00:00Désamorcer la colère. Bonjour, Benjamin Léca. Bonsoir, merci d'être avec nous, député écologiste.
00:05Alors, est-ce que ça désamorce un peu de votre colère ? Est-ce que vous prenez de bonnes alloies, finalement, ces mesures du Premier ministre ?
00:12Écoutez, du gâteau amer préparé par François Bayrou, M. Lecornu retire les cerises.
00:17Honnêtement, il va falloir aller plus loin que cela pour donner corps à cette promesse de rupture qu'il annonçait lui-même.
00:24Tout ça n'est pas sérieux. Je ne vois pas ce que ça désamorce du tout, puisqu'il y a un désaccord fondamental.
00:30qui s'exprime, pardon, ce n'est pas la gauche de la gauche. Le 18, la CFDT, par exemple, appelle à la mobilisation le 18 septembre.
00:36On ne peut pas dire que le mouvement social, dans ce pays, en plus, il n'est pas une histoire, il n'est pas une importance dans notre histoire républicaine.
00:41Il y a une colère énorme dans le pays.
00:42C'est quand même un bon point, Benjamin Lucas, vous pouvez le reconnaître. Effectivement, ça avait cristallisé la colère.
00:47Il dit « je veux épargner les Français qui travaillent ».
00:50La colère, elle porte sur la politique menée depuis huit ans et sur son orientation, sur la philosophie qui a conduit à cette politique,
00:56c'est-à-dire, en clair, moins de services publics, moins de protections pour les Français et plus de cadeaux aux grandes entreprises, aux ultra-riches,
01:01pour le dire très schématiquement. Il y a un désaccord avec cette orientation politique-là, avec cette orientation économique-là.
01:06Et donc, on peut aller regarder sur des points de détail. Enfin, c'était quasiment sûr, par ailleurs.
01:10Je rappelle quand même, enfin, M. Le Cornu, ce n'est pas un cadeau qu'il nous fait. Le gouvernement de François Bayrou est tombé.
01:15Il a été désavoué par l'Assemblée nationale à une très large majorité.
01:18Donc, il ne devrait même pas repartir de la copie de François Bayrou. Il devrait repartir d'une page blanche.
01:22Et c'est même, à vrai dire, pas lui qui devrait repartir de cette copie. Mais enfin, c'est un débat qu'on a déjà eu ici.
01:27Alors, pour vous, pas de rupture. Et néanmoins, quand même, vous disiez les cadeaux aux ultra-riches.
01:31Il se dit prêt à revenir sur la taxe Zuckmann et, en tout cas, réfléchir à une autre forme de fiscalité qui taxerait plus les ultra-riches.
01:39J'attends de voir les détails parce que j'avais vu déjà ça avec M. Bayrou où quand il s'agissait de dérembourser des médicaments, il était très précis.
01:44Quand il s'agissait d'aller renier sur telle ou telle protection sociale des Français, il était très précis.
01:48Par contre, sur la taxation des ultra-riches, on avait le droit à des déclarations d'intention, mais pas de modèle, pas de plan de financement.
01:55Je lis, d'ailleurs, les interviews de mes excellentes collègues Clémentine Autain et Vassas,
01:58qui avaient porté à l'Assemblée nationale cette taxe Zuckmann qui avait été votée,
02:01et qui disent que ce que nous redoutons dans ce que nous entendons de M. Lecornu et de ses amis,
02:04c'est une taxe Zuckmann vidée de sa substance.
02:06Donc, là aussi, je me méfie de ces déclarations.
02:08Merci.
02:09Merci.
02:10Merci.
02:11Merci.
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