:21non on ne rentre pas comme ça
23:22chez nous
23:22et ça suffit
23:23Oui parce que
23:24c'est une réponse à un message
23:25mais évidemment
23:26que ce n'est pas la France
23:26qui a découvert ce bateau
23:28qui pensait agir sous couvert
23:30le message était aussi là
23:31attention on arrive
23:32et vous nous voyez bien
23:33qu'est-ce que vous allez faire
23:34il y avait aussi cette dimension là
23:35donc voilà la dernière info
23:37de la soirée
23:38ô combien importante
23:39avec des images impressionnantes
23:40voilà qu'il y a un sommet européen
23:42à Copenhague
23:42le président de la république
23:43a déclaré que nous étions
23:45en confrontation avec la Russie
23:46et bien ce sont des commandos
23:48marines français
23:49qui sont montés à bord
23:50du cargo russe
23:51ces navires que l'on appelle
23:52les navires fantômes
23:53on attend maintenant
23:54de voir quels sont
23:54les prochains développements
23:56on va le savoir d'ailleurs
23:57au fil des heures
23:59notamment avec Marc Fauvel
24:00bonsoir
24:00bonsoir
24:01ravi de vous retrouver
24:02c'est parti pour 60 minutes
24:03on va effectivement revenir
24:04longuement ce soir
24:06sur ce très très gros
24:07coup de chaud
24:08entre la France et la Russie
24:09des militaires français
24:11montés à bord
24:11d'un pétrolier russe
24:13stationné au large
24:15des côtes françaises
24:16le bateau appartient
24:16à la flotte fantôme russe
24:18fantôme russe
24:19on va tout vous expliquer
24:20sur cette flotte
24:21il aurait participé également
24:23à l'envoi de drones
24:24au dessus du Danemark
24:25il y a quelques jours
24:27c'est l'événement du jour
24:28nos spécialistes avec nous
24:30en plateau
24:30nos envoyés spéciaux
24:31sur le terrain
24:31également dans ces 60 minutes
24:34payer des fonctionnaires
24:35pour qu'ils démissionnent
24:36c'est la proposition
24:37choc du jour
24:38elle vient des rangs
24:39des républicains
24:39un député propose
24:40de verser 70%
24:42de leur salaire
24:42à tous les fonctionnaires
24:44qui renonceraient
24:45à leur emploi
24:45à vie
24:46ce sera le débat
24:47de 60 minutes
24:47avec deux économistes
24:48Thomas Porcher
24:49face à Nicolas Bouzou
24:50et puis il est
24:51l'ex-procureur
24:52le plus célèbre de France
24:53face aux attaques
24:54contre la justice
24:55il sort du silence
24:56ce soir sur ce plateau
24:57François Mollins
24:58réagira à la condamnation
25:00de Nicolas Sarkozy
25:01mais aussi à ce sondage
25:02pour BFM TV
25:034 français sur 10
25:04estiment que les juges
25:05qui ont condamné
25:06l'ancien président
25:07l'ont fait
25:08de manière politisée
25:09enfin un sage
25:11sera avec nous tout à l'heure
25:11membre du conseil constitutionnel
25:13ancien premier ministre
25:14Alain Juppé
25:15nous donnera ses pistes
25:16pour sortir la France
25:17de la crise
25:1860 minutes
25:18vous avez le programme
25:19c'est parti
25:20et d'abord donc cette image
25:41regardez bien
25:42c'est très probablement
25:43l'image du jour
25:44un mystère
25:45au large des côtes français
25:46ce bateau que vous voyez là
25:47c'est un pétrolier
25:49250 mètres de long
25:50pétrolier russe
25:51filmé cet après-midi
25:52grâce aux caméras
25:53de BFM TV
25:54par hélicoptère
25:55un mystère
25:56et sans doute
25:56une nouvelle provocation
25:57de la Russie
25:58car il fait partie
25:59de l'incroyable armada russe
26:00qu'on appelle
26:00la flotte fantôme
26:02il est aussi soupçonné
26:03d'être impliqué
26:04dans l'affaire des drones
26:04qui viennent de semer
26:06la panique
26:07au-dessus du Danemark
26:08on va parler de tout cela
26:09dans les minutes qui viennent
26:11et dans cette émission
26:12avec tous les spécialistes
26:13qui sont autour de moi
26:13que je salue
26:14mais je vous présenterai
26:15dans quelques minutes
26:15on va d'abord retrouver
26:17Laura Cambeau
26:17journaliste BFM TV
26:18en Loire-Atlantique
26:20on aperçoit peut-être
26:22derrière vous
26:23ce pétrolier russe
26:24et on a donc appris
26:25cet après-midi
26:26que des commandos marines
26:27français étaient montés
26:28à bord pour contrôler
26:29le bateau
26:30que se passe-t-il
26:30en ce moment même
26:31sur ce pétrolier ?
26:33Oui et bien
26:36ce qu'on peut vous dire
26:37c'est qu'en effet
26:37ce navire
26:38on peut le voir
26:38depuis la place
26:40de Pornichet
26:41où nous nous trouvons
26:41avec Bastien Dufour
26:42il est à plusieurs dizaines
26:44de kilomètres
26:45d'où nous nous trouvons
26:46on le voit bien
26:47il est situé aux abords
26:48du parc éolien
26:49de Saint-Nazaire
26:50non loin
26:51donc des eaux
26:52territoriales françaises
26:53mais ce qui est intéressant
26:54c'est que notre collègue
26:55Hugo Meunier
26:56est en effet monté
26:57à bord d'un hélicoptère
26:59il a pu se rapprocher
27:00davantage de ce pétrolier russe
27:02et il a pu constater
27:03ainsi que les journalistes
27:04de l'agence France Presse
27:06qui étaient avec lui
27:07la présence en effet
27:08de militaires français
27:09il dit en avoir vu
27:11au moins deux
27:12en treillis
27:13cagoulés
27:14qui étaient en train
27:14de patrouiller
27:15à bord de ce navire
27:16voilà tout ça
27:17c'est en train
27:18de se dérouler
27:19ça s'est également passé
27:20cet après-midi
27:21cette équipe
27:22de militaires français
27:25qui doit donc désormais
27:26tenter de comprendre
27:28ce que fait
27:29ce navire ici
27:30puisqu'on vous le rappelle
27:31il est parti
27:32de Russie
27:33non loin de Saint-Pétersbourg
27:34il devait se rendre
27:35en Inde
27:36on doit tenter de comprendre
27:37comment est-ce qu'il s'est retrouvé là
27:39ils doivent également
27:40tenter peut-être
27:41de comprendre
27:41pourquoi est-ce que ce navire
27:43change autant de nom
27:44il a échangé de nom
27:46et de pavillon
27:46au cours de ces derniers mois
27:48à de nombreuses reprises
27:50donc ça ça pourrait être
27:51un marqueur
27:51que ce navire fait partie
27:52donc de la flotte
27:53fantôme russe
27:54Moscou
27:55qui malgré les sanctions
27:56tente d'exporter
27:57du pétrole
27:58toujours de cette façon
28:00et puis également
28:01les militaires
28:02qui vont tenter
28:02de savoir
28:03si ce navire
28:04si ce pétrolier russe
28:06est relié
28:06au survol
28:07de drones
28:08au Danemark
28:09il y a plusieurs jours
28:10car en effet
28:11certains experts
28:12pensent que
28:13ce navire a pu servir
28:14de plateforme
28:15de lancement
28:16voici donc
28:16ce que doivent tenter
28:17de comprendre
28:18les militaires
28:19et c'est ce qu'on va tenter
28:20de comprendre
28:20nous aussi
28:20nous ne sommes pas militaires
28:21mais on va tout de même
28:22se poser toutes ces questions
28:23dans quelques instants
28:23merci beaucoup Laura Cambeau
28:24avec Quentin Dufour
28:26à Port-Nichet
28:27donc en Loire-Atlantique
28:28pour aller plus loin
28:29dans l'actualité ce soir
28:30Ulisse Gosset
28:30éditorialiste politique internationale
28:32à BFM
28:33Elsa Vidal
28:33éditorialiste politique internationale
28:36elle aussi à BFM
28:37un partout bas au centre
28:38Didier François
28:38spécialiste défense
28:39de la rédaction
28:40et Raphaël Grabli
28:41qui nous a rejoint
28:43on va faire le radar BFM
28:44avec vous
28:44pour justement retracer
28:45l'histoire de ce bateau
28:47histoire assez incroyable
28:49qui a changé
28:49de couleur
28:52et de pavillon
28:53ces derniers mois
28:54de manière assez hallucinante
28:55pour bien comprendre
28:57il faut remonter d'abord
28:58un tout petit peu le temps
28:58d'où vient-il
28:59où va-t-il ?
29:00On va remonter très précisément
29:01au 20 septembre
29:02le Pushpa
29:03c'est le nom
29:04l'un des noms
29:05de ce bateau
29:06qui quitte le port
29:06de Primorsk
29:07pour l'Inde
29:08il traverse évidemment
29:09la mer Baltique
29:11direction les pays scandinaves
29:12et c'est le 22 septembre
29:14qu'il s'approche
29:15de Copenhague
29:16le soir même
29:17justement
29:17où des drones
29:18sont repérés
29:19et l'aéroport
29:20de la capitale
29:21danoise
29:22est fermé
29:23ensuite il poursuit sa route
29:24et s'approche
29:25des côtes françaises
29:26oui
29:26et c'est là
29:27alors d'ailleurs
29:27avant
29:28encore dans les pays scandinaves
29:29il croise deux autres bateaux
29:31qui sont eux aussi
29:32des suspects
29:32dans cette affaire de drones
29:33deux bateaux liés à la Russie
29:34Astrol 1
29:36et Oslo 3
29:37avec des trajectoires
29:39plutôt étonnantes parfois
29:41de son côté
29:42effectivement
29:42le Pushpa
29:43poursuit sa route
29:43au large du Danemark
29:44de la Norvège
29:45et de l'Allemagne
29:46on a appris aujourd'hui
29:47qu'il y avait également
29:48des drones
29:49qui avaient été aperçus
29:50la mer du Nord
29:51et puis il arrive
29:52au large de Saint-Nazaire
29:54pas n'importe où
29:54puisqu'il est à 22 km d'éco
29:55donc exactement la limite
29:57des eaux territoriales
29:58et ce qu'on sait désormais
29:59c'est que les commandos marines françaises
30:01sont allés le chercher
30:01dans les eaux internationales
30:02pour le ramener
30:03dans les eaux françaises
30:05pour que la gendarmerie
30:06puisse enquêter
30:06c'est ce qu'on a appris
30:07il y a quelques minutes
30:08Didier François
30:08oui parce qu'en fait
30:09comme vous le savez
30:11le droit international
30:12fait qu'on a
30:13liberté de navigation
30:14dans les eaux internationales
30:16et que donc
30:16pour pouvoir
30:17et on a voulu vraiment
30:18mettre le droit
30:20de notre côté
30:21puisque officiellement
30:22on se bâtonnait pas russe
30:23et la seule chose
30:23que les russes puissent faire
30:24c'est de la propagande
30:25on les a regardé
30:25les occidentaux
30:26ils se foutent
30:27des droits internationaux
30:28mais on a le droit
30:28d'aller chercher un bateau
30:29dans les eaux internationales
30:30justement on a vraiment
30:31bien travaillé l'affaire
30:32on a le droit
30:33en fonction de l'article 110
30:35de la charte des Nations Unies
30:39sur le droit de la mer
30:40qui pour trois choses
30:42trafic de drogue
30:44trafic d'êtres humains
30:45et défaut de pavillon
30:47c'est à dire que
30:48en fait tout dépend du
30:50si un bateau n'a pas de pavillon
30:51en fait c'est de la piraterie
30:52et il aborde
30:54un pavillon
30:55ce coup-là béninois
30:56il a avant eu
30:58un pavillon
30:59mongol etc
31:00sauf que la dernière fois
31:01qu'il a été contrôlé
31:01par les Estoniens
31:02il y a peu de temps
31:03le 11 avril
31:04des Béninois
31:06ont dit
31:06bah non il n'est pas
31:06chez nous lui
31:07donc à partir de là
31:09on s'est dit
31:09ah ouais
31:09bonne affaire
31:10on va
31:11le patrouilleur français
31:13qui le suivait
31:14a fait un appel radio
31:15dans le cadre légal
31:16parce que le commandant
31:17de bord
31:17il en a le droit
31:18il a dit
31:18on veut avoir
31:19vos papiers
31:20et là
31:21le bateau
31:22le fameux
31:23donc on ne sait plus
31:24comment il s'appelle
31:24je peux donner tous les noms
31:25si vous voulez
31:26c'est intéressant
31:28bon bref
31:29je disais ça
31:29pour qu'on
31:30et donc
31:31évidemment
31:31essayer de
31:32essayer de
31:34n'a pas répondu
31:35donc là
31:35il y avait un défaut
31:36de réponse
31:37à un appel
31:39de la marine nationale
31:40donc on a demandé
31:41au juge
31:42de Brest
31:43de dire
31:44de donner l'autorisation
31:45de faire ce qu'on appelle
31:46en fonction de ce fameux
31:47article 110
31:48un droit de visite à bord
31:50dans les eaux internationales
31:51où les commandos de marine
31:52sous l'autorité
31:55du commandant de bord
31:55du patrouilleur
31:56qui est officier
31:57de police judiciaire
31:57de fait
31:58a pu monter à bord
31:59pour vérifier
32:00s'il y avait quelque chose
32:01donc là
32:02on est dans une opération
32:02de contrôle
32:03on ne prend pas
32:04possession du bateau
32:05on ne va pas le ramener
32:06dans un port français
32:06alors sauf s'il y a
32:08une décision de justice
32:08qui poursuit
32:09parce qu'on aurait trouvé
32:10à bord quelque chose
32:11et à ce moment là
32:12ça serait la gendarmerie nationale
32:13où là pour le coup
32:14il y a des OPJ
32:15avec le procureur
32:16qui continueront
32:17de poursuivre
32:18d'un point de vue judiciaire
32:19avec l'appui des armées
32:20du renseignement
32:21et de la marine nationale
32:22pour pouvoir le faire
32:23mais là aussi
32:24on sera dans les règles du droit
32:25c'est-à-dire qu'on ne va pas
32:26se faire faire aux pattes
32:27sur des histoires imbéciles
32:28à la différence d'eux
32:29on va faire les choses proprement
32:30on va parler de la flotte fantôme
32:32dans quelques instants
32:32ces centaines et centaines
32:34de bateaux
32:35qui aident aujourd'hui
32:36le régime russe
32:36à tenir la tête
32:37en dehors de l'eau
32:38sans mauvais jeu de nom
32:39mais Raphaël Grabli
32:39simplement sur les images
32:41qu'on voit en ce moment même
32:42images tournées
32:42par l'hélicoptère BFM
32:44cet après-midi
32:44le nom du bateau
32:46ce n'est pas le push-pa
32:46aujourd'hui il a un autre nom
32:48et des noms
32:48il en a eu beaucoup
32:50beaucoup
32:50sur les images
32:51on voit Bocaret
32:52en fait c'est son nom actuel
32:53il s'est appelé le push-pa
32:54c'est vrai qu'on l'a aussi
32:55dans la presse
32:55appelé le push-pa
32:56il s'est appelé aussi Varuna
32:57vous vous l'avez appelé
32:58parce que moi je l'ai découvert
32:59il y a quelques heures
32:59collectivement
33:00en fait c'est pas compliqué
33:01il a changé 5 fois de nom
33:02depuis l'invasion de l'Ukraine
33:04donc push-pa, Bocaret
33:04Varuna, Odysseus
33:06et Kiwala
33:07et le Kiwala
33:08en fait c'est justement
33:08un bateau
33:09que l'Union Européenne
33:10connaissait bien
33:10puisqu'il a été arizonné
33:11le 11 avril dernier
33:12en Estonie
33:13par la marine estonienne
33:15alors là il n'y avait pas
33:16d'histoire de drone
33:16c'était juste pour avoir
33:17navigué illégalement
33:18et ce qui est très intéressant
33:20aussi c'est pourquoi
33:20il a été libéré finalement
33:21le 28 avril
33:22donc 15 jours plus tard
33:23parce que justement
33:24Djibouti a accepté
33:26de l'inscrire officiellement
33:27sur ses registres
33:28voilà là vous voyez
33:29les images en direct
33:31on voit sans doute
33:32sur la droite
33:33le pétrolier russe
33:34250 mètres de long
33:36je suppose que c'est le plus grand
33:37c'est bien ça
33:38244 mètres
33:39votre précision vous honore
33:41250 mètres
33:42il est sous pavillon béninois
33:43officiellement
33:44vous dites pétrolier russe
33:45officiellement non
33:46on va y venir
33:47justement
33:47il est donc fortement soupçonné
33:49Ulisse Gosset
33:50Elsa Vidal
33:50de faire partie
33:51de la flottille russe
33:52de la flotte fantôme russe
33:54qu'est-ce que c'est
33:55que cette flotte fantôme
33:55d'abord il faut expliquer
33:57pourquoi ce cargo
33:59partait de Russie
34:00donc il faut rappeler
34:01qu'il partait d'un port russe
34:03sur la mer Baltique
34:03pour aller en Inde
34:04pourquoi l'Inde
34:05parce qu'il y a là-bas
34:06une raffinerie
34:07qui est contrôlée
34:08à 49%
34:09par la Russie
34:11par Rosneff
34:12le géant pétrolier russe
34:14pour être raffiné
34:15le pétrole
34:15qu'il construit
34:16et donc c'est une façon
34:17de contourner l'embargo
34:18qui existe
34:19à l'encontre de la Russie
34:21depuis le début
34:21de l'invasion de l'Ukraine
34:23par Vladimir Poutine
34:24c'est ça
34:24ce qui est important
34:25mais
34:25là où ça devient
34:27encore plus intéressant
34:28c'est qu'au-delà
34:28de cette mission
34:29flotte fantôme
34:30on parle de 600
34:31cargos et navires
34:32qui feraient partie
34:33de cette flotte
34:33avec des pavillons changeants
34:35800 a même dit
34:36Emmanuel Macron
34:36aujourd'hui
34:376 à 800
34:39en fait
34:39comme ils sont fantômes
34:40on a du mal à le dire
34:41plusieurs centaines
34:42c'est considérable
34:43mais c'est que
34:44ces bateaux
34:45ne serviraient pas simplement
34:46à contourner l'embargo
34:47mais également
34:48pourraient
34:48transporter
34:49des drones
34:50qui seraient envoyés
34:51justement
34:52lorsqu'ils naviguent
34:53en mer baltique
34:54ça c'est relativement nouveau
34:55comme accusation
34:56contre cette flotte
34:57le pétrole
34:59on le savait
34:59les drones
35:00les drones
35:00c'est pas nouveau
35:01le survol des frontières
35:02ce n'est pas nouveau
35:03ce qui est absolument nouveau
35:05c'est que depuis
35:06une semaine maintenant
35:07les autorités militaires
35:09européennes et américaines
35:10au sein de l'OTAN
35:11affirment que
35:12certains des drones
35:13sont partis depuis
35:14des navires
35:15de la flotte fantôme
35:17et c'est donc
35:17l'événement majeur
35:19et au moment
35:20où les européens
35:21se réunissent
35:21pour un sommet de défense
35:22à Copenhague
35:23évidemment
35:24l'émotion est très forte
35:25et surtout
35:25il y a un refus
35:26de se laisser intimider
35:28déclaration d'Emmanuel Macron
35:30aujourd'hui
35:30dans un journal allemand
35:32la Frankfurter Allgemeine Zeitung
35:33qui dit
35:34une interview faite
35:35avant évidemment
35:35ce qui se passe là
35:36nous avons sous-estimé
35:37la Russie
35:38Elsa Vidal
35:38on en a peut-être
35:40illustration sur la gauche
35:41de notre écran
35:41oui c'est un fait
35:43je ne parlais pas de vous
35:44vous étiez sur la droite
35:45de l'écran
35:45ça m'est arrivé
35:46de la sous-estimer
35:46ça arrive à beaucoup de gens
35:48très bien
35:48mais oui
35:49on a sous-estimé
35:50la capacité de la Russie
35:52à s'adapter
35:53à nos différents trains de sanctions
35:55il y a bien sûr
35:57un impact
35:57de ces sanctions
35:58mais il y a aussi
35:59une très forte détermination politique
36:00et c'est ça d'ailleurs
36:01qui n'était pas
36:02dans notre viseur
36:03au début
36:03de cette guerre
36:04contre l'Ukraine
36:05de la tentative d'invasion
36:06du 24 février 2022
36:07on comptait trop
36:09sur des arguments
36:10qu'on présentait
36:10comme rationnels
36:11et on avait complètement
36:12laissé de côté
36:13le caractère idéologique
36:15la détermination politique
36:16de l'équipe dirigeante
36:17aujourd'hui encore
36:19on découvre qu'il y a
36:20effectivement une capacité
36:21à utiliser
36:22des moyens
36:23qui ne sont pas prévus
36:24pour la lutte militaire
36:26et de les faire entrer
36:27dans cette catégorie
36:28c'est ce qu'on appelle
36:28depuis très longtemps
36:29la guerre hybride
36:30ils font preuve
36:30d'une créativité
36:31d'une adaptivité
36:32et nous aussi
36:33en contrepartie
36:33donc c'est un mouvement
36:35permanent
36:35de leur côté
36:36et d'une autre
36:37là le message
36:38qu'on leur envoie
36:38est quand même
36:39je pense assez important
36:40comme le disait Didier
36:41ça consiste à respecter le droit
36:42mais ne pas être prisonnier du droit
36:44et pas impuissant pour autant
36:45Puis-je vous poser à tous les trois
36:46une question de Béhossien
36:47il y a une réunion européenne
36:49aujourd'hui au Danemark
36:50l'un des enjeux du jour
36:52c'est la construction
36:52de ce fameux mur anti-drone
36:54dont on parle beaucoup
36:55ces derniers jours
36:55depuis les drones au-dessus
36:56du Danemark
36:57on a compris que ce drone
36:58on allait le faire
36:58à l'est de l'Europe
36:59ma géographie est peut-être mauvaise
37:00mais Saint-Nazaire
37:01je crois qu'on est tout à l'ouest
37:02on s'est trompé
37:03le mur est du mauvais côté
37:04c'est une super bonne question
37:05non non pas du tout
37:06mais c'est qu'en fait
37:07nous on a tendance
37:08à parler des drones en général
37:09et dire tout ça c'est pareil
37:11en fait pour les militaires
37:12on fait une différence
37:13très claire
37:14entre ce qui s'est passé
37:15en Pologne
37:16Roumanie
37:17et Estonie
37:18les vols d'avions
37:19et de drones
37:19qui là étaient du gros drone
37:21armé avec des charges
37:22de 40 kilos
37:23qui franchissaient les frontières
37:24et là pour le coup
37:25on pensait qu'ils venaient
37:27nous chercher militairement
37:28et là c'est
37:30donc ça c'est la fameuse
37:31protection à l'est
37:33qu'on est en train de faire
37:34d'ailleurs en évitant
37:35l'idée du mur
37:36parce que ça n'existe pas
37:37le mur
37:38ce qu'on veut c'est envoyer
37:39ce qu'on a fait
37:40là d'ailleurs on a envoyé
37:41des hélicos
37:41on a envoyé des patrouilles
37:42de rafales
37:43on veut être très mobile
37:44parce que si on se fixe cela
37:45c'est un peu ce que veulent
37:46les russes
37:46c'est-à-dire nous allourdir
37:47en revanche
37:48ce qui clairement
37:49on a fait
37:50c'est qu'on a fait
37:51les réunions
37:51et la réunion aujourd'hui
37:52et on le leur a dit
37:53les règles d'engagement
37:54ont changé
37:56les américains
37:56et le chef d'état-major
37:58de l'OTAN américain
37:59les a prévenus
38:00de la même manière
38:01attention
38:02arrêtez de nous tester
38:03ça va mal finir
38:04la deuxième chose
38:04je repose ma question
38:05un petit drone
38:07un petit drone pas cher
38:08qui partirait d'un bateau
38:09à 20 km des côtes
38:11qu'on sait faire
38:11mais pour nous
38:13c'est deux choses différentes
38:14c'est pas la protection
38:15de frontière
38:16parce que là
38:16comme vous le voyez bien
38:17effectivement
38:17ils nous contournent
38:18puis ça peut être
38:19envoyé d'un camion
38:19ça peut être envoyé
38:20d'un bateau
38:21etc
38:21donc là on est dans
38:21autre chose
38:22on est dans cette fameuse
38:23guerre hybride
38:24que vient de nous décrire
38:26ELSA
38:26et une des meilleures façons
38:28de répondre à la guerre hybride
38:29c'est par l'hybridité
38:30ils veulent essayer
38:31d'agiter nos opinions publiques
38:32en faisant des survols
38:33de quadriptères
38:35qui sont des petits drones
38:35ça nous agace
38:36et puis nous on en parle
38:38on va leur faire quelque chose
38:39qui va leur faire mal
38:39on touche à la flotte fantôme
38:41c'est 70% de leur pétrole exporté
38:43c'est l'essentiel de l'économie
38:45aujourd'hui autour de cette table
38:46personne n'a un portable russe
38:48il y a de l'électroménager russe
38:50des voitures russes
38:51les seuls trucs qu'ils vendent
38:52c'est du pétrole et des armes
38:53et les armes ils ne les vendent plus
38:54parce qu'ils les utilisent
38:54donc en leur tapant le pétrole
38:56et bien on leur fait mal
38:57Ulysse Gosset
38:57la réaction de Moscou après ça
38:59c'est quoi ?
39:00d'abord il faut dire
39:00pourquoi Moscou envoie des drones
39:03au Danemark
39:04en Pologne
39:06en Norvège
39:08parce que la Russie
39:09est dans une situation
39:10complètement bloquée en Ukraine
39:11Poutine n'arrive pas
39:12à gagner la guerre
39:13et certains disent même
39:14qu'il est en train de la perdre
39:15comment faire pour rompre
39:17cette unité européenne
39:19face à l'offensive russe ?
39:21et bien justement
39:22c'est déstabiliser
39:23les opinions publiques
39:24intimider
39:24et là où je pense
39:26que Poutine est en train
39:27de perdre son pari
39:28c'est que l'on voit
39:29qu'on a une réaction
39:30très forte de l'Union Européenne
39:32alors il y a ce sommet de Copenhague
39:33mais aujourd'hui à Copenhague
39:34il y a une bulle de protection
39:36qui a été installée
39:37avec les moyens français
39:38il y a eu un détachement français
39:40de 35 hommes
39:41avec un hélicoptère spécialisé
39:42dans la lutte anti-drone
39:44l'Allemagne a donné ses moyens
39:45les Ukrainiens même
39:46ont envoyé des équipes
39:47anti-drone
39:48et Dieu sait si les Ukrainiens
39:49sont forts dans la lutte anti-drone
39:50en Ukraine
39:51ils ont même composé
39:52le donné de leur aide à l'Ordre
39:53et le Danemark maintenant
39:53si vous voulez
39:54a reçu aussi l'appui de l'OTAN
39:56donc cette bulle de protection
39:57c'est une bulle
39:58à la fois otano-européenne
40:00et c'est une façon de dire à Poutine
40:01vous cherchez à nous déstabiliser
40:03et bien voici notre réponse
40:04et c'est très important
40:06dans son contexte
40:06parce qu'on voit bien
40:07que la situation sur le front
40:08est gelée
40:09Moscou n'avance plus
40:11donc que faire
40:12pour mettre un terme
40:13à l'unité des Européens
40:14et aussi espérer
40:16je dirais empêcher Trump
40:18et c'est le point essentiel
40:20de fournir de nouveaux armements
40:21aux Ukrainiens
40:22et bien c'est de déstabiliser l'Europe
40:24et ça ne marche plus
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