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  • il y a 4 mois
Avec Arlette Chabot et Régis Mailhot

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2025-09-12##

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News
Transcription
00:00Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot.
00:06On est ensemble jusqu'à 10h, 0826, 300, 300 notamment pour répondre à cette question que je vous pose sur l'application, les réseaux sociaux Sud Radio ainsi que le site.
00:14Êtes-vous pour l'instauration d'un délit ? Oui, oui, mesdames, messieurs, d'un délit concernant le temps d'écran de vos enfants.
00:21Si vous êtes un parent, on appellerait ça le délit de négligence numérique.
00:24Les sanctions, ça pique un peu les yeux. Vous allez voir, 30 000 euros d'amende et deux ans d'emprisonnement possiblement.
00:30Ça s'inscrit en réalité dans les recommandations d'un rapport sur TikTok parce que oui, un ado sur deux y est.
00:37Nous sommes le pays européen juste après, en réalité, l'Angleterre avec le plus de consommateurs de ce réseau social qui est TikTok.
00:44On était à 7h40 avec le rapporteur et le président plutôt, pardon, de cette commission qui nous disait en réalité, mais c'est absolument néfaste.
00:51Il a dit, je cite, c'est un système économique du morbide.
00:56On tombe sur des vidéos absolument atroces.
00:58Des jeunes, des âges déjà, se sont suicidés.
01:00Donc vous, vous êtes peut-être des parents très sévères avec vos enfants.
01:040826 300 300.
01:05Vous estimez que c'est la responsabilité des parents.
01:07Certainement pas de l'État, mesdames, messieurs.
01:09Vous avez le standard.
01:10Le camarade Manu est déjà sur le pied de guerre, prêt à vous accueillir forcément.
01:14Ou au contraire, vous êtes rassuré quand vous voyez vos ados et leur connexion permanente avec leur téléphone.
01:19Rassurer que l'État peut-être met un doigt de biais dans la porte.
01:220826 300 300, notamment réseaux sociaux.
01:25Et Arlette Chabot et Régis Maillot sont avec moi, bien sûr, pour continuer à débattre de ce sujet.
01:30Un appel déjà.
01:31Bonjour, William.
01:33Bonjour.
01:33Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
01:35Vous, vous êtes papa, William.
01:37Oui, exactement.
01:37J'ai la chance d'avoir un pied de deux ans.
01:40Et donc, comment vous vous débrouillez avec lui ?
01:42Est-ce que vous arrivez, mon cher William, à contrôler ce qui se passe, la relation, j'ai envie de dire, entre votre enfant et les écrans ?
01:50Oui, alors je fais vraiment le distingue entre les écrans qui vont être les jeux vidéo, par exemple, et le téléphone.
01:58Sur la partie téléphone, mon fils, il coûte beaucoup de musique, sans regarder l'écran, bien évidemment.
02:03C'est-à-dire que YouTube, par exemple, va être connecté et il se met la musique dans le salon, la musique dans la chambre, dans la maison, sans avoir les yeux sur l'écran.
02:11En revanche, sur la partie qui va concerner les jeux, les jeux vidéo, je ne suis pas anti-jeu vidéo, donc il a une console avec des jeux où, par contre, je contrôle la typologie du jeu, on n'achète pas n'importe quoi.
02:23Plutôt de partir sur l'idée d'un chronomètre qui serait bête et contre-productif à vérifier tous les jours, je suis parti plutôt sur la relation de confiance.
02:31Et j'ai essayé d'utiliser, en fait, ce jeu, les écrans qui font partie du quotidien, pour renforcer la confiance que j'ai en mon fils et la confiance qu'il a en moi.
02:38Parce que j'ai essayé de comprendre quels étaient les jeux auxquels ils jouaient et le temps que durait une partie.
02:45Il n'y a pas de pertinence à bloquer un enfant à 20 minutes.
02:48Si, au bout de 30 minutes, en fait, il a passé une étape de sa partie, s'il a avancé, le but, on lui offre un jeu, on lui autorise l'accès à ça.
02:55Si ça fait d'ailleurs, il faut qu'il y ait une pertinence dans le contrôle.
02:57Donc, nous, on est là-dessus, vraiment sûr.
02:59Je sais quand même...
03:00Donc, en fait, vous dites, William, c'est la responsabilité des parents.
03:03Peut-être pas besoin que l'État frappe à notre porte en disant, écoutez, on va faire ci, on va faire ça.
03:07Les parents, leurs enfants, leurs écrans, leurs responsabilités, on peut le dire comme ça ?
03:11Alors, moi, je suis vraiment là-dessus.
03:12Ce qui est terrible, c'est qu'on soit obligé de penser à un outil de contrôle.
03:16Maintenant, l'outil de contrôle, est-ce qu'il va être facilement contournable ?
03:19Quand on voit ce qu'un jeune de 15 ans arrive à faire avec son téléphone aujourd'hui,
03:23je pense que le système de contrôle sera contournable.
03:27Après, derrière, si on est basé simplement sur le temps, c'est complètement déconnant,
03:30parce qu'il faut savoir ce qu'il faut faire.
03:32À quelle heure ?
03:33Aujourd'hui, un enfant qui se connecte 10 minutes à 23 heures s'il a 12 ans,
03:36là, c'est gênant.
03:38Vous entendez tout à l'heure dans le journal de 8 heures, mon cher William,
03:41on avait une sœur qui disait, mais moi, ma petite sœur a 5 ans,
03:45et sur son téléphone, elle scrolle déjà sur TikTok.
03:47C'est-à-dire que ça atteint maintenant des classes d'âge qui sont moins que des enfants,
03:52qui sont vraiment des tout-petits.
03:54Il y a une vitesse incroyable.
03:55On vous aurait dit ça il y a 3-4 ans.
03:57On aurait rigolé et on aurait pris tous les analystes pour des fous.
04:01Parce que le réflexe, c'est là, ce qui est inquiétant, c'est qu'on est vraiment sur l'éducation du parent.
04:07Mais bien sûr.
04:07Avant l'enfant, malheureusement, le fait d'arriver à gérer les horaires des enfants sur les écrans,
04:13la typologie de vidéos regardées, ce qui est inquiétant, c'est que c'est le problème aujourd'hui.
04:18Il y a énormément d'étapes à passer avant de pouvoir impacter là-dessus.
04:22Déjà, il faut donc comprendre aux parents que le téléphone,
04:25ce n'est pas un outil pour attendre au restaurant pendant le commange,
04:28ce n'est pas un outil pour attendre à un rendez-vous.
04:30Le souci est là, c'est que c'est devenu un classique.
04:35Et puis c'est devenu surtout, William, la facilité.
04:38En réalité, vous parlez des scènes au restaurant.
04:41En réalité, c'est quoi ?
04:42Les parents qui s'ennuient et donc vous tendez le téléphone à votre gosse pour qu'il joue un peu pour que vous ayez la paix.
04:46C'est ça qui est horrible.
04:47C'est terrible.
04:48On ne joue plus avec nos enfants.
04:49Vous vous souvenez ?
04:50Nous, on fait des jeux quand on est au resto.
04:52On se débrouille quand on a des jeux, des questions, on s'amuse un peu.
04:55C'est devenu la facilité.
04:58Je pense qu'il y a eu un moment où les parents sont mis à utiliser ces fameux jeux,
05:02soi-disant, mon fils n'est pas sur un écran.
05:05Il fait un jeu pour apprendre à lire, un jeu pour apprendre à apporter.
05:06En fait, on a tout délégué aux écrans.
05:08On a absolument tout délégué aux écrans.
05:10Merci beaucoup, William, d'avoir été avec nous, de vous avoir appelé au 0826 300 300.
05:14Vous êtes comme William, vous avez des enfants.
05:16Au contraire, vous avez assisté encore dans les transports, dans les restaurants, dans la rue,
05:19à des scènes qui, quand même, vous ont choqué par rapport à l'utilisation de certains écrans.
05:23Surtout, vous nous appelez sur Sud Radio.
05:25Dites-nous, comment vous, vous vous débrouillez ?
05:26Pendant que j'interroge mes deux camarades autour de la table, Arlette Chabot, Régis Maillot.
05:30Arlette, je me tourne d'abord vers vous.
05:32Comment vous regardez ce potentiel délit de négligence numérique vis-à-vis des parents ?
05:36Est-ce que vous pensez qu'on est arrivé aujourd'hui à un tel stade, on va dire,
05:39de grand graine de la part des écrans dans la vie des enfants,
05:42qu'il va falloir penser qu'on pense déjà à l'intervention de l'État ?
05:47Je pense que la première manière d'aider les parents, c'est d'interdire les écrans au moins de 15 ans.
05:53Ça, c'est une chose simple, ça existe, pour d'autres produits dits nocifs.
05:58Alors, si on considère effectivement que les écrans sont nocifs, il faut les interdire,
06:02interdire d'accès au moins jusqu'à 15 ans.
06:05Ça, c'est une bonne manière d'aider les parents, parce qu'effectivement, les parents, c'est compliqué.
06:09Les petits copains continueront, de toute façon, à être sur les écrans,
06:15à passer des moitiés de nuits aussi dans leur chambre, à regarder sous la couette, à scroller.
06:22Donc, il faut aider les parents.
06:23En plus, je pense que j'entends déjà ceux qui vont dire,
06:27alors comment on n'arrive pas à sanctionner les parents d'enfants délinquants ?
06:31On n'arrête pas de dire qu'il faut le faire, les responsabiliser, c'est ça ?
06:36Et on va commencer par les écrans.
06:37Donc, je pense que la première chose à faire, c'est...
06:41Il y a une espèce de consensus dans la classe politique, aujourd'hui.
06:43On l'a entendu tout à l'heure.
06:45Le président de la commission d'enquête sur TikTok, Arthur Delaporte, est socialiste.
06:50Gabriel Attal a fait des propositions qui sont exactement les mêmes
06:53sur l'interdiction jusqu'à l'âme de 15 ans.
06:57Il y a aussi une espèce de couvre-feu numérique.
07:00Donc, il faut responsabiliser d'abord, effectivement, les plateformes.
07:03Ensuite, il faut aider les parents,
07:05parce que c'est difficile de dire non à ces enfants
07:07sur quelque chose qui est largement répandu,
07:10parce que tous les membres ne sont pas délinquants.
07:12En revanche, tous les gosses sont sur des réseaux sociaux.
07:15Donc, là, il faut les aider, interdire.
07:17Après, on regarde et on explique bien aux parents, quand même,
07:21qu'il faut essayer de surveiller.
07:22Mais il y a plein de parents qui sont dans l'incapacité de surveiller.
07:25Et de toute façon, ça leur échappe totalement.
07:28Et puis, il y a, sur ce que vous dites aussi,
07:30parfois, c'est toujours ce qui m'interpelle dans ce genre de débat,
07:33des parents qui disent, oui, mais vous comprenez,
07:35un parent, aujourd'hui, il n'arrive pas à séparer l'ado de son écran.
07:37Est-ce que ce n'est pas ça qui est problématique aussi, Régis Maillot ?
07:40Écoutez, eux-mêmes étant sans arrêt sur leur écran.
07:43C'est-à-dire que les parents étant eux-mêmes sur leur écran...
07:47C'est un cercle vicieux.
07:48C'est exactement la même chose.
07:50On ne peut pas dire qu'ils donnent l'exemple.
07:51Ça, c'est sûr. 0,828, 300, 300.
07:53Je vais vous répondre, mais je termine ma partie avant.
07:56Oui, c'est ça.
07:57Non, mais moi, je veux rendre hommage sans rire à mes parents.
08:00Il n'y avait pas cette question, à un moment,
08:01de savoir si, oui ou non, j'étais trop accroi à mon téléphone.
08:04Mes parents ne disaient pas de t'écran, c'était pas d'écran.
08:06Tu poses ton téléphone, tu poses ton téléphone.
08:08Est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème aujourd'hui,
08:09peut-être avec une jeune génération de parents,
08:11plus que désemparés ?
08:12Une nouvelle génération d'iPhone, surtout.
08:14Oui, oui.
08:15Non, mais c'est ça quand même.
08:16En tant que parent, vous, Régis Maillot,
08:17je ne sais pas comment vous regardez ça.
08:19Ça interpelle, forcément.
08:20Oui, mais l'interdiction des écrans, c'est primordial.
08:23Sauf, évidemment, il y a quelques exceptions.
08:25Dans le train, par exemple,
08:26où là, je pense qu'il faut donner des écrans aux enfants
08:30parce qu'on peut être tranquille pendant 1h30 sur un trajet.
08:33Mais sinon, oui, il faut un peu...
08:36Moi, j'ai appelé mes enfants Siri et Alexia.
08:39Comme ça, je gagnais du temps.
08:41Mais c'est vrai qu'on est passé un peu du...
08:43C'est devenu le pouce, quoi.
08:46Aujourd'hui...
08:47C'est devenu le réflexe.
08:48C'est un réflexe.
08:49Le premier, j'ai un sondage qui est passé,
08:51c'est que la pire peur chez un adolescent,
08:53c'est la coupure de Wi-Fi,
08:54l'amputation des pouces et le retour de Chantal Goya.
08:57Oui, c'est quand même ça.
08:58Mais c'est vrai qu'à un moment,
09:00on est quand même face à une situation
09:01où, non seulement il y a des situations tragiques
09:03qui, parfois, aboutissent en effet jusqu'aux suicides,
09:06et il y a aussi presque la réflexion collective
09:08qui, à mon sens, fait qu'on est quand même
09:11une nation désemparée,
09:12c'est qu'on regarde les débats,
09:13on dit, en réalité,
09:14le pays qui fait très bien ça,
09:15et ça marche, c'est la Chine.
09:17Bien sûr.
09:18Et donc, on en est...
09:18Ce n'est pas une démocratie, vous avez remarqué.
09:20Mais c'est ça, quand même, qui est perturbant.
09:21C'est-à-dire qu'ils ont mis le verre dans la pomme, vous dites ?
09:24Oui, directement.
09:26Et puis, ils contrôlent tout, etc.
09:27Ça, c'est certain.
09:28Mais quand j'entends la rapporteure de ce rapport
09:30qui nous dit,
09:30bon, c'est vrai que ça existe en Chine,
09:32on doit s'en inspirer,
09:32c'est inquiétant, non ?
09:33Arlette ?
09:34Oui, c'est un peu inquiétant,
09:35ça veut dire que...
09:36Et on peut élargir le propos,
09:37les démocraties sont impuissantes,
09:39et les dictatures font régner
09:41l'ordre, la tranquillité,
09:43et l'ordre parfait.
09:44Donc, franchement,
09:45je ne pense pas que la Chine soit un modèle,
09:48il y en a d'autres aussi,
09:49qui coupent les réseaux...
09:50Il y a un État, notamment aux États-Unis,
09:52qui a instauré ce couvre-feu numérique
09:54de 22h à 8h du matin.
09:56Comme ça, c'est réglé.
09:57Mais moi, je pense qu'on peut quand même,
09:58puisque tout le monde est d'accord,
09:59encore une fois, j'insiste là-dessus,
10:00parce que c'est rare,
10:02les sujets qui peuvent faire consensus
10:03dans ce pays,
10:04on dit, encore une fois,
10:06on peut interdire.
10:08Et après, on voit.
10:09Et puis ici,
10:09il faut aussi responsabiliser les parents.
10:12Vous avez vu qu'il y a une étude aussi
10:13sur le nombre,
10:15je ne vais pas dire deux minutes,
10:16mais d'heures passées par les salariés
10:17dans les entreprises.
10:19Ça a un coût pour l'économie.
10:20C'est-à-dire que ça veut dire
10:21que leurs parents sont aussi sur les écrans,
10:24sont aussi en train de regarder
10:26leurs petits messages
10:27et de suivre ceux qu'ils aiment suivre.
10:29pendant leurs heures de travail.
10:31Donc, c'est une réflexion collective.
10:32C'est devenu une distraction
10:33à portée de main en permanence.
10:34C'est ça qui est monstrueux.
10:35Exactement.
10:36C'est tentant.
10:36Il y a des gens qui...
10:37Si on parle d'addiction,
10:39c'est exactement ça.
10:40Je ne peux pas me passer.
10:42Je ne peux pas ne pas regarder.
10:43Quand vous êtes dans le métro,
10:44on ne peut pas s'en empêcher.
10:46Est-ce qu'il faut une police
10:47ou des médecins ?
10:48Peut-être des médecins, oui.
10:49Peut-être des médecins,
10:50mais c'est,
10:51à un bout d'un moment,
10:51forcément,
10:51la question doit se poser.
10:52Parce que quand on pose l'idée
10:54d'un délit de négligence numérique,
10:57comment on va l'instaurer ?
10:58Est-ce que ça veut dire
10:59qu'on va contrôler
10:59une fois par jour
11:01en se rendant à la porte ?
11:03C'est un peu ennuyeux,
11:03mais visiblement,
11:04c'est des débats qui se posent.
11:050 826 300 300 sur Sud Radio.
11:07Vous voulez participer
11:07à cette conversation ?
11:09Vous aussi, peut-être,
11:09vous êtes perdu par rapport
11:11à vos ados
11:11qui sont en permanence
11:12sur votre téléphone
11:13ou au contraire,
11:14vous avez trouvé
11:14la solution miracle.
11:15Mais je vous en prie,
11:16venez, un numéro.
11:170 826 300 300.
11:19Sud et votre radio.
11:20On poursuit ce débat.
11:21et j'aperçois déjà
11:22Céline qui nous attend au standard.
11:23On viendra l'interpeller.
11:240 826 300 300.
11:26A tout de suite.
11:29Le Grand Matin Sud Radio.
11:317h10, Maxime Liedot.
11:350 826 300 300.
11:38Auditeurs de Sud Radio.
11:39Appelez-nous
11:39parce qu'on est en plein débat
11:41qui concerne tous les parents,
11:42tous les ados,
11:43tous les enfants.
11:44Concernant quoi ?
11:44Concernant le portable, évidemment.
11:46Vous avez vu ce rapport choc
11:47sur TikTok.
11:47On était avec le président
11:49de cette commission tout à l'heure
11:50dans Sud Radio.
11:50Je vous explique à 7h40.
11:52Il y a cette petite musique
11:53qui monte à savoir
11:54faut-il instaurer un délit ?
11:56Un délit de quoi ?
11:57De négligence numérique
11:58qui aurait quel but ?
12:01En réalité, tout doucement,
12:0230 000 euros d'amende,
12:032 ans de prison
12:04pour les parents,
12:05en réalité,
12:06qui seraient peut-être
12:06un peu trop négligents
12:07si les enfants passent
12:08un peu trop de temps
12:09sur leur téléphone.
12:10Coupure du Wi-Fi.
12:11Coupure du Wi-Fi.
12:12Qu'est-ce qu'il se passe ?
12:12C'est le pire.
12:13Oh mon Dieu.
12:13C'est pire que 30 000.
12:14Le parent accusé d'être en réalité
12:16quelqu'un qui met en place
12:17des goulags.
12:17On ne sait pas.
12:18Mais la coupure de Wi-Fi
12:19arrive très souvent
12:20sans crier garde.
12:23Ça, c'est affreux.
12:24On va continuer ce débat.
12:260826 300 300.
12:27Bonjour Céline.
12:29Bonjour Maxime.
12:30Bonjour à tous.
12:30Merci beaucoup d'être
12:31en direct avec nous
12:32ici sur Sud Radio.
12:33Vous êtes maman
12:34de trois enfants,
12:34c'est ça Céline ?
12:35Oui, de trois grands
12:3620, 19 et 14.
12:38C'est un moment
12:39que je marine dans le sujet.
12:41Et alors,
12:42comment vous avez réussi
12:43à gérer la tentation
12:45de l'écran
12:45de façon permanente,
12:46ma chère Céline ?
12:46Alors, la tentation de l'écran,
12:48je ne l'ai pas gérée.
12:49Mais en revanche,
12:50j'ai assez huit.
12:50Dès qu'ils ont eu un téléphone,
12:52ils ont eu des limites
12:52de temps sur leur téléphone.
12:54C'est-à-dire que le téléphone
12:55se coupait...
12:55D'accord, vous avez mis quoi ?
12:56Un contrôle parental directement,
12:57c'est ça ?
12:57Exactement.
12:58Un contrôle parental.
12:59Donc, ils ont toujours été
13:00habitués à ce que,
13:00par exemple, le soir,
13:01à 20h, ça se coupe.
13:03Et ça ne se remet en route,
13:06entre guillemets,
13:06que le lendemain à 9h.
13:07C'est-à-dire une fois
13:08qu'ils sont déjà à l'école.
13:09Donc déjà le matin,
13:10ça règle le sujet.
13:12Le soir,
13:12bon, en fonction des âges
13:13jusqu'à ce qu'ils soient majeurs,
13:15c'était genre 20h, 22h.
13:17Et à l'intérieur de ça,
13:19vous avez la possibilité
13:20d'interdire l'accès
13:21à certains sites,
13:22à certaines applis, etc.
13:24Et ils ne sont jamais passés
13:25outre, ma chère Céline ?
13:26Loinement à l'idée
13:27de nier votre génie informatique.
13:29Mais vous avez la certitude
13:30qu'ils ne sont jamais passés à côté.
13:31En fait,
13:32ils étaient assez
13:33en cohésion tous les trois.
13:36Ils savaient que s'il y en avait un
13:37qui sortait du truc,
13:39potentiellement l'autre
13:40allait le dénoncer
13:41ou allait en parler.
13:42Et il y avait
13:42confiscation immédiate
13:44du téléphone.
13:45Ah oui, c'était ça
13:45la sanction derrière ?
13:46Oui, oui, oui.
13:47Il n'y a pas de discussion
13:48en fait.
13:48Il n'y a pas de discussion
13:49à avoir.
13:49Alors moi, sur le délit,
13:51j'y crois pas une seconde.
13:53Objectivement,
13:53je pense qu'il faut plus
13:54faire de la sensibilisation
13:55notamment des parents
13:56par les écoles,
13:57par les collèges, etc.
14:00Aussi, moi, au collège,
14:01en primaire,
14:03il n'y avait pas de téléphone
14:04dans l'établissement,
14:05mais au collège,
14:06ils avaient interdiction
14:07d'avoir leur téléphone allumé.
14:09Et dès qu'il y avait
14:09un téléphone qui sonnait
14:10ou qui bipait,
14:12pareil, il était confisqué.
14:13Je veux dire,
14:14il y a des règles claires
14:15déjà à mettre
14:16sans aller dans le délit.
14:19Et par ailleurs,
14:21je trouve que l'interdiction
14:22des écrans avant 15 ans,
14:23franchement,
14:24je n'y crois pas non plus
14:2430 secondes.
14:26Mais est-ce que vous faites partie,
14:27pardon Céline,
14:27quand j'écoute attentivement
14:28votre discours,
14:29je vous en prie,
14:30mais est-ce que vous faites partie
14:30des gens qui disent
14:32mais en réalité,
14:32l'État n'a pas à s'occuper de ça,
14:34c'est avant tout
14:35la responsabilité des parents ?
14:37Oui, oui,
14:37comme tout un tas de sujets.
14:38Je suis bien d'accord.
14:40Juste pour en revenir
14:41sur la Chine,
14:41parce qu'évidemment,
14:42la Chine n'est pas un modèle
14:43de démocratie,
14:44on est d'accord,
14:44mais sur l'accès,
14:45par exemple,
14:46à TikTok...
14:46Sauf pour ce fait
14:47à Chikiru, quand même.
14:48Oui, là, on arrive.
14:49Oui, oui, oui.
14:50Il y a un peu l'esprit ouvert.
14:53Elle nous a dit
14:54que c'était un système
14:55très organisé
14:56comme la mafia
14:57où est les filles.
14:59Non, mais c'est vrai
14:59que c'est presque inquiétant,
15:00Céline,
15:00quand on voit,
15:00je ne sais pas ce que vous en pensez,
15:01mais parfois,
15:02des dirigeants politiques
15:02dirent, en effet,
15:03on doit s'inspirer
15:04de ce qui se fait en Chine.
15:05Il y a un réflexe comme ça
15:06qui est toujours un peu angoissant,
15:08qui moi m'angoisse en tout cas.
15:09Non, non, mais en fait,
15:10je pense qu'il faut quand même
15:11toujours écouter
15:12ce qui se passe ailleurs.
15:13Et j'ai vu que la Chine,
15:14en effet,
15:14elle interdisait,
15:16entre guillemets,
15:16l'accès à TikTok
15:17plus d'une heure par jour
15:18au moins de,
15:19je ne sais plus quel âge.
15:20Et ça, franchement,
15:21il n'y a pas besoin
15:22d'être une dictature.
15:23Objectivement,
15:24sur certains sites,
15:26on sait très bien
15:26ce qu'ils regardent,
15:27les gamins.
15:28Donc, pourquoi pas
15:29ce genre de...
15:31Ah ben voilà.
15:32Céline, regardez,
15:33vous avez critiqué
15:34la dictature.
15:35Alors attendez, Céline,
15:36essayez de vous remettre
15:37dans un endroit
15:38où de vous camoufler
15:39des ongles chinois,
15:40ce qui vous veulent
15:40beaucoup de mal,
15:41visiblement,
15:42parce que vous avez commencé
15:42à critiquer TikTok,
15:43ma chère Céline,
15:44et vous vous a perdu.
15:45Allez-y.
15:46Ah ben c'est parce que
15:46j'ai critiqué TikTok.
15:47Et là, c'est impeccable.
15:49Ça y est, allez-y.
15:50Non, excusez-moi.
15:50Moi, je disais
15:51qu'ils avaient réussi
15:52à faire en sorte
15:53que les enfants
15:54de moins de,
15:55je ne sais plus quel âge,
15:56n'aient pas accès à TikTok
15:57plus d'une heure par jour.
15:58C'est ça.
15:58Enfin, je veux dire,
15:59ça, moi,
15:59je trouve ça parfait,
16:00que ce soit la Chine
16:01ou quelqu'un d'autre.
16:02Oui, mais le problème,
16:03vous le savez,
16:03ma chère Céline,
16:04c'est que comme,
16:04si vous voulez,
16:05la Chine n'étant pas
16:06la plus réjouissante
16:08de la démocratie,
16:09et comme c'est l'État
16:10qui est totalement
16:10propriétaire de TikTok,
16:12il faut absolument
16:12ce qu'ils veulent,
16:13ce que ne peut certainement
16:15pas faire la France.
16:15Vous voyez,
16:16c'est ça le sujet.
16:17Oui, oui.
16:17Donc, à ce moment-là,
16:18lié à la sensibilisation
16:19à outrance des parents.
16:20Et juste un mot
16:21pour en finir.
16:23Dans certains établissements,
16:25ils ont mis en place
16:26un système, entre guillemets,
16:29où les enfants
16:30n'avaient pas accès
16:30à leur téléphone,
16:31même chez eux,
16:32je crois que c'était
16:32pendant un mois.
16:34Donc, ils ont vu
16:34avec les parents,
16:35ça a été organisé, etc.
16:37Et en fait,
16:37ce qui est rassurant,
16:38c'est qu'à partir du moment
16:39où il n'y a plus de téléphone,
16:40où il n'y a plus de réseau,
16:41machin,
16:42en fait, les gamins
16:43se remettent à vivre
16:44comme avant.
16:45Oui, normalement, en fait.
16:46Voilà, voilà.
16:47Et nous aussi, d'ailleurs,
16:48nous, s'il n'y a pas de Wi-Fi,
16:49on fait autre chose,
16:50on bookine, on machin,
16:51enfin, donc, en fait,
16:53je pense qu'il y a plus
16:54des mesures à prendre
16:55comme ça, parfois,
16:56ponctuellement,
16:57pour montrer qu'on peut
16:58se décrocher complètement
16:59et que ça fait du bien.
17:00Et se désintoxiquer
17:01des écrans,
17:02comme on dit en bon français.
17:04Merci beaucoup,
17:04ma chère Céline,
17:05d'avoir appelé le standard
17:060826 300 300.
17:08Vous voulez encore participer
17:09pendant les quelques minutes
17:10qui nous restent
17:10à cette conversation
17:11ou plus encore participer
17:13et discuter avec nous,
17:14dialoguer en studio
17:14sur ce débat.
17:16Est-ce qu'en France,
17:16on doit se préparer
17:17à mourir pour ces idées ?
17:19C'est un peu affreux,
17:19mais quand on voit
17:20ce qui s'est passé
17:20du côté des Etats-Unis
17:21avec ce podcaster pro-Trump
17:23qui s'est fait abattre
17:24en plein milieu d'un meeting
17:25alors que, justement,
17:26il était connu
17:27pour, précisément,
17:28on va dire,
17:29converser avec ses adversaires,
17:30ça fait peur.
17:31Et est-ce que c'est ça
17:32qui va arriver en France ?
17:33On en parle entre 9h et 10h.
17:34Là aussi, 0826 300 300.
17:37Rebonjour, Benjamin Gleize.
17:38Rebonjour, Maxime.
17:39Vous n'êtes pas prêt
17:39à mourir pour vous ?
17:40On en parle, à tout le monde.
17:41Non, non, pas forcément.
17:44Non, non, mais oui.
17:44Je ne sais pas,
17:45vous me mettez la pression.
17:46Oui, totalement.
17:47Mourir pour ces idées,
17:49d'accord,
17:49mais de mort lente,
17:50disait Brassens.
17:51Oui, c'est ça,
17:52de préférence.
17:53Mais justement,
17:53vous allez voir
17:54que ce n'est pas sans lien
17:55avec ce « on en parle,
17:56mon cher Benjamin ».
17:56C'est une anecdote
17:57qui pourrait empoisonner,
17:59dirons-nous,
18:00les relations entre un certain
18:01Sébastien Lecornu
18:02et Laurent Wauquiez.
18:03Racontez-nous.
18:03Oui, puisqu'elle montre
18:04cette anecdote
18:05que le Premier ministre
18:05ne tient pas forcément
18:06en haute estime
18:07le patron des députés LR.
18:08Elle est racontée,
18:09cette histoire,
18:10par la journaliste du Point,
18:11Nathalie Chuc.
18:12Écoutez,
18:12hier dans « C'est dans l'air »,
18:13elle évoquait l'humour
18:14de Sébastien Lecornu
18:15qui a le mérite
18:16de plaire à Emmanuel Macron,
18:18notamment lorsqu'il s'agit
18:19de tacler Laurent Wauquiez.
18:21Président de la République,
18:21ce n'est pas un humour gentil,
18:22c'est un humour assez grinçant,
18:23assez caustique.
18:24Exactement l'humour
18:25de Sébastien Lecornu.
18:27Prenez un personnage,
18:27je ne vous donne qu'un exemple,
18:28il déteste Laurent Wauquiez.
18:30Et il y avait eu un épisode
18:32comme ça dans le précédent quinquennat,
18:33tout le monde se souvient un peu,
18:34Nicolas Sarkozy
18:35et Emmanuel Macron
18:36vont au Glière
18:37pour une cérémonie
18:38aux anciens combattants.
18:39Il y a évidemment Laurent Wauquiez
18:40qui à l'époque
18:41est président de la région.
18:43En rentrant en voiture,
18:44Sébastien Lecornu en voiture
18:45fait rire tout le monde
18:46en disant
18:46« C'était une magnifique cérémonie,
18:48toutes les forces combattantes
18:49étaient présentes,
18:49y compris l'Allemagne nazie
18:50avec Laurent Wauquiez. »
18:51Voilà, Laurent Wauquiez
18:52caricaturé en représentant
18:54de l'Allemagne nazie.
18:55Alors à l'époque,
18:55ça avait fait rire tout le monde
18:56mais depuis,
18:57la donne a un petit peu changé
18:57puisque Sébastien Lecornu
18:59a besoin désormais
19:00du patron des députés LR
19:01pour durer un petit peu.
19:03C'est le vœu à Matignon.
19:04Surtout, on s'aperçoit
19:04qu'en réalité,
19:06Sébastien Lecornu
19:06ne va pas tarder
19:08à piquer le job
19:08de Régis Maillot.
19:09Qu'est-ce que c'est que ça a dit ?
19:10Alors c'est une très bonne vanne
19:10ou pas ça ?
19:11Oui, alors est-ce qu'elle serait
19:13autorisée par l'Arcom maintenant ?
19:16Parce qu'on limite
19:18le temps d'humour aussi
19:19comme les temps d'écran.
19:21Oui, c'est ça.
19:21Mais c'est une bonne vanne
19:22vous trouvez ou pas ?
19:22Bon, c'était pas très à propos.
19:24C'est un peu du rail quand même.
19:28C'est un peu du rail.
19:29Merci beaucoup Régis Maillot,
19:31Arlette Chabot
19:31d'avoir participé à ce...
19:32Il a de l'humour, Sébastien Lecornu.
19:33Il a de l'humour, visiblement.
19:34En tout cas, pour Emmanuel Macron,
19:36il a de l'humour.
19:36Voilà, et visiblement pour Nicolas Sarkozy
19:38parce qu'on n'en parle pas assez dans cette histoire.
19:39Mais je pense qu'il a affiché un grand sourire.
19:41Emmanuel Macron qui est un grand fan d'Audiard,
19:43parait-il.
19:43Oui, mais il n'arrête pas d'en citer.
19:44Et que font les types de 60 kilos
19:46quand ceux de 120 kilos parlent,
19:47mon cher Régis ?
19:48Ils se tèsent.
19:48Voilà, ceux de 60 kilos.
19:50Écoute, dans un instant,
19:51il sera 9h.
19:52On se retrouve en direct jusqu'à 10h,
19:53notamment pour ce débat.
19:54Êtes-vous prêts ?
19:55Malheureusement,
19:55où doit-on se préparer à mourir
19:57pour défendre ces idées ?
19:58En France, c'est la question
19:59qu'on vous posera.
19:590826 300 300.
20:02A tout de suite sur Sud Radio.
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