00:00On va voir si Benjamin Amard est satisfait de cette première déclaration.
00:04Bonsoir. Vous êtes membre de la direction de CGT 94 et enseignant.
00:09Merci d'être avec nous. Charles Sapin nous a rejoint.
00:11Bonsoir, journaliste politique au point.
00:14Benjamin Amard, est-ce que vous êtes satisfait de cette première déclaration ?
00:19Est-ce que pour vous, ça suffit à marquer une rupture ou pas ?
00:23Alors, première question, est-ce que je suis satisfait ? Bien évidemment.
00:26Bien évidemment que c'est une satisfaction.
00:27Et je tiens à dire ici que tous ceux qui ont participé à la mobilisation du 10
00:34peuvent se féliciter parce que ça a joué un rôle indiscutable.
00:40Vous savez, souvent on dit aux manifestants, aux ceux qui font la grève, ça ne sert à rien.
00:45Mais Benjamin Amard, vous n'êtes quand même pas naïf.
00:49Est-ce que pour vous, c'est un vrai cadeau ?
00:50Ou est-ce que vous vous dites, non mais on le savait déjà, de toute façon,
00:53François Béroux, il avait déjà fait machine arrière.
00:55Alors, je ne suis pas, ni Paco Rabanne, ni grand visionnaire.
00:59Je juge les choses à faire un syndicaliste.
01:00François Béroux était quand même déjà revenu sur ses propos.
01:02Un grand syndicaliste, il présente les choses sonnant et trébuchant.
01:06Alors, par contre, je vous assure que je suis plein de choses.
01:08On vous entend rarement satisfait comme ça, donc je suis un peu étonné, c'est pour ça.
01:11Mais je ne suis vraiment pas naïf, par contre.
01:13Je jure, j'ai des tas de défauts, mais la naïveté n'en fait pas partie.
01:15Mais non, c'est pour ça que je vous provoque.
01:16Et donc, on prend ça, mais voilà, comme une première victoire qui en appellera d'autres,
01:23parce qu'on ne va pas s'arrêter là, en attendant.
01:24Donc, vous dites merci au nouveau Premier ministre ce soir.
01:27Non, non, allez, on va pas...
01:28Non, vous savez, c'est...
01:29C'est bien, on me promet de me couper le doigt.
01:32Et puis, finalement, quand on me dit qu'on ne va pas me le couper, je ne dis pas merci.
01:35Non, je dis merci aux manifestants, à ceux qui se sont mobilisés.
01:39Et je leur dis, les gars, les camarades, hommes et femmes, je vous en prie, le 18, on continue.
01:45Et on continue encore plus fort.
01:47Parce qu'au début, on avait quand même M. Bayrou qui nous expliquait que,
01:50attention, le naufrage du Titanic, c'était pour tout de suite.
01:54Et il fallait tout lâcher, il fallait tout accepter.
01:56Tous les sacrifices, les sangs et les larmes, ce n'était pas négociable.
01:59Ben si, visiblement, c'est négociable, c'est ce qu'on apprend.
02:02Et donc, très bien, on prend ce premier gain, mais on continue le droit de faire.
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