- il y a 5 mois
Au programme de cette édition, Donald Trump fait encore parler de lui. Mardi, le président américain s’est fendu d’un discours fleuve à la tribune des Nations Unies. Un discours caustique et accusateur qui s’est conjugué à une publication sur les réseaux pour parler de la guerre en Ukraine.
Nous évoquerons ensuite le retour en grâce de l’ancien djihadiste et désormais démocrate modéré, al-Charaa. Le leader syrien est devenu un dirigeant comme les autres aux yeux des dirigeants mondiaux.
Et puis nous terminerons avec un retour en France. Nommé à Matignon il y a deux semaines, Sébastien Lecornu, n’a toujours pas de gouvernement. Le premier ministre doit composer avec les tensions internes du socle commun mais aussi avec les oppositions et les syndicats…
Nous évoquerons ensuite le retour en grâce de l’ancien djihadiste et désormais démocrate modéré, al-Charaa. Le leader syrien est devenu un dirigeant comme les autres aux yeux des dirigeants mondiaux.
Et puis nous terminerons avec un retour en France. Nommé à Matignon il y a deux semaines, Sébastien Lecornu, n’a toujours pas de gouvernement. Le premier ministre doit composer avec les tensions internes du socle commun mais aussi avec les oppositions et les syndicats…
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00:13Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver ce soir.
00:18N'oubliez pas de cliquer sur le pouce en l'air et d'écrire un commentaire.
00:22Ça améliore notre visibilité. Alors je compte sur vous.
00:25Au programme de cette édition, Donald Trump est encore parlé de lui.
00:28Mardi, le président américain s'est fendu d'un discours fleuve à la tribune des Nations Unies.
00:33Un discours caustique et accusateur qui s'est conjugué à une publication sur les réseaux
00:37pour parler de la guerre en Ukraine.
00:40Nous évoquerons ensuite le retour en grâce de l'ancien djihadiste
00:43et désormais démocrate modéré Al-Shara.
00:46Le leader syrien est devenu un dirigeant comme les autres, aux yeux de ses homologues.
00:51Et puis nous terminerons avec un retour en France.
00:53Nommé à Matignon, il y a déjà deux semaines, Sébastien Lecornu n'a toujours pas de gouvernement.
01:00Le Premier ministre doit composer avec les tensions internes du socle commun,
01:04mais aussi avec les oppositions et les syndicats.
01:11Donald Trump, collection automne-hiver 2025.
01:14Mardi, le président américain s'est illustré à la tribune de l'Assemblée Générale des Nations Unies,
01:19mais aussi sur les réseaux sociaux.
01:21Une vision unipolaire dans un monde en mutation.
01:24Le point tout de suite.
01:25Donald Trump joue à domicile et donne-le là.
01:28Depuis l'Assemblée Générale des Nations Unies, organisée à New York,
01:32le locataire de la Maison-Blanche a encore réussi à faire parler de lui.
01:35Après avoir déploré la capacité de l'agence à financer l'immigration,
01:39qu'il compare à une offensive contre les pays occidentaux,
01:43le président américain a déploré la reconnaissance de l'État palestinien,
01:47qu'il compare à une récompense en faveur du terrorisme.
01:50Le spectacle a aussi donné lieu à certains traits d'humour et d'ironie.
01:54Tout ce que j'ai obtenu des Nations Unies, c'est un escalator qui s'est arrêté en plein milieu de la montée.
02:00Si la première dame n'avait pas été en pleine forme, elle serait tombée, mais elle est en pleine forme.
02:04Nous sommes tous les deux en pleine forme. Nous sommes restés debout.
02:10Et puis, un téléprompteur qui ne fonctionnait pas.
02:14Voilà les deux choses que j'ai eues des Nations Unies,
02:16un escalator défaillant et un téléprompteur défaillant.
02:20Merci beaucoup.
02:22Une saillie peu diplomatique au cœur des Nations Unies,
02:25qui aura fait parler la presse autant que la publication de Donald Trump sur son réseau True Social.
02:29En effet, ce dernier s'est exprimé pour donner son point de vue actuel sur le conflit entre l'Ukraine et la Russie,
02:35expliquant maintenant que l'Ukraine pouvait gagner la guerre.
02:39Une volte-face de communication que nous explique Hervé Caress, diplômé de l'école de guerre.
02:43Moi, je me demande souvent si le président Trump, s'il ne se fout pas de leur gueule tout simplement,
02:47par des déclarations qui sont complètement hors champ.
02:52Et c'est un petit peu la mode en ce moment à l'ONU d'avoir des déclarations de ce type-là.
02:57On se demande de quelle manière elle pourrait se concrétiser,
03:01que ce soit pour la reconnaissance de l'État palestinien ou cette dernière déclaration du président Trump
03:08en ce qui concerne la reconquête apparemment assurée ou prévisible des territoires perdus par l'Ukraine, voire au-delà.
03:16De drôles de déclarations qui ont dû satisfaire l'égo de Volodymyr Zelensky,
03:20avec qui le président Trump s'est entretenu mardi.
03:22Il n'en reste pas moins que les propos de ce dernier sont comme toujours à prendre avec des pincettes
03:27et qu'ils ne doivent surtout pas être confondus avec l'action réelle des États-Unis.
03:32Ils sont en train de se désengager de l'aide militaire à l'Ukraine.
03:37Ils souhaitent maintenant que les Européens achètent des armes pour l'Ukraine
03:40et que parallèlement, ils ont annoncé fin août qu'ils allaient arrêter l'aide financière à vocation militaire
03:47envers les Pays-Baltes et la Pologne.
03:50Donc je pense que là, tout est dit.
03:51Ils vont chercher de toute façon à se désengager financièrement de ce conflit
03:57et peut-être même de se désengager à terme militairement, c'est-à-dire au plan stratégique de ce conflit.
04:02Le problème des États-Unis et de cette administration, c'est la dette et le déficit américain.
04:09Donc ils cherchent par tous les moyens à rétablir les comptes des États-Unis.
04:13Un objectif économique qui affaiblit encore davantage l'Union européenne
04:17par rapport aux ambitions initiales de Washington.
04:20On était sur une victoire américaine avec l'ancienne administration démocrate
04:24à mesure où ils avaient réussi l'exploit de désolidariser pour un temps, à mon avis, assez important
04:30la Russie de l'Union européenne.
04:33Sachant que les dirigeants européens n'ont jamais eu de stratégie propre par rapport à ce conflit.
04:38Ils n'ont fait qu'épouser la stratégie ukrainienne ou la stratégie des États-Unis.
04:41Mais maintenant, ça va même au-delà.
04:43C'est même un triomphe de la part de l'administration Trump
04:46puisque les dernières négociations sur les droits de douane sont une vraie débâcle pour les Européens
04:54et puis les dirigeants européens qui n'ont toujours pas de stratégie propre.
04:58Alors maintenant, ils sont un peu prisonniers de leur posture passée
05:02qui ont été très très déclaratives et agressives
05:04et ils se trouvent acculés avec une situation militaire
05:07qui, sur le front ukrainien, se dégrade sensiblement de jour en jour.
05:12Une débâcle économique et une débâcle militaire en vue.
05:15Dans cette crise ukrainienne, l'avenir de l'Union européenne est de plus en plus sombre,
05:19à plus forte raison que les tensions sont attisées depuis quelques semaines
05:23avec des histoires répétitives de drones prétendument russes
05:26sur les sols de plusieurs pays sous la protection otanienne.
05:29Une séquence qui avait d'ailleurs commencé avec un énorme mensonge diplomatique
05:34quant à un brouillage de l'avion de la présidente de la Commission européenne par Moscou.
05:38Une histoire cousue de fil blanc, mais démentie depuis.
05:41L'ancien chef djihadiste syrien Ahmed Al-Shara s'exprimera devant l'Assemblée générale de l'ONU ce 24 septembre.
05:53L'enjeu, obtenir un accord de sécurité avec Israël qui occupe de plus en plus de territoires
05:58et l'aide des Occidentaux pour la reconstruction du pays.
06:01C'est une scène hallucinante qui en dit long sur les revirements américains.
06:08Invité mardi au sommet annuel Concordia à New York,
06:11l'ancien djihadiste et nouvel homme fort syrien Ahmed Al-Shara
06:14a été interviewé par le général David Petreus.
06:18Ancien membre d'Al-Qaïda, Al-Shara avait été emprisonné en Irak par les forces américaines
06:23commandées par ce dernier entre 2006 et 2011.
06:26Durant son échange, Petreus s'est dit fan de son interlocuteur
06:29et a rapporté avoir eu un avis favorable sur Ayat-Tarir Al-Sham,
06:33l'organisation bâtie par Al-Shara, estimant pouvoir travailler avec elle.
06:38Des présentations qui viennent à point nommé pour Al-Shara,
06:41qui sera le premier président syrien depuis 1967,
06:44à prendre la parole à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU ce 24 septembre.
06:49Pour le journaliste spécialiste du Moyen-Orient, Alexandre Aoun,
06:52c'est une victoire considérable pour le nouveau dirigeant syrien.
06:55Le déplacement d'Ahmad Al-Shara aux Etats-Unis est une victoire politique et symbolique pour le pouvoir syrien.
07:01Il n'y avait pas de visite étatique d'un président syrien aux Etats-Unis depuis 1967,
07:07donc avant l'ère Assad,
07:08ce qui prouve bien qu'Ahmad Al-Shara est en train de tourner définitivement
07:12la page de son infréquentabilité aux yeux des Occidentaux et aux yeux des Américains.
07:17On sait pertinemment qu'aujourd'hui, auprès de Washington,
07:20il doit montrer des gages de bonne volonté, de bonne conduite,
07:23que ce soit au niveau de sa gouvernance, mais surtout au niveau de son voisin israélien.
07:27C'est pour ça qu'aujourd'hui, il y a également des négociations en cours
07:31aux Émirats, à Bakou et aux Etats-Unis,
07:33voire à Paris et à Londres,
07:35pour faire en sorte qu'il y ait un accord de sécurité
07:37pour le sud syrien
07:38et pour rassurer tout simplement les Américains
07:41de montrer que le gouvernement syrien
07:43n'est pas du tout dans cette logique revancharde
07:45malgré les innombrables raids israéliens
07:48perpétrés depuis la chute de Bachar al-Assad.
07:50L'économie du pays est totalement exsangue.
07:53Ahmad Al-Shara l'a bien compris
07:54qu'aujourd'hui, on n'est plus du tout dans une phase,
07:57dans une logique belliqueuse,
08:00mais plus dans une logique de reconstruction
08:01et de refonte de l'État syrien.
08:04Pour assurer cette reconstruction,
08:06le président syrien est donc venu plaider
08:08pour un accord de sécurité avec l'État hébreu,
08:10alors que ça l'occupe depuis décembre le sud du pays.
08:13Netanyahou a profité du chaos qui règne
08:15depuis la chute de Bachar al-Assad
08:17pour étendre ses zones de contrôle,
08:19officiellement pour soutenir la minorité druze.
08:21Bien sûr, Al-Shara a dénoncé un millier de raids
08:23et de bombardements menés par l'État hébreu
08:25à partir du plateau du Golan lui-même occupé,
08:28réclamant un retour à la situation antérieure
08:30à décembre 2024.
08:32Le dirigeant syrien a écarté la possibilité
08:34d'une normalisation avec Israël,
08:36soulignant la grande colère dans le monde arabe
08:38en raison de la tragédie de Gaza.
08:40Un accord entre la Syrie et Israël
08:42ouvrirait néanmoins la voie à d'autres accords
08:45contribuant à la paix dans la région,
08:46a-t-il plaidé.
08:48Mais dans l'immédiat,
08:49l'ancien djihadiste doit assurer
08:50celle de la Syrie,
08:52comme l'explique Alexandre Aoun.
08:53Ahmed Al-Shara, qui est arrivé au pouvoir
08:55le 8 décembre dernier,
08:56doit composer avec cette myriade
08:58de minorités religieuses,
09:00ismaïliennes, druses, kurdes,
09:02alawites, chrétiennes,
09:04tout en composant également
09:05avec ses anciens alliés djihadistes
09:08de Hayat Tahrir al-Sham
09:10et d'autres groupuscules
09:11qui lui étaient affiliés.
09:12Il est obligé aujourd'hui d'imposer
09:15une refonte de l'État central syrien
09:17avec une débasification,
09:18ce qui était lié à l'héritage
09:21de plus de cinq décennies
09:23de pouvoirs bassistes
09:24de la dynastie Assad.
09:26La situation est telle
09:27que les minorités craignent
09:28pour leur avenir politique,
09:29notamment les druses,
09:31où on voit qu'avec les Israéliens,
09:32ils sont en négociation
09:34pour essayer de démilitariser
09:36le sud de la Syrie
09:37et que les Israéliens
09:39puissent avoir un droit de regard
09:40pour être garant de la sécurité
09:42de cette minorité.
09:44Les Kurdes également
09:45sont en négociation
09:46avec le pouvoir central
09:47pour savoir s'ils vont être
09:48intégrés ou non
09:49à l'armée nationale
09:50et ce qui en est
09:52de la côte à la huit
09:53depuis les massacres
09:54de mars dernier.
09:56Il y a une forme de peur
09:58de cette communauté
09:59de se dire
10:00allons-nous vers un fédéralisme
10:01ou allons-nous vers
10:02un État central fort
10:03qui va tout simplement
10:04nous imposer
10:05le pouvoir de la majorité,
10:07donc de la majorité sunnite.
10:09Les pressions sont fortes
10:10pour une pacification
10:11de ce pays multiconfessionnel.
10:13Les principales sanctions occidentales
10:15prises contre le gouvernement Assad
10:17durant la guerre
10:17ont été levées
10:18mais pas toutes.
10:20Alshara doit rencontrer
10:21ce 24 septembre
10:22le secrétaire d'État américain
10:23Marco Rubio
10:24et a discuté mardi
10:25avec Giorgia Meloni.
10:27La dirigeante italienne
10:28a évoqué sur X
10:29la participation
10:30par des entreprises italiennes
10:32à la reconstruction
10:32de la Syrie
10:33tout en soulignant
10:34l'impératif
10:35de protéger les minorités
10:36y compris chrétiennes.
10:37Retour en France
10:43où le Premier ministre Lecornu
10:45n'a toujours pas annoncé
10:47de gouvernement.
10:48Entre lassitude des Français,
10:49tractation des partis
10:50et menace des syndicats
10:52et insoumis,
10:53le nouveau chef du gouvernement
10:54prend son temps.
10:56Olivier Frère-Jacques.
10:56Déjà 15 jours
10:57que Sébastien Lecornu
10:59a été nommé Premier ministre
11:00après la chute
11:00du gouvernement
11:01Bérou.
11:02Deux semaines
11:03qui ont permis
11:03aux Français
11:04d'apprécier une qualité
11:05qu'on ne connaissait pas
11:07à nombre
11:07de ses prédécesseurs.
11:09La discrétion
11:10murait dans le silence
11:11à Matignon.
11:12Ce fidèle
11:13d'Emmanuel Macron
11:14issu des Républicains
11:15mène des tractations discrètes
11:17pour former
11:17un gouvernement
11:18déjà repoussé
11:19à début octobre
11:20dans un climat politique
11:21tendu.
11:22La rentrée parlementaire
11:23du 1er octobre
11:24se fera donc
11:25très certainement
11:26sans nouveau gouvernement
11:27et le dépôt
11:28du budget 2026
11:29suivra dans une séquence
11:31très rapide.
11:32En attendant,
11:32Sébastien Lecornu
11:33cherche à sécuriser
11:34des accords
11:34dans un contexte
11:36orageux
11:36au sein même
11:37du camp présidentiel
11:38chacun tentant
11:39de tirer la couverture
11:40à soi
11:41à un an et demi
11:42de l'élection présidentielle
11:43et alors que la page
11:44Macron
11:44se tourne déjà.
11:46Sébastien Lecornu
11:47a été nommé.
11:49Il n'est pas du tout
11:50incompatible.
11:51C'est un homme de droite.
11:53Je connais
11:53un certain nombre
11:54de ses convictions.
11:55Tellement de droite
11:56qu'il avait quitté la droite
11:57pour rejoindre
11:58le parti macroniste.
12:00Le nouveau Premier ministre
12:01bénéficie aussi
12:02du soutien
12:02d'un de ses prédécesseurs
12:03Édouard Philippe.
12:05C'est normal
12:05de l'attaque Zuckmann
12:06je vais vous dire.
12:08Je ne le connaissais pas
12:08Gabriel Zuckmann.
12:10Quand j'ai vu
12:10qu'il était français
12:11je me suis dit
12:11bah oui c'est normal.
12:13Si le modem
12:13semble affaibli
12:14par l'échec
12:15du mandat éphémère
12:15de François Béroux
12:16et ne devrait pas
12:17chercher de noises
12:18à l'homme du président
12:19il devrait en être autrement
12:21d'une partie du camp présidentiel
12:22remontée comme un coucou
12:24contre le fondateur.
12:25C'est le cas
12:25du président de Renaissance
12:26et président du groupe
12:27macroniste à l'Assemblée
12:28Gabriel Attal
12:29qui a tansé
12:30son ancien patron
12:31dimanche à Arras
12:32lors de sa rentrée politique.
12:34L'origine première
12:35de cette instabilité
12:36c'est la décision
12:37de dissoudre
12:37l'Assemblée nationale.
12:39Cette décision
12:40chacun le sait
12:43je m'y étais opposé.
12:47Si j'étais en désaccord
12:48avec cette décision
12:48c'est parce que je savais
12:50que la France et les Français
12:51en paieraient le prix
12:52et tout ce qui se produit
12:54depuis correspond
12:55à ce que je redoutais alors.
12:57Je sais combien
12:57cette décision
12:58a été pour
12:59beaucoup d'entre vous
13:00beaucoup d'entre nous
13:01une forme de rupture
13:03de cassure.
13:04Je je je
13:05la patte nombriliste
13:06de la paratchique parisienne
13:08est bien là
13:08tout comme la cassure
13:10affichée avec le président Macron.
13:12Cependant
13:12d'autres figures
13:13du macronisme
13:14restent dans le giron présidentiel
13:16à l'image
13:16de la très changeante
13:17Aurore Berger
13:18qui semble cette fois
13:19s'accrocher au chef de l'État
13:21quoi qu'il en coûte
13:22comme dirait celui-ci.
13:23La majorité
13:23des cadres du parti
13:25demeure néanmoins
13:25attentistes
13:26fidèles à l'opportunisme
13:28marque de fabrique
13:29du centre macroniste.
13:31C'est donc
13:31avec une coalition fragile
13:33que le cornu doit composer
13:34mais hors du socle commun
13:36il faut aussi
13:37tenir compte
13:38des oppositions
13:38du PS tout d'abord
13:40d'autant qu'Emmanuel Macron
13:41désirerait
13:42composer avec le parti socialiste
13:44et de ce côté
13:44il va falloir jouer serré
13:46même si la porte
13:46n'est pas fermée.
13:47Moi je ne crois pas
13:49un seul instant
13:50à cette en même temps
13:51à cette confusion
13:52entretenue
13:52qui est en réalité
13:53la porte ouverte
13:54à l'extrême droite.
13:56Est-ce que vous avez
13:56vraiment envie
13:57de conclure un accord
13:57avec Sébastien Lecornu ?
13:59Ah oui ?
13:59Bien sûr ?
14:00Bien sûr ?
14:01Si c'est possible ?
14:01Vous vous donnez les moyens ?
14:02Qu'il voulait renverser la table
14:04et donc ce que je lui dis
14:05je veux voir cette table renversée
14:07et je veux effectivement
14:07voir des ruptures
14:08si c'est le cas
14:09si vraiment on rompt
14:10avec la politique
14:11qui a été conduite
14:11depuis 8 ans
14:12alors j'applaudirais.
14:14Négociation à gauche
14:15et négociation à droite
14:16avec le RN
14:17qui comme le PS
14:18joue les arbitres
14:19et pourrait être tenté
14:20de faire chuter
14:21le nouveau gouvernement.
14:23Comme Olivier Faure
14:24mais dans un autre registre
14:25Marine Le Pen
14:25appelle aussi
14:26à une rupture.
14:27C'est la rupture
14:29ou la censure ?
14:30Outre les questions
14:31budgétaires et fiscales
14:32le RN devrait aussi
14:34être attentif
14:34aux éléments
14:35concernant l'immigration.
14:37Hors PS et RN
14:38Lecornu n'a en revanche
14:39rien à attendre
14:40des insoumis
14:40et devra par ailleurs
14:42composer avec
14:43la grogne syndicale.
14:44Reste que de ce côté
14:45sa discrétion
14:46et son absence de mépris
14:48qui transpirait
14:48chez des prédécesseurs
14:50comme François Béroux
14:50et Gabriel Attal
14:51pourraient le préserver
14:52de mobilisations précoces
14:54d'autant que
14:55les répétitions de septembre
14:56les 10 et 18 du mois
14:58ont été des échecs numériques
14:59pour les oppositions de gauche.
15:01Quant à la majorité
15:02des français
15:02non adhérents à un parti
15:04et pas syndiqués
15:05ils devront attendre
15:06encore un peu
15:07pour avoir un nouveau gouvernement.
15:09Il est loin
15:09le temps
15:10où Paris se moquait
15:11de l'instabilité politique
15:12d'Alienne
15:13ou de la vacance
15:13du gouvernement belge.
15:15Aujourd'hui c'est la France
15:16dont le président
15:17tente de se refaire la cerise
15:18en reconnaissant
15:19en grande pompe
15:20un état
15:20à plus de 4000 kilomètres
15:22de chez nous
15:22qui est bien incapable
15:23de se doter
15:24d'un gouvernement
15:25chez lui.
15:26Et nous restons en compagnie
15:31d'Olivier Frère-Jacques
15:32cette fois pour l'actualité
15:33en bref
15:33en France.
15:37Affaire de viol
15:38dans les forces de l'ordre
15:39lundi au tribunal
15:40militaire de Rennes
15:41le procès
15:42d'un adjudant-chef
15:43de gendarmerie
15:43s'est tenu
15:44pour sept agressions
15:45sexuelles.
15:46Les victimes sont toutes
15:47passées par la réserve
15:48de gendarmerie
15:49d'Ille-et-Vilaine
15:49et ont subi
15:50des attouchements
15:51de la part
15:52de leur supérieur
15:52hiérarchique.
15:53Leur témoignage
15:54concorde
15:54mais le prévenu
15:55pourrait être reconnu
15:56irresponsable pénalement
15:58pour raison de santé.
16:00Un acteur
16:00de l'affaire
16:01des financements
16:01libyens
16:02de Sarkozy
16:02emporte ses secrets
16:04dans sa tombe
16:05l'homme d'affaires
16:06franco-libanaise
16:07Yad Takedin
16:08est décédé
16:08mardi à Beyrouth
16:09à 75 ans
16:10après une crise cardiaque
16:11à l'hôpital.
16:12Impliqué dans l'affaire
16:13du financement libyen
16:14dans la campagne
16:15de Nicolas Sarkozy
16:16en 2007
16:16il avait accusé
16:17l'ex-président
16:18d'avoir reçu
16:19des fonds
16:19de Muammar Kadhafi
16:20avant de se rétracter
16:22en 2020
16:23puis de réaffirmer
16:24ses allégations.
16:26Condamné en 2020
16:27à 5 ans
16:27de prison ferme
16:28dans l'affaire Karachi
16:29lié à des commissions
16:30occultes
16:30sur des contrats
16:31d'armement
16:31il s'était réfugié au Liban
16:33pays qui n'extrade
16:34pas ses ressortissants
16:35figure controversée
16:37qualifiée de menteur
16:38par ses coprévenus
16:39Takedin
16:39issu d'une famille druse
16:41avait bâti son influence
16:42grâce à ses réseaux
16:44dans la droite française.
16:46Emmanuel Macron
16:47n'est pour l'asile
16:48que quand ça l'arrange.
16:49Mardi
16:49le militant écologiste
16:50Paul Watson
16:51pour fendeur
16:52de la chasse aux baleines
16:53a annoncé que l'asile
16:54lui a été refusé
16:55par l'office français
16:56de protection
16:57des réfugiés
16:58et apatrides.
16:59Paul Watson
16:59a affirmé qu'Emmanuel Macron
17:01en personne
17:01lui avait promis
17:02son aide
17:02une promesse
17:03non tenue
17:04peut-être
17:05par frilosité
17:06du président
17:07vis-à-vis
17:07d'une large partie
17:08de la gauche
17:09qu'il courtise
17:10en ce moment.
17:11En effet
17:11Paul Watson
17:11s'est rendu
17:12début septembre
17:13à la fête
17:13de l'humanité
17:14il s'est fait huer
17:15au cri de
17:15Paul Watson
17:16n'est pas un camarade
17:18une hostilité
17:25qui serait due
17:25à l'amitié
17:26de Paul Watson
17:27avec l'actrice
17:28Brigitte Bardot
17:29La honte
17:30tous les jours
17:31lors de son déplacement
17:32à New York
17:33le président français
17:34s'est mis en scène
17:34dans les rues
17:35de la ville
17:36alors que la circulation
17:37était bloquée
17:37du fait du passage
17:38de son homologue américain
17:39Comme toujours
17:41Emmanuel Macron
17:41s'est fait filmer
17:42en tentant
17:43de jouer le naturel
17:44en l'occurrence
17:45ici en appelant
17:46Donald Trump
17:47au téléphone
17:48au programme
17:48Petits Dialogues
17:49et Gros Râteaux
17:50le pensionnaire
17:51de l'Elysée
17:51finira son périple
17:52à pied
17:53mais parviendra
17:54tout de même
17:54à recevoir
17:55le baiser
17:56d'un badaud
17:57Je suis désolé
18:00je suis le président
18:00je suis désolé
18:01tout est en train
18:03maintenant
18:03il y a un mot
18:04qui vient
18:05je suis désolé
18:06si vous ne voyez
18:07laissez-moi
18:08le cross
18:09comment allez-vous ?
18:15je suis attendu
18:19la rue
18:19parce que tout est
18:20en train
18:21pour vous
18:21et nous poursuivons
18:44avec Renaud de Bourleuf
18:45pour l'actualité mondiale
18:46un nouvel accord
18:50catastrophique
18:51au palmarès
18:51d'Ursula von der Leyen
18:52mardi à Bali
18:53l'Indonésie
18:54et l'Union Européenne
18:55ont signé
18:55un accord de libre-échange
18:56visant à dynamiser
18:57le commerce
18:58avec la plus grande
18:59économie nazie du Sud-Est
19:00cet accord supprime
19:01les droits de douane
19:02sur 80% des produits
19:03indonésiens
19:04notamment l'huile de palme
19:05les textiles
19:06et les chaussures
19:07l'UE
19:08cinquième partenaire
19:08commercial de l'Indonésie
19:10avec près de 30 milliards
19:11d'euros d'échange
19:12en 2024
19:13il voit une opportunité
19:14pour sécuriser
19:15ses approvisionnements
19:15en matière première
19:16et diversifier ses marchés
19:18face aux tarifs douaniers
19:19américains
19:20l'accord qui doit
19:21investissement dans des secteurs
19:22comme les véhicules électriques
19:24suscite de vives inquiétudes
19:25en raison de la concurrence
19:27avec une industrie indonésienne
19:28aux normes moins strictes
19:29et aux salaires
19:30dix fois moins élevés
19:31à cela s'ajoutent
19:32les risques environnementaux
19:33notamment sur la déforestation
19:34liée à l'huile de palme
19:35sa ratification
19:37par les parlements
19:37européens et indonésiens
19:39est attendue
19:39d'ici 2027
19:40après une semaine
19:42de suspension
19:43l'humoriste américain
19:44Jimmy Kimmel
19:45a repris l'antenne
19:46du Jimmy Kimmel Live
19:47sur ABC
19:47mardi 23 septembre
19:49après des propos
19:50mal choisis ou ambigu
19:51sur le meurtre
19:52de l'influenceur conservateur
19:53Charlie Kirk
19:54très ému
19:55l'animateur a nié
19:56toute intention
19:56de minimiser ce drame
19:58regrettant une mauvaise
19:59interprétation
20:00de ses commentaires
20:00il avait indigné
20:01le clan Trumpis
20:02en accusant la droite américaine
20:04d'exploiter politiquement
20:05le meurtre de l'influenceur
20:06la suspension de son émission
20:07avait été décidée
20:08par Disney
20:09pour apaiser les tensions
20:10après des critiques
20:11de Donald Trump
20:12ce dernier avait menacé
20:13ABC
20:14accusant la chaîne
20:15de partialité démocrate
20:17malgré son retour
20:18l'émission reste boycottée
20:19par plusieurs chaînes locales
20:20affiliée à Nexstar
20:21et Sinclair
20:22Jimmy Kimmel a défendu
20:23sa liberté d'expression
20:24et a rendu hommage
20:26à la veuve de Charlie Kirk
20:27pour son pardon
20:27à l'égard de l'assassin
20:28de son mari
20:29il était une fois
20:31une page d'histoire
20:31du cinéma
20:32mardi
20:32Claudia Cardinal
20:33actrice italienne
20:34naturalisée française
20:35est morte à l'âge
20:36de 87 ans
20:37c'est un nom indissociable
20:38de deux oeuvres majeures
20:39du 7ème art
20:40le guépard
20:40de Lucchino Visconti
20:41et il était une fois
20:43dans l'ouest
20:43de Sergio Leone
20:44aussi célèbre à Hollywood
20:45qu'en Italie
20:46Claudia Cardinal
20:46a beaucoup tourné en France
20:48notamment dans Cartouche
20:49de Philippe de Broca
20:50où elle donnait la réplique
20:51à Jean-Paul Belmondo
20:52elle s'est définitivement
20:53installée en France
20:53à partir de 1989
20:54et est décédée à Nemours
20:56en Seine-et-Marne
20:56Et voilà
21:01nous arrivons à la fin
21:02de cette édition
21:03dès à présent
21:04découvrez un nouveau numéro
21:05de Passé Présent
21:06Guillaume Fiquet
21:06reçoit l'historien
21:07Sylvain Guggenheim
21:08pour évoquer la fin
21:09de l'Empire Romain d'Orient
21:11en 1453
21:13et puis demain
21:14jeudi dès 7h
21:15c'est un zoom
21:16avec l'enseignant
21:17Mathieu Grimpré
21:18sur son ouvrage
21:19Bullshit Bienveillance
21:20une enquête
21:21sur la psychologie positive
21:23à l'école
21:23c'est à présent
21:24la fin de cette édition
21:25merci à tous
21:26pour votre fidélité
21:27rendez-vous demain
21:28avec Olivier Frère Jacques
21:29en attendant
21:30portez-vous bien
21:31bonsoir
21:32Sous-titrage Société Radio-Canada
21:35Sous-titrage Société Radio-Canada
21:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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