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  • il y a 5 mois
Au programme de cette édition, Donald Trump fait encore parler de lui. Mardi, le président américain s’est fendu d’un discours fleuve à la tribune des Nations Unies. Un discours caustique et accusateur qui s’est conjugué à une publication sur les réseaux pour parler de la guerre en Ukraine.

Nous évoquerons ensuite le retour en grâce de l’ancien djihadiste et désormais démocrate modéré, al-Charaa. Le leader syrien est devenu un dirigeant comme les autres aux yeux des dirigeants mondiaux.

Et puis nous terminerons avec un retour en France. Nommé à Matignon il y a deux semaines, Sébastien Lecornu, n’a toujours pas de gouvernement. Le premier ministre doit composer avec les tensions internes du socle commun mais aussi avec les oppositions et les syndicats…

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00:00Générique
00:00...
00:13Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver ce soir.
00:18N'oubliez pas de cliquer sur le pouce en l'air et d'écrire un commentaire.
00:22Ça améliore notre visibilité. Alors je compte sur vous.
00:25Au programme de cette édition, Donald Trump est encore parlé de lui.
00:28Mardi, le président américain s'est fendu d'un discours fleuve à la tribune des Nations Unies.
00:33Un discours caustique et accusateur qui s'est conjugué à une publication sur les réseaux
00:37pour parler de la guerre en Ukraine.
00:40Nous évoquerons ensuite le retour en grâce de l'ancien djihadiste
00:43et désormais démocrate modéré Al-Shara.
00:46Le leader syrien est devenu un dirigeant comme les autres, aux yeux de ses homologues.
00:51Et puis nous terminerons avec un retour en France.
00:53Nommé à Matignon, il y a déjà deux semaines, Sébastien Lecornu n'a toujours pas de gouvernement.
01:00Le Premier ministre doit composer avec les tensions internes du socle commun,
01:04mais aussi avec les oppositions et les syndicats.
01:11Donald Trump, collection automne-hiver 2025.
01:14Mardi, le président américain s'est illustré à la tribune de l'Assemblée Générale des Nations Unies,
01:19mais aussi sur les réseaux sociaux.
01:21Une vision unipolaire dans un monde en mutation.
01:24Le point tout de suite.
01:25Donald Trump joue à domicile et donne-le là.
01:28Depuis l'Assemblée Générale des Nations Unies, organisée à New York,
01:32le locataire de la Maison-Blanche a encore réussi à faire parler de lui.
01:35Après avoir déploré la capacité de l'agence à financer l'immigration,
01:39qu'il compare à une offensive contre les pays occidentaux,
01:43le président américain a déploré la reconnaissance de l'État palestinien,
01:47qu'il compare à une récompense en faveur du terrorisme.
01:50Le spectacle a aussi donné lieu à certains traits d'humour et d'ironie.
01:54Tout ce que j'ai obtenu des Nations Unies, c'est un escalator qui s'est arrêté en plein milieu de la montée.
02:00Si la première dame n'avait pas été en pleine forme, elle serait tombée, mais elle est en pleine forme.
02:04Nous sommes tous les deux en pleine forme. Nous sommes restés debout.
02:10Et puis, un téléprompteur qui ne fonctionnait pas.
02:14Voilà les deux choses que j'ai eues des Nations Unies,
02:16un escalator défaillant et un téléprompteur défaillant.
02:20Merci beaucoup.
02:22Une saillie peu diplomatique au cœur des Nations Unies,
02:25qui aura fait parler la presse autant que la publication de Donald Trump sur son réseau True Social.
02:29En effet, ce dernier s'est exprimé pour donner son point de vue actuel sur le conflit entre l'Ukraine et la Russie,
02:35expliquant maintenant que l'Ukraine pouvait gagner la guerre.
02:39Une volte-face de communication que nous explique Hervé Caress, diplômé de l'école de guerre.
02:43Moi, je me demande souvent si le président Trump, s'il ne se fout pas de leur gueule tout simplement,
02:47par des déclarations qui sont complètement hors champ.
02:52Et c'est un petit peu la mode en ce moment à l'ONU d'avoir des déclarations de ce type-là.
02:57On se demande de quelle manière elle pourrait se concrétiser,
03:01que ce soit pour la reconnaissance de l'État palestinien ou cette dernière déclaration du président Trump
03:08en ce qui concerne la reconquête apparemment assurée ou prévisible des territoires perdus par l'Ukraine, voire au-delà.
03:16De drôles de déclarations qui ont dû satisfaire l'égo de Volodymyr Zelensky,
03:20avec qui le président Trump s'est entretenu mardi.
03:22Il n'en reste pas moins que les propos de ce dernier sont comme toujours à prendre avec des pincettes
03:27et qu'ils ne doivent surtout pas être confondus avec l'action réelle des États-Unis.
03:32Ils sont en train de se désengager de l'aide militaire à l'Ukraine.
03:37Ils souhaitent maintenant que les Européens achètent des armes pour l'Ukraine
03:40et que parallèlement, ils ont annoncé fin août qu'ils allaient arrêter l'aide financière à vocation militaire
03:47envers les Pays-Baltes et la Pologne.
03:50Donc je pense que là, tout est dit.
03:51Ils vont chercher de toute façon à se désengager financièrement de ce conflit
03:57et peut-être même de se désengager à terme militairement, c'est-à-dire au plan stratégique de ce conflit.
04:02Le problème des États-Unis et de cette administration, c'est la dette et le déficit américain.
04:09Donc ils cherchent par tous les moyens à rétablir les comptes des États-Unis.
04:13Un objectif économique qui affaiblit encore davantage l'Union européenne
04:17par rapport aux ambitions initiales de Washington.
04:20On était sur une victoire américaine avec l'ancienne administration démocrate
04:24à mesure où ils avaient réussi l'exploit de désolidariser pour un temps, à mon avis, assez important
04:30la Russie de l'Union européenne.
04:33Sachant que les dirigeants européens n'ont jamais eu de stratégie propre par rapport à ce conflit.
04:38Ils n'ont fait qu'épouser la stratégie ukrainienne ou la stratégie des États-Unis.
04:41Mais maintenant, ça va même au-delà.
04:43C'est même un triomphe de la part de l'administration Trump
04:46puisque les dernières négociations sur les droits de douane sont une vraie débâcle pour les Européens
04:54et puis les dirigeants européens qui n'ont toujours pas de stratégie propre.
04:58Alors maintenant, ils sont un peu prisonniers de leur posture passée
05:02qui ont été très très déclaratives et agressives
05:04et ils se trouvent acculés avec une situation militaire
05:07qui, sur le front ukrainien, se dégrade sensiblement de jour en jour.
05:12Une débâcle économique et une débâcle militaire en vue.
05:15Dans cette crise ukrainienne, l'avenir de l'Union européenne est de plus en plus sombre,
05:19à plus forte raison que les tensions sont attisées depuis quelques semaines
05:23avec des histoires répétitives de drones prétendument russes
05:26sur les sols de plusieurs pays sous la protection otanienne.
05:29Une séquence qui avait d'ailleurs commencé avec un énorme mensonge diplomatique
05:34quant à un brouillage de l'avion de la présidente de la Commission européenne par Moscou.
05:38Une histoire cousue de fil blanc, mais démentie depuis.
05:41L'ancien chef djihadiste syrien Ahmed Al-Shara s'exprimera devant l'Assemblée générale de l'ONU ce 24 septembre.
05:53L'enjeu, obtenir un accord de sécurité avec Israël qui occupe de plus en plus de territoires
05:58et l'aide des Occidentaux pour la reconstruction du pays.
06:01C'est une scène hallucinante qui en dit long sur les revirements américains.
06:08Invité mardi au sommet annuel Concordia à New York,
06:11l'ancien djihadiste et nouvel homme fort syrien Ahmed Al-Shara
06:14a été interviewé par le général David Petreus.
06:18Ancien membre d'Al-Qaïda, Al-Shara avait été emprisonné en Irak par les forces américaines
06:23commandées par ce dernier entre 2006 et 2011.
06:26Durant son échange, Petreus s'est dit fan de son interlocuteur
06:29et a rapporté avoir eu un avis favorable sur Ayat-Tarir Al-Sham,
06:33l'organisation bâtie par Al-Shara, estimant pouvoir travailler avec elle.
06:38Des présentations qui viennent à point nommé pour Al-Shara,
06:41qui sera le premier président syrien depuis 1967,
06:44à prendre la parole à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU ce 24 septembre.
06:49Pour le journaliste spécialiste du Moyen-Orient, Alexandre Aoun,
06:52c'est une victoire considérable pour le nouveau dirigeant syrien.
06:55Le déplacement d'Ahmad Al-Shara aux Etats-Unis est une victoire politique et symbolique pour le pouvoir syrien.
07:01Il n'y avait pas de visite étatique d'un président syrien aux Etats-Unis depuis 1967,
07:07donc avant l'ère Assad,
07:08ce qui prouve bien qu'Ahmad Al-Shara est en train de tourner définitivement
07:12la page de son infréquentabilité aux yeux des Occidentaux et aux yeux des Américains.
07:17On sait pertinemment qu'aujourd'hui, auprès de Washington,
07:20il doit montrer des gages de bonne volonté, de bonne conduite,
07:23que ce soit au niveau de sa gouvernance, mais surtout au niveau de son voisin israélien.
07:27C'est pour ça qu'aujourd'hui, il y a également des négociations en cours
07:31aux Émirats, à Bakou et aux Etats-Unis,
07:33voire à Paris et à Londres,
07:35pour faire en sorte qu'il y ait un accord de sécurité
07:37pour le sud syrien
07:38et pour rassurer tout simplement les Américains
07:41de montrer que le gouvernement syrien
07:43n'est pas du tout dans cette logique revancharde
07:45malgré les innombrables raids israéliens
07:48perpétrés depuis la chute de Bachar al-Assad.
07:50L'économie du pays est totalement exsangue.
07:53Ahmad Al-Shara l'a bien compris
07:54qu'aujourd'hui, on n'est plus du tout dans une phase,
07:57dans une logique belliqueuse,
08:00mais plus dans une logique de reconstruction
08:01et de refonte de l'État syrien.
08:04Pour assurer cette reconstruction,
08:06le président syrien est donc venu plaider
08:08pour un accord de sécurité avec l'État hébreu,
08:10alors que ça l'occupe depuis décembre le sud du pays.
08:13Netanyahou a profité du chaos qui règne
08:15depuis la chute de Bachar al-Assad
08:17pour étendre ses zones de contrôle,
08:19officiellement pour soutenir la minorité druze.
08:21Bien sûr, Al-Shara a dénoncé un millier de raids
08:23et de bombardements menés par l'État hébreu
08:25à partir du plateau du Golan lui-même occupé,
08:28réclamant un retour à la situation antérieure
08:30à décembre 2024.
08:32Le dirigeant syrien a écarté la possibilité
08:34d'une normalisation avec Israël,
08:36soulignant la grande colère dans le monde arabe
08:38en raison de la tragédie de Gaza.
08:40Un accord entre la Syrie et Israël
08:42ouvrirait néanmoins la voie à d'autres accords
08:45contribuant à la paix dans la région,
08:46a-t-il plaidé.
08:48Mais dans l'immédiat,
08:49l'ancien djihadiste doit assurer
08:50celle de la Syrie,
08:52comme l'explique Alexandre Aoun.
08:53Ahmed Al-Shara, qui est arrivé au pouvoir
08:55le 8 décembre dernier,
08:56doit composer avec cette myriade
08:58de minorités religieuses,
09:00ismaïliennes, druses, kurdes,
09:02alawites, chrétiennes,
09:04tout en composant également
09:05avec ses anciens alliés djihadistes
09:08de Hayat Tahrir al-Sham
09:10et d'autres groupuscules
09:11qui lui étaient affiliés.
09:12Il est obligé aujourd'hui d'imposer
09:15une refonte de l'État central syrien
09:17avec une débasification,
09:18ce qui était lié à l'héritage
09:21de plus de cinq décennies
09:23de pouvoirs bassistes
09:24de la dynastie Assad.
09:26La situation est telle
09:27que les minorités craignent
09:28pour leur avenir politique,
09:29notamment les druses,
09:31où on voit qu'avec les Israéliens,
09:32ils sont en négociation
09:34pour essayer de démilitariser
09:36le sud de la Syrie
09:37et que les Israéliens
09:39puissent avoir un droit de regard
09:40pour être garant de la sécurité
09:42de cette minorité.
09:44Les Kurdes également
09:45sont en négociation
09:46avec le pouvoir central
09:47pour savoir s'ils vont être
09:48intégrés ou non
09:49à l'armée nationale
09:50et ce qui en est
09:52de la côte à la huit
09:53depuis les massacres
09:54de mars dernier.
09:56Il y a une forme de peur
09:58de cette communauté
09:59de se dire
10:00allons-nous vers un fédéralisme
10:01ou allons-nous vers
10:02un État central fort
10:03qui va tout simplement
10:04nous imposer
10:05le pouvoir de la majorité,
10:07donc de la majorité sunnite.
10:09Les pressions sont fortes
10:10pour une pacification
10:11de ce pays multiconfessionnel.
10:13Les principales sanctions occidentales
10:15prises contre le gouvernement Assad
10:17durant la guerre
10:17ont été levées
10:18mais pas toutes.
10:20Alshara doit rencontrer
10:21ce 24 septembre
10:22le secrétaire d'État américain
10:23Marco Rubio
10:24et a discuté mardi
10:25avec Giorgia Meloni.
10:27La dirigeante italienne
10:28a évoqué sur X
10:29la participation
10:30par des entreprises italiennes
10:32à la reconstruction
10:32de la Syrie
10:33tout en soulignant
10:34l'impératif
10:35de protéger les minorités
10:36y compris chrétiennes.
10:37Retour en France
10:43où le Premier ministre Lecornu
10:45n'a toujours pas annoncé
10:47de gouvernement.
10:48Entre lassitude des Français,
10:49tractation des partis
10:50et menace des syndicats
10:52et insoumis,
10:53le nouveau chef du gouvernement
10:54prend son temps.
10:56Olivier Frère-Jacques.
10:56Déjà 15 jours
10:57que Sébastien Lecornu
10:59a été nommé Premier ministre
11:00après la chute
11:00du gouvernement
11:01Bérou.
11:02Deux semaines
11:03qui ont permis
11:03aux Français
11:04d'apprécier une qualité
11:05qu'on ne connaissait pas
11:07à nombre
11:07de ses prédécesseurs.
11:09La discrétion
11:10murait dans le silence
11:11à Matignon.
11:12Ce fidèle
11:13d'Emmanuel Macron
11:14issu des Républicains
11:15mène des tractations discrètes
11:17pour former
11:17un gouvernement
11:18déjà repoussé
11:19à début octobre
11:20dans un climat politique
11:21tendu.
11:22La rentrée parlementaire
11:23du 1er octobre
11:24se fera donc
11:25très certainement
11:26sans nouveau gouvernement
11:27et le dépôt
11:28du budget 2026
11:29suivra dans une séquence
11:31très rapide.
11:32En attendant,
11:32Sébastien Lecornu
11:33cherche à sécuriser
11:34des accords
11:34dans un contexte
11:36orageux
11:36au sein même
11:37du camp présidentiel
11:38chacun tentant
11:39de tirer la couverture
11:40à soi
11:41à un an et demi
11:42de l'élection présidentielle
11:43et alors que la page
11:44Macron
11:44se tourne déjà.
11:46Sébastien Lecornu
11:47a été nommé.
11:49Il n'est pas du tout
11:50incompatible.
11:51C'est un homme de droite.
11:53Je connais
11:53un certain nombre
11:54de ses convictions.
11:55Tellement de droite
11:56qu'il avait quitté la droite
11:57pour rejoindre
11:58le parti macroniste.
12:00Le nouveau Premier ministre
12:01bénéficie aussi
12:02du soutien
12:02d'un de ses prédécesseurs
12:03Édouard Philippe.
12:05C'est normal
12:05de l'attaque Zuckmann
12:06je vais vous dire.
12:08Je ne le connaissais pas
12:08Gabriel Zuckmann.
12:10Quand j'ai vu
12:10qu'il était français
12:11je me suis dit
12:11bah oui c'est normal.
12:13Si le modem
12:13semble affaibli
12:14par l'échec
12:15du mandat éphémère
12:15de François Béroux
12:16et ne devrait pas
12:17chercher de noises
12:18à l'homme du président
12:19il devrait en être autrement
12:21d'une partie du camp présidentiel
12:22remontée comme un coucou
12:24contre le fondateur.
12:25C'est le cas
12:25du président de Renaissance
12:26et président du groupe
12:27macroniste à l'Assemblée
12:28Gabriel Attal
12:29qui a tansé
12:30son ancien patron
12:31dimanche à Arras
12:32lors de sa rentrée politique.
12:34L'origine première
12:35de cette instabilité
12:36c'est la décision
12:37de dissoudre
12:37l'Assemblée nationale.
12:39Cette décision
12:40chacun le sait
12:43je m'y étais opposé.
12:47Si j'étais en désaccord
12:48avec cette décision
12:48c'est parce que je savais
12:50que la France et les Français
12:51en paieraient le prix
12:52et tout ce qui se produit
12:54depuis correspond
12:55à ce que je redoutais alors.
12:57Je sais combien
12:57cette décision
12:58a été pour
12:59beaucoup d'entre vous
13:00beaucoup d'entre nous
13:01une forme de rupture
13:03de cassure.
13:04Je je je
13:05la patte nombriliste
13:06de la paratchique parisienne
13:08est bien là
13:08tout comme la cassure
13:10affichée avec le président Macron.
13:12Cependant
13:12d'autres figures
13:13du macronisme
13:14restent dans le giron présidentiel
13:16à l'image
13:16de la très changeante
13:17Aurore Berger
13:18qui semble cette fois
13:19s'accrocher au chef de l'État
13:21quoi qu'il en coûte
13:22comme dirait celui-ci.
13:23La majorité
13:23des cadres du parti
13:25demeure néanmoins
13:25attentistes
13:26fidèles à l'opportunisme
13:28marque de fabrique
13:29du centre macroniste.
13:31C'est donc
13:31avec une coalition fragile
13:33que le cornu doit composer
13:34mais hors du socle commun
13:36il faut aussi
13:37tenir compte
13:38des oppositions
13:38du PS tout d'abord
13:40d'autant qu'Emmanuel Macron
13:41désirerait
13:42composer avec le parti socialiste
13:44et de ce côté
13:44il va falloir jouer serré
13:46même si la porte
13:46n'est pas fermée.
13:47Moi je ne crois pas
13:49un seul instant
13:50à cette en même temps
13:51à cette confusion
13:52entretenue
13:52qui est en réalité
13:53la porte ouverte
13:54à l'extrême droite.
13:56Est-ce que vous avez
13:56vraiment envie
13:57de conclure un accord
13:57avec Sébastien Lecornu ?
13:59Ah oui ?
13:59Bien sûr ?
14:00Bien sûr ?
14:01Si c'est possible ?
14:01Vous vous donnez les moyens ?
14:02Qu'il voulait renverser la table
14:04et donc ce que je lui dis
14:05je veux voir cette table renversée
14:07et je veux effectivement
14:07voir des ruptures
14:08si c'est le cas
14:09si vraiment on rompt
14:10avec la politique
14:11qui a été conduite
14:11depuis 8 ans
14:12alors j'applaudirais.
14:14Négociation à gauche
14:15et négociation à droite
14:16avec le RN
14:17qui comme le PS
14:18joue les arbitres
14:19et pourrait être tenté
14:20de faire chuter
14:21le nouveau gouvernement.
14:23Comme Olivier Faure
14:24mais dans un autre registre
14:25Marine Le Pen
14:25appelle aussi
14:26à une rupture.
14:27C'est la rupture
14:29ou la censure ?
14:30Outre les questions
14:31budgétaires et fiscales
14:32le RN devrait aussi
14:34être attentif
14:34aux éléments
14:35concernant l'immigration.
14:37Hors PS et RN
14:38Lecornu n'a en revanche
14:39rien à attendre
14:40des insoumis
14:40et devra par ailleurs
14:42composer avec
14:43la grogne syndicale.
14:44Reste que de ce côté
14:45sa discrétion
14:46et son absence de mépris
14:48qui transpirait
14:48chez des prédécesseurs
14:50comme François Béroux
14:50et Gabriel Attal
14:51pourraient le préserver
14:52de mobilisations précoces
14:54d'autant que
14:55les répétitions de septembre
14:56les 10 et 18 du mois
14:58ont été des échecs numériques
14:59pour les oppositions de gauche.
15:01Quant à la majorité
15:02des français
15:02non adhérents à un parti
15:04et pas syndiqués
15:05ils devront attendre
15:06encore un peu
15:07pour avoir un nouveau gouvernement.
15:09Il est loin
15:09le temps
15:10où Paris se moquait
15:11de l'instabilité politique
15:12d'Alienne
15:13ou de la vacance
15:13du gouvernement belge.
15:15Aujourd'hui c'est la France
15:16dont le président
15:17tente de se refaire la cerise
15:18en reconnaissant
15:19en grande pompe
15:20un état
15:20à plus de 4000 kilomètres
15:22de chez nous
15:22qui est bien incapable
15:23de se doter
15:24d'un gouvernement
15:25chez lui.
15:26Et nous restons en compagnie
15:31d'Olivier Frère-Jacques
15:32cette fois pour l'actualité
15:33en bref
15:33en France.
15:37Affaire de viol
15:38dans les forces de l'ordre
15:39lundi au tribunal
15:40militaire de Rennes
15:41le procès
15:42d'un adjudant-chef
15:43de gendarmerie
15:43s'est tenu
15:44pour sept agressions
15:45sexuelles.
15:46Les victimes sont toutes
15:47passées par la réserve
15:48de gendarmerie
15:49d'Ille-et-Vilaine
15:49et ont subi
15:50des attouchements
15:51de la part
15:52de leur supérieur
15:52hiérarchique.
15:53Leur témoignage
15:54concorde
15:54mais le prévenu
15:55pourrait être reconnu
15:56irresponsable pénalement
15:58pour raison de santé.
16:00Un acteur
16:00de l'affaire
16:01des financements
16:01libyens
16:02de Sarkozy
16:02emporte ses secrets
16:04dans sa tombe
16:05l'homme d'affaires
16:06franco-libanaise
16:07Yad Takedin
16:08est décédé
16:08mardi à Beyrouth
16:09à 75 ans
16:10après une crise cardiaque
16:11à l'hôpital.
16:12Impliqué dans l'affaire
16:13du financement libyen
16:14dans la campagne
16:15de Nicolas Sarkozy
16:16en 2007
16:16il avait accusé
16:17l'ex-président
16:18d'avoir reçu
16:19des fonds
16:19de Muammar Kadhafi
16:20avant de se rétracter
16:22en 2020
16:23puis de réaffirmer
16:24ses allégations.
16:26Condamné en 2020
16:27à 5 ans
16:27de prison ferme
16:28dans l'affaire Karachi
16:29lié à des commissions
16:30occultes
16:30sur des contrats
16:31d'armement
16:31il s'était réfugié au Liban
16:33pays qui n'extrade
16:34pas ses ressortissants
16:35figure controversée
16:37qualifiée de menteur
16:38par ses coprévenus
16:39Takedin
16:39issu d'une famille druse
16:41avait bâti son influence
16:42grâce à ses réseaux
16:44dans la droite française.
16:46Emmanuel Macron
16:47n'est pour l'asile
16:48que quand ça l'arrange.
16:49Mardi
16:49le militant écologiste
16:50Paul Watson
16:51pour fendeur
16:52de la chasse aux baleines
16:53a annoncé que l'asile
16:54lui a été refusé
16:55par l'office français
16:56de protection
16:57des réfugiés
16:58et apatrides.
16:59Paul Watson
16:59a affirmé qu'Emmanuel Macron
17:01en personne
17:01lui avait promis
17:02son aide
17:02une promesse
17:03non tenue
17:04peut-être
17:05par frilosité
17:06du président
17:07vis-à-vis
17:07d'une large partie
17:08de la gauche
17:09qu'il courtise
17:10en ce moment.
17:11En effet
17:11Paul Watson
17:11s'est rendu
17:12début septembre
17:13à la fête
17:13de l'humanité
17:14il s'est fait huer
17:15au cri de
17:15Paul Watson
17:16n'est pas un camarade
17:18une hostilité
17:25qui serait due
17:25à l'amitié
17:26de Paul Watson
17:27avec l'actrice
17:28Brigitte Bardot
17:29La honte
17:30tous les jours
17:31lors de son déplacement
17:32à New York
17:33le président français
17:34s'est mis en scène
17:34dans les rues
17:35de la ville
17:36alors que la circulation
17:37était bloquée
17:37du fait du passage
17:38de son homologue américain
17:39Comme toujours
17:41Emmanuel Macron
17:41s'est fait filmer
17:42en tentant
17:43de jouer le naturel
17:44en l'occurrence
17:45ici en appelant
17:46Donald Trump
17:47au téléphone
17:48au programme
17:48Petits Dialogues
17:49et Gros Râteaux
17:50le pensionnaire
17:51de l'Elysée
17:51finira son périple
17:52à pied
17:53mais parviendra
17:54tout de même
17:54à recevoir
17:55le baiser
17:56d'un badaud
17:57Je suis désolé
18:00je suis le président
18:00je suis désolé
18:01tout est en train
18:03maintenant
18:03il y a un mot
18:04qui vient
18:05je suis désolé
18:06si vous ne voyez
18:07laissez-moi
18:08le cross
18:09comment allez-vous ?
18:15je suis attendu
18:19la rue
18:19parce que tout est
18:20en train
18:21pour vous
18:21et nous poursuivons
18:44avec Renaud de Bourleuf
18:45pour l'actualité mondiale
18:46un nouvel accord
18:50catastrophique
18:51au palmarès
18:51d'Ursula von der Leyen
18:52mardi à Bali
18:53l'Indonésie
18:54et l'Union Européenne
18:55ont signé
18:55un accord de libre-échange
18:56visant à dynamiser
18:57le commerce
18:58avec la plus grande
18:59économie nazie du Sud-Est
19:00cet accord supprime
19:01les droits de douane
19:02sur 80% des produits
19:03indonésiens
19:04notamment l'huile de palme
19:05les textiles
19:06et les chaussures
19:07l'UE
19:08cinquième partenaire
19:08commercial de l'Indonésie
19:10avec près de 30 milliards
19:11d'euros d'échange
19:12en 2024
19:13il voit une opportunité
19:14pour sécuriser
19:15ses approvisionnements
19:15en matière première
19:16et diversifier ses marchés
19:18face aux tarifs douaniers
19:19américains
19:20l'accord qui doit
19:21investissement dans des secteurs
19:22comme les véhicules électriques
19:24suscite de vives inquiétudes
19:25en raison de la concurrence
19:27avec une industrie indonésienne
19:28aux normes moins strictes
19:29et aux salaires
19:30dix fois moins élevés
19:31à cela s'ajoutent
19:32les risques environnementaux
19:33notamment sur la déforestation
19:34liée à l'huile de palme
19:35sa ratification
19:37par les parlements
19:37européens et indonésiens
19:39est attendue
19:39d'ici 2027
19:40après une semaine
19:42de suspension
19:43l'humoriste américain
19:44Jimmy Kimmel
19:45a repris l'antenne
19:46du Jimmy Kimmel Live
19:47sur ABC
19:47mardi 23 septembre
19:49après des propos
19:50mal choisis ou ambigu
19:51sur le meurtre
19:52de l'influenceur conservateur
19:53Charlie Kirk
19:54très ému
19:55l'animateur a nié
19:56toute intention
19:56de minimiser ce drame
19:58regrettant une mauvaise
19:59interprétation
20:00de ses commentaires
20:00il avait indigné
20:01le clan Trumpis
20:02en accusant la droite américaine
20:04d'exploiter politiquement
20:05le meurtre de l'influenceur
20:06la suspension de son émission
20:07avait été décidée
20:08par Disney
20:09pour apaiser les tensions
20:10après des critiques
20:11de Donald Trump
20:12ce dernier avait menacé
20:13ABC
20:14accusant la chaîne
20:15de partialité démocrate
20:17malgré son retour
20:18l'émission reste boycottée
20:19par plusieurs chaînes locales
20:20affiliée à Nexstar
20:21et Sinclair
20:22Jimmy Kimmel a défendu
20:23sa liberté d'expression
20:24et a rendu hommage
20:26à la veuve de Charlie Kirk
20:27pour son pardon
20:27à l'égard de l'assassin
20:28de son mari
20:29il était une fois
20:31une page d'histoire
20:31du cinéma
20:32mardi
20:32Claudia Cardinal
20:33actrice italienne
20:34naturalisée française
20:35est morte à l'âge
20:36de 87 ans
20:37c'est un nom indissociable
20:38de deux oeuvres majeures
20:39du 7ème art
20:40le guépard
20:40de Lucchino Visconti
20:41et il était une fois
20:43dans l'ouest
20:43de Sergio Leone
20:44aussi célèbre à Hollywood
20:45qu'en Italie
20:46Claudia Cardinal
20:46a beaucoup tourné en France
20:48notamment dans Cartouche
20:49de Philippe de Broca
20:50où elle donnait la réplique
20:51à Jean-Paul Belmondo
20:52elle s'est définitivement
20:53installée en France
20:53à partir de 1989
20:54et est décédée à Nemours
20:56en Seine-et-Marne
20:56Et voilà
21:01nous arrivons à la fin
21:02de cette édition
21:03dès à présent
21:04découvrez un nouveau numéro
21:05de Passé Présent
21:06Guillaume Fiquet
21:06reçoit l'historien
21:07Sylvain Guggenheim
21:08pour évoquer la fin
21:09de l'Empire Romain d'Orient
21:11en 1453
21:13et puis demain
21:14jeudi dès 7h
21:15c'est un zoom
21:16avec l'enseignant
21:17Mathieu Grimpré
21:18sur son ouvrage
21:19Bullshit Bienveillance
21:20une enquête
21:21sur la psychologie positive
21:23à l'école
21:23c'est à présent
21:24la fin de cette édition
21:25merci à tous
21:26pour votre fidélité
21:27rendez-vous demain
21:28avec Olivier Frère Jacques
21:29en attendant
21:30portez-vous bien
21:31bonsoir
21:32Sous-titrage Société Radio-Canada
21:35Sous-titrage Société Radio-Canada
21:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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