00:00Déclaration du collectif des anciens agents de l'ex-centre gabonais des élections
00:07sur le non-payement persistant de droits légalement acquis par ses membres.
00:17À la très haute attention des plus hautes autorités de la République,
00:23Excellence, nous prenons aujourd'hui la parole avec gravité.
00:30Mais aussi avec dignité et responsabilité.
00:35Le collectif des anciens agents de l'ex-centre gabonais des élections, CGE,
00:43institutions dissoutes par le Comité pour la transition et la restauration des institutions, CTRI,
00:50souhaite porter à votre très haute attention une préoccupation majeure, persistante et profondément humaine,
01:02le non-payement des droits légalement acquis par ses membres.
01:10Demeurer à ce jour sans un règlement effectif,
01:16malgré de nombreuses démarches administratives entreprises depuis la dissolution du CGE.
01:25Il est important de le dire clairement,
01:30notre démarche ne s'inscrit ni dans la logique opportuniste,
01:36ni dans une quelconque surenchère revendicative,
01:42alors même que le contexte national est marqué par de multiples attentes sociales.
01:49Elles possèdent au contraire d'une action constante, responsable et respectueuse des voies administratives,
02:02comme en témoignent les appels réguliers adressés aux autorités compétentes chaque 30 ans du mois,
02:11et ce, depuis novembre 2023.
02:17Nous ne sollicitons ni faveur, ni privilège.
02:22Nous ne menons aucun combat politique.
02:27Nous revendiquons simplement des droits reconnus par l'administration,
02:34fouillis d'un travail effectif,
02:36accomplis au service exclusif de l'État gabonel.
02:46Excellence,
02:48dans le contexte institutionnel nouveau,
02:52marqué par l'avènement de la Vème République,
02:57et fondé sur les principes de justice,
03:01d'équité,
03:01de responsabilité
03:03et de restauration de la dignité citoyenne,
03:08le silence prolongé autour de cette situation
03:11suscite une profonde incompréhension.
03:17Depuis 29 mois,
03:21le personnel administratif permanent
03:24et les collaborateurs de cabinet de l'ex-CGE
03:28attendent le paiement de 5 mois d'indemnité,
03:34auxquels s'ajoutent deux primes spécifiques
03:37directement liées aux missions accomplies
03:41dans le cadre de la préparation
03:44et de l'organisation des élections générales d'août 2023.
03:49L'absence de règlement d'essais aérés
03:58contraste avec le traitement réservé
04:01à d'autres situations similaires
04:04observées durant la période de transition.
04:10Ce décalage alimente un sentiment d'injustice
04:13et d'inégalité de traitement
04:16au sein du collectif
04:18est conduit à considérer que
04:21la reconnaissance effective de ces droits
04:24ne relève plus uniquement du champ administratif
04:28mais en appelle désormais
04:31une décision au plus haut niveau de l'État.
04:37Comme tout tenu du contexte exceptionnel
04:40ayant conduit à la dissolution de notre institution.
04:44Pourtant, malgré le préjudice subi
04:50et le sentiment d'injustice éprouvé,
04:54le collectif n'a jamais engagé
04:57de procédure contentieuse contre l'État.
05:02Ce choix n'est ni une faiblesse
05:05ni une résignation.
05:10Il procède de la confiance placée
05:12dans la parole donnée
05:14au plus haut niveau de l'État
05:17en faveur de la restauration
05:20de la dignité des citoyens
05:22laissés pour compte
05:24dans les périodes de rupture institutionnelle.
05:29Nous tenons toutefois à préciser
05:34que cette posture responsable
05:37ne saurait être interprétée
05:40comme la reconnaissance d'une quelconque faute
05:44ou responsabilité imputable
05:47aux anciens agents de l'ex-CGE.
05:51A cet égard,
05:55il convient de rappeler que
05:56les anciens agents du CGE
05:59n'ont jamais disposé d'un mandat
06:02leur permettant
06:03de siéger ou de délibérer
06:06au sein de l'Assemblée plénière
06:08de l'institution.
06:11Ils ne sauraient donc être tenus
06:13pour responsables
06:14des dysfonctionnements
06:16relévés lors des élections
06:18générales d'août 2023.
06:23Par ailleurs,
06:25le fait que plusieurs membres
06:26de cette Assemblée
06:27ainsi que certains responsables administratifs
06:32aient ultérieurement bénéficié
06:35davantage financiers,
06:38de nominations
06:38et de distinctions honorifiques
06:41renforcent au sein du collectif
06:44le sentiment
06:46d'une absence
06:48de responsabilité effective
06:49face aux irrégularités
06:53constatées par le CTRI.
06:57Nonobstant cette observation,
07:00le collectif réaffirme
07:02son profond respect
07:03et son attachement indéfectible
07:06aux institutions de la République.
07:10Il conserve un espoir légitime
07:12dans un règlement juste,
07:16équitable
07:16et diligent
07:17de cette situation.
07:22Conscients des comptes
07:23budgétaires de l'État,
07:26nous demeurons néanmoins convaincus
07:28que le paiement
07:30de ces aérés
07:31contribuerait
07:32de manière significative
07:34à la restauration
07:36de la dignité
07:37de la dignité
07:37des agents
07:38concernés
07:38de manière
07:40concernée
07:42à la relance
07:47des projets
07:48de vie
07:48durablement différés
07:50et à la préservation
07:52de l'équilibre
07:53de nombreuses familles
07:55aujourd'hui
07:56éprouvées.
07:59C'est pourquoi,
08:00avec loyauté républicaine
08:02et sens de responsabilité,
08:06nous en appelons
08:07solennellement
08:08à votre sens élevé
08:10de justice,
08:12d'humanité
08:12et d'équité
08:14afin de mettre
08:15un terme
08:16à cette situation
08:17injuste
08:19et de redonner
08:20espoir
08:21à des pères
08:22et mères
08:23de familles
08:24qui n'aspirent
08:25qu'à la reconnaissance
08:27effective
08:27de leurs droits
08:29légitimes.
08:32Fait à Libreville
08:33le 30 janvier
08:342026
08:35pour le collectif
08:38des anciens agents
08:39de l'ex-centre gabonais
08:40des élections,
08:42le secrétaire général
08:43Léon Nixon-Kellini.
08:46Je vous remercie.
08:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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