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  • il y a 5 mois
Avec Matthieu Hocque, Secrétaire général du think tank Le Millénaire & Nicolas Corato, Président fondateur du think tank Place de la République

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##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2025-09-14##

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Transcription
00:00Est-ce que vous pensez qu'il peut y avoir dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, peut-être une mobilisation des patrons ?
00:05Pas forcément les grands, pas forcément Xavier Niel et Bernard Arnault, mais des patrons.
00:09En général, on parle de l'artisan, on parle du restaurateur, on parle du boulanger,
00:13suite évidemment à des risques en tout cas d'annonces de hausses d'impôts qui seront forcément conséquentes
00:18et qui vont faire qu'étouffer quand même une partie de la compétitivité de l'entreprise.
00:23Est-ce que vous pensez qu'une mobilisation des petits et grands patrons est possible ?
00:260826 300 300 réseaux sociaux et applications Sud Radio, mais également Sébastien Lecornu,
00:33le nouveau Premier ministre qui plaide pour du compromis, ni immobilisme, ni instabilité.
00:38C'est un couteau en tout cas ce qu'on verra, mais il le dit clairement, ça ne va pas pouvoir se faire sans dialoguer avec les partis politiques.
00:44Donc la question est simple, est-ce que vous pensez les partis politiques aujourd'hui,
00:48ceux qui sont en place, notamment à l'Assemblée Nationale, est-ce que vous les pensez capables de compromis ?
00:56Bonjour Mathioc, bonjour Maxime, secrétaire général du think tank, le millénaire, et bonjour à vous mon cher Nicolas.
01:04Bonjour.
01:05Nicolas Corato, président fondateur du think tank Place de la République, l'un plutôt à gauche, l'autre plutôt à droite.
01:12Et le but est en effet d'avoir votre avis, d'abord commençons par ce qui semble être la préoccupation qui monte de semaine en semaine,
01:19c'est quand même les patrons.
01:20Donc on a bien vu que la taxe Zuckman commençait à, on va dire, froisser tout le monde.
01:24Là c'est le patron des patrons, Patrick Martin de son prénom, qui est le boss du Medef,
01:28et qui donne une interview en une du Parisien, et qui dit, non cette fois on ne pourra pas accepter d'autres augmentations d'impôts.
01:34Et si jamais ça devait arriver, je vous garantis qu'il y aura une mobilisation des patrons.
01:39Nicolas Corato, est-ce que c'est quelque chose, est-ce que c'est une menace en quelque sorte à laquelle vous croyez,
01:44ou est-ce que vous pensez tout simplement que c'est crédible ?
01:46La question c'est qui représente le Medef, et donc M. Martin.
01:52M. Martin n'est pas le patron des patrons.
01:55M. Martin est le président du Medef, et le Medef sert essentiellement les intérêts des grands groupes et des multinationales.
02:03D'ailleurs il y a un autre syndicat patronal, qui s'appelle la CPME, qui s'occupe beaucoup plus des PME.
02:08Donc on voit bien que dans l'adresse de M. Martin de ce matin, il y a un peu de politique interne.
02:12En gros, j'aimerais bien conserver la base des petites entreprises, parce que je vais soutenir et protéger les grandes.
02:20Et donc d'une certaine manière, j'aimerais bien que tout le monde lutte en même temps,
02:23mais au final, on servira surtout les intérêts, on fera surtout du lobbying pour les groupes multinationales.
02:28C'est comme ça que vous l'interprétez ?
02:29Oui, c'est comme ça qu'on l'interprète. C'est de la politique politicienne de la part de M. Martin.
02:32La vraie question...
02:33Donc il n'a pas le droit même en défendant des grands intérêts, de dire attention là aux impôts ?
02:36Il a tous les droits. Il est certainement dans son rôle.
02:41La vraie question, c'est la contribution des entreprises, tout comme va se poser la question de la contribution des ménages
02:48à la résorption de la dette et à l'assainissement des déficits publics.
02:52Est-ce que les entreprises doivent contribuer ? Je crois qu'il y a un consensus pour dire oui.
02:55La question c'est comment et de quelle manière efficace.
02:58Il y a un vrai sujet. On ne va pas faire contribuer que les ménages dans les mois qui viennent.
03:02Mais aussi, beaucoup vous diraient, Mathieu, que déjà les entreprises contribuent et elles contribuent peut-être suffisamment.
03:09Le problème du raisonnement de Nicolas Corateux, c'est qu'on nous met un élément qui est essentiel.
03:14C'est qu'au niveau des entreprises, grandes comme petites, mais au niveau des Français, il y a une révolte fiscale.
03:20Il y a un ras-le-bol fiscal.
03:22Prévolte fiscale.
03:23Oui, parce que je vais l'expliquer, on a sorti un rapport cette semaine dessus.
03:26Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, la France prélève 48% de la richesse du pays.
03:31Enfin, l'État français prélève 48% de la richesse nationale.
03:34C'est le record du monde des pays de l'OCDE, des pays développés.
03:39La France dépense 57% de son... l'État dépense 57% de la richesse nationale.
03:43C'est le record du monde des pays développés.
03:45Et pour quels services publics ?
03:46Et le problème, c'est que ce sont toujours les mêmes qui payent.
03:47Ce sont toujours les mêmes. Ce sont les ménages des classes moyennes et des classes aisées.
03:51Et sur les entreprises, pardonnez-moi de le dire, ce sont aussi les grandes entreprises qui payent.
03:55Les 300 plus grandes entreprises ne représentent que 2 à 3 ou 4% de l'emploi total dans le pays.
04:01Et ils payent 30% de l'impôt sur les sociétés, par exemple.
04:05Donc, on va dire, la gauche veut encore augmenter les taxes sur les grandes entreprises.
04:10Les grandes entreprises payent déjà énormément et payent plus que les autres grandes entreprises dans les autres pays.
04:14En tout cas, elles payent effectivement suffisamment.
04:16compte tenu aujourd'hui du modèle fiscal que nous avons en France.
04:210,826, 300, 300.
04:23Venez participer à cette petite conversation du matin avec votre café.
04:26A savoir, est-ce que vous pensez, auditeurs de Sud Radio, qu'il pourrait y avoir une mobilisation des grands et des petits patrons ?
04:32Ça peut être, évidemment, vous êtes artisan, vous êtes restaurateur, vous êtes boulanger.
04:35Vous êtes quand même à la tête du DPE, PME.
04:37Appelez-nous, est-ce que vous envisageriez, vous, par exemple, de, on va dire, de descendre dans la rue, en tout cas, de participer à une sorte de mobilisation ?
04:44Nicolas Corateux, je vous voyais dubitatif face au raisonnement du camarade Mathieu.
04:48A force d'écouter les arguments de Mathieu, il faut quand même que je donne quelques chiffres, deux.
04:52Simplement deux, puisqu'on est dimanche matin.
04:54Les chiffres sont faux ?
04:55Non, non, ils sont vrais, mais tu en oublies certains.
04:58Effectivement, nous avons le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé de l'OCDE.
05:02Mais nous sommes le pays qui redistribue mieux.
05:05Et je vais donner un chiffre.
05:0660% des Français sont bénéficiaires nets de notre système social et fiscal.
05:11Et moi, je le dis, il y a 60% des auditeurs de Sud Radio qui, à la fin de l'année, finalement auront reçu plus de l'État qu'ils en auront donné.
05:19Parce qu'éduquer vos enfants, ça coûte de l'argent.
05:22Allez se soigner, ça coûte de l'argent.
05:23Mais c'est le principe du système de redistribution, heureusement, peut-être que ceux-là sont les plus riches.
05:26Et bien, je le dis, 60% des Français sont bénéficiaires nets de notre système social.
05:31Il faut qu'on garde ça en tête.
05:32Parce que l'idée qui germe chez les amis de Mathieu, c'est qu'il soit plus 60% demain, mais 45% parce qu'on aura privatisé une grande part des services publics.
05:42Deuxième chiffre, sur les entreprises.
05:44Moi, je ne suis pas pour des impôts supplémentaires sur la production ou sur les entreprises.
05:48Je note simplement qu'entre une commission d'enquête parlementaire et un livre qui vient de sortir de M. Mathieu Aron, que je vous conseille à la lecture,
05:54on est entre 220 milliards et 270 milliards d'euros par an d'aide aux entreprises.
06:00Je vois très bien du livre auquel vous faites référence, parce que déjà, parce que je l'ai lu.
06:06Et ensuite, parce qu'en effet, vous savez que le fameux chiffre est controversé.
06:09C'est déjà les 211 millions issus du rapport parlementaire dont le rapporteur était notamment le...
06:14Et qu'il soit controversé par le patronat, je le comprends.
06:16Pas forcément par le patronat.
06:17Soyons honnêtes en disant que déjà dans les 211 milliards, pour que les auditeurs aient le même niveau d'information,
06:21on avait simplement, on va dire, les aides, les exonérations de charges sociales.
06:26Donc c'est sans doute un cadeau, mais c'est en aucun cas de l'argent qui est donné aux entreprises.
06:31C'est de l'entreprise qui n'en paye pas.
06:33Écoutez, des exonérations de charges patronales, c'est de l'argent qui rentre en moins pour subventionner nos dépenses publiques et nos aides sociales.
06:40Donc ce sont des aides d'État, des aides publiques aux entreprises.
06:44Moi, la seule chose que je dis, et c'est pour ça que M. Martin monte au créneau,
06:47parce que le vrai danger pour les entreprises, et il ne le dit pas,
06:50le vrai danger, c'est que les entreprises ne veulent pas qu'on touche au Grisby.
06:54Que constitue, allez, ces 200, ces 270, ces 180 ?
06:58Mais c'est le vrai sujet.
06:59Si tout le monde doit contribuer, il ne s'agit pas de taxer plus les gens.
07:02Il s'agit aussi peut-être que certains, et moins d'aides publiques, et se débrouiller un peu toutes seules.
07:07C'est aussi ça le marché.
07:08Quand on est libéral, on va jusqu'au bout.
07:10Non mais, oui, on est sec, la France ne souffre pas d'excès de libéralisme, on va dire.
07:14Donc vous êtes pour la suppression des aides aux entreprises ?
07:17Non mais, il faut regarder de quoi on parle.
07:19Sur les 208 milliards, parce que c'est 208 milliards le chiffre qui est donné par France Stratégie,
07:24la moitié, c'est des exonérations de charges sociales.
07:26C'est pour soutenir l'emploi, parce qu'aujourd'hui, on a un système social qui est augmenté en dépenses.
07:30Et donc, en fait, pour soutenir les dépenses sociales que vous soutenez,
07:36on a du coup, effectivement, on est obligé d'exonérer.
07:39En fait, on a renchéri le coût du travail, puisqu'on a renchéri les charges sociales.
07:42Et comme si le truc est aujourd'hui impossible à tenir,
07:45on exonère les entreprises de charges sociales pour justement soutenir l'emploi.
07:48Le deuxième sujet...
07:48Qui paye à la place ?
07:49Le deuxième sujet...
07:50Qui paye à la place ?
07:51Les citoyens avec la CBR.
07:52Ensuite, sur les 100 milliards qui restent, moi, je vais poser une question.
07:55Savez-vous, sur les fameux 100 milliards d'euros que l'État donne aux entreprises...
07:59Non, 210.
08:00200 milliards de subventions, soyons précis.
08:04Combien touche la SNCF, par exemple ?
08:06Selon vous ?
08:07Mais la SNCF est une entreprise comme une autre...
08:10Ne nous éloignons pas du sujet, monsieur.
08:12Tout simplement sur le chiffre de la SNCF, mais après, restons sur cette mobilisation des patrons éventuels.
08:17Exactement.
08:18En fait, c'est tout simplement pour dire que sur les 100 milliards, il y a par exemple 7 milliards, donc 7%, sont donnés à la SNCF.
08:24Donc en fait, il y a énormément d'entreprises dites publiques qui touchent de l'argent, qui touchent des subventions de l'État.
08:30Donc est-ce que vous, monsieur Nicolas Corato, vous êtes pour retirer de l'argent à la SNCF, puisque vous préconisez de retirer les subventions aux entreprises ?
08:38Suite de la conversation, parce que le but aussi, dans cette matinée, c'est de donner la parole aux auditeurs 0826-300-300,
08:44et cette déclaration du patron des patrons, même si ce n'est pas les termes repris par Nicolas Corato, mais en tout cas de Patrick Martin, le président du MEDEF.
08:51Si les impôts augmentent, je cite, il y aura une grande mobilisation patronale.
08:54Bonjour Pierre.
08:56Bonjour.
08:56Merci beaucoup de nous appeler en direct sur Sud Radio. Vous êtes du côté de Toulouse en plus.
09:01Voilà, je suis sur Toulouse. Moi je crois qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César,
09:06et je crois que la génération qui est aujourd'hui entre 70 et 90 ans, sont les responsables de la situation,
09:12car c'est eux qui ont creusé la dette et qui ont tourné le dos aux entreprises.
09:16Moi je m'en rappelle dans les années 80, mais évidemment l'industrie, il ne fallait surtout pas la maintenir,
09:21parce que c'était sale, parce que c'était le capitalisme,
09:23et donc on a plus ou moins laissé se fermer toutes ces entreprises, se vendre à l'international, s'exporter,
09:31et on s'est retrouvé dans les années 2000-2020 ou 2015 avec un secteur perfière,
09:37avec énormément d'emplois dans le secteur public,
09:41et bien sûr ça a continué à creuser la dette.
09:44Donc moi je crois qu'aujourd'hui, si on doit faire payer les gens,
09:47ce sont justement ceux qui ont participé à cet endettement,
09:50et non pas aux jeunes qui aujourd'hui, eux, se décarcassent pour créer des entreprises.
09:54Oui, donc restez en réalité.
09:55Mais bien sûr, vous êtes très en forme, un dimanche matin mon cher Pierre,
09:58simplement une petite question, restez avec nous si vous le voulez bien,
10:00vous dites en effet que c'est quoi ?
10:03C'est en réalité toute une ancienne génération qui a instauré ou qui a installé cette idée dans la société
10:08que l'entreprise, l'argent n'était pas quelque chose pour lequel il fallait se battre ?
10:12C'est un peu ça que vous nous dites ?
10:14Et puis regardez, la retraite à 60 ans, c'est quoi cette invention ?
10:17C'est bien ceux qui en profitent aujourd'hui, on le regrette.
10:21Lorsque vous prenez la retraite à 60 ans, vous n'avez pas cotisé 35 ans,
10:24aujourd'hui on nous impose de cotiser 42 ans,
10:26et alors eux on veut profiter et nous on doit continuer à travailler.
10:28Il faut que ça suffise, il faut à un moment donné remettre les choses dans leur contexte.
10:32Mais ça c'est du parler vrai mon cher Pierre.
10:34Ça c'est du parler vrai mon cher Pierre, merci beaucoup d'être...
10:36C'est ça que j'appelle.
10:36Oui mais merci beaucoup de nous avoir appelé, de nous écouter en ce dimanche matin
10:40et surtout de nous appeler au 0 826 300 300
10:43et vous faites comme Pierre, vous voulez parler vrai, le standard vous est ouvert.
10:47Nicolas, Mathieu, écoutons quand même ce que vient de nous dire Pierre
10:50et qui nous a appelé en plus de Toulouse, où vous nous écoutez sur le 101.8,
10:53très belle ville que la ville rose, comme on dit très bien là-bas.
10:56Il faut quand même écouter aussi peut-être la responsabilité,
10:59alors il ne nous a pas fait du François Bayrou, c'était beaucoup plus rapide et beaucoup plus agréable,
11:02mais en tout cas il nous a dit, il y a peut-être, attention,
11:04une génération qui est responsable de cet état d'esprit,
11:08à savoir qui a instauré dans la société l'idée que le travail n'était peut-être pas très important,
11:12que l'économie non plus.
11:13Il y a un livre, puisqu'on évoquait quelques livres qu'on devait avoir dans sa bibliothèque,
11:17du journaliste Sébastien Le Foll qui évoque les lieux de pouvoir.
11:19Il raconte comment à Bercy, dans les années Mitterrand,
11:22il y a eu de grands rendez-vous, on nous expliquait comment il faut dépenser.
11:25Nous sommes dans une période où on doit dépenser de l'argent,
11:27c'est peut-être ça qui nous a tués Mathieu Hock.
11:28Oui, effectivement, depuis 1981, la France a ouvert une page,
11:33qui est la page du socialisme,
11:35qui nous a complètement effondré sur le plan économique,
11:39avec un chiffre qui est marquant.
11:41En 1981, les dépenses sociales de l'État cumulées,
11:46donc retraite, santé, chômage, etc.,
11:48c'était 10% du PIB.
11:50Est-ce qu'en 1981, les gens mouraient dans la rue,
11:55qu'il n'y avait pas d'hôpitaux pour soigner ?
11:57Non, mais l'époque a changé.
11:59Est-ce que c'était le cas ? Non.
12:01Or, aujourd'hui, on est à 33% de dépenses sociales dans notre pays,
12:05principalement dues à ce qu'a dit l'auditeur, je souscris,
12:09à la réforme de retraite à 60 ans de M. Mitterrand,
12:12parce qu'avant cela, la retraite était à 65 ans.
12:16Et donc aujourd'hui, est-ce qu'on est dans un modèle
12:18où on dépense 33% du PIB sur les dépenses sociales ?
12:21Et pourtant, est-ce qu'on a moins de pauvres ?
12:23Non, il y a 9 millions de pauvres dans notre pays.
12:25Et pourtant, est-ce que l'hôpital est en bonne forme ?
12:27Non, on dit tous les jours qu'il y a une crise aujourd'hui à l'hôpital.
12:31À un moment donné, il faut s'interroger sur les causes de ce déclassement,
12:34qui est le déclassement économique.
12:350-826-300-300, invitez-vous autour de la table d'auditeurs de Sud Radio.
12:39Et cette question, hausse d'impôt, petits et grands patrons,
12:41peuvent-ils descendre dans la rue ?
12:43Il y a Jacqui, par exemple, sur l'application et les réseaux sociaux Sud Radio,
12:45qui nous dit, les petits chefs d'entreprise,
12:46certainement pour leurs grands représentants,
12:49pour les grands patrons en revanche, s'il faut qu'ils défilent.
12:51Mais on ne les a pas beaucoup vus ces derniers temps, ce qui n'est pas faux.
12:55Laurent aussi, qui nous dit, si ça servait à quelque chose,
12:57nos élites l'auraient déjà interdit.
12:59Et Nadia, qui par exemple, nous dit, la France est sous hypnose.
13:02Voilà, vous avez en tout cas la tendance.
13:04Nicolas, qu'est-ce que vous répondez, en effet, à l'auditeur,
13:07du petit auditeur qui nous a dit, de son petit coup de gueule tout à l'heure,
13:11et de ce que vient de dire Mathieu Hauck ?
13:12Je comprends, et votre auditeur n'allait pas aussi loin que Mathieu dans la caricature,
13:17parce que François Mitterrand, 80, c'était il y a 55 ans maintenant.
13:21Donc je pense qu'il s'en est passé des choses en 55 ans,
13:24et qu'on ne va pas tout le temps retenir des responsabilités d'un demi-siècle.
13:29Mais pour revenir sur ce que disait Pierre,
13:31moi je comprends ce qu'il dit, j'ai une limite.
13:33C'est que je pense qu'il ne faut pas opposer les Français,
13:35ce qu'a tenté de faire d'ailleurs M. Bayrou.
13:37La solution, ce n'est pas d'opposer les boomers aux jeunes.
13:40La solution, c'est de prendre les problèmes à bras-le-corps.
13:42Il y a un problème avec la jeunesse.
13:44Les jeunes dans notre pays sont laissés pour compte.
13:47Pourquoi ? Parce qu'ils ne comptent pas électoralement.
13:49Qui vote aujourd'hui dans notre pays ?
13:50Ce sont ceux, effectivement, qui sont plutôt à la retraite,
13:52ou plutôt en fin de carrière.
13:53Le vrai sujet, c'est qu'est-ce qu'on fait pour la jeunesse,
13:56qu'est-ce qu'on fait pour l'avenir de ce pays,
13:57et qu'est-ce qu'on construit pour demain.
13:59Et ce n'est pas en opposant les Français les uns avec les autres qu'on y arrivera.
14:030826 300, vous nous appelez pour participer à la conversation.
14:06On a trouvé en plus un point d'accord,
14:08c'est pour ça qu'il est temps d'aller au standard.
14:09Bonjour Cindy.
14:11Oui, bonjour.
14:12Merci beaucoup de nous appeler ce dimanche matin.
14:14Vous êtes vous aussi en forme, je le sens.
14:16Vous, vous êtes quoi ? Agricultrice, c'est ça Cindy ?
14:18Oui, femme d'agriculteur en Ariège, sur Mazère.
14:22Et on parle comme ça des aides,
14:24mais on va mettre un petit coup de pied dans la fourmilière au niveau de la PAC.
14:28La PAC, simplement Cindy, pour que tout le monde ait le même niveau d'information,
14:32c'est la politique d'agricole commune,
14:35et c'est, on va dire, une subvention venant de l'Union Européenne,
14:38à savoir quand même qu'on contribue largement pour recevoir cette aide.
14:41La parole est à vous.
14:42Exactement.
14:43Et il faut savoir qu'en France,
14:45parce que là on parle juste de la France,
14:47mais la PAC, la première personne,
14:50je dis bien personne en nom propre,
14:52qui la touche, c'est quand même le roi d'Angleterre.
14:55Pourquoi vous dites ça Cindy ?
14:57Parce que la réalité, elle est là,
14:59et que personne ne sait,
15:00enfin, peu de personnes sont au courant qu'en fait,
15:02que l'argent est distribué de la PAC,
15:04qui devrait revenir aux agriculteurs,
15:06mais à partir du moment que le roi d'Angleterre a des terres agricoles en France,
15:10qui trouve sa PAC.
15:13Donc en réalité, ce que vous nous dites, c'est que les moyens...
15:15Oui, allez-y, 65%.
15:16Non, nous, on nous prend sur les agriculteurs, sur notre bénéfice,
15:2145% qu'on donne à la MFA, justement,
15:24pour qu'on ait aussi des droits.
15:26On s'auto-paye, on s'auto-paye nos droits,
15:28on s'auto-paye notre système de santé,
15:31on se le paye.
15:33Et ça aussi, c'est des privilèges qui doivent être aussi supprimés.
15:39Et ce que vous nous dites aussi, Cindy,
15:41c'est ça, c'est en réalité, sur vos revenus,
15:43c'est 45% qui partent directement à l'État ou aux différents organismes.
15:46C'est ça ?
15:47Exactement, ça n'a rien à voir avec nos salaires.
15:49C'est simplement, on récolte,
15:51on touche le rendement,
15:54et on donne 45% à la MFA.
15:56Oui, c'est ça qui va pas.
15:57Merci beaucoup de nous avoir appelés, Cindy,
15:59d'avoir donné l'illustration parfaite
16:01de ce qui peut ne pas aller dans ce pays.
16:020826-300-300.
16:04Et on parlait des petits et grands patrons.
16:06Dans les petits patrons,
16:07il y a aussi certains agriculteurs,
16:08avec leur exploitation.
16:11D'un mot, chacun pour conclure,
16:13parce qu'on est déjà un peu en retard,
16:14mais les auditeurs continuent à nous appeler,
16:160826-300-300.
16:18D'un seul mot, chacun la conclusion.
16:19Comment vous êtes l'état d'esprit dans lequel vous êtes
16:22pour les prochains jours,
16:23concernant les petits et grands patrons, peut-être ?
16:26D'un mot, Mathieu, Nicolas ?
16:27Pour moi, je soutiens pleinement la colère des petits patrons,
16:31même des grands.
16:31Après Nicolas Kippé, ce sont les patrons Kippé.
16:33Je pense que boulangers, artisans, commerçants, agriculteurs,
16:37c'est toujours le même problème.
16:3850% de leur richesse est captée par l'État, voire plus.
16:40Nicolas Corato ?
16:40Moi, je suis contre l'opposition.
16:42Je dis simplement aux petits patrons
16:44qu'il faut qu'ils soient prudents
16:46et que leurs intérêts ne sont pas nécessairement les mêmes
16:48que ceux des multinationales.
16:50Et que, pour revenir sur ce que disait Cindy,
16:52effectivement, ce serait intéressant de différencier les aides.
16:55Et on voit bien que c'est les grands agriculteurs
16:57qui touchent la PAC
16:58et que c'est les petits qui trinquent.
16:59Ça, c'est sûr.
17:00Mathieu Haug, secrétaire général d'une think tank,
17:02le minénaire, plutôt à droite.
17:04Merci d'avoir été avec nous.
17:05Et Nicolas Corato, président fondateur du think tank,
17:07place de la République, plutôt à gauche.
17:09Merci à tous.
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