[Interview] Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi : candidat à Akanda pour un Parlement fort et proche des citoyens
Découvrez l’interview de Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, vice-président de l’Union Nationale et candidat aux législatives 2025 dans le 2e arrondissement d’Akanda. Il revient sur son parcours politique, ses engagements citoyens et ses priorités : éducation, santé, sécurité et développement local. Un témoignage fort sur l’avenir démocratique et institutionnel du Gabon.
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00:00Il n'y a tout temps, j'ai toujours pensé qu'une des institutions au Gabon qui avait un problème, c'était le Parlement.
00:05Nous avons besoin d'un vrai Parlement.
00:07Et j'ai envie de participer à la construction de ce vrai Parlement.
00:12C'est pour cela que je vais être député.
00:13Je n'ai jamais entendu prononcer le nom d'un Kandah à l'Assemblée nationale du Gabon.
00:17Il faut qu'un jour, il y ait un député qui, à l'Assemblée nationale, parle d'un Kandah.
00:20Je vais être seul.
00:22Je suis Jean Gaspar Antetoumaï, j'ai 57 ans, je suis marié, j'ai trois enfants.
00:30Ils sont tous partis de la maison, malheureusement.
00:32Je n'ai pas encore de petits-enfants.
00:34Et je réside à la commune d'Akandah, au Cafougi.
00:38Alors, si je remonte dans le temps, les principaux engagements politiques et associatifs.
00:42Je suis d'abord l'homme d'un engagement à la fois.
00:45Du coup, je n'en aurais pas eu beaucoup.
00:47J'ai eu un premier engagement associatif dans les années 90, dans un groupe de réflexion en France,
00:55qui s'appelait le groupe de réflexion économique et financière, le GREF.
00:58Mes amis sur le college, nous ne m'étions pas très nombreux.
01:02Et je pense qu'après ce engagement associatif, en dehors des groupes d'anciens élèves de mes écoles et universités,
01:10j'ai eu tout de suite un engagement politique au sein de l'Union nationale.
01:13Donc, j'ai intégré l'Union nationale à sa création, en février 2010, comme militant.
01:19Ensuite, je suis devenu commissaire national et aujourd'hui, je suis vice-président de ce parti.
01:28Donc, finalement, je dirais que le principal engagement politique que j'ai eu, c'est l'Union nationale.
01:33Alors, j'ai eu un engagement, on va dire, citoyen informel.
01:38Informel, parce qu'il n'y avait pas de format juridique.
01:42Mais c'est peut-être l'engagement citoyen le plus important de moi.
01:46Il n'y en aura pas d'autre.
01:47C'était appel à agir.
01:48C'est en février 2019, quelques mois après l'AVC de M. Ali Bongo, constatant l'état du pays, avec neuf autres compatriotes,
02:00nous avons décidé de demander la vacance de la présidence de la République.
02:05Et nous avons mené cette bataille pendant près de deux ans, en saisissant toutes les institutions de notre pays,
02:11le gouvernement, le Parlement.
02:13On a saisi le président international, on a saisi le président du Sénat, on a saisi l'accord constitutionnel, on a saisi le tribunal.
02:20Nous sommes allés en première instance, nous sommes allés en cours de la paix, nous sommes allés en cours de cassation.
02:25Et nous posions toujours cette question, qui dirige le Gabon ?
02:28Et je crois que beaucoup de gens nous regardaient un peu comme des gens qui perdaient leur temps.
02:34On leur disait souvent, nous allons éprouver toutes les institutions de notre pays.
02:37Et je pense que, puisque tout le Gabonais sont convaincus de ce que le 30 août 2023, c'était la réponse à notre appel.
02:47C'était la réponse aux problèmes qui se posaient à notre pays, qui avait à sa tête une non-personne,
02:52mais où des compatriotes nombreux, il faut le dire, se servaient de cette situation pour améliorer leur confort personnel.
02:58Cette situation a quand même beaucoup abîmé notre pays, et c'est pour ça que je suis, et je resterai toujours fier,
03:04qu'avec mes neuf compagnons, je ne vais pas tous les citer parce que ça va être long, qu'on a mené cette matinée.
03:10Je vais citer juste les deux plus jeunes d'entre eux, pour qui j'ai une admiration.
03:15C'est Elza Ritualou Kandou, qui est une jeune fille, et puis Placide Aubian, qu'on l'appelait Cid.
03:22Ils étaient jeunes, ils prenaient des risques, plus que nous tous.
03:26Ça c'est ma meilleure expérience de citoyen.
03:27J'aime bien m'occuper de ce qu'on a de commun, de l'intérêt général, pour dire.
03:34Et ça m'a souvent intéressé.
03:36Et en même temps, ce parcours de quête de l'intérêt général m'a confronté à ce qu'était la réalité d'autres pays très tôt.
03:46C'est-à-dire que j'étais en classe de première au lycée Léon-Bas, en 1995, quand on était encore sous le Parti unique.
03:51Et je me présente à l'élection pour être secrétaire général de la coopérative avec l'État.
03:54Et on gagne l'élection.
03:55Et puis, on voit apparaître un monsieur qui était un peu tapis dans l'ombre.
04:00On dit que c'est le délégué général permanent.
04:02Donc c'est le représentant du PDG qui décide d'améliorer l'élection.
04:05Dès ce moment, je me suis dit, il y a quelque chose qui tombe pas rond là.
04:08Je pense que ma conscience politique, si je remonte vraiment, elle est née là.
04:10Elle va se renforcer quand on arrive à l'USTM en 1988.
04:14On rentre en Grèce parce qu'on a un problème.
04:17Et puis parce qu'on a fait grève, il y a un assaut des militaires dans l'université.
04:23On nous est tous arrêtés.
04:24On nous rase le crâne.
04:25On nous enferme pendant 4-5 jours.
04:27Ce n'était pas normal.
04:28Ça a renforcé l'idée qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond dans notre pays.
04:32Et que finalement, l'engagement politique qui pouvait être l'intérêt général
04:38et qui après, en fait, finalement, devient le fait de vouloir améliorer le quotidien des gens,
04:42prenait la forme de l'urgence dans le fait de dire qu'on a un point de liberté publique
04:45et de liberté individuelle au Gabon.
04:47Et je pense que mon premier engagement politique a été d'abord pour une quête de plus de liberté publique,
04:55de plus de liberté individuelle.
04:57Il va se concrétiser en 2009 parce que c'est en 2009, j'ai 41 ans à ce moment-là,
05:04que vient le décès d'Omar Gongo et que je pense que j'ai l'âge et au niveau des responsabilités
05:10qui me permettent, au fond, de vivre mon engagement politique en responsabilité.
05:15Je suis père de trois enfants, je suis marié, je peux avoir un engagement politique responsable.
05:21Parce qu'il ne faut pas faire de la politique comme un mercenaire ou comme... non.
05:24Je le fais en sachant très bien que j'ai une femme et j'ai des enfants,
05:27donc je ne vais pas pour m'amuser.
05:30Et donc c'est comme ça que je participe à la campagne de l'élection présidentielle 2009
05:34aux côtés d'André Bambam.
05:36C'était une belle aventure, une élection qu'on a remportée.
05:39Et ça me ramène à 1985, où là aussi, on déclare vainqueur celui qui a perdu.
05:45Et quelques temps après, on créait l'Union nationale, quelques mois après,
05:52parce que l'Union nationale a été créée en février, donc moins de six mois après la présidentielle.
05:56Et donc là, je rentre.
05:58J'allère à l'Union nationale, naturellement.
06:00J'ai une vie politique de 15 ans, qui n'a pas été de tout repos.
06:08On y reviendra peut-être, mais bon, c'est quand même le seul parti politique au Gabon qui a été créé,
06:12qui a été dissous pendant quatre ans, qui a dû se battre pour réexister.
06:16Et je pense que dans le paysage politique actuel,
06:21ils sont rares, ceux qui, comme nous, peuvent se regarder dans le miroir et dire,
06:25on a fait bon boulot.
06:26Oui, je suis candidat.
06:27Alors, je suis même doublement candidat, parce que je suis candidat
06:30pour l'élection du député du 2e arrondissement de la commune d'Akanda, où je vis.
06:35Et en même temps, je suis tête de liste pour l'élection au conseil municipal
06:40du 2e arrondissement de la commune d'Akanda.
06:43Et c'est une continuité.
06:45J'ai été candidat en 2018 aux deux élections.
06:49Et donc, de 2018 à 2023, j'ai été membre du conseil municipal de la commune d'Akanda.
06:54C'est une expérience que je souhaite à tous nos compatriotes.
06:57Et j'ai été candidat en 2023.
07:01Et pour Albert Rondeau, ça, aux législatives, j'ai retiré ma candidature.
07:04Parce qu'on nous avait présenté ce fameux bulletin unique, qu'on avait appelé INIC,
07:11qui faisait que la seule manière, au fond, de permettre une alternance
07:16et de remporter cette élection, était, et c'est moi qui l'avais proposé,
07:20ça a été difficile de convaincre tout le monde, on a fini par l'accepter,
07:24de retirer toutes les candidatures aux législatives.
07:26C'est ce qui a ouvert un boulevard à Merondossa.
07:29Et grâce à cette stratégie, on a pu remporter l'élection présidentielle.
07:34Et lorsque, il faut que je le cite quand même,
07:38M. Bonda est venu annoncer sa présenterie à 3h30 du matin,
07:42on a été heureux de la réaction que nos compatriotes des forces et des forces de sécurité
07:47ont eues immédiatement après.
07:49Donc, je suis candidat en 2025 maintenant, après deux années de transition,
07:56au cours desquelles on m'a confié une responsabilité qui m'a même astreint
08:01à une forme de devoir de réserve.
08:04Donc, on ne m'a pas beaucoup vu m'exprimer pendant ces deux années.
08:08Mais je pense que mes compatriotes ont vu ce que j'ai fait
08:11dans une responsabilité particulière.
08:16Et aujourd'hui, je me présente pour être député.
08:21Je me souviens un peu parce que beaucoup de mes collègues
08:24dans l'administration dans laquelle je travaille
08:27sont venus me trouver pour me dire
08:28comment vous pouvez quitter la fonction qui est la vôtre aujourd'hui pour être député.
08:33Vous pouvez presque payer un député à la fin du mois
08:36et continuer à vivre comme vous l'apprendre.
08:39À l'un d'entre eux, je lui dis en rigolant
08:40« Fasse que je suis de l'Union Nationale ».
08:43Et qu'à l'Union Nationale, on a des valeurs qui sont différentes
08:45de celles de la feuille de paix à la fin du mois.
08:48J'ai envie de faire ce qui me plaît.
08:50J'ai envie de m'engager pour mon pays.
08:52J'ai envie de me mettre au service de mon pays à l'Assemblée Nationale.
08:55Et ça, c'est le meilleur salaire que je puisse obtenir.
08:57Le reste, un député a si besoin de quoi vivre.
09:00Je vais être député parce que je pense que notre pays a besoin
09:05que toutes ces institutions soient de bon niveau.
09:10Et de tout enjeu, je pensais qu'une des institutions au Gabon
09:13qui avait un problème, c'était le Parlement.
09:17Nous avons besoin d'un vrai Parlement.
09:19Et j'ai envie de participer à la construction de ce vrai Parlement.
09:24C'est pour cela que je vais être député.
09:26Quand vous avez un championnat national,
09:28vous voulez gagner le championnat.
09:30Et puis,
09:32les meilleurs joueurs de toutes les équipes du championnat
09:35sont sélectionnés.
09:37Voilà l'équipe nationale.
09:40Mais il faut d'abord que le club fonctionne bien.
09:42Le club, c'est le conseil municipal.
09:44Moi, je veux qu'on ait une commune qui tourne bien.
09:47Donc,
09:48et pour notre commune,
09:49la Canda,
09:50nous avons
09:51un projet
09:53qui sera long de dérouler ici.
09:56mais qui repose sur des piliers
09:57qui sont des piliers républicains en même temps.
10:00Voyez-vous,
10:01si on compte les communes du Gabon,
10:03à Canda,
10:05est peut-être parmi les cinq ou six villes
10:07les plus peuplées du Gabon aujourd'hui.
10:09Deuxième arrondissement,
10:11deux écoles publiques.
10:12Ce n'est pas acceptable.
10:15Ce n'est pas acceptable qu'un enfant de six ans
10:16doit faire sept kilomètres pour aller à l'école.
10:19Moi, quand j'étais enfant,
10:20l'école était à 200 mètres de chez moi.
10:23Jamais mes parents ne m'ont accompagné à l'école
10:24sauf à la rentrée.
10:25Parce qu'on partait,
10:26ce n'était pas loin.
10:28Je veux que tous les enfants d'Acanda
10:29puissent aller à l'école
10:30à pied avec leurs copains,
10:31leurs voisins.
10:32Je veux que ce soit possible.
10:35Voilà.
10:35Acanda a le CHU d'Angodier.
10:38C'est bien.
10:39Mais à part ça,
10:40pas de dispensaire.
10:41Ce n'est pas acceptable.
10:43La santé s'est faite à plusieurs étages
10:46de la carte sanitaire.
10:47Nous n'avons que l'étage supérieur.
10:50Nous voulons que les étages inférieurs
10:52soient construits.
10:54Que quand quelqu'un ne se sent pas bien,
10:56qu'il n'aille pas au CHU
10:57parce qu'il ne se sent pas bien,
10:58qu'il a eu le dispensaire,
10:59le dispensaire,
11:00il dit là, on prendra sa fièvre
11:01et on jugera si on peut le soigner là,
11:04sur place,
11:05ou s'il faut l'envoyer au CHU.
11:07C'est une question qui est.
11:08J'étais dans une causerie
11:09au quartier qu'on appelle le Sissima.
11:11Ils m'ont apporté l'eau
11:12qui me prennait dans un puits.
11:14Elle était jonâtre.
11:15C'est pas acceptable.
11:16Donc ce sont des questions
11:17essentielles comme ça,
11:18qui sont notre bataille
11:19et au conseil municipal
11:21et que nous porterons pour l'ACANDA
11:22au Parlement
11:24en dehors des questions nationales
11:25que nous devons nous parler.
11:26C'est qu'aujourd'hui,
11:27on a des questions essentielles
11:30qu'il faut régler.
11:32Il n'y a qu'un seul commissariat
11:33qu'on appelle même
11:34le commissariat de Ocala.
11:35Or, les questions de sécurité se posent.
11:37Pour une ville qui a près
11:38de 100 000 habitants.
11:39On a un certain nombre
11:41de préoccupations comme celles-là
11:42que nous devons régler
11:44au niveau d'ACANDA.
11:45Et il nous faut pour cela
11:46un vrai conseil municipal.
11:49Il nous faut pour cela
11:49une voix qui porte
11:51à l'Assemblée.
11:52Comme je dis aux gens,
11:53je n'ai jamais entendu prononcer
11:54le nom d'ACANDA
11:55à l'Assemblée de l'Assemblée de l'Assemblée.
11:56Il faut qu'un jour,
11:57il y ait un député
11:58qui a l'Assemblée nationale
11:59parle d'ACANDA.
12:00Je vais être sûr.
12:01Si, pour conclure,
12:02je devais envoyer un message
12:03à mes compatriotes d'ACANDA,
12:05mais ce message
12:05peut même s'adresser
12:06à l'ensemble des gouvernements.
12:07Le 30 août
12:08a fait partir
12:10Ali Bongo
12:11et comme le disaient
12:13les militaires,
12:14ils ont mis fin
12:15au régime en place.
12:18Mais ils n'ont pas mis fin
12:19aux dégâts
12:21que ce régime
12:22a provoqué
12:23dans notre pays.
12:26La transition
12:27a essayé
12:27de parer
12:29aux plusieurs gens.
12:31Mais ce que nous devons savoir,
12:32c'est qu'au fond,
12:33nous avons un pays
12:34qui a été abîmé
12:35et que nous devons construire.
12:38Prendre une image,
12:39on peut en avoir d'autres.
12:41Mais
12:42si vous avez
12:44un cousin
12:45ou un frère
12:46qui est alcoolique
12:47que vous avez envoyé
12:48en cours de désintoxication,
12:50si vous voulez
12:50qu'il se rétablisse
12:51quand il vient,
12:52ne lui confiez pas
12:52la gestion du bar
12:53et risque de récidiver.
12:55Ne confions pas
12:56notre pays
12:57à ceux
12:58entre les mains
12:59desquels
12:59il a été
13:01pendant des décennies
13:03et qui ont justifié
13:04que les militaires
13:05se lèvent
13:05pour mettre fin
13:06à leur régime.
13:08Confions notre pays
13:08aux femmes
13:10et aux hommes
13:10dont on sait
13:11qu'ils sont souvent responsables,
13:13dont on sait
13:13que pendant toutes ces années,
13:15ils ont proposé
13:15une autre alternative
13:17et qu'ils n'avaient
13:18peut-être pas
13:19la force des armes
13:22et que ceux
13:23qui avaient la force
13:23des armes
13:24sont venus mettre
13:25un terme
13:25au cas où
13:25dans lequel
13:26se tournerait le pays.
13:27Maintenant qu'on doit
13:27le reconstruire,
13:28qu'on ne le mette pas
13:29entre les mains
13:29de ceux
13:29qui l'ont abîmé hier.
13:31Et je le dis
13:31à mes compatriotes,
13:32leur responsabilité,
13:34s'ils le font.
13:35Et il ne faudra pas
13:36qu'après,
13:36ils se demandent
13:37pourquoi ça ne marche.
13:38C'est moi qui m'en reste.
13:39Sous-titrage Société Radio-Canada
13:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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