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  • il y a 1 an
Avec Nicolas Corato, Président fondateur du think tank Place de La République & Matthieu Hocque, Secrétaire général du think-tank Le Millénaire

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##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2025-10-12##

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Transcription
00:00Bonjour Mathieu Hauck. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes le secrétaire général du Think Tank, le millénaire, plutôt à droite.
00:09Et bonjour Nicolas Corato. Bonjour Maxime, bonjour tout le monde. Président fondateur du Think Tank, place de la République, disons plutôt à gauche.
00:15D'abord, intéressons-nous à ce qui se passe du côté de la droite et on tirera le fil, vous allez voir, jusqu'à cette question.
00:21Est-ce que vous pensez qu'en France, on peut se diriger vers un pouvoir autoritaire ? Je vous pose la question à vous dans le studio, mais également à vous derrière le poste au 0826-300-300,
00:31parce que c'est une déclaration du député Charles de Courson, qui n'est pas connu non plus pour ses excès et ses phrases grandiloquentes,
00:37qui a dit mais si on continue comme ça, on se dirige vers un pouvoir autoritaire, est-ce que vous considérez peut-être que la position d'Emmanuel Macron nous place dans une telle position ?
00:44J'attends vos commentaires, vos réactions, vos analyses, auditeurs de Sud Radio. 0826-300-300, du côté de la droite.
00:50On ne comprend plus rien. Je me tourne vers vous, Mathieu.
00:53Est-ce que vous, vous comprenez ce qui se passe, Rotaillot-Wauquiez, et surtout, est-ce que la droite, aujourd'hui, est-ce que la dilution dans le macronisme est inéluctable ?
01:02Voilà, il y a plusieurs points sur vos questions.
01:05Si on reprend déjà le recul de ce qui s'est passé la semaine dernière pour vos auditeurs.
01:11On a donc Bruno Retaillot, qui a accepté de participer au gouvernement Le Cornu 1,
01:16et qui ensuite, après, a refusé, après avoir vu la copie, selon ce qu'il dit,
01:22puisque notamment sur plusieurs raisons, notamment le fait qu'il y avait la présence de Bruno Le Maire,
01:27et donc des mille milliards d'euros de dettes supplémentaires dans le gouvernement,
01:31et qu'il ne pouvait pas siéger à côté d'une personne comme ça,
01:34même si ce n'est pas la personne qui est en cause,
01:37et que donc, en fait, la confiance avec Le Cornu et Emmanuel Macron était rompue.
01:41Ensuite, après, quand il a fallu...
01:45Sébastien Le Cornu a organisé les 48 heures pour rechercher,
01:49à trouver un compromis avec les forces politiques.
01:52Ce qui a été donné, du coup, à Laurent Wauquiez, patron de la droite républicaine,
01:55c'est qu'il n'y avait que trois options sur la table que mettaient Sébastien Le Cornu et Emmanuel Macron.
02:00Soit un Premier ministre issu du socle commun,
02:03mais en contrepartie d'une participation au gouvernement des Républicains,
02:07soit un Premier ministre de gauche, soit la dissolution.
02:10Vous mettez à la place de Laurent Wauquiez, vous consultez vos troupes,
02:13donc les députés à l'Assemblée nationale,
02:15Premier ministre de gauche, compliqué,
02:17parce que la politique qui va être menée ne va pas dans le bon sens,
02:20et dissolution, les députés ne veulent pas perdre leur siège,
02:24ils ne veulent pas repartir en campagne.
02:26Donc vous arrivez à un parti qui est d'accord sur le fond,
02:29mais qui n'est pas d'accord sur aujourd'hui la tactique
02:31par rapport à la participation au gouvernement,
02:35avec d'une part les députés du groupe Les Républicains
02:40qui veulent éviter à tout prix la dissolution,
02:42et qui donc sont prêts à participer au gouvernement,
02:46c'est ce qu'ils disaient en tout cas vendredi soir.
02:47Vous dites qu'ils sont d'accord sur le fond, pas tellement,
02:50parce qu'il me semble que la réforme des retraites,
02:52c'est une question de fond, ils ne sont pas d'accord,
02:53et puis il y a la question de la ligne.
02:54Quand vous dites pas participation au gouvernement,
02:56clairement on était tout à l'heure avec Emmanuel Brisson,
02:58et j'ai entendu Autman Nassrou ou d'autres cadres du parti Les Républicains
03:02qui nous disent en réalité si certains députés ont envie d'aller au gouvernement,
03:05on ne sait pas si on les radie,
03:07on ne peut pas dire qu'il y a un pilote actuellement dans l'avion.
03:09Je ne dis pas ça,
03:10j'allais justement vous dire qu'il y avait deux lignes au sein des Républicains
03:14sur la tactique, pas sur le fond,
03:15c'est-à-dire que sur les retraites ils pensent tous la même chose,
03:17que ce soit député LR ou sénateur LR, bien sûr que c'est.
03:20Précisément parce que les députés...
03:22La question c'est quels sont les compromis que vous êtes prêts à laisser
03:26à Sébastien Lecornu pour négocier avec le parti socialiste ?
03:29Sur la réforme des retraites, il y a des députés qui disent
03:31on est prêts à revenir dessus,
03:33les cadres et les sénateurs qui disent
03:34il est hors de question qu'on touche à cette réforme,
03:36donc on ne peut pas dire qu'ils soient d'accord sur les retraites.
03:38Ils sont d'accord sur le fond,
03:40tous sont pour la réforme des retraites dans tous les cas.
03:43Ce que je vous dis c'est que
03:44c'est sur le degré du compromis
03:47que vous êtes prêts à laisser à Sébastien Lecornu
03:48pour négocier avec la gauche
03:52dans le cadre d'un accord de saut.
03:53Les députés sont prêts à laisser plus de compromis
03:57pour éviter la dissolution,
03:58les sénateurs qui s'en fichent de la dissolution
04:01parce que leur siège n'est pas en jeu
04:03sont sur une position plus radicale,
04:05c'est tout ce que je vous dis.
04:06Nicolas Corato, comment vous regardez le spectacle
04:08à droite ? On sait non plus qu'à gauche
04:10les frondeurs sont systémiques,
04:12mais comment vous regardez, vous, ce spectacle ?
04:14Je le regarde un peu comme vos auditeurs ce matin,
04:17alors malgré les efforts de Mathieu
04:19pour essayer de trouver une rationalité,
04:21une explication cohérente dans tout ça,
04:24en fait ce qu'on voit,
04:25mais ce n'est pas nouveau,
04:26depuis 2017,
04:28le gouvernement de M. Macron
04:29est un gouvernement de droite.
04:31Édouard Philippe vient des Républicains,
04:33M. Lecornu aujourd'hui
04:34est un ancien Républicain.
04:36M. Le Maire,
04:37qui ne attendait plus
04:38à M. Retailleau
04:39au point de, finalement,
04:41quasiment démissionner en amont
04:42est un ancien Républicain.
04:45Bref, sur le fond,
04:46et vous avez raison de le dire,
04:47le problème c'est que
04:47les Républicains
04:48ne sont plus qu'un parti de témoignage.
04:50La politique de droite...
04:51Parti de témoignage ?
04:52Oui, c'est un parti de témoignage
04:53qui fait 5% aux élections législatives.
04:55Ça s'appelle un témoignage.
04:56Ça s'appelle un témoignage sur le fond
04:58parce que leur politique économique,
05:00elle est portée depuis 2017
05:01par les gouvernements successifs
05:03de M. Macron.
05:04La preuve, vous dites vous-même,
05:05que les députés LR
05:06sont très attachés
05:08à la réforme des retraites
05:09de Mme Borne.
05:10Donc, je constate
05:11qu'il y a finalement
05:12une alliance de fait
05:13depuis 2017
05:14entre LR et le macronisme.
05:17Une alliance
05:17qui n'a pas voulu être assumée
05:19pour des raisons un peu
05:20de pudeur de gazelle
05:21comme dirait l'autre,
05:22mais qui, depuis la dissolution,
05:24est devenue une alliance
05:25aux faits
05:26et au su de tous les Français.
05:28Pour vous, vous actez quasiment
05:29ce matin, mon cher Nicolas,
05:30a en réalité le fait
05:32que la droite
05:33est déjà diluée
05:34dans le macronisme.
05:35Mais depuis 2017,
05:36depuis le ralliement
05:37d'Edouard Philippe
05:38et le premier gouvernement
05:39de M. Macron,
05:40bien sûr que la droite
05:41s'est diluée dans le macronisme
05:42ou le macronisme
05:43s'est dilué dans la droite,
05:44vous ferez votre choix.
05:46Mais donc,
05:47ce qu'on voit aujourd'hui arriver
05:49n'est que,
05:50je dirais,
05:51la fin de ce que pourrait être
05:53un parti de droite.
05:54Finalement,
05:55le seul,
05:56un des seuls témoins réels
05:58de ce qu'était
05:59ce parti gaulliste,
06:00puisque c'était sa vocation
06:01de gérer l'héritage,
06:02y compris idéologique
06:03de M. De Gaulle,
06:05c'est M. De Villepin
06:06aujourd'hui
06:06qui apparaît
06:07comme finalement
06:07le seul personnage
06:09de droite
06:09un peu indépendant
06:10et qui a gardé
06:11son indépendance
06:11vis-à-vis du macronisme.
06:13Mathieu,
06:14comment vous regardez
06:14ces attaques
06:15où, bon,
06:15en réalité,
06:16partie de témoignages,
06:17vos idées étaient témoins
06:18uniquement du quinquennat
06:20d'Emmanuel Macron ?
06:20Moi, je prends toujours
06:22un chiffre qui est simple,
06:24c'est qu'au législatif
06:26de 2024,
06:27Emmanuel Macron
06:28prononce sa dissolution.
06:29Tout le monde explique
06:29que le parti LR
06:31est mort
06:31parce que M. Ciotti,
06:33président des Républicains
06:34à l'époque,
06:35négocie un accord
06:36avec le Rassemblement National
06:38et que donc,
06:38vous allez avoir
06:39une disparition
06:41des Républicains
06:43et pour autant,
06:44on voit quand même
06:44que le parti ne fait pas 5,
06:45mais fait 10
06:46en comptant
06:47les diverses droites
06:48qui sont des LR.
06:49Donc, vous vous retrouvez
06:50finalement avec un parti
06:51qui fait 10% des voix
06:53et qui est à peu près
06:5410% des sièges
06:55à l'Assemblée Nationale.
06:57Est-ce que ça,
06:57c'est un parti de témoignage ?
06:5950 députés,
07:00c'est quasiment autant
07:01que le Parti Socialiste,
07:02c'est quasiment autant
07:02que la France Insoumise,
07:03c'est plus que les écologistes,
07:05etc.
07:05Donc, ce n'est pas non plus
07:06catastrophique.
07:07Le vrai sujet de fond
07:09pour les Républicains,
07:10c'est plutôt
07:10quelle politique vous menez
07:12et comment vous refondez le parti.
07:14Vous avez un nouveau président
07:15qui a été Bruno Retailleau
07:17qui a un mandat
07:17pour refondre idéologiquement
07:19le parti
07:19et justement,
07:20se distinguer du macronisme
07:22avec un logiciel politique
07:23qui doit être très clair.
07:24Un, une rupture
07:25sur le plan économique,
07:26c'est-à-dire avec un vrai projet
07:28de baisse de la dépense publique
07:29parce qu'il n'y a pas eu
07:29de baisse de la dépense publique.
07:31Sous Emmanuel Macron,
07:32on est toujours à 57%
07:33de dépense publique.
07:35Moi, je veux bien
07:36qu'on dise qu'Emmanuel Macron,
07:37c'est un gouvernement de droite,
07:38c'est un ultra-libéral,
07:40etc.
07:40Mais sous l'ultra-libéral
07:41d'Emmanuel Macron,
07:42on est le champion
07:43du monde des impôts.
07:4448% des prélèvements obligatoires.
07:46Sous le gouvernement
07:47ultra-libéral de M. Macron,
07:49on est à 57%
07:50de dépense publique,
07:51c'est-à-dire quasiment,
07:51c'est plus que
07:52la plupart des pays de l'OCDE,
07:54c'est même plus que la Chine.
07:56Donc, je veux bien
07:56qu'on soit sur un gouvernement
07:57de droite libéral,
07:58ça n'est pas le cas.
07:59Et puis après,
07:59sur les questions Reagan,
08:00il faut aussi se pallier
08:01les défauts du macronisme
08:02sur les questions
08:03de sécurité et de l'immigration.
08:04Donc, il y a un vrai sujet
08:05pour les Républicains,
08:06mais c'est un sujet de fond.
08:07Ensuite, après,
08:07bon, la tactique qui s'appelle.
08:08Et on va y venir.
08:090,826, 300, 300,
08:11est-ce que vous pensez
08:11que la droite est condamnée
08:12d'une certaine manière
08:13à se diluer dans le macronisme ?
08:15C'est la question
08:15quand vous voyez
08:16les nombreux désaccords,
08:18les différences
08:18entre en réalité
08:19la chefferie et les députés,
08:21ceux qui sont au contact
08:21du terrain
08:22et ceux qui sont peut-être
08:23un peu plus condamnés
08:24à traîner dans la capitale
08:25quand ils s'ennuient.
08:26Est-ce que vous,
08:27peut-être électeur de droite,
08:28vous avez une idée,
08:29vous avez une réaction
08:30par rapport au spectacle
08:31que vous livre,
08:32peut-être votre parti
08:32depuis quelques heures,
08:34quelques jours,
08:34quelques semaines ?
08:35Venez témoigner 0,826,
08:36300, 300,
08:37puisque sur ce sujet,
08:38on est ensemble
08:39jusqu'à 9h.
08:40Nicolas Corato,
08:40est-ce qu'il n'y a pas
08:41un deuxième risque ?
08:41Vous parlez de témoignages
08:43par rapport à la Macronie.
08:44Est-ce que peut-être
08:45que le risque,
08:46et j'aimerais votre regard
08:46à tous les deux
08:47en commençant par vous,
08:48Nicolas,
08:48n'est pas aussi tout d'un coup
08:49un glissement
08:50vers ce qu'on appelle
08:51l'union des droites ?
08:52Dans le dernier sondage
08:54IFOP fiducial
08:54Sud Radio,
08:55LCI Le Figaro,
08:56on voyait 46%
08:57des électeurs
08:58souhaitaient naturellement
08:59un rapprochement des droites
09:00et ça monte à 41%.
09:02Frédéric Dhabi,
09:03qui était hier,
09:03notre invité,
09:04nous disait que c'était
09:04un chiffre inédit
09:05au sein des électeurs LR.
09:07Est-ce que pour vous,
09:08Nicolas,
09:08c'est un danger,
09:10c'est une opportunité,
09:11c'est quelque chose
09:12qui est inéluctable,
09:13encore plus
09:14qu'avec le macronisme,
09:16peut-être ?
09:16Je suis tout à fait d'accord.
09:18Si on considère
09:19que la droite
09:20classique républicaine
09:22s'est fondue
09:23d'une certaine manière
09:23dans le macronisme
09:24et l'aventure
09:25du socle commun
09:26le prouve,
09:27qu'est-ce qui reste
09:28aux partis
09:29Les Républicains
09:30et à M. Retailleau
09:31comme option politique ?
09:33Quelle que soit d'ailleurs
09:35sa position personnelle,
09:37la principale option,
09:39elle est sur sa droite.
09:41Si vous considérez
09:42aujourd'hui
09:42qu'effectivement,
09:43M. Macron
09:44continue à développer
09:46une politique de droite,
09:47et c'est ce que je considère,
09:48finalement,
09:49l'option qui peut être
09:50l'option privilégiée
09:51de M. Retailleau
09:52et de ses troupes,
09:53c'est effectivement
09:54d'aller vers un mouvement
09:55d'union des droites
09:56avec, bien entendu,
09:57on l'imagine,
09:58une discussion très âpre
10:00sur qui est hégémonique
10:02dans cette union des droites.
10:05Et là,
10:06on va se retrouver
10:07avec une fracture
10:08également du côté
10:09du Rassemblement National
10:10et on va peut-être
10:11rejouer
10:12les grandes aventures
10:14de M. Maigret
10:15et de M. Le Pen
10:16avec Mme Le Pen,
10:17toujours,
10:18et M. Bardella.
10:19Mais oui,
10:20effectivement,
10:20cette option politique
10:21à droite,
10:22elle s'impose quasiment
10:23aux Républicains
10:24qui n'a pas d'avenir
10:25au-delà de cela,
10:26malheureusement.
10:27Moi, je vous posais la question
10:28à quoi ça...
10:28Je ne parle pas
10:30pour les électeurs,
10:31pour le parti,
10:32à quoi ça sert
10:32l'union des droites
10:33pour LR ?
10:35Est-ce que vous avez
10:35plus de députés
10:36aujourd'hui
10:37si vous êtes embarqué
10:39dans une alliance
10:39avec Marine Le Pen ?
10:39Il faut demander
10:40aux députés
10:40qui vont se représenter
10:41dans les circonscriptions.
10:43Demandez aux députés LR
10:44à quoi ça sert
10:44l'union des droites.
10:45En fait,
10:46l'union des droites,
10:46c'est simple.
10:47Il faut regarder,
10:48ça fait 40%,
10:49un peu plus de 40%
10:50au global.
10:52Si vous prenez
10:5310% LR
10:54et 30%,
10:55un peu plus,
10:5535%
10:56pour le Rassemblement National.
10:57Donc,
10:57ça veut dire que LR,
10:58ça pèse un quart
10:59de cette union des droites.
11:02Vous prenez
11:03un accord,
11:04vous voyez
11:04en nombre de postes
11:05ce que ça sous-entend.
11:07Un quart
11:08d'une assemblée
11:09même majoritaire,
11:11c'est 70 députés.
11:12Donc,
11:12vous n'avez pas forcément
11:12plus de députés.
11:13Et au gouvernement,
11:14vous allez vous retrouver
11:14avec 5 ministres
11:15sur 20.
11:16Donc,
11:16c'est comme aujourd'hui
11:17ce qu'il y a
11:18avec le socle commun.
11:19Donc,
11:19l'union des droites
11:19pour LR,
11:20pour l'instant,
11:20ne paraît pas
11:21l'option tactique
11:23privilégiée.
11:240,826.
11:25Évidemment que ça l'est.
11:260,826,
11:27300,
11:28pensez la France
11:29au bout du fil.
11:30Bonjour Lionel.
11:32Oui,
11:33bonjour.
11:33Merci beaucoup
11:34d'être avec nous ce matin.
11:35Comment vous regardez
11:36ce qui se passe à droite,
11:36mon cher Lionel ?
11:37Vous êtes quoi ?
11:37Team Rotailleau,
11:38comme on dit,
11:39ou Team Wauquiez ?
11:40Vous voulez censurer
11:41ce gouvernement absolument,
11:42en tout cas,
11:42ne pas y participer clairement ?
11:44Ou au contraire,
11:44on est la béquille,
11:45on le soutient ?
11:47Écoutez,
11:47pour l'instant,
11:47je suis plutôt
11:48dans le team consterné,
11:49ce qui, je pense,
11:50c'est la majorité des gens
11:51en France aujourd'hui.
11:53Nous sommes dimanche matin,
11:54ça n'arrange rien,
11:54mon cher Lionel,
11:55je vous conseille.
11:56Exactement.
11:57Alors,
11:57juste deux petits commentaires,
11:59si vous les permettez.
12:00J'entends parler du macronisme,
12:01je crois qu'il faut quand même
12:02accéder à une chose,
12:03le macronisme est mort.
12:05J'entends parler également,
12:06tout à l'heure,
12:06j'ai entendu un de vos participants
12:08parler d'une dérive autoritaire.
12:12Je voudrais rappeler une chose,
12:14si on se réfère
12:15au texte ancien
12:15ou à l'histoire.
12:17Nous sommes au bord du chaos,
12:18nous sommes quelque part
12:19dans une forme de chaos.
12:21Tous les chaos dans l'histoire,
12:22c'est ce qui précède l'ordre.
12:23Le problème,
12:25c'est qui redéfinit l'ordre ?
12:26Et c'est la vraie question aujourd'hui.
12:29Et alors, Lionel,
12:29pardon,
12:30je vais arrêter de vous couper.
12:31Les Républicains,
12:32je vais vous dire très honnêtement,
12:34confirment un vieil adage
12:35à savoir qu'en France,
12:36on a la droite
12:37la plus bête du monde.
12:39Vous, c'est comme ça.
12:41Pour moi,
12:41c'est tout ce que ça m'inspire.
12:43On a des gens,
12:44vous avez dit
12:45que les partis revoir
12:47ces troupes,
12:48les députés,
12:48mais les troupes des Républicains,
12:50ce n'est pas les députés,
12:50c'est les électeurs.
12:52Mais est-ce que vous êtes
12:53cette familiarité,
12:55mon cher Lionel ?
12:55Est-ce que vous êtes, vous,
12:56un électeur des Républicains,
12:57par exemple ?
12:58Actuellement,
12:59je suis plutôt
13:00centre-droite.
13:02Je voterais plutôt
13:03Républicain
13:04qu'autre chose.
13:05Mais là,
13:06très honnêtement,
13:06je suis effarie.
13:06Mais vous n'avez pas encore
13:07votre carte au parti,
13:08c'est ce que je voulais dire.
13:09Je n'ai aucune carte.
13:09Je n'ai jamais eu de carte
13:10de parti,
13:11de syndicat.
13:11Et si vous étiez électeur,
13:12alors ?
13:12Si vous étiez électeur
13:13chez les Républicains,
13:14pour quelle stratégie
13:15auriez-vous voté,
13:16mon cher Lionel ?
13:16Est-ce que vous auriez donné
13:17votre bon point
13:18à Bruno Retailleau ?
13:19Ou votre bon point,
13:19Laurent Wauquiez ?
13:20Celui qui prônait
13:20la rupture totale
13:21ou celui qui prône,
13:23on va dire quand même
13:24dans un état de surprise
13:24général,
13:25le soutien au gouvernement
13:26actuel ?
13:27Lionel ?
13:27Mais là,
13:29je vais vous dire
13:29très honnêtement,
13:30je n'en sais strictement rien.
13:32C'est une confusion totale.
13:34Les discours sont irrecevables
13:37à peu près à tous les niveaux.
13:39Il est impossible.
13:40Écoutez,
13:41je suis quelqu'un
13:41de notablement éduqué.
13:44J'ai un certain recul,
13:45mais je n'y comprends
13:46absolument plus rien.
13:47Parce que ce que l'on voit
13:48et la perception que j'ai,
13:50que j'entends autour de moi,
13:51partout,
13:52c'est, en gros,
13:53on a des gens qui se battent,
13:54qui ont une trouille
13:55monumentale d'une dissolution
13:56parce qu'ils ont tous peur
13:57de perdre leur poste.
13:59Forcément,
13:59ils vont devoir faire avec.
14:01Ça, c'est sûr.
14:02Et on a bien compris
14:02votre agacement,
14:03votre étonnement
14:04et la team consternée,
14:05mon cher Lionel.
14:05On va le rajouter
14:06dans les sondages
14:06assez prochainement.
14:07Merci beaucoup
14:08d'avoir été avec nous
14:08en ce dimanche matin
14:090826 300 300.
14:12Bonjour Xavier.
14:13Bonjour Maxime.
14:14Bonjour Sud Radio.
14:15Merci beaucoup
14:16d'être avec nous ce matin.
14:17Ça va pour un dimanche ?
14:19Ça va,
14:20on est debout
14:21depuis une petite demi-heure.
14:23On vous écoute.
14:24Ça vous plaît,
14:25cette nouvelle formule
14:25du week-end ?
14:26Xavier,
14:26vous vous réveillez
14:27en douceur
14:27même les dimanches ?
14:29Oui,
14:29je me réveille en douceur.
14:30Même hier,
14:30je me suis réveillé en douceur.
14:31C'est bien,
14:32vous faites intervenir
14:33des journalistes
14:34de droite et de gauche
14:34qui parlent un petit peu.
14:36C'est sympa.
14:36Et bien alors justement,
14:37comment vous regardez
14:38le débat qu'on est en train
14:39de, on va dire,
14:42d'avoir avec des voix
14:43un peu de gauche,
14:44des voix un peu de grade
14:44comme vous le dites
14:45mon cher Xavier ?
14:46Comment vous regardez
14:47ce qui se passe
14:47du côté de Bruno Rotaillot
14:48et Laurent Wauquiez vous ?
14:50Moi déjà,
14:51je vais dire d'où je parle.
14:52Je suis électeur de gauche
14:53et je suis accessoirement
14:55même candidat
14:56sur une liste citoyenne
14:57pour être maire de Florac.
14:59Et bien félicitations
15:00parce que c'est de plus en plus rare.
15:01Donc tenez-nous au courant
15:02mon cher Xavier.
15:03Et bientôt je vous appellerai
15:05M. le maire.
15:06J'espère.
15:07J'en profite pour faire
15:08un aparté.
15:08C'est de dire que moi,
15:09par exemple,
15:09dans ma ville,
15:10je crée une liste citoyenne
15:11et dans ma liste,
15:12il y a des gens de droite
15:13et de gauche.
15:14Donc vous,
15:15vous faites l'alliance.
15:15Vous,
15:16vous faites les compromis.
15:17Je suis obligé
15:18parce que de toute façon,
15:19c'est des sujets
15:20sur lesquels on tombe
15:21tous d'accord.
15:21La propreté,
15:24les trucs,
15:24c'est standard.
15:25Ça doit vous désespérer
15:26ce que vous voyez
15:27actuellement au sommet.
15:28Mais ouais,
15:29parce qu'en fait,
15:29je pense qu'à l'échelle
15:30du pays,
15:31on pourrait réussir
15:32un peu à créer
15:33du compromis
15:34et ils en sont incapables
15:35parce qu'il y a trop
15:36d'enjeux partisans,
15:37politiciens,
15:38des professionnels
15:39de la politique
15:39et donc un problème
15:42de culture politique.
15:44Mais bon,
15:44on a vu déjà
15:44la quatrième publique,
15:45c'était la même chose.
15:46Ils ont envoyé
15:47le pays dans le mur
15:48parce qu'ils étaient
15:49incapables de s'entendre,
15:50parce que chacun
15:51défendait son petit précaré.
15:52Bon bref.
15:53Et ce que je voulais dire
15:54du coup,
15:54par rapport à où je parle,
15:55moi je pense que la droite
15:56française,
15:57elle aurait intérêt
15:58et elle aurait toute sa dignité
16:00de garder son indépendance
16:02et d'être fidèlement gaulliste
16:04parce que...
16:04Et d'arrêter de soutenir
16:05le macronisme finissant.
16:07D'un mot,
16:08c'est ça,
16:08Xavier ?
16:08Oui,
16:09ou alors même pire,
16:11j'ai envie de vous dire,
16:11Dougaul se retournerait
16:13dans sa tombe
16:14s'il entendait
16:15que ses héritiers
16:16ou soi-disant héritiers
16:17allaient s'unir
16:19avec les héritiers
16:19de Pétain.
16:20Parce que
16:21l'ERN,
16:23qu'on le veuille ou non,
16:24enfin,
16:24historiquement,
16:25ceux qui ont fondé l'ERN
16:26sont des anciens collabos
16:29et des anciens avis.
16:29Et c'est une alliance
16:29contre nature pour vous,
16:31mon cher Xavier.
16:31On vous a bien entendu.
16:32Merci beaucoup pour vos mots.
16:33Bon courage pour votre élection municipale.
16:35Et merci de nous avoir appelés ce matin
16:36au 0826 300 300.
16:38Il est 8h53 sur Sud Radio.
16:39Merci beaucoup,
16:40Nicolas Corato,
16:41d'être venu ce matin
16:42au micro de Sud Radio.
16:42Merci,
16:43président fondateur du Think Tank
16:44Place de la République.
16:45Et à vous aussi,
16:46Mathieu Hock,
16:47secrétaire général du Think Tank,
16:48le millénaire,
16:49pour ce débat
16:50qui n'a,
16:51je l'imagine bien,
16:51pas fini d'agiter les auditeurs.
16:53Sous-titrage Société Radio-Canada

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