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  • il y a 4 mois
Avec Arlette Chabot et Régis Mailhot

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2025-09-19##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot.
00:040-826-300-300, on est ensemble et on veut vos appels.
00:080-826-300-300, sur l'application Sud Radio, les réseaux sociaux et sur le site internet,
00:13on vous pose cette question notamment, est-ce que le pouvoir d'achat est encore une priorité pour vous ?
00:17Je vous pose la question parce qu'on a l'impression de voir partout dans l'actualité
00:21que c'est les préoccupations par rapport à la dette, que c'est évidemment les questions liées à l'insécurité,
00:26on en parle souvent sur cette antenne, et surtout les chiffres n'arrêtent pas de dire
00:29« Oh mais regardez, le pouvoir d'achat a pris plus de 2,5% ! »
00:33Mais au fond, auditeurs de Sud Radio, vous qui parlez vrai, est-ce que le pouvoir d'achat reste une priorité
00:38ou quand vous voyez peut-être l'état de dégradation du pays, vous avez l'impression que les priorités sont ailleurs ?
00:44Dans la santé, dans l'éducation nationale, peut-être sur les plus grandes questions économiques
00:48que sont par exemple ou que représente la dette, le déficit ?
00:51Appelez-nous, donnez-nous votre avis, je le répète une dernière fois, 0-826-300-300,
00:56notamment ce jour de lendemain de manifestation du 18 septembre.
00:59Arlette Chabot, comment vous observez ça ?
01:01Est-ce que le pouvoir d'achat, avec cette actualité qui est chargée, multiple,
01:05reste encore une priorité pour les Français ?
01:07Le journal Les Echos tente de nous le rappeler ce matin.
01:10Évidemment que ça reste une priorité pour les Français,
01:13même si on le voit, l'inflation effectivement s'est réduite.
01:17On est à 1% d'augmentation des prix, c'est ça ?
01:191% d'inflation cette année, donc c'est pratiquement rien.
01:23Seulement les prix qui avaient beaucoup augmenté auparavant ne sont pas redescendus.
01:29Donc pour tout le monde, il suffit d'aller dans les supermarchés,
01:32vous regardez, pour ceux qui auraient un doute, ce que font les Français,
01:36c'est-à-dire qu'ils observent les prix, qu'ils notent les prix,
01:40ils connaissent parfaitement le magasin,
01:42où tel produit est moins cher que dans tel autre,
01:45et ils font leurs courses et circulent pour ceux qui vont de supermarché en supermarché
01:49en fonction des prix qu'ils ont notés.
01:52Donc je crois que c'est vrai, le taux de pauvreté est très élevé en France, on le sait aussi.
01:56Record, on a vu avec le record depuis 1990, je crois, cet été, c'était les chiffres.
02:01Donc je pense que ça reste une préoccupation,
02:03ce qui ne veut pas dire que les Français ne soient pas inquiets pour la dette,
02:06parce qu'ils ont compris que dépenser beaucoup d'argent
02:09et avoir comme principale dépense d'un État le remboursement des intérêts de la dette,
02:14c'est franchement pas terrible.
02:16Donc l'un n'empêche pas l'autre, je crois que c'est vrai,
02:19et ce qui explique aussi, pour revenir au sujet dont on a parlé tout à l'heure,
02:22qu'ils souhaitent qu'on impose un peu plus les riches,
02:25parce que quand on, effectivement, la fin du mois arrive,
02:29comme on dit, au milieu du mois, du 10 ou du 15,
02:34franchement, certains ne comprennent pas,
02:37et je pense qu'ils ont raison, qu'on ne taxe pas un peu plus les riches.
02:40Ça s'y arrive.
02:41Pour pouvoir d'achat, pourquoi les Français broient du noir ?
02:43C'est ce que nous disent les échos.
02:45Avec ce chiffre, depuis l'an dernier,
02:46les salariés rattrapent forcément petit à petit une partie du pouvoir d'achat
02:49qui avait été forcément diminué après les fortes années d'inflation,
02:52mais les salaires réels n'ont pas encore totalement récupéré le niveau,
02:56on va dire, d'avant cette forte crise.
02:57Ça, c'est le problème numéro un, les salaires.
02:59Franchement, c'est le problème numéro un.
03:02Pourquoi les salaires sont-ils aussi bas ?
03:04Et comment faire pour que ça change ?
03:050826-300-300.
03:07Est-ce que pour vous, auditeurs de Sud Radio,
03:09le pouvoir d'achat est encore une priorité ?
03:11Ou au contraire, vous en avez peut-être d'autres ?
03:13La santé, l'éducation nationale, l'insécurité.
03:15On ira au standard.
03:16Dans un instant, 0826-300-300.
03:18Sur le pouvoir d'achat, Régis Maillot,
03:19c'est sûr qu'on ne peut pas demander à Anne Hidalgo,
03:22mais quand même, le pouvoir d'achat,
03:22on sent que c'est quand même une préoccupation.
03:24Oui, c'est sûr.
03:25C'était cette phrase de Colus qui disait toujours
03:29« Ce qui est dur chez nous, c'est la fin du mois,
03:33surtout les 30 derniers jours. »
03:35Et ça n'a pas bougé depuis 30 ans.
03:38C'est-à-dire, c'est le nerf de la guerre, c'est l'argent.
03:41Arlette parlait des salaires.
03:43Il suffit d'aller dans les départements frontaliers
03:46où on voit que les salaires, notamment en Suisse,
03:50sont de 30-40% plus importants que chez nous.
03:54Ce qui est un vrai phénomène, d'ailleurs.
03:55Tous les gens traversent la frontière
03:56pour aller travailler en tant qu'infirmière.
03:58Ça devient un vrai sujet, une véritable émoragie, forcément.
04:01Donc, on se rend compte que finalement,
04:03on va chercher l'argent à côté.
04:05Et c'est dommage qu'on est obligé de traverser une frontière
04:07pour un pays comme la France
04:09pour devenir un petit peu plus riche
04:12ou un peu moins pauvre, dirons-nous.
04:140826-300-300.
04:16Bonjour, Christian.
04:17Bonjour.
04:18Merci beaucoup d'être avec nous.
04:20en direct sur Sud Radio.
04:21Bonjour, je vous en prie.
04:22Est-ce que le pouvoir d'achat,
04:23c'est encore une priorité pour vous ?
04:24Quand vous regardez peut-être l'état du pays,
04:26l'insécurité, la santé, l'éducation nationale,
04:28vous dites, oui, oui, d'accord, c'est pas mal.
04:30Mais enfin, il y a quand même d'autres choses
04:31à sauver avant, Christian.
04:33Écoutez, je ne sais pas ce que ça veut dire,
04:35le pouvoir d'achat, en fait.
04:36J'ai 1 500 euros de retraite.
04:39Quand tout est déduit,
04:40j'ai 212 euros pour manger et mettre de l'essence.
04:43Donc, voilà.
04:44Quand vous dites tout est déduit, mon cher Christian,
04:46vous parlez de quoi ?
04:46Peut-être encore du crédit d'une certaine maison ?
04:49Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
04:51Les charges habituelles, le gaz, l'électricité,
04:54la voiture, l'assurance,
04:59enfin, tout ce qui comporte ce qui est à côté.
05:05Donc, vous avez, on va dire juste,
05:07on va dire des charges,
05:09votre retraite tombe à 1 500 euros,
05:11vous avez 1 200 euros de charges, 1 300.
05:13On n'est pas loin.
05:15On n'est pas loin.
05:18Donc, en fait, le pouvoir d'achat,
05:22je passe devant la viande que je ne peux pas acheter.
05:24Voilà.
05:26Les prix sont affolés.
05:28La dernière fois que je regardais,
05:30je passais devant les fruits.
05:31Vous n'avez plus rien en dessous de 4 à 5 euros
05:34le kilo de fruits.
05:35Oui, c'est délirant.
05:36C'est n'importe quoi.
05:37Moi, j'ai 70 ans.
05:38Je suis à la retraite.
05:42Malheureusement, je ne perds pas ma femme.
05:45Mais condoléons, mon cher Christian.
05:47Je vous en prie.
05:48On avait deux salaires,
05:49enfin, deux salaires, deux retraites.
05:50Bon, ben, on s'en sortait pas mal.
05:53Ça nous faisait 4 000 balles.
05:54Là, je suis à 1 500 balles
05:55avec les frais qui sont de l'appart.
05:58Vous savez très bien,
05:59vous avez tous des frais comme moi.
06:01Donc, on pète la dalle.
06:02Excusez-moi, je suis retraité.
06:04On pète la dalle.
06:05On ne peut pas faire un petit cadeau à ses petits enfants.
06:07On ne peut pas aller au restaurant.
06:09Enfin, on regarde tout.
06:11Et on va dans les...
06:12J'appelle ça les rayons spéciales pauvres.
06:15Vous savez, maintenant,
06:16on rentre dans un magasin.
06:17À droite, c'est pour vous.
06:18À gauche, vous ne pouvez pas y aller.
06:20Parce que là, vous avez...
06:21C'est que les grands marques hors de prix.
06:23Tous les produits qui sont des produits de merde,
06:25excusez-moi le terme,
06:26ça, vous avez le droit de les manger.
06:28Parce que c'est très bon pour notre santé, en fait.
06:29Mais ce n'est pas grave.
06:30Tout le monde s'en fout.
06:32Alors, on ne parle pas beaucoup des retraites, je trouve, en fait.
06:35Moi, je n'entends pas la dette.
06:36Par exemple, moi, je prends la dette.
06:38Là, ce n'est pas ma dette.
06:39Vous savez, moi, quand je dépense trop
06:41et que je suis au rouge à la banque,
06:44mon banque qui m'appelle, c'est moi qui paye.
06:45Oui, c'est ça.
06:46Et vous avez des frais, en plus, sur le découvert.
06:47Je n'ai pas dépensé la banque de la dette, moi.
06:48Comment ?
06:49Et en plus, vous avez des frais sur le découvert
06:50quand vous avez le malheur d'être un tout petit peu en dessous.
06:52Oui, tranquille.
06:54Ne vous inquiétez pas.
06:55Là, il profite de vous enfoncer la tête, évidemment.
06:57Ça, c'est un peu la France d'aujourd'hui.
06:59Ça, c'est sûr.
07:00Moi, bon, je suis à la retraite.
07:02Donc, pour vous, le pouvoir d'achat, Christian,
07:04ça reste une bataille de tous les jours ?
07:06Mais tout le monde.
07:07Comment voulez-vous faire ?
07:08Comment voulez-vous faire ?
07:09Regardez le nombre de SMICAR qu'on a en France.
07:12Et aujourd'hui, on leur dit,
07:13bientôt, vous ne pourrez plus rouler avec votre bagnole
07:15par rapport à l'électrique.
07:16Je ne sais pas comment ils vont faire, les gens,
07:17pour acheter une bagnole à 40 000 balles.
07:19Ça, c'est sûr.
07:20Qu'est-ce que vous faisiez, simplement, Christian, avant ?
07:22Moi, j'étais commerçant.
07:24Donc, évidemment, vous savez bien
07:25qu'on n'a pas des très grosses retraites.
07:27Oui, ça, je sais.
07:28Donc, en ayant tous mes trimestres et tout le truc.
07:32Retraite pleine, comme on dit.
07:34Pardon.
07:35Et j'ai perdu de l'argent, là, sur retraite.
07:36Vous savez, il y a eu un moment,
07:37ils ont mis des taxes, des machins, des trucs.
07:39Ah, bien sûr.
07:40Je suis à moins 123 sur ma retraite.
07:42C'est pas mal, quand même.
07:43Ah oui ?
07:44En combien de temps ?
07:44Parce que j'avais eu...
07:46Il y avait un moment,
07:46on avait chanté sur toutes les radios et ailleurs
07:48que le...
07:50Que le minimum me retraite, c'est ça ?
07:52Non, non, non, non.
07:53Donc, la retraite avait augmenté.
07:55Donc, effectivement, j'ai touché 40 euros.
07:57D'accord ?
07:57Et sur ces 40 euros,
07:59je suis passé sur une tranche différente.
08:00Ah, bien sûr.
08:01Donc, vous avez été ponctionné d'un peu plus d'argent.
08:03Bah, 123.
08:04123.
08:05Donc, vous avez gagné 40 euros.
08:07On vous en a retiré 123.
08:09C'est ça.
08:09Voilà.
08:10Le concret de l'absurde en France.
08:13Le concret de l'absurde en France.
08:14La retraite augmentée.
08:15Voilà.
08:16Donc, tout ça, je ne sais pas comment on peut s'en sortir.
08:19En tout cas, moi, je dis une chose.
08:20Il n'y a pas un ministre qui en parle.
08:22C'est bien dommage.
08:23Enfin, s'il reste encore des ministres.
08:26Je l'ai pris.
08:27Il y en a qui l'ont fait pendant quelques temps.
08:29Ils se gavent, les mecs.
08:31Attendez, vous savez, les marges qu'il y a dans le commerce.
08:33Moi, je les connais.
08:34Je veux dire, il ne faut pas déconner.
08:35On ne va pas pleurer pour les grandes surfaces.
08:37Les mecs, vous le connaissez.
08:39Il n'y a pas que moi qui le dis.
08:40Tout le monde le disait.
08:41T'augmentes le beurre.
08:43Tu baisses les oeufs.
08:43Tu baisses les oeufs.
08:44T'augmentes le lait.
08:45Il n'y a pas...
08:46Il y a toujours du rattrapage à un moment ou à un autre.
08:48Merci beaucoup, mon cher Christian, d'avoir été avec nous sur Sud Radio.
08:510826 300 300.
08:53Et l'absurdité française, pardonnez-moi, de voir que quand on gagne 40 euros de retraite,
08:56c'est pour qu'on vous en pique 123 dans l'autre poche.
09:00Donc forcément, c'est plus qu'un sentiment désagréable.
09:02Et merci beaucoup, Christian, d'avoir témoigné aussi franchement
09:05et d'avoir parlé vrai, qui plus avec beaucoup d'émotion,
09:07au micro de Sud Radio ce matin.
09:080826 300 300.
09:10Et cette question toujours sur les réseaux sociaux, sur l'application
09:12et sur le site sudradio.fr.
09:14Est-ce que le pouvoir d'achat reste encore une priorité pour vous ?
09:18Au contraire, ça se situe peut-être du côté de l'insécurité,
09:20du côté de la dette, du côté de l'éducation nationale.
09:23J'attends vos appels, vos réactions, vos commentaires, vos analyses.
09:26Vous êtes le bienvenu à la table du petit déjeuner aussi sur Sud Radio.
09:29Il est 8h47, à tout de suite.
09:31Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h.
09:34Maxime Liedot.
09:368h50, et toujours le standard qui est ouvert avec l'ami John à la réalisation
09:40et l'ami Manu qui vous attend.
09:410826 300 300.
09:44Et cette question, est-ce que pour vous,
09:45quand vous voyez tout ce qui se passe en réalité en France,
09:47le pouvoir d'achat est encore en réalité une priorité pour vous ?
09:52J'attends vos commentaires, vos réactions.
09:53Vous avez entendu à l'instant l'ami Christian.
09:55On ira aussi dans un instant du côté du standard d'Olivier.
09:58Mais en attendant, mon cher Benjamin, rebonjour.
10:01Rebonjour Maxime, bonjour à tous.
10:02On en parle, on en parle avec cette histoire qui touche Brigitte Macron
10:06qui va, oui oui oui monsieur, apporter à la justice américaine des preuves scientifiques
10:10pour certifier qu'elle est bien une femme.
10:12Oui, information très sérieuse.
10:14Elle a été annoncée hier sur la BBC par l'avocat du couple présidentiel.
10:18Pour rappel, il y a deux mois, Brigitte et Emmanuel Macron ont engagé des poursuites
10:22pour diffamation contre l'influenceuse américaine Candace Owens.
10:26Celle-ci a prétendu à plusieurs reprises que la première dame était en réalité un homme.
10:30Exemple dans cette vidéo qui date du mois de juillet.
10:34Vous êtes officiellement un homme très goutier, Brigitte.
10:37Et je dois vous donner à vous, vous avez des balles.
10:39Si vous avez besoin d'autres évidence que Brigitte Macron est un homme,
10:44c'est juste ce qui se passe maintenant.
10:46Et des vidéos comme ça, il y en a eu énormément.
10:48Brigitte et Emmanuel Macron ont donc décidé de contre-attaquer par la voix de leur avocat,
10:52maître Tom Clare. Il a indiqué hier à la BBC que le couple présidentiel
10:56allait apporter à la justice américaine des témoignages d'experts
11:00qui seront de nature scientifique et des photographies de Brigitte enceinte
11:03et élevant ses enfants.
11:05Tout ça, vous l'aurez compris, pour certifier que Brigitte Macron est bien née femme.
11:10Sinon, à part ça, l'avocat en a profité pour évoquer l'état d'esprit de la première dame.
11:13Il a confié que la procédure a été bouleversante pour elle.
11:17Mais il ajoute qu'elle est, je le cite, prête à 100% à assumer ce fardeau.
11:21Si ce désagrément et ce malaise qu'elle ressent sont ce qu'il faut
11:25pour établir la vérité et arrêter cela.
11:27Courage de fait de la première dame et du président de la République sur ce dossier-là.
11:30Merci beaucoup, Benjamin Glez, d'avoir été avec nous sur ce « On en parle » sujet
11:34qu'on poursuit au standard 0826 300 300 sur le pouvoir d'achat.
11:39On était en train d'en discuter avec Arlette Chabot et Régis Maillot sur ce sentiment
11:43parce qu'on nous dit « Mais regardez les chiffres, on a récupéré un peu de pouvoir d'achat,
11:48l'inflation a un petit peu baissé en réalité. »
11:51Éditeur de Sud Radio 0826 300 300, est-ce que le pouvoir d'achat reste une priorité
11:56ou est-ce que vous dites que non, c'est l'état de la dette,
11:59non, c'est l'état de la santé, de l'éducation nationale ?
12:02Vous nous appelez, vous nous interpellez et vous réagissez, y compris sur l'application,
12:06le site internet et les réseaux sociaux Sud Radio.
12:08En attendant, c'est du côté du standard que ça se passe.
12:10Bonjour Olivier.
12:11Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
12:16Dites-nous.
12:17Pardon ?
12:18Dites-nous. Non, je suis ravi de vous entendre Olivier ce matin.
12:20Merci beaucoup de nous appeler.
12:21Je vous appelle parce que, bon, c'est vrai que tout aussi le pouvoir d'achat est un problème.
12:26Pour moi, il y a un problème beaucoup plus grave, c'est l'insécurité.
12:29Si, par exemple, je regarde autour de moi, à 15 kilomètres,
12:33hier, pendant la manif pour tous, là, il y a eu des tirs.
12:37La manif avec tout le monde, mais pas la manif pour tous, mon cher Olivier.
12:39Ça, c'était il y a 10 ans.
12:40Oui, c'est ça, oui.
12:42La manif pour tout le monde, en tout cas.
12:45Non, oui, mais le problème, voilà, en pleine manif,
12:48il y a des gars qui ont tiré sur des gens, quoi.
12:52Deux blessés graves et un blessé moins grave.
12:55Mais il n'y a pas que là.
12:56Moi, je suis retraité, mon pouvoir d'achat, il n'est pas mirobolant,
13:00mais quand je vais faire mes courses,
13:03vous voulez vous garer, il y a un gars qui arrive,
13:06mais je lui dis, je vais vous garer.
13:07C'est ma place, ils ne doivent pas me faire chier.
13:09Hop, ça commence, c'est obligé de se faire.
13:11Vous rentrez dans le magasin, vous arrivez à la caisse.
13:14Alors ça, je l'ai vu parce qu'il y a 5 jours.
13:18Moi, j'ai une scannette, donc je passe au scannette.
13:20Et la caisse, à côté, il y a un chariot qui est des gens.
13:23Après, il y a un autre chariot qui est plein.
13:25Il s'y attend, il n'y a personne.
13:28Et il y a un gars qui arrive, il voit qu'il n'y a personne,
13:30il enlève le chariot pour s'y mettre à la gare
13:34avec des coups de bouteille, des bouteilles de vin.
13:36Ils se sont minables.
13:39Donc en fait, ce que vous nous dites, vous Olivier,
13:40c'est que si le pouvoir d'achat est important,
13:45vous nous dites qu'en réalité, il suffit de sortir un tout petit peu de chez soi
13:47pour voir des incivilités augmenter,
13:49de la violence être aggravée.
13:51En ville, en ville.
13:52J'ai mes petites filles à l'école,
13:56il y a un gars qui me coupe la priorité,
13:58je l'ai clacsonné, mais j'ai eu tort.
14:00Il s'est arrêté, il est sorti de sa voiture.
14:02Alors qu'il était en tort.
14:04Mais oui, il est en tort.
14:06Il me dit qu'est-ce que tu veux, le vieux, là ?
14:08Parce que j'ai des cheveux blancs.
14:10On se fait graisser partout, partout.
14:12Maintenant que je sors, je regarde devant,
14:15derrière, je regarde partout.
14:16Vous êtes en état de vigilance permanente, en fait.
14:19Ah ben, on est obligé.
14:20Alors, dans les grandes villes, peut-être qu'en campagne,
14:22ça ne se passe pas, mais dans toutes les villes,
14:23c'est pas une grande ville, il y a 15 000 habitants,
14:27mais on se fait agresser partout.
14:29Et vous voyez que c'est ça, en plus, dans toutes les classes d'âge,
14:32peut-être, Olivier, c'est ça.
14:33C'est-à-dire que vous le dites, vous êtes aujourd'hui grands-parents,
14:35mais ce sont les jeunes femmes, quand elles sortent dehors dans la rue,
14:38qu'elles essayent de rentrer entre amis,
14:40c'est les étudiants qui vont à la fac,
14:41qui ne sont pas les plus rassurés par moments.
14:43C'est ça aussi qui est perturbant, angoissant dans ce pays.
14:45À tous les niveaux, les filles qui sont habillées un peu courtes,
14:49elles se font siffler, elles se font écolter.
14:54Partout, partout, et on ne peut pas se mêler,
14:56parce que moi, je me mêlerais bien, des fois,
14:57mais j'ai dit, attends, ils sont 10 et je suis tout seul,
14:59qu'est-ce que je vais faire ?
15:00À 68 ans, je ne peux pas, quoi.
15:03Et l'insécurité, elle est partout.
15:05Partout, je vous dis, une place de parking,
15:07les gens se battent,
15:08la place à la caisse, ils se battent,
15:11les priorités, les queues de poisson,
15:13ça finit en bagarre.
15:15L'autre fois, j'ai vu, ils se sont battus sur l'autoroute, les gens.
15:18Ah oui, sur l'autoroute.
15:19Oui, ils font n'importe quoi.
15:22Donc la violence est partout,
15:23et ça reste quand même une priorité.
15:24On vous a bien compris sur ça.
15:26Le pouvoir d'achat, oui, mais la sécurité...
15:29Avant tout, le pouvoir d'être en sécurité,
15:31de se sentir en paix.
15:33On ne peut plus sortir, on ne peut rien faire.
15:35Les gens se font agresser pour un oui, pour un non.
15:38On ne parle pas dans les cités.
15:41Moi, j'ai l'exemple, ma nièce se fait voler,
15:43casser la voiture, voler son ordinateur.
15:47Elle arrive, elle dit, je vais aller à la police.
15:49Elle rencontre deux policiers devant elle, à Grenoble,
15:52et elle lui dit, on vient de voler mon ordinateur.
15:55Elle lui dit, il faut aller au commissariat,
15:56mais attendez, regardez sur mon téléphone,
15:58je peux le localiser.
15:59Ils sont dans la rue, juste là, derrière.
16:01Ils n'y sont pas allés.
16:02Il faudrait y aller.
16:03Mais ils nous disent, non, on n'y va pas.
16:05Elle dit, comment on n'y va pas ?
16:06Ils ont pris mon ordinateur, vous êtes policier.
16:08Elle dit, non, c'est le monde à l'envers.
16:10C'est le monde à l'envers.
16:12Merci beaucoup, Olivier, d'avoir été avec nous
16:14au micro de Sud Radio ce matin.
16:150826 300 300.
16:17Et dans un instant, dans la vérité, en face,
16:19d'ailleurs, on poursuit le dialogue.
16:20C'est quand même surréaliste, ce qu'on entend ici, Régis Maillot.
16:22Ah bah oui, visiblement, il y a des problèmes
16:24de pouvoir d'achat chez les délinquants
16:26qui sont obligés de voler.
16:28La drogue ne rapporte plus,
16:29contrairement à ce qu'on nous dit.
16:30C'est ça qu'on est en train de nous faire croire.
16:31Merci beaucoup, Régis Maillot.
16:32Et 0826 300 300.
16:35Le dialogue, la conversation se poursuit
16:36en direct sur Sud Radio,
16:38avec notamment cette question,
16:40la manifestation, ces journées de grande mobilisation,
16:43comme on les appelle poliment et comme on l'a vu hier,
16:45sont en réalité deux France qui s'affrontent,
16:47la France des privilégiés contre la France qui bosse.
16:50C'est la question qu'on vous pose,
16:51en tout cas sur les réseaux sociaux de Sud Radio,
16:54le site internet et l'application.
16:55Et ce sera également l'objet de notre dialogue
16:57avec nos deux invités.
16:58Dans un instant, vous avez le programme
17:00et on se retrouve dans quelques secondes
17:01pour la vérité en face.
17:02A tout de suite sur Sud Radio.
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