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  • il y a 5 mois
Au programme de cette édition, l’Union européenne creuse encore sa tombe. Bruxelles a cédé aux demandes de Donald Trump pour entériner une nouvelle batterie de sanctions contre les énergies russes. Un véritable suicide économique.

Nous irons ensuite en Angleterre et ferons le point sur la percée de Nigel Farage. Le parti souverainiste Reform UK, fondé par l’acteur du Brexit, rencontre un succès grandissant.

Une page municipale ensuite avec Louis Sarkozy, fils de l’ancien président, qui brigue la mairie de Menton dans les Alpes-Maritimes.

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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Bienvenue dans cette dernière édition de la semaine.
00:18Je suis très heureuse de vous retrouver. Je compte sur vous pour nous aider grâce aux petits clics sur le pouce en l'air et avec vos commentaires.
00:26Au programme de cette édition, l'Union européenne creuse encore sa tombe.
00:30Bruxelles a cédé aux demandes de Donald Trump pour enteriner une nouvelle batterie de sanctions contre les énergies russes.
00:37Un véritable suicide économique.
00:39Nous irons ensuite en Angleterre et ferons le point sur la percée de Nigel Farage.
00:44Le parti souverainiste Reform New Keep, fondé par l'acteur du Brexit, rencontre désormais un succès grandissant.
00:50Et puis une page municipale en France avec Louis Sarkozy, fils de l'ancien président.
00:56Il brigue la mairie de Menton dans les Alpes-Maritimes.
01:03Sous pression de Donald Trump, l'Union européenne prend un 19ème paquet de sanctions contre la Russie,
01:09essentiellement dans le domaine énergétique.
01:12Des mesures très hypocrites et surtout suicidaires qui ne devraient qu'extentuer la dépendance des Européens vis-à-vis de Washington.
01:18Décryptage de Nicolas de Lamberterie.
01:21Un nouveau paquet de sanctions, le 19ème déjà, est en cours d'adoption par les Européens contre la Russie.
01:28Si ce nouvel arrivage sera sans doute aussi peu efficace que les 18 précédents,
01:33il accentuera encore un peu plus la déconnexion totale entre l'Europe et la Russie,
01:38puisque la date d'interdiction d'importation du GNL russe est avancée d'une année.
01:42Une mesure qui ne devrait guère avoir d'effet qu'en France,
01:45puisque c'est la France qui importe du GNL russe dans de très grandes quantités et dans la plus grande hypocrisie politique.
01:51Par ailleurs, la Commission européenne envisage des sanctions contre les entreprises chinoises ou indiennes
01:57qui font du commerce de produits énergétiques russes,
02:00conformément à la volonté et aux intérêts de Donald Trump
02:03de voir les Européens partir en guerre commerciale contre les géants asiatiques.
02:07Cela faisait d'ailleurs plusieurs semaines que Donald Trump critiquait les Européens
02:11et affirmait qu'ils ne prendraient de nouvelles sanctions contre la Russie
02:14qu'à la condition que les Européens cessent d'acheter du pétrole russe.
02:18Les tenants de l'euro-mondialisme, Emmanuel Macron en tête,
02:21y voyaient une critique directe contre la Hongrie et la Slovaquie,
02:25qui importent toujours directement du pétrole russe par Oléoduc,
02:28et avaient du mal à cacher sa satisfaction.
02:30Sur les sanctions, il est tout à fait vrai que le président Trump et l'administration américaine
02:36se sont émus, comme nous le faisons d'ailleurs depuis le début de ce conflit,
02:40des choix qui ont été faits par deux pays membres de l'Union européenne
02:45qui continuent d'acheter du pétrole russe.
02:50Et je pense que c'est une bonne chose, parce que parfois ces pays se sont défendus
02:53en argant de leur proximité avec cette nouvelle administration américaine,
02:57et donc l'alignement américano-européen ne sera que plus efficace pour cesser ces pratiques.
03:02Sauf que voilà, en l'état actuel des choses, et bien que cela soulève toutes sortes de critiques,
03:07les Hongrois et les Slovaques sont dans l'incapacité quasi absolue
03:10de se passer des approvisionnements énergétiques russes, que ce soit en gaz ou en pétrole.
03:15En ce qui concerne le gaz, le transit du gaz russe via l'Ukraine a cessé
03:18et passe désormais par la Turquie, grand bénéficiaire des pseudo-restrictions
03:22que s'imposent les Européens, tandis que le pétrole transite toujours par l'Ukraine
03:26pour arriver en Slovaquie.
03:27Ces dernières semaines, les bombardements par drone,
03:30des forces armées ukrainiennes sur l'oléoduc de Rouge-Bas
03:33qui relie la Russie à la Slovaquie et la Hongrie,
03:35ont été très fortement critiquées par Budapest et Bratislava,
03:39qui ont rappelé que d'une part, ils ne peuvent pas se passer de ce pétrole
03:42et que par ailleurs, ils raffinent du pétrole russe chez eux,
03:45qu'ils réexpédient ensuite à l'Ukraine.
03:47En ce qui concerne la Slovaquie et surtout la Hongrie,
03:52qui est un acteur énergétique vraiment régional par sa société molle,
03:56c'est une société assez importante sur le marché centre et est européen.
04:01Il est vrai qu'à très court terme, ce serait absolument catastrophique pour la Hongrie,
04:06mais aussi pour la Slovaquie, de stopper net les importations de pétrole russe.
04:10La Hongrie a à peu près 30 jours de réserve de pétrole,
04:1445 jours de réserve de carburant,
04:16donc vous comprenez bien que ce serait très compliqué
04:19de stopper tout net ces importations,
04:23en sachant que le pétrole qu'utilise la Hongrie provient entre 70 et 80% de Russie.
04:29Donc il y a clairement une dépendance au pétrole russe de la Hongrie
04:33et on a des chiffres à peu près similaires en Slovaquie.
04:36Il y a une série de conflits entre Zagreb et Budapest.
04:40La Croatie, dans ce contexte de tension,
04:43a décidé de fortement augmenter ses droits de transit sur son territoire.
04:48Il faut savoir que les droits de transit croate vers la Hongrie
04:50sont quatre fois plus importants que la moyenne des droits de transit européens,
04:54ce qui est énorme,
04:55donc ce serait absolument accepter de payer un prix délirant
04:58si on voulait remplacer le pétrole russe par du pétrole
05:02qui arriverait par la mer Adriatique
05:05et traverserait le territoire croate.
05:07Le deuxième problème, c'est plus un problème d'ordre technique,
05:11c'est que les raffineries hongroises,
05:13même si ça change ces dernières années,
05:16ont surtout été conçues pour raffiner du pétrole d'origine russe
05:22puisqu'il y a des différences de qualité
05:26en ce qui concerne le pétrole contrairement au gaz.
05:29Par ailleurs, selon Yann Kaspar, expert en question énergétique,
05:33une grande hypocrisie entoure ces questions
05:34de restriction d'importation de pétrole russe.
05:37On pense beaucoup à l'Inde,
05:38mais beaucoup oublient de mentionner le rôle de la Turquie
05:41qui importe presque autant de pétrole russe que l'Inde.
05:44Le président américain n'a pas directement ciblé la Hongrie et la Slovaquie,
05:49mais plutôt les pays, notamment par exemple l'Allemagne,
05:54où on pourrait même évoquer la Pologne,
05:56qui, contrairement à ce qu'ils affirment,
05:58achètent en réalité du pétrole russe,
06:01simplement pas directement la Russie,
06:02mais par des pays intermédiaires,
06:04notamment l'Inde,
06:05et aussi, et c'est là où le bas blesse,
06:07la Turquie, qui, après l'Inde,
06:08est le pays qui a le plus profité de cette situation
06:12depuis février 2022,
06:14en réexportant du pétrole acheté à la Russie
06:17aux pays européens,
06:20pour un total de revenus
06:21qui correspond à peu près à 5 milliards de dollars
06:24depuis février 2022.
06:26Il y a une énorme dose d'hypocrisie là-dedans,
06:29puisque par exemple la France achète énormément
06:31de gaz naturel liquéfié russe,
06:33et là on est sur des montants
06:35qui sont bien plus importants
06:37que ce que la petite Hongrie importe
06:40en pétrole ou en gaz russe.
06:42Ou alors, un autre exemple,
06:45l'Allemagne,
06:46un pays en pointe
06:48dans la lutte pour le découplage énergétique
06:51Europe-Russie,
06:52l'Allemagne importe désormais
06:55surtout son pétrole
06:56depuis le Kazakhstan,
06:58dans le champ pétrolier de Tengis,
07:01qui est un énorme champ pétrolier
07:03situé dans l'ouest du Kazakhstan,
07:06dans le consortium qui exploite ce champ pétrolier,
07:08il y a certes deux entreprises américaines,
07:10Chevron et ExxonMobil,
07:11mais aussi la société russe Lukoil.
07:13Donc, ça veut dire quoi ?
07:15C'est-à-dire qu'à l'avenir,
07:16il faudra aussi sanctionner le Kazakhstan,
07:18ce qui est parfaitement absurde,
07:20puisque précisément les pays d'Asie centrale
07:22ont été présentés par l'Union Européenne
07:25comme une alternative
07:27à la domination énergétique russe.
07:30Au final,
07:31toutes ces mesures n'aboutiront donc
07:33qu'à priver les Européens
07:34non seulement de l'accès à de l'énergie
07:36et à des tarifs raisonnables,
07:37conditions absolument indispensables
07:39pour disposer d'une industrie compétitive,
07:41mais aussi être progressivement expulsés
07:44des marchés du monde russo-asiatique.
07:46Et pendant ce temps,
07:47leurs maîtres américains
07:48ne se priveront pas, eux,
07:49d'occuper autant qu'ils le peuvent
07:51ces marchés dont les Européens
07:52se seront retirés
07:53ou auront été chassés.
07:55Le sentiment patriotique renaît en Angleterre.
08:01Au-delà des récentes manifestations,
08:03un autre phénomène est visible,
08:05la percée de Reform UKIP,
08:06le parti souverainiste de Nigel Farage.
08:09L'ancien meneur du Brexit
08:10aurait maintenant des ambitions gouvernementales.
08:13Le point avec Renaud de Bourleuf.
08:15« Nous devons être prêts
08:19pour ce moment. »
08:23Prêts pour les prochaines élections législatives.
08:26Samedi 5 septembre, à Birmingham,
08:28le député Nigel Farage
08:29a annoncé la couleur
08:30lors du congrès du parti Reform UK
08:31arrivé au 10 Down Street.
08:34L'ancien vainqueur du Brexit,
08:35revenu dans l'arène politique
08:36après l'échec des conservateurs
08:38à tirer profit de la sortie de l'UE,
08:40voit son nouveau parti progresser sans cesse.
08:42Lors des élections générales de juillet 2024,
08:45conclu par un échec cuisant
08:46du gouvernement sortant de droite,
08:48Reform UK a remporté
08:495 circonscriptions à la Chambre des communes,
08:515 députés dont Nigel Farage lui-même.
08:54L'un d'eux a démissionné du parti souverainiste,
08:56mais un nouveau député a fait son entrée
08:58lors d'une élection législative partielle.
09:00En mai, Sarah Pouchine l'a emporté
09:01face au candidat travailliste
09:03dans une circonscription située
09:04entre Liverpool et Manchester,
09:06un territoire généralement acquis à la gauche.
09:09Et lundi 15 septembre,
09:10c'est un député conservateur
09:12qui a franchi le rubicon
09:13pour rejoindre Nigel Farage,
09:14Danny Krueger, ancien conseiller
09:15de Boris Johnson d'East Downing Street,
09:17a quitté avec fraque
09:18le parti conservateur
09:19et devient membre de Reform UK.
09:21Ils sont devenus un vrai
09:22et sérieux parti d'opposition
09:24et ont l'intention
09:25de devenir un parti de gouvernement.
09:27Et ce qu'ils m'ont demandé,
09:28c'est de mener leur préparation
09:29au gouvernement.
09:30Dans les assemblées locales
09:31d'Ecosse et du Pays de Galles,
09:33les élus sont nombreux
09:33à rejoindre Reform UK.
09:35Début septembre,
09:35des anciens ministres
09:36ont aussi franchi le pas.
09:38Nadine Doris,
09:39ancien ministre de la culture
09:40de Boris Johnson
09:41et une de ses alliés
09:42les plus fidèles,
09:43ainsi que Maria Colfield,
09:44ancien ministre de la santé
09:46de Boris Johnson
09:46et sous-secrétaire d'État
09:48à la santé mentale
09:48de Richie Sunak.
09:49Farage a aussi su briller
09:51par son absence
09:52lors du grand rassemblement
09:53patriotique organisé à Londres
09:54il y a quelques jours
09:55par le militant
09:56Tommy Robinson.
09:57Mais comme nous l'expliquait
09:58le politologue britannique
09:59John Lowland,
10:00la notoriété grandissante
10:01de Tommy Robinson
10:02et la distance
10:03entre les deux hommes
10:03pourraient bénéficier
10:05à Nagel Farage.
10:06Je pense que
10:07même si Farage
10:08et Robinson
10:09ne sont pas
10:10si vous voulez
10:10des alliés,
10:11je crois que
10:12cette manifestation
10:13va probablement
10:14donner de l'eau
10:15au moulin de Farage
10:17dans le sens
10:18où Farage
10:19sera désormais vu
10:20comme plus respectable.
10:22Il est en quelque sorte
10:23si vous voulez
10:24doublé sur sa droite
10:25par Robinson
10:26et je pense que
10:27ça pourrait renforcer
10:29son profil
10:30d'homme d'État.
10:31Les prochaines élections
10:32générales doivent avoir lieu
10:33au plus tard
10:34à l'été 2029.
10:35En cas d'élections anticipées,
10:37ce scrutin
10:37pourrait se tenir
10:38plus tôt,
10:39ce qui est assez courant
10:39en Grande-Bretagne
10:40car les dissolutions
10:41sont plus fréquentes
10:42qu'en France.
10:43Nagel Farage
10:44parie d'ailleurs
10:44sur une convocation
10:45aux urnes
10:46en 2027.
10:48Début septembre,
10:48un sondage
10:49found out now
10:50a crédité
10:50Réformes UK
10:51de 32% des voix
10:52contre 19%
10:54pour les travaillistes
10:54et 17%
10:55pour les conservateurs.
10:56Mais selon ce même sondage,
10:58il n'y aurait
10:59que 233 élus
11:00loin de la majorité
11:02qui est à 326 sièges.
11:04Pas facile pour l'Angleterre
11:06d'en finir
11:06avec la politique bipartite.
11:11Il est le nouveau chouchou
11:14des médias français.
11:15Louis Sarkozy
11:16sera candidat
11:16à la mairie de Menton
11:18pour les élections municipales
11:19de 2026.
11:20Éclairage
11:21sur une personnalité
11:22dopée
11:23par la presse du système
11:24avec Olivier Frère-Jacques.
11:26En 2026,
11:27je serai candidat
11:27aux élections municipales.
11:30Le projet que je porte
11:31a une exigence,
11:32une volonté,
11:34une vocation.
11:35Il est en vérité
11:36résumable
11:37à une seule phrase,
11:38le renouveau.
11:39Il faisait beaucoup
11:40de remous
11:40sur les réseaux sociaux.
11:41Il est désormais
11:42officiellement en lice
11:43pour les municipales
11:44à Menton
11:44dans les Alpes-Maritimes
11:46en mars 2026.
11:47Louis Sarkozy,
11:48fils de l'ancien président
11:49Nicolas Sarkozy
11:50qui a seulement 28 ans,
11:52a déjà acquis
11:53un pied-à-terre
11:54dans cette charmante ville
11:55où le mètre carré
11:56se négocie en moyenne
11:57autour de 5000 euros.
11:58Son entrée
11:58dans le jeu politique,
12:00très mise en scène,
12:01n'a pas manqué
12:02de susciter des moqueries
12:03sur les réseaux sociaux
12:04ou de nombreux comptes
12:05d'utilisateurs
12:06taquins de X
12:07réclament que Louis Sarkozy
12:08soit moins médiatisé.
12:10Sa candidature
12:11était dans les tuyaux
12:11puisqu'il avait créé
12:12dès le mois d'août
12:13une association
12:14de soutien.
12:16Rodolphe Carr,
12:16auteur du premier ouvrage
12:18consacré à ce fils
12:19du président Sarkozy,
12:20n'est pas étonné
12:21par cette candidature.
12:23Chez Louis Sarkozy,
12:24d'ailleurs,
12:24quand je me suis intéressé
12:25au personnage,
12:26il a toujours eu
12:26cette volonté
12:27de s'engager.
12:29Et d'ailleurs,
12:29quand il a par exemple
12:30rencontré
12:31le ministre de l'Intérieur
12:32Bruno Rotaio
12:33ou même d'autres ministres,
12:34il avait fait
12:35ou en tout cas
12:36il avait dit
12:36à certains journaux
12:37qu'il avait cette volonté
12:39justement
12:39de s'engager en politique.
12:42À un moment,
12:42on l'a même pressentie
12:43pour pourquoi pas
12:44riguer la mairie de Nevis
12:46où avait été maire
12:47de son père.
12:48On sait aussi
12:48qu'il s'est beaucoup
12:49rapproché des Républicains,
12:51du Parti des Républicains.
12:52Donc pour moi,
12:53c'est dans la droite
12:54file de son engagement,
12:56cet engagement
12:57justement
12:58pour la mairie de Menton.
12:59Et d'ailleurs,
13:00encore récemment,
13:01j'étais allé faire
13:02une conférence
13:03pour un groupe
13:04à Nice
13:05et les militants locaux
13:07m'avaient dit
13:08que justement,
13:09Louis Sarkozy
13:10entretenait déjà
13:11des relations
13:12avec les patrons locaux
13:13qu'il organisait
13:14des réunions
13:15justement
13:15pour prendre un peu
13:16la température du lieu.
13:18Donc, non, non,
13:19quand j'ai eu
13:20cette information
13:20sortie du fait
13:23qu'il voulait
13:23corriger la mairie
13:24de Menton,
13:24j'étais absolument
13:25pas surpris.
13:26Et d'ailleurs,
13:27le lieu se presse
13:28plutôt bien.
13:29On sait que
13:29c'est le sud-est
13:30et comment dire,
13:32hiver aux idées
13:33libérales
13:34inservatives
13:35qui sont justement
13:36le corpus idéologique
13:37de Louis Sarkozy.
13:39Donc non,
13:39j'étais absolument
13:40pas surpris.
13:40Une candidature naturelle
13:42dans un territoire
13:43propice aux droites.
13:44Mais le jeune candidat
13:45ne sera pas seul
13:46puisqu'il devra faire face
13:47à Alexandra Masson,
13:49députée du Rassemblement
13:50National,
13:51considérée comme favorite
13:52après sa réélection
13:53dès le premier tour
13:55des législatives
13:55en juin 2024
13:56avec 55,6%
13:58des voix
13:59à Menton.
14:00Deux autres candidats
14:01de droite,
14:01Florent Champion
14:02et Sandra Paire,
14:03tous deux issus
14:04de la mouvance LR,
14:05ont également déclaré
14:06leur candidature
14:07dénonçant le parachutage
14:09du fils de l'ancien président.
14:11Louis Sarkozy
14:11ne se trouve donc pas
14:12face à une mairie
14:13imperdable,
14:14loin de là.
14:15Il dispose cependant
14:16d'une grosse caisse
14:17de résonance médiatique
14:18et pourra,
14:19quoi qu'il en soit,
14:20rebondir.
14:21Il y a toujours
14:21un risque,
14:23on va dire,
14:24après,
14:24si l'on voit par exemple
14:25sur le pendant médiatique,
14:27en plus d'avoir
14:27son émission
14:29sur LCI,
14:30depuis la rentrée,
14:31on le sait aussi
14:32qu'il a cette émission
14:33sur BFM TV
14:35récemment,
14:36en plus de son éditorial
14:37chez Valors Actuelles,
14:39donc oui,
14:39évidemment,
14:40c'est une crise de risque
14:41d'un point de vue politique,
14:43ça ne le tuera pas
14:44s'il échoue,
14:46mais on voit par contre
14:47qu'il commence
14:47à tisser ta toile
14:48médiatique d'un côté
14:49et même politique d'un autre,
14:51donc non,
14:52je ne fais pas de souci
14:52pour lui,
14:53là-dessus,
14:54il arrivera à se retourner
14:55quand bien même
14:56il subirait
14:56une défaite puissante.
14:58Misant sur une image
14:59de renouveau
14:59dans un contexte politique local
15:01marqué par des affaires judiciaires
15:03et des divisions,
15:04il devra probablement
15:05passer par un jeu d'alliance
15:07pour se hisser au second tour
15:08et afin que sa campagne
15:10prenne vraiment.
15:11Le maire sortant,
15:12Yves Juel,
15:1380 ans,
15:14empêtré dans une affaire
15:15de détournement de fonds,
15:16ne se représentera pas,
15:17mais pourrait soutenir
15:18Louis Sarkozy
15:19s'il obtient
15:20l'investiture et l'air.
15:21Bénédiction du chef
15:22ou baiser du diable,
15:23l'histoire nous le dira peut-être.
15:25Au-delà du seul enjeu
15:27mentonné,
15:27le lancement de campagne
15:28du fils de l'ancien président
15:30a tout d'une tentative
15:31de mise en orbite dynastique
15:33pour un jeune fils de
15:34qui dispose déjà
15:35d'un réseau d'envergure
15:36et qui pourrait tenter
15:38de jouer un rôle
15:39dans la campagne présidentielle
15:41de 2027.
15:42Ce qui est intéressant
15:43avec Thierry Sarkozy,
15:44c'est bien évidemment
15:45son nom,
15:46Sarkozy,
15:46parce que ça nous renvoie
15:47là aussi bien évidemment
15:49à son père.
15:49Alors je ne vais pas refaire
15:50toute la généalogie
15:52de son père,
15:53mais ce qui est aussi intéressant
15:54dans cette famille,
15:55c'est aussi sa mère
15:56parce qu'il y a
15:56l'objet d'autre mère,
15:57c'est Thias,
15:58qui est aujourd'hui
15:59marié à Richard Aquin,
16:01c'est un homme d'affaires
16:02très influent,
16:03qui a d'ailleurs fait
16:04travailler sa campagne,
16:05la campagne actuelle
16:06de Louis Sarkozy.
16:07Donc on voit
16:07qu'il y a vraiment
16:08là aussi une toile
16:10autour de lui,
16:10ou en tout cas
16:11un entourage assez conséquent.
16:13On sait que son parrain
16:14n'est autre que Martin Wig,
16:17donc l'actuel propriétaire
16:19du groupe TF1-NCI.
16:21Donc on voit,
16:21oui,
16:21qu'il y a vraiment
16:22un entourage comme ça
16:23qui l'accompagne.
16:24Ensuite,
16:24on pourrait revenir
16:25rapidement sur son éducation
16:27militaire aux États-Unis,
16:28qui est aussi intéressante,
16:29sur son idéologie
16:32qu'on pourrait qualifier
16:33de libéral conservatrice.
16:35Et enfin,
16:35si on devait lire,
16:37en tout cas,
16:37on devrait essayer
16:38de voir pour qui il roule,
16:40moi j'irais qu'aujourd'hui,
16:41il roule pour Bruno Rotaillot.
16:43Il y a cet objectif
16:44de 2027
16:45d'être une des chevilles
16:47ouvrières de Bruno Rotaillot.
16:49Il l'a d'ailleurs
16:49rencontré plusieurs fois.
16:51Et à mon avis,
16:51ce qui est intéressant,
16:52c'est que si le verre,
16:54Nicolas Sarkozy,
16:55a plutôt misé
16:56sur Gérald Darmanin,
16:58on voit que le fils,
17:00Louis Sarkozy,
17:00lui,
17:00a plutôt misé
17:01sur Bruno Rotaillot.
17:06Et nous partons à présent
17:07faire le tour de l'actualité
17:08en bref,
17:08en France.
17:09Un triste anniversaire
17:13demain samedi.
17:14Le 20 septembre 2024,
17:16Philippine,
17:16étudiante âgée de 19 ans,
17:18était retrouvée,
17:19assassinée,
17:20en lisière du bois de Boulogne,
17:21à quelques centaines de mètres
17:22de son université
17:23Paris-Dauphine.
17:24Philippine a été assassinée
17:25par un Marocain clandestin,
17:27condamnée pour viol en 2021,
17:29mais relâchée par la justice,
17:30et visée par une OQTF,
17:32une obligation de quitter le territoire,
17:34non respectée.
17:34Un juge des libertés
17:36de la détention
17:37avait d'ailleurs autorisé
17:38sa sortie de rétention
17:39quelques jours avant
17:40le meurtre de Philippine.
17:41L'homme était censé
17:42être assigné à résidence
17:43dans un hôtel près d'Auxerre,
17:44dans lequel il ne s'était
17:45jamais rendu.
17:46La police et la justice
17:47avaient perdu sa trace.
17:49Un an après le drame,
17:50les parents de Philippine
17:51s'expriment dans
17:52les colonnes du Figaro
17:52et évoquent, je cite,
17:54« ceux qui ont failli
17:55à leur fonction ».
17:57Bruno Retailleau,
17:57dont l'arrivée au ministère
17:58de l'Intérieur
17:59a été marquée par ce crime,
18:00a depuis enchaîné
18:01les déclarations d'intention,
18:03mais les rares clandestins
18:03expulsés nous sont souvent
18:05renvoyés par avion.
18:07De la finance française
18:08vers la finance européenne.
18:09Mercredi, le président
18:10de la Cour des comptes,
18:11Pierre Moscovici,
18:12a annoncé son départ
18:13courant janvier
18:14pour la Cour des comptes
18:15européenne à Luxembourg.
18:16Il quitte ainsi son poste
18:17neuf mois avant
18:18la fin de son mandat.
18:20Il faut croire
18:20que l'Union européenne
18:21est plus attractive
18:22que les institutions françaises.
18:23Restent à savoir
18:24qui est le socialiste
18:25ou le LR en fin de carrière
18:26qui remplacera
18:27l'ancien ministre
18:28de François Hollande,
18:29Rue Cambon.
18:30Des bruits de couloirs
18:31évoquent l'ancien
18:31Premier ministre
18:32Jean Castex
18:33ainsi que Bruno Le Maire,
18:35l'ancien ministre
18:35de l'économie
18:36qui a mis à genoux
18:37les finances de la France
18:37pour être ainsi contemplé
18:39la poursuite
18:40de ses dégâts
18:40par ses successeurs.
18:42Des hôpitaux dangereux.
18:43Début septembre,
18:44le canard enchaîné
18:45a consulté
18:45un récent rapport
18:46confidentiel
18:47des hôpitaux de Paris
18:48sur les nombreuses défaillances
18:49autour de la checklist.
18:50Cet anglicisme
18:51désigne un document
18:52de vérification
18:53contenant les informations
18:54essentielles
18:54avant, pendant
18:55et après une intervention
18:56chirurgicale.
18:57Le côté à opérer,
18:58le matériel disponible,
19:00les antécédents du patient,
19:01etc.
19:02Un document crucial
19:03pour toute l'équipe médicale,
19:05chirurgien, anesthésiste
19:06et infirmier
19:06est parfois vital
19:07pour la sécurité du patient.
19:09Or, selon ce rapport,
19:10en Ile-de-France,
19:12une checklist sur trois
19:13dysfonctionne.
19:14Document incomplet
19:15ou rempli à la hâte,
19:16oublié par le chirurgien
19:17de consulter
19:18ou de compléter la checklist,
19:19parfois le document
19:20est tout simplement
19:21oublié.
19:22En région parisienne,
19:23sur l'année 2024,
19:242000 opérations
19:25auraient eu lieu
19:25sans checklist.
19:27Des négligences
19:27qui peuvent avoir
19:28des conséquences dramatiques
19:29comme le montre
19:30l'exemple d'un patient
19:31souffrant d'un cancer du rein
19:32qui a été opéré
19:33du mauvais rein.
19:37Et l'on poursuit
19:38avec l'actualité internationale.
19:43Tailler dans les aides sociales
19:45pour dissuader
19:46les clandestins,
19:47c'est la stratégie
19:47de la Suède.
19:48Mercredi,
19:49le gouvernement de coalition
19:50composé par la droite libérale
19:52et la droite nationaliste
19:53a présenté une réforme.
19:54Il s'agit de limiter
19:55l'accès à de nombreuses
19:56prestations sociales,
19:58telles que les allocations
19:58familiales,
19:59les aides au logement,
20:00les indemnités de maladie
20:01et le minimum vieillesse.
20:03Pour en bénéficier,
20:04il faudra avoir vécu
20:05au moins cinq ans
20:05sur les quinze dernières années
20:07dans le pays.
20:08Par ailleurs,
20:08une baisse de l'aide sociale
20:09est prévue
20:10avec un plafond
20:10pour les familles
20:11de quatre enfants.
20:12Selon le ministre
20:13des Affaires sociales suédois,
20:14des familles avec cinq enfants
20:15vivent avec plus de
20:164000 euros par mois
20:17sans travailler
20:18en cumulant diverses aides.
20:20Le ministre ajoute
20:20que 95% des personnes
20:22dans cette situation
20:23sont étrangères
20:24ou nées à l'étranger.
20:25Le chef de groupe parlementaire
20:27du parti nationaliste
20:28démocrate de Suède,
20:29Linda Lindbergh,
20:30a déclaré,
20:30je cite,
20:31« la Suède n'est pas un buffet
20:32pour tous les peuples du monde ».
20:34Une première mondiale
20:36en Albanie.
20:37Diela,
20:37une ministre générée
20:38par intelligence artificielle,
20:40a intégré le gouvernement
20:41comme responsable
20:42des marchés publics.
20:44Présentée sur écran
20:45au Parlement,
20:45cette figure virtuelle,
20:47vêtue d'un costume traditionnel,
20:49a d'ailleurs pris du galon
20:50puisqu'elle était
20:50jusque-là assistante virtuelle
20:52sur le site
20:52des services publics albanais.
20:54Diela permettra donc
20:55d'économiser
20:56des services de sécurité
20:57et une place
20:58au dîner d'État.
20:59Créée pour lutter
21:00contre la corruption endémique,
21:02elle est la promesse
21:02d'appels d'offres 100% incorruptibles,
21:05selon le Premier ministre
21:06Eddy Rama.
21:07Sans salaire ni congé,
21:09Diela incarne donc
21:10pour l'exécutif
21:11l'espoir d'une Albanie intègre,
21:13candidate à l'Union européenne
21:15pour 2030.
21:16L'opposition,
21:17menée par Salih Berisha,
21:18dénonce quant à elle
21:19une opération de communication
21:21et demande
21:21qui la contrôlera.
21:24Bras de fer
21:25entre Paris et Bamako.
21:26La France a expulsé
21:27deux agents de renseignement maliens
21:29de l'ambassade du Mali à Paris
21:30en réponse à l'arrestation
21:32le 14 août.
21:32d'un officier de la DGSE,
21:34Yann V,
21:35qui était officiellement présent
21:37à Bamako.
21:38Accusé par les autorités maliennes
21:39d'une tentative de déstabilisation
21:41de l'agent au pouvoir,
21:43cet agent accrédité
21:44et sous immunité diplomatique
21:46est détenu au secret.
21:48Cette affaire exacerbe
21:49les tensions entre la France
21:50et le Mali,
21:51déjà fragilisées
21:52depuis le coup d'État de 2020.
21:54Malgré une coopération
21:55antiterroriste discrète,
21:57la France a rappelé
21:57ses agents de la DGSE
21:59présents au Mali.
22:00Des négociations pour libérer
22:01Yann V sont en cours,
22:03sans succès pour l'instant.
22:05Israël détruit totalement
22:07son image
22:07et sa crédibilité.
22:09Selon Emmanuel Macron,
22:10dans une interview
22:11à la chaîne israélienne
22:12Channel 12,
22:13le président français
22:14a estimé jeudi
22:15que l'État hébreu
22:16avait obtenu
22:16des résultats sécuritaires
22:18tout en regrettant
22:19en même temps
22:19des opérations militaires,
22:21les qualifiants
22:21de contre-productives
22:22et les qualifiants
22:23d'échecs.
22:24Emmanuel Macron a défendu
22:26la reconnaissance
22:26d'un État palestinien
22:27comme moyen d'isoler le Hamas.
22:29Il a également proposé
22:30de se rendre en Israël
22:32pour expliquer sa position,
22:33une visite refusée
22:34par les autorités israéliennes.
22:37Au même moment,
22:37au Conseil de sécurité
22:38de l'ONU,
22:39les États-Unis
22:40ont opposé
22:40un nouveau veto
22:41à un projet de résolution
22:43réclamant un cessez-le-feu immédiat
22:45et un accès humanitaire
22:46à Gaza,
22:47provoquant la colère
22:48de plusieurs États membres.
22:49L'ambassadeur pakistanais
22:50a dénoncé
22:51un moment sombre,
22:52tandis que l'Algérien
22:53Amar Benjama
22:54a présenté
22:55des excuses
22:55aux Palestiniens
22:56pour l'incapacité
22:58du Conseil
22:58à agir.
22:59Le texte,
23:00soutenu par 14 voix
23:01contre une,
23:02visait aussi
23:02la libération
23:03des otages.
23:10En Terre Sainte,
23:11l'orgue le plus ancien
23:12de la chrétienté
23:13retentit de nouveau.
23:14Début septembre,
23:15à Jérusalem,
23:16quelques notes
23:16ont été données
23:17à partir d'un orgue
23:18datant du XIe siècle.
23:20L'instrument
23:21avait été transporté
23:22par les croisés
23:22de la France
23:23vers la Terre Sainte
23:24et a été retrouvé
23:25au début du XXe siècle
23:27près de la basilique
23:28de la Nativité,
23:29lieu de naissance
23:30du Christ.
23:30Les musicologues,
23:31ayant travaillé
23:32à la restauration
23:33de l'orgue,
23:34assurent qu'ils peuvent
23:34reproduire le même son
23:35qu'entendaient les croisés
23:36lorsqu'ils assistaient
23:38à la messe
23:38à Bethléem.
23:43Et voilà,
23:43nous arrivons déjà
23:44à la fin de cette édition.
23:46Demain,
23:46pour le samedi politique,
23:48je recevrai François Asselineau,
23:49le président de l'UPRR.
23:50Nous ferons un tour
23:52d'horizon général
23:53de l'actualité,
23:54de la situation politique
23:55erratique en France
23:56aux inquiétudes internationales.
23:58Dimanche,
23:59dans Contre-enquête,
24:00Lucas Chancerelle
24:01reviendra sur les réalités
24:02cachées derrière
24:03la critique des boomers
24:04et le phénomène
24:05Nicolas qui paix.
24:07Et dans Terre de Mission,
24:08Jean-Pierre Maujandre
24:09évoquera les 13 années
24:10d'incarcération
24:11de Mgr Vantoine
24:13dans les geôles communistes.
24:15C'est à présent
24:15la fin de cette édition.
24:17Merci à tous
24:17pour votre fidélité.
24:19On se retrouve lundi
24:20de bonheur
24:21et de bonne humeur.
24:22En attendant,
24:22portez-vous bien.
24:23Bonsoir.
24:23Sous-titrage Société Radio-Canada
24:39et de bonheur
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