00:00On va demander à Olivier Besancenot, membre du parti anticapitaliste qui est avec nous en duplex de la fête de l'Humanité,
00:06si cette interview, si ces premières pistes dévoilées par Sébastien Lecornu l'ont convaincu.
00:12Bonjour Olivier Besancenot, j'entends l'ambiance de la fête de l'Humanité, mais je ne vous vois pas encore.
00:18Bonjour. Alors, je vous vois très bien.
00:20Donc, est-ce que vous êtes convaincu par ces premières annonces ?
00:23Déjà, ça tranche, c'est la rupture. Il n'y aura pas de suppression de jours fériés pour l'ensemble des Français.
00:30Absolument. Il m'a convaincu à 100%. A bientôt ? Non ? Évidemment, je pense que le problème, ce n'est pas moi, de toute façon.
00:39C'est qu'on était dans la crise politique et avec cette tentative de mise en place d'un gouvernement, on rentre encore dans la crise politique.
00:47Voilà. Et ça dépasse le cas personnel de M. Lecornu qui, paraît-il, est la pièce maîtresse du dispositif Macron.
00:53Ça donne à voir de ce qu'est le dispositif Macron de manière générale. Il y a des équations trop compliquées à réunir.
00:59Enfin... Donc, de toute façon, c'est soit la crise, soit la crise, soit la crise.
01:02Parce qu'un gouvernement qui cherche à jouer la monde, si tenté qu'il arrive à le mettre en place, ça sera la crise.
01:06Une dissolution, ce serait la crise. Une présidentielle anticipée, ça serait aussi la crise,
01:11puisqu'on resterait dans ce système présidentialiste qui est au cœur, précisément, de toute la faïence démocratique
01:17qu'on est en train de vivre en ce moment même.
01:18Donc, je pense que c'est l'occasion à gauche de re-réfléchir au grand défi démocratique,
01:23c'est-à-dire comment on peut réinventer une démocratie qui fonctionne du bas vers le haut, plutôt que l'inverse.
01:28Et on a une rentrée sociale et politique qui est là pour nous rappeler que dans ce pays,
01:32il y a une politique extra-parlementaire aussi, parce que dans ces manifestations, dans ces rassemblements,
01:37dans ce qui s'est passé le 10, dans ce qui se prépare pour le 18, il y a aussi la volonté d'aspirer à autre chose,
01:42c'est-à-dire pas simplement d'en finir avec Bérou, mais d'en finir avec ce type de budget-là,
01:46et donc d'imposer aussi à terme une autre répartition des richesses qui soit favorable, cette fois-ci,
01:50à la majorité de la population, parce qu'il n'y a pas de raison qu'on soit dans une situation, finalement,
01:56où on rançonne le travail pour gaver le capital.
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