00:00Et à midi 42 sur Europe 1, votre rendez-vous du week-end, Elliot de Val et vous, 11h-13h, ça continue avec un chiffre Elliot 79%, c'est le pourcentage de français qui souhaitent un durcissement de la politique migratoire en France.
00:13Et il y a un deuxième sondage ce dimanche, sondage exclusif Europe 1, CNews et le JDD du CSA, avec la question, écoutez bien parce que c'est très important, en attendant leur expulsion, faut-il emprisonner systématiquement tous les étrangers sous OQTF, auteurs de crimes et d'élits ?
00:33Typiquement, c'est le cas, par exemple, du drame de Philippines. C'est le drame aussi de Claire Géronimie.
00:41Et bien, 86% des Français répondent oui et 14% répondent non. Et dans le détail, c'est ça qui est passionnant, à gauche, 76% des sondés veulent emprisonner systématiquement tous les étrangers sous OQTF, auteurs de crimes et d'élits, Jules Torres.
01:00Il y a évidemment un décalage hallucinant aujourd'hui entre le personnel politique, de droite ou de gauche, et les solutions qui sont demandées par les Français, exigées par les Français.
01:11C'est en effet plus fort à gauche parce qu'on a aujourd'hui un personnel politique avec Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon, qui sont à mille lieux de penser ça.
01:19Il n'y a personne à gauche qui aujourd'hui, ils veulent même d'ailleurs régulariser tous les clandestins, 900 000 personnes, et annuler les OQTF.
01:26Il y a plus d'un million d'OQTF qui ont été prononcés depuis 2012. Actuellement, il y en a entre 140 et 150 000 qui sont délivrés chaque année.
01:32C'est très simple, M. Delogu l'a dit la semaine dernière, il faut supprimer cela.
01:36Ce sondage, il est extrêmement parlant, mais le problème c'est que vous allez vous heurter à deux choses.
01:41D'abord, le Conseil constitutionnel. Je vous rappelle quand même qu'on a censuré une partie d'une loi il y a quelques semaines,
01:47où on disait un demandeur d'asile dangereux, on ne le met pas dans un centre de rétention administrative.
01:52Et ensuite, vous avez le juge des détentions et libertés dans l'affaire Philippines. C'est lui qui a libéré ce monsieur.
01:58Le Conseil constitutionnel, justement, c'est Henri Guénaud qui a en parlé ce matin dans le grand rendez-vous, 10h, 11h, sur Europe 1 et sur CNews,
02:07invité de Pierre de Villeneau. Il parle du Conseil constitutionnel, Henri Guénaud.
02:11Si vous voulez maîtriser les frontières, il faut remettre en question la libre circulation en Europe, et vous n'y échapperez pas.
02:16Deuxièmement, il faut changer la hiérarchie des normes. Aujourd'hui, ça n'est pas le législateur qui fait le droit des étrangers, c'est le juge.
02:22Voilà. Ou les juges. Alors, des juridictions nationales.
02:24Donc, on en parle au début de l'émission.
02:25Oui, mais c'est sur un autre volet, mais qui est lié. C'est pour ça que tout ça, il faut le prendre en entier.
02:30Je n'ai un mot là-dessus qui est une des choses les plus importantes qui soient.
02:34C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le juge écarte la loi française au nom des textes européens, des conventions internationales.
02:40Il faut changer la hiérarchie des normes. Pour changer la hiérarchie des normes, il ne faut pas corriger les traités, il faut corriger notre constitution, son article 55.
02:48Et il faut le faire en utilisant l'article 11, ce qui va faire hurler celui qui permet au président de la République de consulter directement le peuple,
02:55comme l'a fait le général de Gaulle en 1962 pour l'élection du président de la République, que ce soit universel.
02:58Est-ce qu'il faut défier le conseil constitutionnel ?
02:59Comment ?
03:00Et pour cela, est-ce qu'il faut défier le conseil constitutionnel ?
03:02Alors, mais le problème, c'est que le conseil constitutionnel...
03:04Ah, on reparlera du conseil constitutionnel...
03:05Non, non, il n'est pas prévu qu'il intervienne dans ce sujet.
03:08Il le fera sans doute, et oui, il faut le défier, comme le général de Gaulle a défié tout le monde à l'époque, et demander au peuple de trancher.
03:15Révolution migratoire, de la politique migratoire pour Henri Guénaud.
03:19Changer la hiérarchie des normes, imposer le droit national sur le droit supranational, défier, c'est le mot d'Henri Guénaud.
03:28Passionnante déclaration d'Henri Guénaud, l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.
03:31Défier le conseil constitutionnel qui se mêlera de ce dossier, comme il s'est mêlé de la question migratoire, en détricotant le projet immigration et en refusant la prolongation du nombre de jours en détention dans les CRA pour les immigrés qui doivent être expulsés.
03:48Vous savez quoi, le conseil constitutionnel dans cette affaire, c'est un sujet mineur par rapport à l'éléphant dans la pièce qui s'appelle la juridiction européenne.
03:59Si, comme Henri Guénaud le propose, ce qui est pour moi, et comme Philippe de Villiers le dit aussi très bien, c'est la première chose à faire.
04:04Le jour où vous arrivez à l'Élysée, c'est la première chose.
04:08Vous appelez Mme Vandeleien, vous dites maintenant c'est terminé.
04:10Maintenant la juridiction européenne ne va plus s'appliquer automatiquement à la France.
04:15On va arrêter de transposer 8 lois européennes sur 10 en France.
04:19On va arrêter d'être plus que les bonnes élèves, on est les plus ailés.
04:22On va reprendre en main nos textes judiciaires, on va faire en sorte que le conseil constitutionnel soit obligé d'appliquer le droit français,
04:29et non plus basé sur des jurisprudences européennes.
04:32On va reprendre en main nos frontières en sortant de l'espace Schengen.
04:35Et c'est la première chose à faire, le premier coup de fil que le prochain président de la République devra passer en 2027,
04:41c'est à Mme Vardaléon pour lui dire maintenant on arrête, c'est fini.
04:44Notre premier coup de fil à 12h47 en direct sur Europe 1 pour 11h-13h, Elliot de Valais-Vous.
04:49Vous savez à qui l'on passe ? On le passe à Stéphane. Bonjour Stéphane.
04:53Bonjour Elliot et bonjour à toute votre équipe.
04:55Vous nous appelez de Cognac, alors on va vous écouter sans modération.
04:59En revanche, on le boit avec modération, je le dis à l'ARCOM.
05:02C'est mal que vous connaissez.
05:04Stéphane, sur la question migratoire, avec ce sondage, choc en attendant leur expulsion,
05:08faut-il emprisonner systématiquement tous les étrangers sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français ?
05:14Auteur de Crimes et délits, 86% des sondés répondent oui, 14% répondent non.
05:19Est-ce que, selon vous, il faut revoir notre politique migratoire ?
05:23Oui, tout à fait.
05:26On ne peut pas parler de ce sujet-là sans évoquer un petit peu de démographie,
05:30parce que j'ai une formation de géographe et démographe.
05:33Il faut savoir que cette immigration vient en grande partie d'Afrique continentale
05:37et qu'en 2050, les prévisions de démographie qui sont fiables prévoient une population en Afrique
05:43autour de 2,5 milliards d'habitants.
05:46On sait qu'à peu près 20% de cette population va traverser la mer Méditerranée pour aller en Europe.
05:51Donc le pire est à venir.
05:53Il y a une pression démographique qui se joint à des pays de départ qui ont une croissance économique insuffisante
06:00et qui va favoriser cette immigration vers l'Occident, avec tous les problèmes que cela suppose.
06:05Parce qu'on va avoir une juxtaposition de nos représentants d'une culture en forte croissance qui est extérieure
06:13à une population qui est plutôt stagnante, au développement puant.
06:17Donc cela rend nécessaire des ajustements politiques majeurs.
06:22Je vais donner deux chiffres.
06:24En 2002, la France délivrait 160 000 titres de séjour.
06:28En 2024, on est à 337 000 titres de séjour.
06:32Alors que dans le même temps, on a 90% des OQTF qui ne sont pas exécutés.
06:36Il suffit de vérifier les propos de Nicolas Pouvromonti.
06:40Qui est un homme passionnant, bien sûr, l'observatoire de l'immigration.
06:44L'observatoire de l'immigration.
06:45Et alors, cette immigration-là, elle est non, elle est sous-contributive.
06:52C'est-à-dire qu'elle ne cotise pas pour financer les droits sociaux et elle est surconsommatrice de droits sociaux.
06:59Puisque seulement 17% de cette immigration, c'est une immigration de travail.
07:05Donc on est en train d'assister, depuis une dizaine d'années, à un glissement d'une immigration de travail vers une immigration de peuplement.
07:13Et ça pose aussi des problèmes.
07:14Stéphane, vous êtes un homme informé.
07:16C'était passionnant de vous écouter.
07:18Et je pense qu'on n'a pas grand-chose à redire.
07:21Et surtout, vous avez clôt le débat, cher Stéphane.
07:24Un grand merci de nous avoir appelés en direct sur Europe 1.
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