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  • il y a 5 mois
Chaque jour, Arnaud Direct vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct. On est ensemble jusqu'à midi avec nos chroniqueurs, bien sûr, Lucie Robquin pour l'économie, Guillaume Daré pour la politique et François Clémenceau pour l'actualité internationale.
00:00:12On regarde le programme avec d'abord le mouvement Bloquons Tout qui cherche à durer jusqu'au 18 septembre, jour de mobilisation syndicale.
00:00:20Mais ce matin, ça ne semble pas prendre. En tout cas, pour l'instant, on le verra concrètement dans quelques secondes.
00:00:25Et puis pendant ce temps, le nouveau Premier ministre, lui, il multiplie les consultations. Une scène d'une extrême violence aux Etats-Unis.
00:00:31Le leader de la jeunesse pro-Trump a été abattu en plein meeting. Il s'appelait Charlie Kirk et une grande chasse à l'homme est en cours pour tenter de mettre la main sur le tueur.
00:00:40Et puis, l'ombre d'une ingérence étrangère qui plane au-dessus de l'affaire des têtes de cochon. Les suspects ont été repérés, mais ils ont quitté le pays juste après avoir agi.
00:00:51Voilà pour le programme. On commence par un genre d'incambi.
00:00:55Journal présenté par Nargis Adji.
00:01:09Bonjour à vous, Nargis.
00:01:10Bonjour, Julien.
00:01:11On commence par un meurtre qui a été commis hier soir.
00:01:14Meurtre particulièrement impressionnant et terrible puisque c'est un homme en fauteuil roulant qui a été tué à Lyon.
00:01:20Oui, selon les informations de notre service police-justice, les faits se sont déroulés dans le 9e arrondissement de la ville.
00:01:26C'était aux alentours de 22h30. L'homme a été frappé au niveau de la gorge à l'arme blanche.
00:01:31La victime née en 1979 est décédée une demi-heure après l'arrivée des secours qui ont tenté de le réanimer.
00:01:36Pas d'interpellation pour le moment et le mobile du crime reste inconnu.
00:01:40Évidemment, on essaie d'en avoir davantage sur cette affaire et on vous donnera plus de précisions dans le fil de cette matinée.
00:01:48L'actualité politique, elle est toujours dense évidemment ce matin.
00:01:51Nargis avec Sébastien Lecornu, le nouveau Premier ministre, qui poursuit ses consultations.
00:01:55On n'a pas de charge.
00:01:56Oui, rencontre en cascade pour Sébastien Lecornu.
00:01:58L'objectif, consulter tous les partis.
00:02:00À 8h, c'était ceux du socle commun, le modem, horizon, encore renaissance.
00:02:05Et en ce moment, il est à l'Assemblée nationale.
00:02:07Il échange avec Yelbrun Pivet, qu'il a rencontré.
00:02:10Ensuite, ce sera au tour de Gérard Larcher, le président du Sénat, d'être reçu à Matignon.
00:02:15Le dossier le plus urgent pour le nouveau Premier ministre, bâtir un budget pour 2026.
00:02:19Oui, Yelbrun Pivet qui était largement pressenti pour Matignon.
00:02:22Il y croyait elle-même très fort.
00:02:23Donc, il y a forcément une ambiance un petit peu particulière dans ce rendez-vous.
00:02:27Les suites du mouvement, du mouvement Bloquons-Tout maintenant, parce que le 10 septembre, c'était hier.
00:02:31Mais il cherche à durer.
00:02:33Alors, on fait le bilan quand même.
00:02:34On fait les comptes de cette journée.
00:02:35Le ministère de l'Intérieur a estimé à 200 000 personnes le nombre de personnes mobilisées sur tout le territoire.
00:02:40Des blocages, quelques tensions, mais pas de paralysie totale du pays.
00:02:44Bruno Retailleau, d'ailleurs, s'est félicité d'avoir mis en échec, je cite,
00:02:47« celles et ceux qui voulaient bloquer le pays ».
00:02:50Dans la tête des manifestants en ce moment même, une seule date, celle du 18 septembre, Milane Argelas.
00:02:57La mobilisation d'hier était attendue.
00:03:00Près de 200 000 personnes étaient rassemblées partout en France.
00:03:03À présent, à quoi faut-il s'attendre le 18 septembre ?
00:03:07Environ 1 000 personnes défilaient dans les rues du Havre hier,
00:03:10avec déjà la semaine prochaine dans toutes les têtes.
00:03:13On voit que les gens sont de plus en plus motivés.
00:03:15En tout cas, on sait que le 18 va être une date importante et qu'ici, ça va continuer à se mobiliser, oui.
00:03:19À Paris, les manifestants l'assurent, la mobilisation se poursuivra ici aussi.
00:03:24Que ce soit la semaine prochaine ou dans trois semaines, tant qu'il ne va pas partir ce président, je continuerai de manifester.
00:03:30La suite, ça va être forcément des manifestations, des AG, des blocages, des facs notamment.
00:03:35Potentiellement plus, on espère plus.
00:03:37De son côté, l'intersyndical appelle les salariés à la grève le 18 septembre.
00:03:41Il faut qu'il y ait des Assemblée Générale dans les entreprises, dans les services pour développer la grève
00:03:46et s'attendre à ce que ça continue si on n'est pas écouté.
00:03:49On sait que ce n'est pas facile, mais c'est là qu'on tape au porte-monnaie
00:03:52et qu'on montre que sans notre travail, il ne se passe rien.
00:03:55La date du 18 septembre est également cochée pour les trois syndicats majoritaires de la SNCF
00:04:01qui appellent à la grève jeudi prochain.
00:04:03Et du côté du mouvement bloc en tout, on espère évidemment faire la jonction avec ce 18 septembre
00:04:07et on verra tout à l'heure si ça marche ou pas.
00:04:09D'abord, l'enquête sur TikTok.
00:04:13Il y a eu plusieurs mois de travail de la part d'une commission parlementaire
00:04:16et les conclusions sont rendues aujourd'hui.
00:04:18Elles étaient attendues. Que disent-elles ?
00:04:19Interdiction du réseau social chinois pour les plus jeunes.
00:04:22Couvre-feu numérique de 22h à 8h pour les 15-18 ans.
00:04:26Voilà ce que plaident les députés qui ont enquêté sur TikTok.
00:04:29L'objectif, protéger les adolescents de potentielles conséquences psychologiques.
00:04:33Et ce matin, le socialiste Arthur Delaporte, président de cette commission d'enquête,
00:04:37annonce saisir la justice contre la plateforme pour mise en danger de la vie d'autrui.
00:04:42L'actualité internationale maintenant, elle est dominée par cet assassinat
00:04:45qui a été commis la nuit dernière aux Etats-Unis dans l'Utah.
00:04:48Et la chasse à l'homme, elle se poursuit, elle est en cours.
00:04:51C'est Charlie Kirk qui a été abattu, une figure du mouvement trumpiste, surtout chez les jeunes.
00:04:56Oui, il est 2h du matin en Utah et le tireur est toujours en fuite, activement recherché par les forces de l'ordre.
00:05:03D'après les autorités locales, Charlie Kirk a été abattu depuis un immeuble à 180 mètres de distance
00:05:08pendant sa conférence devant des milliers de personnes sur un campus universitaire.
00:05:13À la Maison-Blanche, vous le voyez, les drapeaux sont dans Berne depuis cette nuit.
00:05:17Antoine Ellard, justement, on vous rejoint à Washington.
00:05:19Vous êtes correspondant pour BFM TV.
00:05:21L'influenceur suivi par plus de 16 millions de personnes sur les réseaux sociaux
00:05:25était l'une des voix les plus influentes de la jeunesse pro-Trump.
00:05:30Écoutez, Charlie Kirk était un personnage incontournable de la galaxie trumpiste.
00:05:34Il avait joué un rôle fondamental dans la campagne pour mobiliser la jeunesse en ligne,
00:05:38sur les réseaux ou avec son podcast suivi par des millions de personnes.
00:05:41Mais aussi sur le terrain, il avait entamé une grande tournée des universités
00:05:45pour convaincre les jeunes, les jeunes hommes en particulier, de voter pour Trump.
00:05:49Il l'a fait avec beaucoup de succès.
00:05:52Trump a souvent dit que ce travail acharné lui avait permis de faire la différence.
00:05:56Les deux hommes étaient d'ailleurs très proches.
00:05:57Trump le considérait presque comme un fils.
00:06:00Il lui a d'ailleurs rendu hommage ce soir dans une vidéo enregistrée depuis le bureau Oval.
00:06:04Alors le choc est immense aux États-Unis.
00:06:07Des élus de gauche comme de droite dénoncent la violence politique.
00:06:11Mais côté trumpiste, il y a aussi beaucoup de colère.
00:06:13On dit que cet assassinat est une déclaration de guerre.
00:06:16On appelle à la vengeance.
00:06:17Trump lui-même s'est montré très menaçant dans cette vidéo.
00:06:20Il dit que Kirk est tombé en martyr.
00:06:22Et il accuse la gauche radicale d'être responsable de terrorisme.
00:06:26Merci beaucoup Antoine.
00:06:27Antoine qui continue à suivre évidemment l'évolution de la chasse à l'homme
00:06:30et qui nous rappelle si un suspect est attrapé.
00:06:32Merci beaucoup Nargis.
00:06:33On vous retrouve à 11h.
00:06:35Le mouvement bloquant tout aura-t-il des suites ?
00:06:38Y'en a-t-il même en ce moment ?
00:06:39C'est la question qu'on va se poser ce matin avec peut-être des points chauds
00:06:44parce que des appels ont été lancés sur les réseaux sociaux.
00:06:47Mathias Tesson est avec nous, journaliste police-justice pour BFM TV.
00:06:51On leur surveille depuis ce matin pour voir si ces appels ont été entendus.
00:06:54Ça donne quoi pour l'instant ?
00:06:55Vu d'ici, on a l'impression que ça n'est pas vraiment relayé.
00:06:59Oui absolument, rien de comparable avec hier matin à la même heure.
00:07:02La police ne recense que, entre guillemets,
00:07:05huit blocages en cours ce matin du côté des gendarmes en zone gendarmerie.
00:07:11La nuit a été particulièrement calme.
00:07:14Les autorités nous ont simplement remonté une tentative de blocage
00:07:17sur le site Lactalis en Loire-Atlantique.
00:07:20Mais après discussion avec les manifestants,
00:07:23finalement ce blocage a été avorté.
00:07:27Du côté de Paris, il y a eu un mouvement d'étudiants du côté de Sciences Po.
00:07:32Mais là encore, les forces de l'ordre sont intervenues très rapidement.
00:07:35Et le site a été débloqué dans la foulée.
00:07:39Début de journée, donc particulièrement calme sur ce front.
00:07:42Quel est le profil des personnes interpellées ?
00:07:44Parce qu'on voit les chiffres pendant que vous parlez, vous nous les avez rappelés.
00:07:47Près de 700 interpellations au total.
00:07:50En gros, la moitié, c'était à Paris.
00:07:52On se demandait si les personnes interpellées allaient avoir le même profil que celles des Gilets jaunes.
00:07:57Visiblement, ce n'est pas vraiment le cas.
00:07:59Est-ce qu'on a déjà des premiers enseignements à tirer ?
00:08:00Oui, on peut s'arrêter sur Paris, puisque le parquet de Paris a d'ores et déjà communiqué
00:08:04sur le profil de ces personnes interpellées.
00:08:08Il y a notamment 113 gardes à vue en cours en ce moment qui concernent des personnes majeures.
00:08:14La plupart sont âgées de 18 à 40 ans et phénomène un petit peu saillant, un petit peu nouveau.
00:08:20D'ailleurs, relevé dès hier soir par la procureure de Paris, Laure BQO,
00:08:24il y a une proportion plus importante que d'habitude de femmes.
00:08:27Parmi les personnes placées en garde à vue, le parquet de Paris recense une quarantaine de femmes
00:08:32en ce moment en garde à vue.
00:08:34A noter que toujours sur le ressort de Paris, 11 gardes à vue concernent des personnes mineures.
00:08:40Au moins 11 gardes à vue concernent des personnes mineures.
00:08:42Et la plupart des infractions relevées pour ces personnes sont des infractions
00:08:47de ce qu'on appelle participation à un groupement en vue de violences ou de dégradations.
00:08:52Ce qui signifie que lors de leur interpellation, les forces de l'ordre soupçonnaient
00:08:56que ces personnes pouvaient éventuellement se livrer à des violences ou à des dégradations.
00:09:01Alors cette opération, cette mobilisation est-elle un échec ou un flop ?
00:09:05Quelles sont les premières actions politiques, Guillaume ?
00:09:06Évidemment, ça dépend de quel côté on se place.
00:09:08Du côté de la gauche, notamment de la gauche radicale, de la France insoumise,
00:09:11les leaders estiment que ce n'est que le début.
00:09:14Ils appellent effectivement à une mobilisation aussi le 18 septembre aux côtés des syndicats.
00:09:18Ils accompagnent ça, vous le savez, d'une volonté de destitution du président de la République.
00:09:22Donc pour eux, le blocage va de pair avec cette volonté politique.
00:09:26Et on l'a entendu, le ministre de l'Intérieur considère que finalement,
00:09:29si c'était certes une mobilisation importante,
00:09:31ça a été ces termes avec 200 000 personnes selon le ministre de l'Intérieur,
00:09:35il juge que ça a été à la hauteur.
00:09:37Et en coulisses, on se veut rassurant tout en étant prudent.
00:09:40Parce que rappelez-vous, les gilets jaunes, c'était la deuxième et la troisième semaine.
00:09:44Ça avait pris une autre dimension.
00:09:46Il y a moins de prudence du côté de Gérard Larcher qui était sur BFM TV ce matin.
00:09:49Écoutez.
00:09:51Dans le slogan, il y avait tout.
00:09:52Bloquons tout.
00:09:53Il y avait tout.
00:09:55C'est un échec.
00:09:56C'est un échec.
00:09:57Ils étaient nombreux quand même.
00:09:58Et une récupération par l'ultra-gauche.
00:10:01Et une forme de confiscation.
00:10:03Fabien Vildieu est avec nous pour le syndicat Sudra,
00:10:05le syndicat qui s'est associé à cette journée de mobilisation du 10 septembre,
00:10:09comme la CGT, mais contrairement aux autres syndicats.
00:10:11Est-ce que vous dites, vous, oui, peut-être, effectivement,
00:10:13ça n'est pas la réussite à laquelle on s'attendait ?
00:10:16Ou est-ce que vous dites que c'est le début de quelque chose ?
00:10:18En tout cas, il y a deux fois plus de personnes que ce qu'avait prévu le ministre de l'Intérieur la veille.
00:10:22Donc 200 000 personnes pour une mobilisation
00:10:25qui ne vient pas des organisations syndicales,
00:10:27je dis chapeau, pas mal.
00:10:29Après, ça sera, de notre point de vue,
00:10:31un bon tremplin, un bon point d'appui
00:10:33pour construire une mobilisation avec les organisations syndicales
00:10:36de façon unitaire, le 18.
00:10:37Donc c'est pour nous un bon tremplin.
00:10:41Je suppose qu'on va parler un peu de la violence,
00:10:44vu que je vois les images et que ça tourne en boucle.
00:10:47Moi, j'ai, de très tôt le matin à très tard l'après-midi,
00:10:51participé à tous les assemblées générales,
00:10:53les manifestations où tout s'est très, très, très, très bien passé.
00:10:55Il n'y a pas eu le début du commencement de violence.
00:10:58Et je trouve que résumer, si je peux me permettre,
00:11:01je vais me faire taper sur les doigts,
00:11:02mais résumer ce qui s'est passé hier
00:11:04à uniquement trois poubelles qui brûlent
00:11:06ou deux vélos qui brûlent, ce n'est pas vrai.
00:11:09Ce n'est pas ça.
00:11:10Il y a des assemblées générales.
00:11:11Ce n'est absolument pas ce qu'on a fait depuis tout à l'heure.
00:11:13En tout cas, c'est ce que l'image qu'il y a derrière vous nous fait croire.
00:11:17Il y a eu énormément de gens.
00:11:18Il y a eu, oui, des étudiants,
00:11:20mais c'est bien que les étudiants viennent.
00:11:21D'un seul coup, on dit « Ah, René, c'est des étudiants ».
00:11:23Il y a des jeunes qui sont dans les rassemblements.
00:11:25Il y avait des grévistes aussi.
00:11:26Est-ce qu'il n'y a pas eu autant de violence que ça ?
00:11:28Vous pouvez dire peut-être que c'est grâce à la présence policière
00:11:31qui était importante et qui a su gérer
00:11:33les débuts de débordement ou pas ?
00:11:35En tout cas, ils n'ont pas su gérer le fait
00:11:37qu'il y ait une restauration, une façade qui est cramée.
00:11:40Parce qu'à un moment donné, ils se lâchent tellement
00:11:42qu'on arrive à ce genre de débordement.
00:11:44C'est vous qui êtes caricaturale
00:11:45et qui vous résumez l'action des forces de l'ordre
00:11:46à ce qui s'est passé là.
00:11:47Disons que pendant deux heures, on nous a dit
00:11:49à cause des manifestants,
00:11:50il y a une restauration, un restaurant
00:11:52qui est en train de, pour avoir deux heures après,
00:11:54un comité en disant « Peut-être que ce serait… »
00:11:57Moi, je trouve, en tout cas,
00:12:00que c'est une première mobilisation réussie
00:12:03qui doit avoir des suites et ça sera le 18.
00:12:06On voit bien que chacun voit midi à sa porte
00:12:07évidemment, on le comprend.
00:12:08Franck Delvaux est avec nous,
00:12:09le président de l'UMI, Paris, Île-de-France.
00:12:11Les restaurateurs, les hôteliers,
00:12:13comment vous avez vécu, vous, cette journée ?
00:12:16C'est vrai qu'il y a eu des dégradations,
00:12:17on les a vues, sans doute pas autant
00:12:19que ce qu'on pouvait redouter.
00:12:20Heureusement, évidemment.
00:12:21Est-ce que vous êtes ce matin soulagé
00:12:23ou est-ce que vous dites
00:12:24« Non, non, ça a été extrêmement tendu
00:12:26et on est passé tout près de la catastrophe ? »
00:12:27Alors, je n'ai pas vécu la journée de la même façon,
00:12:31même si j'étais aussi dans Paris,
00:12:32alors pas dans les manifestations,
00:12:33mais un peu, pour aller voir ce qui se passait
00:12:35dans les établissements.
00:12:36Non, nous, on a un sentiment de ras-le-bol.
00:12:39Moi, je remercie les forces de l'ordre,
00:12:40parce que si les forces de l'ordre
00:12:41n'avaient pas été aussi présentes,
00:12:43peut-être qu'il y aurait eu plus de dégradations.
00:12:45Quand on voit un restaurant à Châtelet-Léal
00:12:46auquel on a mis le feu,
00:12:48on dit « C'est la faute des forces de l'ordre ».
00:12:49Non, c'est parce qu'il y avait des manifestants,
00:12:51des gens cagoulés, qui étaient là pour casser.
00:12:53Quand on veut manifester,
00:12:55quand nous, on est allé faire les manifestations
00:12:56pour la TVA,
00:12:57on était à visage découvert.
00:13:00On n'allait pas casser.
00:13:01Non, nous, c'est un sentiment de ras-le-bol.
00:13:02Moi, je vais vous dire,
00:13:04un restaurant, par exemple,
00:13:05qui est rue des Rosiers,
00:13:06hier midi, il a fait 15 couverts.
00:13:07Un autre qui est boulevard Minis-le-Montant,
00:13:09il a fait moins 60% hier midi.
00:13:12Un autre qui n'a pas ouvert.
00:13:14On sait que la semaine prochaine,
00:13:15ça va recommencer.
00:13:17Ça va être pire,
00:13:17parce que c'est jeudi prochain,
00:13:19c'est vendredi.
00:13:20Il n'y aura personne dans Paris.
00:13:21Tout le monde va être en télétravail.
00:13:23Des réunions annulées.
00:13:24Les administrations ne vont pas faire de réunion.
00:13:26Donc, tout va être en visio.
00:13:27Quelle est l'image qu'on donne
00:13:28aux touristes étrangers ?
00:13:30Vous pensez qu'un Italien, un Allemand,
00:13:31il va venir en week-end,
00:13:32la semaine prochaine à Paris ?
00:13:33Non, il va aller à Barcelone,
00:13:35il va aller ailleurs.
00:13:35On donne une image déplorable.
00:13:37Non, nous, on en a ras-le-bol.
00:13:38Alors, Fabien Villedieu va répondre
00:13:39d'abord peut-être sur le restaurant.
00:13:41Est-ce qu'on sait exactement
00:13:42ce qui s'est passé ?
00:13:42Deux remarques sur notre antenne.
00:13:44Hier, au moment des faits,
00:13:45on est resté très prudent
00:13:46en évoquant les deux scénarios possibles,
00:13:48c'est-à-dire le scénario accidentel
00:13:50ou le scénario d'un incendie volontaire.
00:13:51Il se trouve qu'effectivement,
00:13:53à l'issue de la journée,
00:13:54la procureure de Paris a dit
00:13:55que selon les premiers éléments,
00:13:56eh bien, ce début d'incendie
00:13:58sur ce restaurant de Châtelet
00:13:59serait éventuellement dû
00:14:01au tir d'une grenade lacrymogène
00:14:03par les forces de l'ordre
00:14:04qui se seraient donc propagés
00:14:05à ce restaurant.
00:14:07Tir de grenade lacrymogène
00:14:08parce qu'au moment des faits,
00:14:09voilà, il y avait un petit groupe
00:14:11de manifestants
00:14:12et des heurts les ont opposés
00:14:14aux forces de l'ordre.
00:14:14Réponse de Fabien Villedieu
00:14:15à Franck Delvaux.
00:14:17Moi, ce que je veux dire,
00:14:18c'est que je trouve
00:14:19qu'on devrait être ensemble.
00:14:20Pourquoi ?
00:14:21Parce qu'on réclame,
00:14:22il faut venir aux revendications,
00:14:24des augmentations de salaire.
00:14:25Voilà, on nous propose
00:14:26des blocages de salaire.
00:14:27Ce qu'il faut savoir,
00:14:27c'est que les gens,
00:14:28lorsqu'ils ont des problèmes d'argent,
00:14:30c'est quoi les premières dépenses
00:14:31qu'ils retirent ?
00:14:32Vous êtes là,
00:14:33vous avez géré votre budget,
00:14:34vous ne retirez pas,
00:14:35vous avez payé votre loyer.
00:14:36Voilà, vous avez un minimum
00:14:38de choses que vous ne pouvez pas retirer.
00:14:39Par contre, la restauration,
00:14:41fatalement,
00:14:42c'est la première chose qui saute.
00:14:43Donc, quand on a des salariés,
00:14:45des jeunes qui se battent
00:14:46pour des augmentations de salaire,
00:14:48je pense que,
00:14:48alors, oui, je comprends
00:14:50que ça vous a embêté,
00:14:51je le comprends,
00:14:52je l'entends
00:14:52et je n'ai pas de problème là-dessus.
00:14:53Mais, entendez aussi
00:14:55que si on gagne
00:14:56sur des augmentations de salaire,
00:14:57ça sera aussi des gens
00:14:59qui auront plus de facilité
00:15:00pour aller payer le restaurant
00:15:02à leurs gosses.
00:15:03Moi, c'est clair,
00:15:05aujourd'hui,
00:15:05aller dans un restaurant,
00:15:06on est quatre dans la famille,
00:15:07aller dans un restaurant,
00:15:08c'est vrai que j'ai réfléchi
00:15:09à deux fois.
00:15:10Voilà, donc,
00:15:11si effectivement,
00:15:11on obtient ces augmentations de salaire,
00:15:13eh bien,
00:15:13j'y réfléchirais peut-être moins.
00:15:15Lucie Robquin,
00:15:15est-ce qu'on a déjà
00:15:16une vague idée,
00:15:17du coup,
00:15:18de la journée hier
00:15:19pour les finances publiques,
00:15:20pour les entreprises
00:15:21et surtout,
00:15:22qui va payer ?
00:15:23Alors, les dégâts restent
00:15:24pour l'instant assez limités.
00:15:25On l'a dit,
00:15:25ça se compte en millions d'euros.
00:15:27Ça reste un coup dur
00:15:28pour les petites entreprises
00:15:30et les petites collectivités.
00:15:31Et le problème,
00:15:32c'est que les assurances
00:15:33remboursent de moins en moins
00:15:34ce type des dégâts.
00:15:35Elles ont été traumatisées
00:15:36par les émeutes
00:15:37de l'été 2023,
00:15:38vous vous souvenez,
00:15:39après la mort du jeune Naël,
00:15:40qui leur avait coûté
00:15:41un milliard d'euros.
00:15:42Et depuis,
00:15:43elles résilient les contrats d'assurance,
00:15:44elles augmentent les franchises.
00:15:46Donc, au final,
00:15:46ça risque de se répercuter
00:15:47surtout sur les petites entreprises
00:15:48et les petites collectivités locales.
00:15:50Et Franck Desleveaux,
00:15:51il opine du chef
00:15:52pendant que vous parlez, Lucie.
00:15:53Oui, parce que,
00:15:54je l'aurais dit,
00:15:55c'est des gens hier
00:15:55qui ne sont pas venus,
00:15:56qui n'ont pas consommé.
00:15:58Donc, ça va beaucoup plus loin.
00:16:00Nous, on ne regarde pas
00:16:01vraiment en termes de dégâts.
00:16:02On regarde en termes d'images
00:16:04et puis des gens
00:16:04qui ne sont pas venus consommer.
00:16:06Je vous donne un exemple.
00:16:06Un restaurateur,
00:16:07il avait une réservation hier midi
00:16:08de 30 personnes
00:16:09qui venaient un peu de la province.
00:16:12Ils ont annulé.
00:16:13Un autre,
00:16:14il y avait une réunion
00:16:15qui devait réunir 40 personnes
00:16:16pour deux jours,
00:16:17deux nuits d'hôtel,
00:16:18les dîners, etc.
00:16:19Ça a été annulé.
00:16:19Alors que toutes les équipes sont là
00:16:20que vous, vous payez tout le monde
00:16:21comme si le resto était plein.
00:16:23C'est comme ça que ça se passe ?
00:16:24Oui, on a fait venir du monde.
00:16:25Oui, effectivement.
00:16:26Après, vous croyez que
00:16:27Gare du Nord,
00:16:27quand on a vu un moment
00:16:28de ce qui s'est passé,
00:16:29vous croyez que les restaurants,
00:16:30les cafés, les bars étaient ouverts.
00:16:31Non, ils ont tout fermé.
00:16:33Et ça, nous,
00:16:34alors, quand j'entends
00:16:35à côté de ça
00:16:36le gouvernement Bérou
00:16:37qui n'est plus là,
00:16:38qui voulait fiscaliser
00:16:39les pourboires,
00:16:40je crie au scandale.
00:16:42On veut fiscaliser
00:16:43les pourboires
00:16:43et à côté,
00:16:44on voit ce qui...
00:16:45Non.
00:16:46Est-ce que vous espérez,
00:16:47Fabien Villieu,
00:16:47qu'il y ait une jonction
00:16:48d'ici au 18 septembre
00:16:49que le mouvement
00:16:50Bloquons-Tout dure
00:16:51de façon un petit peu perlée
00:16:53comme ça
00:16:53pendant une semaine
00:16:54pour maintenir la pression
00:16:55ou pas spécialement ?
00:16:56On se donne tous rendez-vous
00:16:57le 18.
00:16:57Il faut une jonction,
00:16:58oui, moi je le dis.
00:17:00Et il faut même faire
00:17:00une mobilisation offensive.
00:17:02Il faut que le 18,
00:17:03ça soit une grève générale.
00:17:04Voilà.
00:17:04Il faut qu'on arrête
00:17:05de se dire,
00:17:06bon, c'est une fatalité,
00:17:07les salaires,
00:17:07ils bloquent.
00:17:08Non, c'est une fatalité
00:17:09qu'on rabote
00:17:09sur les services publics.
00:17:10Je le dis toujours,
00:17:11le service public,
00:17:12c'est le capital
00:17:13des gens qui n'en ont pas.
00:17:14C'est le capital des pauvres.
00:17:15À chaque fois,
00:17:15il y a des gens,
00:17:16ils se disent,
00:17:16ah super,
00:17:17moins de fonctionnaires,
00:17:18mais con,
00:17:20ils vivent pour toi.
00:17:22C'est l'éducation nationale,
00:17:23c'est les hôpitaux.
00:17:24À chaque fois qu'on rabote
00:17:25sur le service public
00:17:26et que toi,
00:17:26tu n'as pas de bien,
00:17:27c'est à chaque fois
00:17:28ton propre bien qu'on rabote.
00:17:29Donc, il faut faire
00:17:30une grève offensive là-dessus.
00:17:32Il y en a ras-le-bol
00:17:33de l'argent,
00:17:33il y en a plein.
00:17:35Je veux dire,
00:17:35il y en a plein.
00:17:36J'ai fait mon petit calcul
00:17:37parce que maintenant,
00:17:37je fais des petits calculs.
00:17:38C'est les restaurateurs,
00:17:39visiblement.
00:17:39Pas tous,
00:17:41certains peut-être,
00:17:41quelques-uns.
00:17:42On en parlait de McDo,
00:17:43je crois qu'on avait
00:17:44au moins un accord là-dessus.
00:17:45Eux, ils s'en mettent
00:17:45plein à les poches.
00:17:46On ne peut pas
00:17:46mettre McDo à un restaurant.
00:17:48C'est un autre sujet.
00:17:49C'est un autre sujet.
00:17:51C'est un autre sujet.
00:17:51C'est un autre sujet.
00:17:52C'est un autre sujet.
00:17:53Lucie,
00:17:54est-ce que la mobilisation,
00:17:56les retours
00:17:56que ont les syndicats
00:17:58pour jeudi prochain,
00:17:59est-ce qu'elle sera forte ?
00:18:00Est-ce qu'on sent
00:18:00qu'on a un peu retenu
00:18:02les forces hier
00:18:02pour tout mettre le 18 ?
00:18:04Alors là,
00:18:04il y a un appel
00:18:05de l'intersyndical
00:18:06qui est assez général.
00:18:07C'est tout le monde.
00:18:07Très longtemps
00:18:08que les syndicats
00:18:08ne s'étaient pas mobilisés
00:18:09tous ensemble.
00:18:10C'est depuis le mouvement
00:18:11des retraites en 2023.
00:18:13Il va falloir voir
00:18:14combien de temps ça dure.
00:18:15On sait que la CFDT
00:18:16a quand même
00:18:17une position très différente
00:18:18des autres forces syndicales,
00:18:20notamment sur le dossier
00:18:21des retraites
00:18:21et que Sébastien Lecornu
00:18:23va essayer d'enfoncer
00:18:24un coin
00:18:24et de rallier la CFDT
00:18:26peut-être à une réforme
00:18:27des retraites
00:18:27qui briserait
00:18:28le front syndical
00:18:29et qui donc peut-être
00:18:30brisera l'élan
00:18:31du 18 septembre.
00:18:32Est-ce que les forces
00:18:33de l'ordre
00:18:33et les forces de sécurité,
00:18:34Mathias,
00:18:34sont déjà en train
00:18:35de travailler sur le 18
00:18:36et quelles sont
00:18:37les premières prévisions ?
00:18:38Hier,
00:18:39il y avait 80 000
00:18:40forces de l'ordre mobilisées,
00:18:41ce qui est évidemment colossal.
00:18:42Est-ce qu'on part
00:18:42sur la même jauge ?
00:18:43C'est vrai que c'était
00:18:44un dispositif
00:18:45particulièrement important hier.
00:18:48Pour l'instant,
00:18:48il n'y a pas de dispositif
00:18:50très clair et très précis
00:18:51imaginé pour la journée du 18
00:18:54ou en tout cas
00:18:54qui a été communiqué
00:18:55aux journalistes
00:18:56parce que évidemment
00:18:56que les forces de l'ordre
00:18:58et les autorités
00:18:58travaillent déjà dessus
00:19:00mais on imagine
00:19:01que le renseignement
00:19:02notamment travaille
00:19:03sur ce qui vient
00:19:04d'être évoqué
00:19:05à savoir la jonction
00:19:06entre ces deux mouvements,
00:19:08ce qu'on a un temps
00:19:09appelé la convergence
00:19:10des luttes.
00:19:11Nul doute que
00:19:12les autorités
00:19:13essaieront
00:19:14d'envisager un petit peu
00:19:16l'ampleur
00:19:17de cette nouvelle mobilisation
00:19:18à venir
00:19:19et puis éventuellement
00:19:20les menaces
00:19:20qui y seront associées.
00:19:22On verra ça
00:19:23dans les prochains jours.
00:19:24Les forces de l'ordre
00:19:24qui sont aussi mobilisées
00:19:25évidemment sur le reste
00:19:27des affaires
00:19:28notamment l'affaire
00:19:29des têtes de cochon.
00:19:30Il y a une enquête
00:19:31qui a été menée
00:19:32et les premières conclusions
00:19:33laissent penser
00:19:35que ce serait
00:19:36une ingérence étrangère
00:19:37qui serait à l'origine
00:19:39de cette affaire
00:19:40des têtes de cochon
00:19:41qui ont été retrouvées
00:19:42devant des mosquées.
00:19:43Mais quelles ingérences étrangères
00:19:44et comment cette enquête
00:19:45a-t-elle été menée ?
00:19:46Quelles sont ses premières conclusions ?
00:19:47C'est ce qu'on vous dit
00:19:47dans quelques minutes.
00:19:48A tout de suite.
00:19:50L'affaire des têtes de cochon,
00:19:52l'enquête est allée vite
00:19:54grâce notamment
00:19:55aux vidéosurveillances
00:19:56et grâce aux différents témoignages
00:19:58qui ont été recueillis
00:19:59par les enquêteurs
00:20:00notamment un commerçant
00:20:02à qui des têtes de cochon
00:20:03ont été achetées justement.
00:20:04C'est ce témoignage
00:20:05qui a permis
00:20:06de remonter
00:20:07le plus rapidement possible
00:20:08la filière.
00:20:08Regardez,
00:20:09on voit ici
00:20:09sur cette image
00:20:10de vidéosurveillance
00:20:11un homme
00:20:11qui dépose
00:20:12l'une des têtes de cochon
00:20:14retrouvée
00:20:15quelques heures plus tard
00:20:16devant une mosquée,
00:20:17une image évidemment
00:20:18qui avait marqué
00:20:20les esprits
00:20:21et qui avait été
00:20:23très très commentée
00:20:24et très très vite.
00:20:25L'enquête
00:20:25a montré
00:20:27qu'une piste
00:20:28d'ingérence étrangère
00:20:29pouvait être creusée
00:20:30et Paul Conge
00:20:31nous a rejoint
00:20:31du service police-justice
00:20:32de BFM TV.
00:20:33quels sont les éléments
00:20:34qui permettent
00:20:35de voir
00:20:36la main peut-être
00:20:38d'une puissance étrangère.
00:20:39Tout le monde pense
00:20:40à la main
00:20:40mais on va voir
00:20:40s'il y a des éléments
00:20:41pour mettre un nom
00:20:43sur cette puissance étrangère
00:20:45qui a donc permis
00:20:47de découvrir cette enquête.
00:20:48Tout pointe en tout cas
00:20:49dans la direction
00:20:49d'une opération
00:20:50de déstabilisation étrangère.
00:20:51D'après le parquet de Paris,
00:20:53ces dettes,
00:20:54ces têtes de cochon
00:20:55ont été déposées
00:20:56devant ces mosquées
00:20:56par des personnes
00:20:57de nationalité étrangère
00:20:59qui ont aussitôt
00:21:00quitté le territoire
00:21:00après leur méfait.
00:21:02La façon dont les enquêteurs
00:21:03ont pu retrouver leurs traces
00:21:04est assez incroyable.
00:21:06A l'origine,
00:21:06c'était un agriculteur
00:21:07en Normandie
00:21:08qui a appelé
00:21:09la brigade criminelle
00:21:10de Paris
00:21:11en charge de l'enquête.
00:21:12Il leur révèle
00:21:13que deux personnes
00:21:13étaient venues
00:21:14lui acheter
00:21:14des têtes de cochon,
00:21:16une dizaine.
00:21:17Ils avaient un véhicule
00:21:17dont la plaque d'immatriculation
00:21:19se révélera être serbe.
00:21:21A l'aide de la vidéosurveillance,
00:21:22les enquêteurs
00:21:23de la brigade criminelle
00:21:24ont pu remonter leurs traces
00:21:26et voir leur arrivée
00:21:27dans le 11e arrondissement
00:21:29de Paris.
00:21:30Ensuite,
00:21:30sur les vidéosurveillances
00:21:31notamment,
00:21:31des mosquées
00:21:32qu'on a pu voir
00:21:33à l'antenne à l'instant,
00:21:34on a pu voir
00:21:34deux individus
00:21:35différents déposer
00:21:37ces têtes de cochon
00:21:38devant les lieux
00:21:38de culte musulmans.
00:21:39L'un a une corpulence
00:21:41plutôt moyenne,
00:21:42portait un béret
00:21:42et un masque chirurgical.
00:21:44L'autre avait une corpulence
00:21:45plus athlétique.
00:21:46Ils auraient eu
00:21:47ces deux individus
00:21:47une ligne de téléphonie
00:21:49croate
00:21:49qui a été détectée
00:21:51en train de franchir
00:21:51la frontière belge
00:21:52juste après les faits.
00:21:54Le parquet de Paris
00:21:55y voit la trace
00:21:57d'une intervention étrangère.
00:21:58Il a ouvert une enquête
00:22:00pour violences volontaires
00:22:00en raison de l'origine
00:22:01de la race
00:22:02ou de la religion
00:22:02dans le but
00:22:03de servir les intérêts
00:22:05d'une puissance étrangère.
00:22:07But de ces agents étrangers
00:22:08certainement,
00:22:09provoquer le trouble
00:22:10au sein de la nation
00:22:11selon l'interprétation
00:22:12qu'en fait en tout cas
00:22:13le parquet de Paris.
00:22:13Tout ça pointe évidemment
00:22:15vers l'est de l'Europe
00:22:16même si on ne peut que
00:22:18être frappé
00:22:19par le côté un peu
00:22:20pied-niquelé
00:22:20un peu amateur.
00:22:21Franchement,
00:22:22c'est plus que des indices
00:22:23qu'ils laissent dans leur sillage.
00:22:24Oui, mais comme toujours
00:22:25dans ces affaires,
00:22:27vous savez,
00:22:27ce mode opératoire
00:22:28nocturne
00:22:29visant des lieux de culte
00:22:31à l'aide de viande,
00:22:31de peinture,
00:22:32ça faisait beaucoup penser
00:22:33aux précédentes opérations
00:22:34de déstabilisation étrangère
00:22:36qu'on a eues
00:22:36notamment dans la capitale.
00:22:38Vous vous souvenez
00:22:38les étoiles bleues de David
00:22:39peintes au pochoir
00:22:40dans les rues de Paris.
00:22:41Vous vous souvenez aussi
00:22:42de ces jets de peinture verte
00:22:43sur des lieux de culte
00:22:44israélites dans la capitale.
00:22:46À chaque fois,
00:22:47ces actions étaient
00:22:48le fait plutôt
00:22:49de pied-niquelés,
00:22:50en tout cas pas
00:22:50de grands professionnels,
00:22:51mais à chaque fois
00:22:52des ressortissants
00:22:53d'Europe de l'Est,
00:22:53souvent serbes
00:22:54ou moldaves.
00:22:55On peut imaginer
00:22:56que là, en l'espèce,
00:22:57les commanditaires,
00:22:59on ne sait pas vraiment
00:22:59qui sont encore
00:23:00à ce stade,
00:23:01mais ils ont certainement
00:23:02été inspirés
00:23:02par les actes anti-musulmans
00:23:04qui ont frappé
00:23:04des mosquées en France
00:23:06ces derniers mois,
00:23:07notamment des dépôts
00:23:07de têtes de porc.
00:23:09Il y a eu aussi
00:23:09des projections
00:23:10de centre-port
00:23:10et des choses de ce genre.
00:23:12Ça pouvait laisser penser
00:23:12au départ à une action
00:23:13de l'ultra-droite,
00:23:13mais il n'en était rien.
00:23:14Alors, vu évidemment
00:23:15le contexte international,
00:23:17François Clémenceau,
00:23:18et vu qu'on pointe le doigt
00:23:19vers l'Europe de l'Est,
00:23:20tout le monde pense
00:23:21évidemment à la Russie.
00:23:23Est-ce que c'est crédible
00:23:24d'y penser,
00:23:24même si on voit
00:23:25que ces actions,
00:23:26encore une fois,
00:23:27ne sont pas menées
00:23:28avec un professionnalisme
00:23:29entre guillemets
00:23:30très poussé ?
00:23:30Oui, et puis évidemment,
00:23:31elles ne sont jamais revendiquées,
00:23:33ce qui montre aussi
00:23:34la lâcheté
00:23:35de ce genre d'agressions.
00:23:36Mais si vous prenez
00:23:40permettre d'aller
00:23:41dans une direction
00:23:42la Moldavie,
00:23:44la Bulgarie,
00:23:45la Serbie,
00:23:46l'Ukraine,
00:23:47l'Allemagne,
00:23:47puisqu'on a pas mal
00:23:48d'acteurs
00:23:50qui venaient effectivement
00:23:51de ces pays-là
00:23:52pour aller par exemple
00:23:52déposer des cercueils
00:23:54devant la tour Eiffel,
00:23:54je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:23:55avec des drapeaux français
00:23:57soldats morts en Ukraine.
00:23:58Tout ça,
00:23:59ce sont des opérations
00:23:59de déstabilisation,
00:24:01évidemment d'ingérence,
00:24:03mais de déstabilisation
00:24:04et qui visent effectivement,
00:24:05comme le dit d'ailleurs
00:24:05Viginum,
00:24:06le ministère de l'Intérieur,
00:24:07la DGSI,
00:24:08le ministère des Armées
00:24:09aujourd'hui,
00:24:10c'est polariser
00:24:11la société française,
00:24:13affaiblir le soutien
00:24:14de la France
00:24:15à l'Ukraine
00:24:16pour obtenir
00:24:17effectivement des résultats.
00:24:18Ça fait des années
00:24:19que ça dure
00:24:20et les services français
00:24:22n'ont jamais compté
00:24:23autant d'opérations
00:24:24de déstabilisation
00:24:25physiques comme celle-là
00:24:27ou en ligne,
00:24:28pour le coup,
00:24:28à travers les réseaux sociaux.
00:24:29Ce qu'on voit là,
00:24:30c'est la partie émergée
00:24:31de l'iceberg,
00:24:32mais il y a des opérations
00:24:33de déstabilisation
00:24:34beaucoup plus denses
00:24:35sur les réseaux sociaux
00:24:36où sont relayées
00:24:37ce genre d'actions d'ailleurs.
00:24:38Exactement,
00:24:39et qui visent
00:24:41exactement
00:24:41au même résultat
00:24:42parce que c'est
00:24:43beaucoup plus facile
00:24:43aujourd'hui
00:24:44d'orienter
00:24:45les opinions
00:24:46de millions de gens
00:24:47à travers les réseaux sociaux
00:24:49en leur faisant croire
00:24:50à des fake news
00:24:51qui concernent par exemple
00:24:52la guerre en Ukraine
00:24:52ou qui concernent
00:24:53ce que faisait la France
00:24:54avant au Sahel.
00:24:56Le but est effectivement
00:24:57de semer le doute
00:24:58pour pouvoir
00:24:59contribuer
00:25:00à casser
00:25:01une partie
00:25:02des certitudes
00:25:03d'une partie
00:25:04de la société française.
00:25:04Et quand on vit
00:25:05le climat aujourd'hui
00:25:06de l'instabilité politique
00:25:08et économique,
00:25:09évidemment,
00:25:10ça s'appelle
00:25:10mettre de l'huile sur le feu.
00:25:11L'instabilité politique
00:25:12qu'on suit évidemment
00:25:13en direct
00:25:14sur BFM TV
00:25:16avec les rendez-vous
00:25:17du Premier ministre
00:25:18aujourd'hui.
00:25:19Le nouveau Premier ministre,
00:25:20Sébastien Lecornu,
00:25:21qui a pris ses fonctions hier
00:25:22et qui multiplie
00:25:23les rendez-vous
00:25:24depuis qu'il occupe
00:25:25le bureau
00:25:26qu'occupait avant lui
00:25:27François Bayreau.
00:25:28Vous voyez ces images
00:25:29tournées il y a quelques minutes
00:25:30seulement.
00:25:31C'est Sébastien Lecornu,
00:25:32donc le nouveau Premier ministre,
00:25:33qui salue Yael Broun-Pivet
00:25:34qui a eu sa chance aussi
00:25:36pour aller à Matignon.
00:25:38On est ici
00:25:38à l'Assemblée nationale.
00:25:40Sébastien Lecornu
00:25:41qui fait un coucou lointain
00:25:42à la caméra
00:25:43avant de retourner
00:25:44à Matignon.
00:25:45On va retrouver
00:25:46Loïc Besson.
00:25:47Alors c'était l'un des rendez-vous
00:25:48de cette matinée, Loïc,
00:25:50mais il y en a d'autres.
00:25:53Oui, Sébastien Lecornu
00:25:55a commencé la matinée
00:25:56à 8h
00:25:56avec un rendez-vous
00:25:57d'une heure
00:25:58avec l'ensemble
00:25:59des dirigeants
00:26:00avec les chefs
00:26:01de partie
00:26:01du socle commun
00:26:02Alors il les avait déjà
00:26:03rencontrés hier
00:26:05les uns après les autres
00:26:05dès la fin
00:26:07de sa passation de pouvoir
00:26:08tout l'après-midi
00:26:08à Matignon.
00:26:09Il a voulu ce matin
00:26:10les mettre tous autour
00:26:11de la même taffe.
00:26:11Ça a duré donc
00:26:12une heure.
00:26:14Des discussions
00:26:14franches et directes
00:26:15nous disent les participants
00:26:16notamment pour faire le point
00:26:18sur ce qui a fonctionné
00:26:19jusqu'à présent
00:26:20et surtout
00:26:20ce qui a beaucoup moins
00:26:22bien marché.
00:26:22L'objectif c'est de serrer
00:26:23les rangs
00:26:24pour pouvoir parler
00:26:24d'une seule voix
00:26:25ensuite à d'autres
00:26:26potentiellement
00:26:27à des socialistes.
00:26:28Donc ça c'est pour la forme.
00:26:29Sur le fond
00:26:30le nouveau Premier ministre
00:26:32promet également
00:26:33de revoir largement
00:26:35la copie de budget
00:26:35de François Bayrou
00:26:37en revenant
00:26:38sur les points crispants
00:26:39comprenez
00:26:39revenir sur ces fameuses
00:26:41suppressions
00:26:42de deux jours fériés.
00:26:43Le nouveau Premier ministre
00:26:44qui a dit aussi
00:26:46à ses interlocuteurs
00:26:47vouloir
00:26:48un plus grand partage
00:26:50de l'effort fiscal
00:26:52ce sont
00:26:52ce sont ses mots.
00:26:54Sébastien Lecornu
00:26:55qui poursuit donc
00:26:55ces discussions.
00:26:56Il vient de sortir
00:26:57d'une entrevue
00:26:58d'une heure
00:26:58avec la présidente
00:26:59de l'Assemblée nationale
00:27:00pour parler
00:27:01stratégie parlementaire
00:27:02agenda législatif
00:27:03c'est aussi important
00:27:04évidemment.
00:27:05Il va faire de même
00:27:06d'ailleurs dans les
00:27:06toutes prochaines minutes
00:27:07avec un rendez-vous
00:27:08avec Gérard Larcher
00:27:09le président du Sénat.
00:27:10Oui effectivement
00:27:11c'est le prochain rendez-vous
00:27:12sur l'agenda.
00:27:13Gérard Larcher
00:27:13qui était sur BFM TV
00:27:15ce matin
00:27:15pour donner quelques pistes
00:27:16sur le contenu
00:27:17de sa future discussion
00:27:18avec le Premier ministre.
00:27:20Guillaume Daré
00:27:20on a entendu
00:27:21ce que vient de nous dire
00:27:21Loïc sur cette réunion
00:27:22du socle commun.
00:27:23Alors d'abord aussi bizarre
00:27:24que ça puisse paraître
00:27:24des réunions comme ça
00:27:25jusqu'à maintenant
00:27:26il n'y en avait pas
00:27:27il nous dit
00:27:28une réunion
00:27:29avec des échanges
00:27:30francs et directs
00:27:31ça veut dire que ça a chauffé
00:27:32on s'est un peu engueulé
00:27:33ce matin ou pas
00:27:33pour ce qu'on en sait ?
00:27:34Ça veut dire qu'il y a
00:27:34une volonté de mettre
00:27:36en avant
00:27:36les difficultés
00:27:38qui ont été celles
00:27:39sous François Bayrou
00:27:40et encore plus
00:27:41sur Michel Barnier
00:27:42où chacun allait
00:27:42à la télévision
00:27:43ou dans la presse écrite
00:27:44je parle sous votre contrôle
00:27:45Paul Midi
00:27:46pour dire nous
00:27:47ça c'est une ligne rouge
00:27:48qui est député en naissance
00:27:49ça c'est une ligne rouge
00:27:51ça il est question
00:27:53de le faire
00:27:53ça c'est une priorité pour nous
00:27:54il y a une volonté
00:27:55surtout de la part
00:27:56de Sébastien Lecornu
00:27:57de dire que
00:27:57pour pouvoir effectivement
00:27:59discuter ensuite
00:27:59avec les socialistes
00:28:01échanger aussi
00:28:02avec la France Insoumise
00:28:02et le Rassemblement National
00:28:03il faut que la maison
00:28:05soit en ordre
00:28:06dans son propre camp
00:28:07dans les termes
00:28:07de son entourage
00:28:08et on sent que c'est ça
00:28:09qui a changé
00:28:10on sent surtout que
00:28:11le nouveau Premier ministre
00:28:13a bien étudié
00:28:14ce qui avait peut-être
00:28:15mal fonctionné
00:28:15avec Michel Barnier
00:28:16et François Bayrou
00:28:17Est-ce que cette réunion
00:28:18Paul Midi
00:28:19du socle commun
00:28:19ça veut dire que
00:28:20pour débloquer la France
00:28:21parce que c'est ça
00:28:22la mission impossible
00:28:23qui a été confiée
00:28:24à Sébastien Lecornu
00:28:25pour débloquer la France
00:28:25il faut surtout pencher
00:28:27à droite
00:28:28et consolider
00:28:28ce socle
00:28:29qui unit
00:28:30votre camp
00:28:31à celui
00:28:31des Républicains
00:28:33Alors oui et non
00:28:33en fait pour réussir
00:28:35à faire passer un budget
00:28:36ce qui est la première
00:28:36des priorités
00:28:37il faut réussir
00:28:38à travailler
00:28:39DLR OPS
00:28:41avec évidemment
00:28:41le bloc central
00:28:42l'équation
00:28:43socle commun
00:28:44à elle toute seule
00:28:45ne suffit pas
00:28:46mais il faut évidemment
00:28:47un socle commun
00:28:47qui soit fort
00:28:49et qui travaille bien ensemble
00:28:51c'est une très bonne nouvelle
00:28:52cette réunion de ce matin
00:28:53et vous avez dit
00:28:54que les échanges
00:28:55étaient francs et directs
00:28:56en langage politique
00:28:56ça veut dire
00:28:57que c'était une bonne réunion
00:28:58où on s'est dit les choses
00:28:59et qu'elle a été utile
00:29:00et je salue moi
00:29:03l'action de Sébastien Lecornu
00:29:05qui dès une heure
00:29:06après sa passation hier
00:29:08a lancé les discussions
00:29:09les échanges
00:29:10avec toutes les forces politiques
00:29:11et syndicales
00:29:12et c'est comme ça
00:29:13qu'on va y arriver
00:29:14en faisant des compromis
00:29:15des concessions
00:29:16de LR OPS
00:29:18Alors vous êtes dans votre rôle
00:29:19pour saluer
00:29:19cette arrivée de Sébastien Lecornu
00:29:21et ses premières minutes
00:29:22dans son nouveau costume
00:29:23c'est pas vraiment
00:29:24ce que disent les français
00:29:25je sais pas si vous avez eu
00:29:26le Figaro ce matin
00:29:27mais il y a un sondage
00:29:28qui est assez dur
00:29:28pour Sébastien Lecornu
00:29:30quand on demande aux français
00:29:31s'il correspond à leurs attentes
00:29:33il correspond au vote
00:29:33manifestement
00:29:34mais pas à celle des français
00:29:35plus des deux tiers
00:29:36disent qu'il ne correspond pas
00:29:38à leurs attentes
00:29:39ils sont 69%
00:29:40précisément
00:29:41à dire que ce choix
00:29:42ne correspond pas
00:29:43à leurs attentes
00:29:44et puis autre chiffre
00:29:45qui est assez destructeur
00:29:46les trois quarts disent
00:29:47qu'Emmanuel Macron
00:29:48va devoir nommer
00:29:49un autre Premier ministre
00:29:50dans les 12 mois
00:29:51voilà ils sont 73%
00:29:53à le dire
00:29:54c'est vraiment
00:29:55sans appel
00:29:56est-ce que ça vous surprend
00:29:57Arnaud Le Gall
00:29:57vous qui êtes député
00:29:58LFI du Val d'Oise
00:29:59ça ne me surprend pas
00:30:01je voudrais quand même rappeler
00:30:02que le contexte général
00:30:04hier nous avons eu
00:30:05la plus grande manifestation
00:30:06auto-organisée
00:30:07dans le pays
00:30:08depuis la première manifestation
00:30:10des Gilets jaunes
00:30:10en 2018
00:30:12mais le pays n'a pas été bloqué
00:30:14c'était bloqué pour tout
00:30:15voilà
00:30:15c'est une répétition générale
00:30:16soyez patient
00:30:17il y a une exasperation totale
00:30:20dans toutes les classes populaires
00:30:23et une bonne partie
00:30:23des classes moyennes
00:30:24qui étaient largement représentées
00:30:26dans les manifestations d'hier
00:30:28pour ceux qui sont allés
00:30:29ils auront pu le voir
00:30:29et ces manifestations
00:30:30ne sauraient être résumées
00:30:31à quelques images de violence
00:30:33ça a été rappelé tout à l'heure
00:30:35mais j'ai quand même été un peu étonné
00:30:36que la façade du restaurant
00:30:39brûlé à Châtelet
00:30:40soit diffusée en boucle
00:30:42et qu'il a fallu attendre aussi longtemps
00:30:43qu'on précise
00:30:44que la procureure de la République
00:30:45pointait une possibilité
00:30:47une possible responsabilité
00:30:48On l'a dit ici hier
00:30:49dès qu'on a eu ces informations
00:30:50on a expliqué exactement
00:30:52ce qui s'est passé
00:30:52Donc je voudrais rappeler
00:30:53que le pays est en état
00:30:55d'exaspération sociale
00:30:57Est-ce que par ailleurs
00:30:57pardon je fais une petite parenthèse
00:30:58puisque vous allez sur ce sujet
00:30:59est-ce que vous rendez hommage
00:31:00aux forces de l'ordre
00:31:01qui ont permis peut-être
00:31:02d'éviter plus de débordements ?
00:31:04Je pense que les forces de l'ordre
00:31:06ont aussi provoqué
00:31:07beaucoup de tensions
00:31:07j'ai assisté à des scènes
00:31:08à nouveau pardon
00:31:10mais moi je ne peux pas laisser passer
00:31:11ces messages-là
00:31:13je ne vous ai pas coupé
00:31:14vous ne pouvez pas insulter
00:31:1580 000 policiers
00:31:16Alors vous répondrez peut-être
00:31:17Vous répondrez à la visite terminée
00:31:19J'ai vu comme d'autres
00:31:20des images d'une grande violence
00:31:21et par ailleurs
00:31:23les deux incendies déclenchés en pays
00:31:26hier ont été involontairement
00:31:27par les actions des forces de l'ordre
00:31:28Donc évidemment
00:31:29les français ont parfaitement compris
00:31:31que le Cornu
00:31:32c'est l'un des soldats
00:31:33les plus proches de Macron
00:31:35il a été ministre sans interruption
00:31:36depuis 8 ans
00:31:37donc il ne faut pas attendre
00:31:39de rupture
00:31:39il ne faut pas attendre
00:31:40il y aura une continuité
00:31:42notamment sur le plan budgétaire
00:31:44et il n'y a pas grand chose
00:31:45à attendre de ce point de vue-là
00:31:46puisqu'il y a un dogme
00:31:47en Macronie
00:31:48qui est de ne pas toucher
00:31:49et de ne pas revenir
00:31:51sur les quasiment 75 milliards
00:31:53de baisses d'impôts
00:31:55qui ont d'abord favorisé
00:31:57les plus riches dans ce pays
00:31:58et notamment les ultra-riches
00:31:59et qui n'ont pas profité
00:32:00à l'investissement
00:32:00dans l'économie productive
00:32:01donc je ne vois pas
00:32:03en quoi M. Le Cornu
00:32:04quelles que soient
00:32:05ses qualités personnelles
00:32:06par ailleurs
00:32:06pourra changer quoi que ce soit
00:32:08et pourra débloquer
00:32:08la situation politique
00:32:09excusez-moi
00:32:10je voudrais juste rappeler
00:32:11un dernier point
00:32:12M. Le Cornu
00:32:12est l'organisateur en chef
00:32:14de la liquidation
00:32:15des revendications
00:32:16des Gilets jaunes
00:32:16rappelez-vous
00:32:17que c'est quand même lui
00:32:18l'organisateur
00:32:18du grand débat national
00:32:19qui a servi à enterrer
00:32:21on le sait tous
00:32:21les revendications
00:32:22Paul Midi
00:32:23est-ce que vous vous attendez
00:32:24vous espérez
00:32:25que Sébastien Le Cornu
00:32:26il lâche du lest
00:32:27aux socialistes peut-être
00:32:28sur cet effort
00:32:29demandé par François Bayot
00:32:31de 44 milliards
00:32:32qui dit
00:32:32bon ben finalement
00:32:32ce ne sera pas 44 milliards
00:32:34mais ce sera moins
00:32:34et puis au passage
00:32:35on va faire une petite taxe
00:32:37un peu peut-être symbolique
00:32:37pour les plus fortunés
00:32:39ou que sais-je
00:32:40vous appelez ça
00:32:40de vos voeux ou pas ?
00:32:41Oui je réponds à ça
00:32:42je prends 10 secondes
00:32:43parce que je ne peux pas
00:32:43laisser passer les propos
00:32:44qui ont été tenus
00:32:45vous donnez la parole
00:32:46à la France Insoumise
00:32:47et en une minute
00:32:48on a du complotisme
00:32:49je vous rappelle
00:32:50que la procureure
00:32:51de la République
00:32:52en 45 minutes
00:32:53après l'incendie
00:32:55a indiqué
00:32:56les pistes
00:32:57de ce qui s'était passé
00:32:59donc ce que vous avez dit
00:33:00est faux
00:33:00et c'est du complotisme
00:33:01et deux
00:33:02cesser d'insulter
00:33:03les forces de l'ordre
00:33:04les forces de l'ordre
00:33:06étaient très mobilisées
00:33:07ils ont beaucoup bossé
00:33:08et leur première fonction
00:33:09c'était d'assurer
00:33:11la sécurité
00:33:11c'était d'assurer
00:33:13la sécurité
00:33:14pour les gens
00:33:15qui manifestent
00:33:15donc vraiment
00:33:16c'est la France Insoumise
00:33:17dans toute sa splendeur
00:33:18moi je continuerai évidemment
00:33:19à me battre
00:33:20contre votre projet
00:33:20et vos méthodes
00:33:21pour répondre
00:33:22à votre question
00:33:23oui bien sûr
00:33:24il faut absolument
00:33:25qu'on trouve
00:33:25les bons compromis
00:33:26les bonnes concessions
00:33:28le groupe
00:33:29Ensemble pour la République
00:33:29c'est le groupe
00:33:30qui a fait le plus de concessions
00:33:31et qui a toujours été ouvert
00:33:32depuis un an
00:33:33et on continuera à l'être
00:33:34on veut que ça marche
00:33:35et tous les sujets sont ouverts
00:33:37vous en avez mentionné
00:33:38plusieurs
00:33:38le sujet des jours fériés
00:33:40par exemple
00:33:41c'est le sujet
00:33:42dont on s'était permis
00:33:44d'expliquer
00:33:45qu'il n'allait pas
00:33:46dans le bon sens
00:33:47c'est lié a priori
00:33:48d'accord
00:33:48oui ça je pense
00:33:49écoutez
00:33:50Bastien Lecornu lui-même
00:33:51j'imagine
00:33:51on peut l'imaginer
00:33:54mais je laisse
00:33:54le Premier ministre
00:33:55évidemment
00:33:56nous dire ce qu'il propose
00:33:58à la suite des consultations
00:33:59Est-ce que peut-être
00:34:00d'un mot Fabien
00:34:01Arnaud Legale
00:34:02pardon
00:34:03est-ce que le pire
00:34:04de votre point de vue
00:34:05est évité
00:34:06grâce à ce qu'annonce
00:34:06Paul Mehdi
00:34:07sur le prochain budget
00:34:07ou bien
00:34:07tout est acheté
00:34:09Non c'est vraiment cosmétique
00:34:10Sébastien Lecornu
00:34:12est un homme
00:34:12je pense intelligent
00:34:13qui a peut-être compris
00:34:15aussi que le 8 mai
00:34:15c'était une provocation
00:34:16et c'est une vieille
00:34:17ritournelle centriste
00:34:18de vouloir gommer
00:34:19la victoire du 8 mai
00:34:21au nom d'une
00:34:22grande entente européenne
00:34:23etc.
00:34:24parce que
00:34:25M. Giscard d'Estaing
00:34:26avait arrêté
00:34:26de commémorer le 8 mai
00:34:28rappelez-vous-en
00:34:28mais bref
00:34:29évidemment
00:34:29il ne changera rien
00:34:30aux grands enjeux
00:34:32c'est toujours
00:34:32une politique budgétaire
00:34:34et fiscale
00:34:34en faveur des plus riches
00:34:35des très riches
00:34:36sans condition
00:34:36d'investissement
00:34:38dans l'économie productive
00:34:39100 milliards d'euros
00:34:41versés aux actionnaires
00:34:42par le CAC 40
00:34:43l'an dernier
00:34:44c'est un record européen
00:34:46il est grand temps
00:34:47de revenir
00:34:47à la justice fiscale
00:34:49et sociale
00:34:49à la fois
00:34:50pour ramener
00:34:51l'apaisement dans le pays
00:34:52mais aussi
00:34:53même pour relancer
00:34:54l'économie
00:34:54Allez
00:34:55après les points de vue
00:34:56des politiques
00:34:56les points de vue
00:34:57de nos éditorialistes
00:34:58qui se mouent tous les jours
00:34:59dans les points de vue
00:35:00avec d'abord
00:35:02la politique
00:35:03Guillaume Daré
00:35:04on a tous hâte de vous entendre
00:35:05parce que vous avez eu
00:35:05des confidences
00:35:06hier
00:35:07et oui
00:35:07de l'entourage
00:35:08de Sébastien Lecornu
00:35:09vous savez
00:35:09ce qui est prévu
00:35:10pour ses premières heures
00:35:12vous nous dites ce matin
00:35:12il n'est pas là par hasard
00:35:14en réalité
00:35:14il a bien préparé son arrivée
00:35:16c'est quelqu'un
00:35:16c'est quelqu'un qui a l'air
00:35:16assez préparé
00:35:17quand on échange
00:35:18avec ses proches
00:35:18il y a une phrase
00:35:20qui résume
00:35:20la méthode Lecornu
00:35:21c'est une phrase
00:35:22du Premier ministre
00:35:23lui-même
00:35:24dans une démocratie
00:35:25regardez
00:35:26ce sont les électeurs
00:35:28qui trient
00:35:29les députés
00:35:29pas les ministres
00:35:30à quoi ça fait référence ?
00:35:31ça fait référence
00:35:32à la façon dont il entend
00:35:33traiter les différentes
00:35:33forces politiques
00:35:34et notamment
00:35:35la France insoumise
00:35:36et le Rassemblement National
00:35:36bien sûr
00:35:37il va les recevoir
00:35:38à Matignon
00:35:39comme toutes les forces
00:35:40politiques
00:35:41mais c'est vrai
00:35:42qu'il y a une volonté
00:35:42on le sent de la part
00:35:43du nouveau Premier ministre
00:35:44qui est d'abord et avant tout
00:35:45de mettre
00:35:45on le disait
00:35:46en ordre les choses
00:35:47dans son propre camp
00:35:47afin
00:35:48et afin de pouvoir
00:35:49s'exprimer
00:35:50s'expliquer
00:35:51éventuellement
00:35:52trouver des compromis
00:35:53ensuite
00:35:53avec les socialistes
00:35:55ce que je peux vous dire
00:35:56c'est que
00:35:56les deux premières nuits
00:35:58ont été intenses également
00:36:00puisqu'il a passé
00:36:00une bonne partie de son temps
00:36:01au téléphone
00:36:02ici même
00:36:02hier
00:36:03le patron de Force Ouvrière
00:36:05nous disait
00:36:05qu'il avait échangé tôt
00:36:06avec lui
00:36:07d'après mes informations
00:36:08il a échangé aussi
00:36:09en début de matinée hier
00:36:10avec Olivier Faure
00:36:11le patron du Parti Socialiste
00:36:12qui sera aussi
00:36:13à son tour invité
00:36:13à Matignon
00:36:15à le rencontrer
00:36:15il y a le sentiment aussi
00:36:18que le Premier ministre
00:36:18est convaincu
00:36:19qu'il y a une voie de passage
00:36:20avec les socialistes
00:36:21on le disait
00:36:21c'est probablement
00:36:22avec l'abandon notamment
00:36:23des deux jours fériés
00:36:24avec une meilleure gestion
00:36:26et une meilleure répartition
00:36:27ce qu'il a dit ensuite
00:36:28aux participants
00:36:28qu'il a rencontrés
00:36:29dans la journée
00:36:30une meilleure répartition
00:36:31de l'effort fiscale
00:36:33on a le sentiment
00:36:34de quelqu'un
00:36:34d'assez optimiste
00:36:35et de quelqu'un
00:36:36qui n'est pas arc-bouté
00:36:37sur le chiffre
00:36:38des 44 milliards
00:36:39d'euros d'économie
00:36:39le sentiment
00:36:40que c'est plus une question
00:36:41de regarder dans le détail
00:36:42les dépenses, les recettes
00:36:43que les 44 milliards
00:36:45finalement c'est un tabou
00:36:47qui avait été mis en place
00:36:48par François Bayrou
00:36:49un totem
00:36:49un totem effectivement
00:36:51sur lequel finalement
00:36:52il est tombé
00:36:53et puis sur le fond
00:36:55et la forme
00:36:55il l'a dit
00:36:56mais vraiment
00:36:56on sent quelqu'un
00:36:57qui a une volonté
00:36:58d'incarner une rupture
00:36:59à l'égard non seulement
00:37:00de François Bayrou
00:37:01mais aussi de Michel Barnier
00:37:03convaincu que finalement
00:37:03les mêmes causes
00:37:05reprendront les mêmes effets
00:37:06et que donc il faut
00:37:06à peu près tout changer
00:37:07et c'est vrai que
00:37:08cette passation de pouvoir
00:37:09de ce point de vue là
00:37:10il y avait une tension
00:37:12un petit peu sourde
00:37:13puisque vous parlez de chiffres
00:37:14on se tourne vers
00:37:14Lucie Robkin
00:37:15parce qu'il y a une décision
00:37:16importante qui a été rendue
00:37:18hier sur les arrêts maladie
00:37:19on sait qu'il y en a beaucoup
00:37:20beaucoup trop
00:37:21même pour les finances publiques
00:37:23et bien il va y en avoir
00:37:23encore plus figurez-vous
00:37:24parce que la cour de cassation
00:37:26a dit que si on était malade
00:37:28en vacances
00:37:28et bien on pourrait rattraper
00:37:29ces congés après
00:37:30et vous vous dites
00:37:31Lucie c'est une folie
00:37:33on n'a pas les moyens
00:37:33bah ouais c'est une folie
00:37:34ça va coûter une fortune
00:37:35à la fois aux entreprises
00:37:36et à la sécurité sociale
00:37:38et ça va pousser
00:37:39les français à travailler moins
00:37:40alors qu'il faudrait
00:37:41aujourd'hui les pousser
00:37:42à travailler plus
00:37:43alors vous savez Julien
00:37:44si vous êtes malade
00:37:45la sécurité sociale
00:37:47ne vous indemnise
00:37:48qu'à partir du troisième jour
00:37:49c'est votre entreprise
00:37:50qui paye votre salaire
00:37:51les trois premiers jours
00:37:52ça va donc coûter
00:37:53assez cher
00:37:54à nombreuses PME
00:37:55qui ont déjà
00:37:55le couteau sous la gorge
00:37:57et en plus de ça
00:37:58vous allez reporter
00:37:58donc vos congés
00:37:59sur l'année suivante
00:38:00vous travaillerez donc
00:38:01moins pour votre entreprise
00:38:02c'est aussi un surcoût
00:38:04pour l'assurance maladie
00:38:05qui affronte déjà
00:38:05une explosion des arrêts de travail
00:38:07leur coût a augmenté
00:38:08de 40% en 5 ans
00:38:10ces consignes d'érave
00:38:11ça coûte 17 milliards
00:38:13d'euros par an
00:38:14autant vous dire
00:38:14qu'avec cette nouvelle loi
00:38:15on va donc encore
00:38:17plus plomber
00:38:17les comptes de la sécurité sociale
00:38:19mais ce ne sera pas
00:38:19Guillaume Dara et François Clémenceau
00:38:20parce qu'ils ne prennent
00:38:20jamais de vacances
00:38:21figurez-vous
00:38:22donc il n'y aura pas de problème
00:38:23alors il faut préciser quand même
00:38:24que la France
00:38:24elle n'a pas vraiment eu le choix
00:38:25parce qu'elle était obligée
00:38:26de se conformer
00:38:27à un règlement européen
00:38:29oui oui tout à fait
00:38:30la Commission européenne
00:38:31estime que tout travailleur
00:38:32bénéficie d'un congé annuel
00:38:34d'au moins 4 semaines
00:38:35et que ce congé
00:38:36ne peut pas se confondre
00:38:37avec un arrêt maladie
00:38:38mais le problème
00:38:39c'est que les Français
00:38:39travaillent beaucoup moins
00:38:41qu'ailleurs en Europe
00:38:41parce qu'ils ont beaucoup
00:38:43de semaines de vacances
00:38:44écoutez je vous donne les chiffres
00:38:45les Français travaillent
00:38:46en moyenne
00:38:46666 heures chaque année
00:38:49c'est 100 heures de moins
00:38:50que la moyenne des Français
00:38:51alors lancez pas le débat
00:38:52lancez pas le débat
00:38:53mais non c'est pas faux
00:38:54c'est des chiffres
00:38:55voilà
00:38:55et ça la Commission européenne
00:38:57évidemment n'en tient pas compte
00:38:58les travailleurs en situation d'emploi
00:38:58travaillent plus
00:38:59que la moyenne européenne
00:39:00c'est ce qui nous énerve
00:39:01un peu dans cette législation européenne
00:39:03c'est qu'elle va fixer
00:39:03un cadre global
00:39:04à une situation française
00:39:06qui est assez spécifique
00:39:07allez un sujet
00:39:08qui mettra tout le monde d'accord
00:39:09c'est sur le point de vue
00:39:10de François Clémenceau
00:39:11sur ce qui s'est passé
00:39:12l'année dernière
00:39:13évidemment on va aux Etats-Unis
00:39:14dans l'Utah
00:39:15précisément
00:39:16parce que c'est une image
00:39:17terrifiante
00:39:17l'assassinat de Charlie Kirk
00:39:19influenceur
00:39:19pas très connu ici
00:39:21mais un superstar là-bas
00:39:22surtout dans le monde
00:39:23trumpiste
00:39:23abattu en plein meeting
00:39:24et ça montre
00:39:25François
00:39:26c'est ce que vous nous dites
00:39:26ce matin
00:39:27que la violence politique
00:39:28comme on l'a connue
00:39:29dans les années 60 et 70
00:39:30elle est bel et bien
00:39:31de retour aux Etats-Unis
00:39:32oui c'est un pays
00:39:33et c'est pas un cliché
00:39:34de le dire
00:39:35qui est né dans la violence
00:39:36et qui a prospéré
00:39:37dans la violence
00:39:38notamment avant
00:39:39et après la guerre
00:39:40et qui effectivement
00:39:41a atteint une forme
00:39:41d'apothéose
00:39:42dans ces années 60-70
00:39:44notamment à cause
00:39:45de la guerre au Vietnam
00:39:45et aujourd'hui
00:39:47on le voit à travers
00:39:48les souvenirs
00:39:49qu'on a des assassinats
00:39:50par exemple
00:39:51des frères Kennedy
00:39:51ou de Martin Luther King
00:39:52lorsqu'on voit aujourd'hui
00:39:54le président Donald Trump
00:39:55victime d'une tentative
00:39:57d'assassinat
00:39:57pendant sa campagne électorale
00:39:59oui il y a un retour
00:40:00de la violence en politique
00:40:02de la violence physique
00:40:03écoutez d'ailleurs
00:40:04la façon
00:40:04dont Donald Trump
00:40:05réagissait hier
00:40:07à l'assassinat
00:40:08de son ami
00:40:10l'idéologue de la droite
00:40:12et de la jeunesse de la droite
00:40:13c'est un moment sombre
00:40:16pour l'Amérique
00:40:17Charlie Kirk est un martyr
00:40:18de la vérité
00:40:19et de la liberté
00:40:20mon administration
00:40:21traquera chacun
00:40:22de ceux qui ont contribué
00:40:23à cette atrocité
00:40:25et à d'autres violences politiques
00:40:26la violence politique
00:40:28de l'extrême gauche
00:40:28a blessé de nombreux innocents
00:40:30et a coûté trop de vie
00:40:32quand il dit
00:40:33l'extrême gauche
00:40:34est coupable
00:40:35alors qu'on a personne
00:40:36d'arrêté à ce stade
00:40:37c'est un peu prématuré
00:40:39mais ça montre bien
00:40:40qu'il veut absolument
00:40:41engager ce combat
00:40:42contre les démocrates
00:40:44ses adversaires
00:40:45et l'ironie de l'histoire
00:40:46Julien
00:40:47on est aujourd'hui
00:40:48le 11 septembre
00:40:48c'est-à-dire le jour
00:40:50de la commémoration
00:40:50des attentats
00:40:51du World Trade Center
00:40:52et qui est par essence
00:40:54le jour de la réconciliation
00:40:55entre américains
00:40:56parce que jamais
00:40:57entre 2001 et 2003
00:40:58les Etats-Unis
00:40:59n'avaient été aussi unis
00:41:00autour de leur drapeau
00:41:01Est-ce que Donald Trump
00:41:02est seul responsable
00:41:03de cette situation
00:41:04et de ce retour
00:41:05de la violence ?
00:41:06Je pense qu'il est
00:41:06le premier responsable
00:41:07pas le seul
00:41:08mais le premier
00:41:09pourquoi ?
00:41:09parce qu'il mélange tout
00:41:11il mélange
00:41:11la radicalité
00:41:13wokiste
00:41:13dont on peut penser
00:41:14ce qu'on veut
00:41:14la délinquance
00:41:15et la criminalité
00:41:16dans des villes
00:41:17qui sont dirigées
00:41:18effectivement par des élus
00:41:19démocrates
00:41:19bien que les statistiques
00:41:20soient en recul
00:41:21et l'immigration
00:41:22en traitant
00:41:23les migrants
00:41:24d'envahisseurs criminels
00:41:26jusqu'à publier
00:41:27ces derniers jours
00:41:28ce post sur son réseau
00:41:30Truth Social
00:41:30où vous le voyez
00:41:32incarner
00:41:33l'un des héros
00:41:34du film
00:41:34de Francis Ford Coppola
00:41:35Apocalypse Now
00:41:36et en disant
00:41:37j'aime l'odeur
00:41:38des expulsions
00:41:39très tôt le matin
00:41:40comme ce héros
00:41:41du film de Coppola
00:41:43qui disait
00:41:44moi j'aime l'odeur
00:41:45du napalm
00:41:45c'est ça
00:41:46enfin général américain
00:41:47et il souligne ça
00:41:48en disant
00:41:49je viens de rebaptiser
00:41:51le ministère des armées
00:41:52ministère de la guerre
00:41:53et vous allez voir
00:41:54à Chicago
00:41:55ce que ça va donner
00:41:56c'est plus seulement
00:41:57la guerre à l'étranger
00:41:58c'est la guerre
00:41:59sur son propre sol
00:42:00on surveille l'évolution
00:42:01aux Etats-Unis
00:42:01mais aussi
00:42:02l'actualité judiciaire
00:42:03en France
00:42:03vous vous souvenez
00:42:04du meurtre d'Agathe
00:42:06une joggeuse
00:42:07qui avait été retrouvée
00:42:08morte dans la Vienne
00:42:09et bien on apprend
00:42:10il y a quelques instants
00:42:11que trois interpellations
00:42:12la police vient de penser
00:42:13il y a trois interpellations
00:42:14dans cette affaire
00:42:14on vous en dit plus
00:42:15évidemment
00:42:15dans quelques instants
00:42:16sur BFM TV
00:42:17on commence par
00:42:24les toutes dernières infos
00:42:25de cette matinée
00:42:26donnée par Nargis Hadji
00:42:28en commençant Nargis
00:42:29par cette information judiciaire
00:42:32dont je parlais
00:42:32il y a quelques instants
00:42:33ce coup de théâtre
00:42:34ce rebondissement
00:42:35dans l'enquête
00:42:35sur un meurtre
00:42:37qui avait été commis
00:42:37il y a quelques mois
00:42:38Agathe
00:42:39une joggeuse
00:42:39qui avait été tuée
00:42:40les enquêteurs
00:42:41ont procédé
00:42:41à trois interpellations
00:42:42oui on l'a appris
00:42:43donc il y a quelques minutes
00:42:44trois interpellations
00:42:45dans cette histoire
00:42:46Agathe Hilleret
00:42:47joggeuse de 28 ans
00:42:48était portée disparue
00:42:49puis a été retrouvée morte
00:42:50c'était le 4 mai dernier
00:42:52dans un bois de la Vienne
00:42:53c'était un promeneur
00:42:54qui avait découvert
00:42:55le cadavre de la victime
00:42:56et donc voulait faire trois interpellations
00:42:58pour le moment
00:42:59et vous aurez dans quelques instants
00:43:00les précisions
00:43:01de notre service
00:43:02police-justice
00:43:03qui tombe d'en savoir plus
00:43:04sur cette affaire
00:43:06tout comme on ne sait plus
00:43:07d'ailleurs
00:43:07sur l'attaque au couteau
00:43:09hier
00:43:09dans un lycée
00:43:10horticole
00:43:11c'était Antibes
00:43:11absolument
00:43:12beaucoup de questions
00:43:14ce matin
00:43:14le suspect
00:43:15et sa petite amie
00:43:16sont placés en garde à vue
00:43:17les enquêteurs
00:43:18tentent de savoir
00:43:18ce qui a motivé
00:43:20son passage à l'acte
00:43:21le passage à l'acte
00:43:22du suspect
00:43:22en avril 2024
00:43:23l'adolescent
00:43:23avait été placé
00:43:25en détention provisoire
00:43:26puis hospitalisé
00:43:27en soie psychiatrique
00:43:28il était soupçonné
00:43:29de prévoir
00:43:30une tuerie de masse
00:43:31hier
00:43:32un élève
00:43:32et une ancienne honte
00:43:33ont été blossés
00:43:34lors de la tech
00:43:34actualité politique
00:43:35également toujours
00:43:36très importante
00:43:36évidemment ce matin
00:43:37après l'arrivée
00:43:38à Matignon
00:43:39hier
00:43:39de Sébastien Lecornu
00:43:41il consulte
00:43:41tous azimuts
00:43:42absolument
00:43:43donc journée très chargée
00:43:44pour Sébastien Lecornu
00:43:45après les chefs
00:43:46de parti du socle commun
00:43:48et Yael Brunpivet
00:43:49ce sera au tour
00:43:50de Gérard Larcher
00:43:51d'échanger avec
00:43:51le nouveau premier ministre
00:43:52l'objectif
00:43:53pour le nouveau chef
00:43:54du gouvernement
00:43:55trouver un compromis
00:43:56pour la formation
00:43:57de son gouvernement
00:43:58et bâtir un budget
00:43:59pour 2026
00:44:00et puis à l'international
00:44:01maintenant aux Etats-Unis
00:44:02une chasse à l'homme
00:44:03qui est en cours
00:44:04depuis plusieurs heures
00:44:05maintenant
00:44:05pour tenter de trouver
00:44:07celui qui a tué
00:44:07Charlie Kirk
00:44:08un grapeau de la Maison Blanche
00:44:10en Berne
00:44:10depuis cette nuit
00:44:11et un tireur
00:44:12vous le disiez
00:44:12toujours en fuite
00:44:13recherché par les forces
00:44:14de l'ordre
00:44:15alors qu'il est 3h du matin
00:44:16en Utah
00:44:17d'après les autorités locales
00:44:19c'est depuis un immeuble
00:44:20à 180 mètres de distance
00:44:21que Charlie Kirk
00:44:22a été abattu
00:44:23on va retrouver
00:44:24Antoine Lahr
00:44:25notre correspondant
00:44:26à Washington
00:44:27Antoine
00:44:27Charlie Kirk
00:44:28était un très proche
00:44:29du clan Trump
00:44:30écoutez Charlie Kirk
00:44:32était un personnage
00:44:33incontournable
00:44:34de la galaxie
00:44:35Trumpiste
00:44:36il avait joué
00:44:36un rôle fondamental
00:44:37dans la campagne
00:44:38pour mobiliser la jeunesse
00:44:39en ligne
00:44:40sur les réseaux
00:44:41ou avec son podcast
00:44:41suivi par des millions
00:44:42de personnes
00:44:43mais aussi sur le terrain
00:44:44il avait entamé
00:44:46une grande tournée
00:44:46des universités
00:44:47pour convaincre
00:44:48les jeunes
00:44:48les jeunes hommes
00:44:49en particulier
00:44:50de voter pour Trump
00:44:51il l'a fait
00:44:52avec beaucoup de succès
00:44:53Trump a souvent dit
00:44:54que ce travail acharné
00:44:55lui avait permis
00:44:56de faire la différence
00:44:57les deux hommes
00:44:58étaient d'ailleurs
00:44:59très proches
00:44:59Trump le considérait
00:45:00presque comme un fils
00:45:01il lui a d'ailleurs
00:45:02rendu hommage
00:45:03ce soir dans une vidéo
00:45:04enregistrée depuis
00:45:05le bureau Oval
00:45:06alors le choc
00:45:07est immense
00:45:08aux Etats-Unis
00:45:08des élus de gauche
00:45:10comme de droite
00:45:10dénoncent la violence politique
00:45:12mais côté trumpiste
00:45:14il y a aussi
00:45:14beaucoup de colère
00:45:15on dit que cet assassinat
00:45:16est une déclaration de guerre
00:45:18on appelle à la vengeance
00:45:19Trump lui-même
00:45:20s'est montré
00:45:20très menaçant
00:45:21dans cette vidéo
00:45:22il dit que Kirk
00:45:23est tombé en martyr
00:45:24et il accuse
00:45:25la gauche radicale
00:45:26d'être responsable
00:45:27de terrorisme
00:45:27et voilà donc pour ces
00:45:29toutes dernières informations
00:45:30de la matinée
00:45:30merci beaucoup Nargis
00:45:31on va plus loin
00:45:32sur l'information
00:45:33avec laquelle vous avez
00:45:34ouvert votre journal
00:45:35c'est cette affaire
00:45:37de la mort de la joggeuse
00:45:38Agathe
00:45:39qui avait été retrouvée
00:45:40il y a quelques mois
00:45:40dans le département
00:45:41de la Vienne
00:45:42Mathias Tesson
00:45:43du service police justice
00:45:44de BFM TV
00:45:45vous nous avez rejoint
00:45:45quelles sont les informations
00:45:47dont on dispose
00:45:48et est-ce que vous pouvez
00:45:48également nous rappeler
00:45:49l'affaire
00:45:49alors on sait que
00:45:51donc dans cette affaire
00:45:52trois personnes
00:45:53ont été interpellées
00:45:54là récemment
00:45:56on n'a pas de précision
00:45:57de date encore
00:45:59à vous communiquer
00:46:00ni le régime
00:46:01sous lequel
00:46:02ces trois personnes
00:46:03sont entendues
00:46:04en ce moment
00:46:05est-ce qu'il s'agit
00:46:06de garde à vue
00:46:07ou d'audition libre
00:46:09pour l'instant
00:46:10les informations
00:46:10dont on dispose
00:46:11sont assez
00:46:12peu
00:46:13comment dirais-je
00:46:14étayées
00:46:14mais évidemment
00:46:15on peut vous rappeler
00:46:16que c'est évidemment
00:46:17une affaire
00:46:17qui nous avait
00:46:18beaucoup occupé
00:46:19c'était en avril dernier
00:46:20qu'elle avait commencé
00:46:21cette affaire
00:46:22le 10 avril
00:46:23précisément
00:46:24cette jeune femme
00:46:25Agathe Hilleret
00:46:26âgée de 28 ans
00:46:27était partie
00:46:28faire un jogging
00:46:30dans la Vienne
00:46:31département dans lequel
00:46:32elle habitait
00:46:33et elle était
00:46:34hélas
00:46:35plus jamais
00:46:36revenue
00:46:37et son corps
00:46:37avait été retrouvé
00:46:38le 4 mai
00:46:40comment dirais-je
00:46:41sur la commune
00:46:42de Vivonne
00:46:42précisément
00:46:44son corps se trouvait
00:46:45dans un sous-bois
00:46:45en périphérie
00:46:47des zones
00:46:47de recherche
00:46:49d'importantes recherches
00:46:50avaient évidemment
00:46:51été menées
00:46:51dès les premiers jours
00:46:52de sa disparition
00:46:53par les gendarmes
00:46:54sans qu'elle ne puisse
00:46:55à ce moment-là
00:46:56en avril
00:46:56permettre de découvrir
00:46:57son corps
00:46:58son corps
00:46:58qui avait donc été
00:46:59retrouvé
00:47:00quasiment
00:47:01un mois plus tard
00:47:02une autopsie
00:47:03avait bien sûr
00:47:04été réalisée
00:47:05à l'époque
00:47:05qui n'avait pas
00:47:06permis de déterminer
00:47:07les circonstances
00:47:09exactes
00:47:09de son décès
00:47:11des analyses
00:47:12complémentaires
00:47:13avaient été alors
00:47:14comment dirais-je
00:47:15diligentées
00:47:15pour essayer
00:47:16d'en savoir
00:47:16un petit peu plus
00:47:17mais la piste criminelle
00:47:19semblait déjà
00:47:21à l'époque
00:47:21la plus probable
00:47:23notamment parce que
00:47:24au moment de son jogging
00:47:26elle avait sur elle
00:47:26une montre connectée
00:47:28et cette montre
00:47:29expertisée par l'IRCG
00:47:31l'Institut de recherche
00:47:32criminelle
00:47:33de la gendarmerie nationale
00:47:34démontrait
00:47:34qu'elle avait fait
00:47:35un effort
00:47:36inhabituel
00:47:37et intense
00:47:38juste avant
00:47:39son décès
00:47:40le travail souterrain
00:47:41des enquêteurs
00:47:43donc depuis plusieurs mois
00:47:44maintenant
00:47:44et on verra évidemment
00:47:45à l'issue de ces gardes à vue
00:47:46si ces interpellations
00:47:49se poursuivent
00:47:50et si ces gardes à vue
00:47:51se traduisent ou pas
00:47:52par des mises en examen
00:47:53on le saura à l'issue
00:47:54des gardes à vue
00:47:54merci beaucoup
00:47:55Mathias Tesson
00:47:55vous surveillez évidemment
00:47:56l'évolution des choses
00:47:57sur cette affaire
00:47:59nous on va surveiller maintenant
00:48:00l'évolution du mouvement
00:48:01bloquant tout
00:48:02et ses ramifications politiques
00:48:04et va-t-on vers un second acte
00:48:05jeudi prochain
00:48:06dans une semaine
00:48:07parce que l'intersyndical
00:48:08a appelé ce jour-là
00:48:09à se mobiliser
00:48:11le ministère de l'Intérieur
00:48:13a annoncé que 200 000 personnes
00:48:15avaient participé
00:48:15au mouvement hier
00:48:17il y a eu
00:48:18quelques débordements
00:48:19des violences
00:48:19et l'une des images
00:48:20qui va rester
00:48:21c'est un restaurant
00:48:22qui a pris feu hier
00:48:23à Paris
00:48:24dans des circonstances
00:48:25pas encore tout à fait établies
00:48:27la procureure a expliqué
00:48:29que c'était peut-être
00:48:30un incendie déclenché
00:48:32accidentellement
00:48:32par les forces de l'ordre
00:48:33lors d'une intervention
00:48:35mais c'est devant ce bâtiment
00:48:37qui est devenu un petit peu
00:48:37le symbole
00:48:38et ces flammes
00:48:39qu'on a vues hier
00:48:39de cette mobilisation d'hier
00:48:40qu'on va retrouver
00:48:41Angie Luata
00:48:42que reste-t-il
00:48:43de cet incendie d'hier
00:48:45et est-ce qu'on sait
00:48:46davantage
00:48:46sur les circonstances
00:48:47Angie ?
00:48:49Oui effectivement
00:48:51symbole malheureux
00:48:52ce restaurant coréen
00:48:54le Wafu Bar
00:48:55effectivement
00:48:55qui a pris feu
00:48:56vous l'avez vu hier
00:48:57au coeur de l'après-midi
00:48:59vous le voyez
00:48:59sur l'image
00:49:00de Valentine Rieb
00:49:01on a des flammes
00:49:02qui montent presque
00:49:03jusqu'au 4ème étage
00:49:05de cet immeuble
00:49:06on est juste au-dessus
00:49:07d'un restaurant
00:49:07j'ai pu m'entretenir
00:49:08ce matin
00:49:09avec le restaurateur
00:49:10qui m'a expliqué
00:49:11qu'il en avait
00:49:12très probablement
00:49:12pour plusieurs semaines
00:49:14avant de pouvoir
00:49:15rouvrir cet établissement
00:49:16qui a terminé
00:49:18les travaux
00:49:18et qui a ouvert
00:49:19il y a à peine
00:49:203 mois
00:49:20dites-vous bien
00:49:21les conséquences
00:49:21que ça a
00:49:22pour ce monsieur
00:49:24qui emploie
00:49:24à peu près
00:49:2514-15 personnes
00:49:26ici
00:49:27donc oui
00:49:28ça reste l'une des images
00:49:29depuis ce matin
00:49:30on voit effectivement
00:49:30tous les passants
00:49:31qui lèvent les yeux
00:49:32et qui se souviennent
00:49:33de cette image
00:49:34qu'ils ont vue hier
00:49:35ces flammes qui ont pris
00:49:35donc vous l'avez dit
00:49:36pour des circonstances
00:49:38dans des circonstances
00:49:38qui restent à éclaircir
00:49:40le propriétaire du restaurant
00:49:41me disait même ce matin
00:49:42il y a eu une enquête
00:49:43pour l'instant
00:49:43je n'en sais rien
00:49:44les employés
00:49:45qui étaient présents ici
00:49:45ne peuvent pas décrypter
00:49:47ces images
00:49:47tout ce qu'ils savent
00:49:48c'est qu'il y avait
00:49:48un face-à-face
00:49:49à ce moment-là
00:49:49entre les forces de l'ordre
00:49:51et les manifestants
00:49:52et que tout à coup
00:49:52le feu a commencé
00:49:53à prendre sur une partie
00:49:54vous savez
00:49:55avec de la fausse végétation
00:49:56qui se trouvait
00:49:57au-dessus de ce restaurant
00:49:58mais vous le voyez
00:49:59le mobilier
00:50:00a bien pris feu
00:50:00à l'intérieur
00:50:01fausse végétation
00:50:02en plastique
00:50:03et évidemment
00:50:04ça brûle très très vite
00:50:05merci beaucoup Angie
00:50:06pour ces précisions
00:50:07au lendemain
00:50:08de cet incendie
00:50:09Guillaume Darès
00:50:10sur le plan politique
00:50:11ce matin
00:50:13on entend
00:50:13les membres de la majorité
00:50:15ou du socle commun
00:50:16qui disent
00:50:16c'est un échec
00:50:17cette opération
00:50:18les choses
00:50:19sont restées relativement
00:50:20cantonnées
00:50:20et la France
00:50:21n'a pas été bloquée
00:50:22au-delà du satisfait site
00:50:23est-ce qu'il n'y a pas
00:50:24un soulagement ce matin ?
00:50:25Il y a un soulagement
00:50:25parce qu'il y avait aussi
00:50:26une concordance
00:50:27si j'ose dire
00:50:28avec la crise politique
00:50:29avec la nomination
00:50:29de Sébastien Lecornu
00:50:30avec sa prise de fonction
00:50:32hier
00:50:32avec la passiation de pouvoir
00:50:33il y avait une crainte
00:50:34que ça puisse être vécu
00:50:35un peu comme une provocation
00:50:36politique à l'égard
00:50:37du mouvement
00:50:38rassuré donc
00:50:40mais prudent
00:50:40on le disait aussi
00:50:41pour la suite
00:50:41parce que
00:50:42les gilets jaunes
00:50:43rappelez-vous
00:50:43ce n'est pas au cours
00:50:44du premier acte
00:50:45que les incidents
00:50:46ou que les mobilisations
00:50:47avaient été les plus forts
00:50:48c'était au bout
00:50:49de quelques semaines
00:50:50donc il reste très prudent
00:50:51le gouvernement
00:50:52sur ce qui va se passer
00:50:53le 18
00:50:53parce qu'évidemment
00:50:54la différence majeure
00:50:55c'est que le 18
00:50:56c'est à l'appel
00:50:57des organisations syndicales
00:50:58Merci beaucoup Guillaume
00:51:00cette actualité politique
00:51:02et sociale
00:51:02qui est évidemment
00:51:03le sujet principal
00:51:04du match
00:51:05d'Arnaud Direct
00:51:06Avec d'un côté
00:51:12le député
00:51:12Pierre Cazeneuve
00:51:13pour le camp
00:51:14macroniste
00:51:15et de l'autre
00:51:16André Cotarac
00:51:17pour le Rassemblement National
00:51:18bonjour à tous les deux
00:51:19commençons par revenir
00:51:20justement sur ce mouvement
00:51:21du 10 septembre
00:51:22ce mouvement
00:51:22bloquons tout
00:51:23est-ce que André Cotarac
00:51:25vous donnez
00:51:25Andréa
00:51:26pardon
00:51:27pardon
00:51:27non mais c'est pas grave
00:51:27non mais c'est pas grave
00:51:27ça fait à peu près
00:51:28non de fil
00:51:28mais c'est bien Andréa
00:51:29oui c'est vrai
00:51:30est-ce que vous donnez
00:51:32un satisfait site
00:51:33au gouvernement
00:51:34pour ce qui s'est passé hier
00:51:35et sur le fait
00:51:36que les débordements
00:51:37sont restés relativement limités
00:51:38malgré ce qu'on a vu
00:51:39du côté de Paris
00:51:40écoutez nous
00:51:41au Rassemblement National
00:51:41on est toujours heureux
00:51:43quand la violence
00:51:43est cantonnée
00:51:44maintenant je ne suis pas
00:51:45porte-parole
00:51:46de la préfecture de police
00:51:47de Paris
00:51:47je suis un homme politique
00:51:49qui regarde la situation
00:51:50du pays
00:51:50je partage le point de vue
00:51:53de Jérôme Fourquet
00:51:53dans les colonnes du Figaro
00:51:54qui nous expliquait
00:51:55que ce mouvement de colère
00:51:56était plus proche
00:51:57de nuit debout
00:51:58c'est-à-dire
00:51:58d'un mouvement noyauté
00:51:59par l'extrême gauche
00:52:00plutôt que d'un mouvement
00:52:02populaire
00:52:02notamment du monde rural
00:52:04avec des actifs
00:52:05avec le fameux Nicolas
00:52:06qui paye
00:52:07c'est-à-dire
00:52:07les gilets jaunes
00:52:08et donc on voit bien
00:52:10d'ailleurs même sur la carte
00:52:10géographique
00:52:11que ce sont dans les métropoles
00:52:12que ce mouvement-là
00:52:14à Rennes
00:52:14on a vu des bus
00:52:15brûler
00:52:16à Lyon
00:52:17à Paris
00:52:17mais dans le reste du pays
00:52:19ce n'est pas comme ça
00:52:20que les Français
00:52:20je pense
00:52:21conçoivent
00:52:22l'expression
00:52:24d'une colère
00:52:24et je trouve quand même
00:52:25qu'il y a un changement
00:52:26chez Jean-Luc Mélenchon
00:52:27Jean-Luc Mélenchon
00:52:28pendant des années
00:52:28il faisait la promotion
00:52:30de la révolution
00:52:31par les urnes
00:52:31la révolution citoyenne
00:52:33on voit aujourd'hui
00:52:34que c'est la révolution
00:52:34par le blocage
00:52:35la révolution
00:52:36par l'incendie
00:52:37la révolution
00:52:38par le tabassage
00:52:39de policiers
00:52:40donc si vous voulez
00:52:41la rupture aujourd'hui
00:52:42la rupture par les urnes
00:52:44dans le respect
00:52:44des institutions
00:52:45mais avec un changement
00:52:46radical
00:52:46sur la sécurité
00:52:47sur l'immigration
00:52:48sur le pouvoir d'achat
00:52:48c'est incontestablement
00:52:49Marine Le Pen
00:52:50qui l'incarne
00:52:50ça n'est pas LFI
00:52:51qui est face à vous
00:52:52aujourd'hui André Akotarac
00:52:53mais c'est pareil
00:52:54ils se sont réélus
00:52:56les uns les autres
00:52:56dernière législative
00:52:58vous ne vous sentez pas
00:52:59j'imagine proche
00:53:00de LFI Pierre Cazeneuve
00:53:02juste sur
00:53:02ni le même programme
00:53:03ni le même programme économique
00:53:05contrairement au Rassemblement National
00:53:06mais on y reviendra peut-être
00:53:07tout à l'heure
00:53:07sur peut-être
00:53:08l'avenir
00:53:10sur la semaine prochaine
00:53:11est-ce que
00:53:11vous pensez que
00:53:12l'acte 2
00:53:13entre guillemets
00:53:14le 18 septembre
00:53:15sera
00:53:16c'était une répétition générale
00:53:17au fond hier
00:53:17ce que souhaite notamment
00:53:18LFI
00:53:19avant la semaine prochaine
00:53:20que les choses se durcissent
00:53:21Alors déjà
00:53:21permettez-moi de saluer
00:53:23le travail des forces de l'ordre
00:53:25des 80 000 policiers
00:53:25et gendarmes
00:53:26qui ont été déployés
00:53:26sur le centre du territoire
00:53:27ainsi que
00:53:28les forces de sécurité civile
00:53:30qui ont permis
00:53:31qu'on ne compte pas
00:53:32de blessés
00:53:33ni d'accidents trop graves
00:53:36hier
00:53:36de dénoncer
00:53:37extrêmement
00:53:38fermement
00:53:39le rôle
00:53:40de la France insoumise
00:53:41dans ce qui s'est passé hier
00:53:42parce qu'ils ont un rôle
00:53:44de pyromanes
00:53:45ils s'agissent
00:53:46contre la République
00:53:47et c'était sur votre plateau
00:53:49d'ailleurs que j'avais entendu
00:53:49en direct
00:53:50Mathilde Panot
00:53:50cautionner toute forme
00:53:52de manifestation
00:53:53toute forme de blocage
00:53:54toute forme d'action
00:53:54et ça c'est
00:53:55extraordinairement grave
00:53:56extraordinairement grave
00:53:58et il faut qu'on soit unanime
00:53:59pour condamner
00:53:59et qu'il y ait des poursuites judiciaires
00:54:01derrière
00:54:02contre la France insoumise
00:54:03parce que ce qu'ils font
00:54:04c'est qu'ils alimentent
00:54:06la défiance
00:54:07envers nos institutions
00:54:07et le blocage
00:54:08et l'acte 2
00:54:09il faut aussi
00:54:09là aussi faire le distinguo
00:54:11je ne mélange pas
00:54:12un appel au blocage
00:54:14un appel au bordel
00:54:15boosté par le Kremlin
00:54:19et piloté par les pyromanes
00:54:21de la France insoumise
00:54:21avec un appel légitime
00:54:22des syndicats
00:54:23à des actions
00:54:24de grève
00:54:25de manifestation
00:54:26qui sont évidemment
00:54:26protégées
00:54:27par notre constitution
00:54:28par notre droit
00:54:29et donc il y aura
00:54:30évidemment une autre
00:54:31forme de contestation sociale
00:54:33de 18
00:54:33mais que je ne mélange
00:54:34absolument pas
00:54:35les deux
00:54:35et dans leur forme d'action
00:54:36et dans leur message politique
00:54:38c'est un sujet
00:54:39qui vous met d'accord
00:54:40on le voit
00:54:40en revanche
00:54:40il y a un autre sujet
00:54:41qui ne vous mettra pas d'accord
00:54:42c'est la nomination
00:54:44de Sébastien Lecornu
00:54:45et d'ailleurs
00:54:46les français
00:54:47ne sont pas d'accord
00:54:48avec le président de la république
00:54:49sur ce choix
00:54:49regardez le sondage du jour
00:54:51c'est le Figaro
00:54:51qui le publie
00:54:52sondage qui nous dit
00:54:53que plus des deux tiers
00:54:54des français disent
00:54:55que ce choix
00:54:56ne correspond pas
00:54:57à leurs attentes
00:54:57le chiffre fait mal
00:54:59Pierre Cazeneuve
00:54:5969%
00:55:00et les trois quarts
00:55:01des français disent
00:55:02ce premier ministre
00:55:04il ne tiendra pas
00:55:0412 mois
00:55:05et on va rejouer
00:55:07le film qu'on a déjà vu
00:55:08déjà plusieurs reprises
00:55:10avec la nomination
00:55:11d'un nouveau premier ministre
00:55:12d'abord comment vous
00:55:13vous l'expliquez
00:55:14ce rejet
00:55:15est-ce que vous pensez
00:55:15que les français
00:55:16ont tort de penser ça ?
00:55:17déjà les français
00:55:17n'ont jamais tort
00:55:18de penser ce qu'ils pensent
00:55:19vous pensez qu'il va tomber
00:55:21non
00:55:21je pensais sur le
00:55:23deux tiers
00:55:24je ne vais pas apprendre
00:55:26aux français
00:55:27que penser
00:55:27ce n'est pas notre rôle
00:55:28ici en tant que
00:55:29après ça montre bien
00:55:30la division qu'il y a
00:55:31dans la classe politique
00:55:32aujourd'hui
00:55:32et dans l'Assemblée nationale
00:55:33vous avez malheureusement
00:55:34trois blocs avec l'extrême droite
00:55:36l'extrême gauche
00:55:36et ce qui était la majorité
00:55:38présidentielle
00:55:39et aujourd'hui le socle commun
00:55:40donc ça correspond assez bien
00:55:42finalement aux divisions
00:55:43qu'on peut voir
00:55:44et qu'on retrouve
00:55:44à l'Assemblée nationale
00:55:45ensuite moi je salue
00:55:46la nomination
00:55:47de Sébastien Lecornu
00:55:49comme Premier ministre
00:55:50notamment parce qu'il a déjà
00:55:51impulsé
00:55:52à la fois
00:55:52dans son discours de passation
00:55:54mais dans les dernières déclarations
00:55:56qu'il a pu faire
00:55:56un changement de méthode
00:55:57et aujourd'hui on le sait
00:55:58la clé
00:55:59elle va se faire
00:55:59par une discussion
00:56:00par une nouvelle manière
00:56:01de créer ce budget
00:56:02les français ce qu'ils attendent
00:56:04ils sont peut-être
00:56:0466%
00:56:0569%
00:56:07à être défavorables
00:56:08à la nomination
00:56:09de Sébastien Lecornu
00:56:09ils sont 100%
00:56:10à attendre
00:56:11de la stabilité
00:56:12dans notre pays
00:56:13et c'est ça que Sébastien Lecornu
00:56:15arrivera à faire
00:56:15avec cet accord de gouvernement
00:56:16Non mais je le dis à vos auditeurs
00:56:19parce que parfois
00:56:20on pense qu'il y a
00:56:20un grand changement
00:56:21on change de Premier ministre
00:56:22donc est-ce que cette fois-ci
00:56:23ça va réussir ?
00:56:24J'aimerais leur dire que
00:56:25les rapports de force
00:56:26à l'Assemblée nationale
00:56:27issus des élections législatives
00:56:29eux ne changent pas
00:56:29les macronistes sont
00:56:31minoritaires dans cette Assemblée
00:56:32et donc je peux comprendre
00:56:34moi
00:56:34le rassemblement
00:56:36est majoritaire ?
00:56:38Je n'ai jamais dit ça
00:56:40mais il n'empêche
00:56:41on est dans une situation
00:56:42inédite
00:56:43inédite dans le pays
00:56:44un gouvernement
00:56:46de partis
00:56:46qui ont perdu les élections
00:56:48qui ont été rejetés
00:56:49par les Français
00:56:49aux élections européennes
00:56:50aux élections législatives
00:56:52dirigent le pays
00:56:53et donc moi je veux bien
00:56:54qu'on parle de stabilité
00:56:55le RN est favorable
00:56:56je veux bien qu'on parle
00:56:57de budget
00:56:58adopté le plus rapidement possible
00:57:00enfin je veux dire
00:57:00le RN n'est pas contre ça
00:57:02d'ailleurs on est le mouvement
00:57:03qui a voté
00:57:04le plus grand nombre
00:57:05de textes
00:57:05qui n'étaient pas issus
00:57:06de Norand
00:57:06donc nous on fait toujours
00:57:07passer la patrie
00:57:08avant le parti
00:57:09il n'empêche
00:57:10pas à n'importe quel prix
00:57:11est-ce qu'on va faire travailler
00:57:13deux jours
00:57:13gratuitement les Français ?
00:57:14est-ce qu'on va faire en sorte
00:57:15que 60 milliards d'argent
00:57:17des Français
00:57:18partent dans la politique migratoire
00:57:20est-ce qu'on va faire en sorte
00:57:20que la contribution
00:57:22à l'Union Européenne
00:57:23soit baissée
00:57:25ou augmentée
00:57:25le budget
00:57:26ce sont des choix politiques
00:57:27donc oui il faut
00:57:27de la stabilité
00:57:28oui il faut aller de l'avant
00:57:29mais pas n'importe quel prix
00:57:30et pardon
00:57:31moi je suis très pessimiste
00:57:32je pense que ça ne marchera pas
00:57:33fini la comédie
00:57:35maintenant place
00:57:36aux élections
00:57:37je veux dire
00:57:37on n'a pas besoin de négociateurs
00:57:38on a besoin d'un arbitre
00:57:39en démocratie l'arbitre
00:57:40c'est le peuple souverain
00:57:41concrètement
00:57:41que peut donner votre camp
00:57:42Pierre Cazeneuve
00:57:43à André Akotarac
00:57:44sur les points
00:57:44qui vient de soulever
00:57:45vous lui répondez quoi ?
00:57:46déjà moi c'est extrêmement clair
00:57:48il n'y a pas de volonté
00:57:48de négocier avec le Rassemblement National
00:57:50quelques formes de budget
00:57:51que ce soit
00:57:51leur programme économique
00:57:52est un programme communiste
00:57:54absolument délirant
00:57:55qui est le même
00:57:55que la France insoumise
00:57:56ou au retour
00:57:57à 60 ans
00:57:58à 72 ans
00:57:59on a là quelqu'un qui propose
00:57:59la stabilité
00:58:00et la phrase d'après
00:58:01c'est de l'insulte
00:58:02pardon mais
00:58:02parlons argument par argument
00:58:03je vais dire
00:58:04soyez
00:58:05je vais vous offrir
00:58:06le livret de Marine Le Pen
00:58:07c'est terrible
00:58:08de ne pas laisser les gens répondre
00:58:09c'est pas la démocratie
00:58:11vous passez vers le mépris
00:58:12et l'insulte
00:58:12pardon mais vos résultats
00:58:14c'est 1300 milliards
00:58:14de dettes supplémentaires
00:58:15c'est un taux de pauvreté record
00:58:17c'est un taux de record de faillance
00:58:18pardon mais
00:58:19ils vont répondre
00:58:20ils vont répondre
00:58:21sur le fond
00:58:21vous avez perdu deux fois
00:58:23trois fois l'élection présidentielle
00:58:24grâce à la France insoumise
00:58:25vous avez été élu
00:58:26grâce aux communistes
00:58:27dont vous parliez
00:58:28c'est insupportable
00:58:29donc
00:58:29oui c'est insupportable
00:58:30je respecte vos électeurs
00:58:32je respecte vos élus
00:58:32mais après on n'a pas
00:58:33le même programme économique
00:58:34on n'a pas envie
00:58:34de négocier avec vous
00:58:36c'est pas ça
00:58:37j'espère qu'on n'aura pas
00:58:38les mêmes résultats
00:58:38donc
00:58:39sur les deux jours
00:58:40fériés évidemment
00:58:41mon propre camp
00:58:42il était défavorable
00:58:43donc on s'était déjà
00:58:44exprimé là-dessus
00:58:45et je comprends
00:58:45des premières sorties
00:58:47de Matignon
00:58:47que de toute façon
00:58:48ce n'est plus dans la balance
00:58:49et qu'aujourd'hui
00:58:50les pistes
00:58:52qu'on va essayer de trouver
00:58:52elles sont notamment
00:58:53avec le Parti Socialiste
00:58:54parce qu'on le voit bien
00:58:55aujourd'hui
00:58:56qu'arithmétiquement
00:58:57vous avez ce socle commun
00:58:59ces quatre partis
00:58:59qui sont aujourd'hui
00:59:00réunis ce matin à Matignon
00:59:01et que maintenant
00:59:02il va y avoir une discussion
00:59:03avec les autres partis de gouvernement
00:59:04et notamment
00:59:04sur les socialistes
00:59:05pour justement aboutir
00:59:07à cet accord de non-censure
00:59:08et justement aboutir
00:59:09à ce projet
00:59:10et la volonté
00:59:11n'est pas du tout
00:59:11de parler avec le Rassemblement National
00:59:12qui a dit tout et son contraire
00:59:13sur les sujets économiques
00:59:14et encore une fois
00:59:15je reviens
00:59:15à l'argument sur argument
00:59:17mais je ne citer qu'un
00:59:18car c'est le sujet
00:59:18la retraite
00:59:19où vous avez longtemps
00:59:20plaidé pour la retraite
00:59:20à 60 ans
00:59:21maintenant c'est un peu 60 ans
00:59:22mais on ne comporte pas très bien
00:59:23avec les 40 ans
00:59:25il y en a qui peuvent parler
00:59:26etc
00:59:27donc voilà
00:59:28évidemment que nous
00:59:28on ne va pas
00:59:29c'est pas avec vous
00:59:29qu'on va essayer
00:59:30de trouver des points de consensus
00:59:31je pense qu'il faut revenir
00:59:32aux fondamentaux
00:59:33je veux dire
00:59:34la République française
00:59:34est une démocratie
00:59:35on a là un parti
00:59:38qui a été sanctionné
00:59:39je le répète
00:59:39à toutes les élections
00:59:40qui explique
00:59:42qu'il n'a aucunement envie
00:59:44de discuter
00:59:45avec le premier parti de France
00:59:46vous dites d'un côté
00:59:47vous êtes ouvert
00:59:48et puis de l'autre
00:59:48vous dites il faut la dissolution
00:59:50etc
00:59:50il faut savoir
00:59:51pourquoi est-ce que je dis ça
00:59:52vous avez des présidents
00:59:54c'est sérieux
00:59:54c'est important
00:59:55allez-y
00:59:56allez-y
00:59:56vous venez de s'assurer
00:59:57allez-y
00:59:59allez-y
00:59:59laissez parler
01:00:00on peut lui laisser parler
01:00:01tout seul
01:00:01pardon mais
01:00:03nous on ne censure jamais
01:00:04a priori
01:00:05donc on va voir
01:00:06ce que monsieur Lecornu
01:00:07a à dire
01:00:08le véritable problème
01:00:09c'est que c'est la troisième fois
01:00:10depuis la dissolution
01:00:12c'est la troisième fois
01:00:13qu'on nous explique
01:00:14qu'on va respecter
01:00:15les lignes rouges
01:00:15du Rassemblement National
01:00:16on a eu monsieur Barnier
01:00:17qui a proposé
01:00:18un budget socialiste
01:00:19avec les macronistes
01:00:20de 20 milliards
01:00:21d'impôts et de taxes
01:00:22supplémentaires
01:00:23puis monsieur Bayrou
01:00:24qui nous a promis
01:00:25la proportionnelle
01:00:26la négociation
01:00:27la proportionnelle
01:00:29la négociation
01:00:29le respect
01:00:30voici qu'il prend
01:00:31la voie institutionnelle
01:00:32la plus compliquée
01:00:33pour diriger
01:00:33et pour sauver son gouvernement
01:00:35donc pardon
01:00:35nous on est sérieux
01:00:36et manifestement
01:00:38ceux qui ne l'ont pas été
01:00:38ce sont ceux qui sont tombés
01:00:40c'est pas rien
01:00:40si les français
01:00:41rejettent
01:00:42ou en tout cas
01:00:43n'attendent rien
01:00:43de monsieur Lecornu
01:00:44c'est pas rien
01:00:45je veux dire
01:00:46si le parti des actifs
01:00:47c'est le Rassemblement National
01:00:48des salariés
01:00:49des ouvriers
01:00:49des chefs de petites entreprises
01:00:50c'est bien parce que
01:00:51le bilan du macronisme
01:00:53c'est un record de défaits
01:00:56en entreprise
01:00:57c'est un record de pauvreté
01:00:58jamais enregistré par l'INSEE
01:00:59donc oui on veut une rupture
01:01:00avec le macronisme
01:01:01le débat est ouvert
01:01:02de quel côté
01:01:03va pencher Sébastien Lecornu
01:01:04plutôt vers le RL
01:01:05donc plutôt vers le PS
01:01:06on aura la réponse
01:01:07dans les jours qui viennent
01:01:08sur les propositions
01:01:09de fonds
01:01:10dans quelques instants
01:01:11retour sur cette
01:01:12information judiciaire
01:01:13qu'on vous donnait
01:01:14il y a quelques instants
01:01:15vous vous souvenez
01:01:15de la mort de Agathe
01:01:17une joggeuse
01:01:18qui avait été tuée
01:01:18dans la Vienne
01:01:19c'était il y a
01:01:20quelques mois
01:01:20un homme est placé
01:01:22en garde à vue
01:01:23il y a eu trois interpellations
01:01:24et une garde à vue
01:01:25on vous donne
01:01:26les dernières précisions
01:01:26du service pour les justices
01:01:27dans quelques instants
01:01:28à tout de suite
01:01:29vous êtes au coeur
01:01:32d'Arnaud Direct
01:01:33avec une information judiciaire
01:01:35qui est tombée
01:01:35il y a quelques minutes
01:01:36sur laquelle on va revenir
01:01:37maintenant
01:01:37la mort
01:01:38le meurtre d'Agathe
01:01:39cette joggeuse
01:01:40dont le corps avait été rentrée
01:01:41dans la Vienne
01:01:42il y a quelques mois
01:01:43maintenant
01:01:44un homme est en garde à vue
01:01:46un suspect
01:01:47alors qu'on voit ici
01:01:48le visage d'Agathe
01:01:49dont on se souvient
01:01:50au moment des recherches
01:01:51ça avait duré plusieurs semaines
01:01:52Mathias Tesson
01:01:53est avec nous
01:01:54pour nous rappeler
01:01:54à la fois cette affaire
01:01:55et pour nous en dire
01:01:56davantage surtout
01:01:56sur cette garde à vue
01:01:58que sait-on à l'heure
01:01:58où on se parle
01:01:59alors d'abord rappeler
01:02:00effectivement qu'Agathe Leret
01:02:01était une jeune femme
01:02:02de 28 ans
01:02:03qui demeurait
01:02:04dans la Vienne
01:02:05et le 10 avril dernier
01:02:07elle était partie courir
01:02:09dans un bois
01:02:10à proximité
01:02:11de son domicile
01:02:12elle avait 28 ans
01:02:14à ce moment là
01:02:15et hélas
01:02:16elle n'a
01:02:16plus jamais
01:02:18donné de nouvelles
01:02:19depuis
01:02:19et à ce moment là
01:02:22évidemment
01:02:22d'importantes recherches
01:02:23ont été menées
01:02:24par la gendarmerie
01:02:26pour tenter
01:02:26de la retrouver
01:02:27des recherches
01:02:27qui à l'époque
01:02:28étaient restées vaines
01:02:29jusqu'au 4 mai
01:02:31dernier
01:02:32jusqu'à ce qu'un promeneur
01:02:33découvre son corps
01:02:35qui était
01:02:36dans un sous-bois
01:02:38qui se trouvait
01:02:38en fait
01:02:39en périphérie
01:02:39des zones
01:02:40qui avaient déjà
01:02:41été recherchées
01:02:41par les gendarmes
01:02:44et une autopsie
01:02:45avait alors été
01:02:46pratiquée
01:02:47bien sûr
01:02:48autopsie
01:02:48qui n'avait pas
01:02:49permis de déterminer
01:02:50les circonstances
01:02:51de son décès
01:02:52ni les causes
01:02:52de sa mort
01:02:53des analyses
01:02:53complémentaires
01:02:54avaient alors été
01:02:55bien sûr
01:02:55diligentées
01:02:56pour tenter
01:02:56d'en s'en
01:02:56un petit peu plus
01:02:57mais à l'époque
01:02:58la piste
01:02:58pas vraiment
01:03:00de doute
01:03:01puisque
01:03:01différents éléments
01:03:03différentes expertises
01:03:04menées notamment
01:03:04sur la montre
01:03:05connectée
01:03:06dont elle était équipée
01:03:07au moment où
01:03:08elle était partie courir
01:03:09qui s'était révélée
01:03:10très intéressante
01:03:11pour les enquêteurs
01:03:12parce que cette montre
01:03:12avait révélé
01:03:13un effort intense
01:03:15et inhabituel
01:03:16juste avant
01:03:17son décès
01:03:19voilà pour
01:03:20comment dirais-je
01:03:21les premières conclusions
01:03:22qui avaient été faites
01:03:23concernant la mort
01:03:24de cette jeune femme
01:03:25et évidemment
01:03:27rebondissement majeur
01:03:28dans cette affaire
01:03:29puisque
01:03:29un homme
01:03:30a été placé
01:03:31en garde à vue
01:03:32on ignore
01:03:34à ce stade
01:03:34son profil
01:03:35est-ce qu'il s'agit
01:03:35d'une personne
01:03:36de son entourage
01:03:36est-ce qu'au contraire
01:03:38il s'agit
01:03:38de quelqu'un
01:03:39qui lui est
01:03:39complètement étranger
01:03:41mais sa garde à vue
01:03:43est en cours
01:03:43elle se poursuit
01:03:44et on verra
01:03:46à l'issue
01:03:46si cet homme
01:03:47est bel et bien
01:03:48poursuivi
01:03:49pour la mort
01:03:49de la jeune femme
01:03:50nous parler de cette montre
01:03:51connectée
01:03:51c'est évidemment
01:03:52très important
01:03:52parce que grâce
01:03:53à cette montre
01:03:54elle publiait
01:03:56le parcours
01:03:57de ses courses
01:03:58de ses jogging
01:03:58sur une application
01:03:59que connaissent
01:04:00à peu près tous les joggeurs
01:04:00qui s'appelle Strava
01:04:01sur laquelle on partage
01:04:03c'est un réseau social
01:04:03en fait
01:04:04sur lequel on partage
01:04:05ses parcours
01:04:06et ça a permis aussi
01:04:07aux enquêteurs
01:04:08de pouvoir
01:04:09remonter un petit peu
01:04:10le fil de cette enquête
01:04:11on se souvient aussi
01:04:12qu'elle avait repris
01:04:14le jogging
01:04:15après plusieurs années
01:04:16d'arrêt
01:04:16et au début
01:04:16on s'était demandé
01:04:17s'il n'y avait pas eu
01:04:17un problème de santé
01:04:18à cause de ça
01:04:19oui c'était une jeune femme
01:04:20qui était décrite
01:04:21par son entourage
01:04:22comme quelqu'un
01:04:23d'assez fragile
01:04:24physiquement
01:04:25et psychologiquement
01:04:26exactement
01:04:26elle était considérée
01:04:31comme étant assez
01:04:31maigre d'apparence
01:04:33pour autant
01:04:33c'est une jeune femme
01:04:34particulièrement sportive
01:04:36qui adorait
01:04:37la course à pied
01:04:39et c'est vrai
01:04:41que son absence
01:04:43et le fait
01:04:43qu'elle ne revienne pas
01:04:45était considérée
01:04:47comme particulièrement
01:04:48inquiétant par sa famille
01:04:49parce qu'elle n'avait
01:04:49absolument aucune raison
01:04:51de disparaître
01:04:52et hélas
01:04:53la suite des investigations
01:04:54leur a malheureusement
01:04:56donné raison
01:04:56cette application
01:04:58Strava
01:05:00sur laquelle elle publiait
01:05:02ses différents parcours
01:05:03de jogging
01:05:03les recherches avaient été intenses
01:05:04et son père
01:05:05qui avait signalé
01:05:06sa disparition
01:05:07on s'en souvient
01:05:08et le decor avait donc été retrouvé
01:05:09vous nous l'avez rappelé
01:05:10par un promeneur
01:05:11un promeneur en mai dernier
01:05:11merci beaucoup
01:05:12Mathias Tesson
01:05:14si d'autres informations
01:05:15nous arrivent
01:05:16notamment sur la façon
01:05:17qui a permis aux enquêteurs
01:05:18de remonter le fil
01:05:19de cette enquête
01:05:20évidemment
01:05:20nous vous les donnerons
01:05:22il y a peut-être d'ailleurs
01:05:24des éclaircissements
01:05:25qui peuvent nous être donnés
01:05:26est-ce que François Daoust
01:05:27est avec nous
01:05:28ancien gendarme
01:05:30général de gendarmerie
01:05:32surtout ancien directeur
01:05:33de l'IRCGN
01:05:35qui est l'institut en pointe
01:05:37pour mener ce genre d'enquête
01:05:38merci de nous répondre
01:05:39aussi rapidement
01:05:40François Daoust
01:05:42est-ce que
01:05:43avec l'expérience
01:05:44qui est la vôtre
01:05:45vous pouvez imaginer
01:05:46comment les gendarmes
01:05:47ont pu remonter
01:05:48le fil des investigations
01:05:49en partant donc
01:05:50de cette fameuse
01:05:51montre connectée
01:05:52sur laquelle Agathe
01:05:53publiait ses parcours
01:05:55du jogging
01:05:55alors la montre connectée
01:05:58elle a permis de voir
01:05:59plusieurs choses
01:06:00la première chose
01:06:01c'est qu'on a vu
01:06:03un effort intense
01:06:05inhabituel
01:06:06qui ne correspondait pas
01:06:07à ses parcours précédents
01:06:09et à ses entraînements
01:06:10jusqu'au moment
01:06:11où la montre
01:06:12n'enregistre plus
01:06:13de rythme cardiaque
01:06:14donc on suppose
01:06:15que le cœur
01:06:16a cessé de battre
01:06:17et qu'elle est morte
01:06:18il y avait aussi
01:06:19la géolocalisation
01:06:20dans la montre
01:06:21qui fait que
01:06:22on sait
01:06:23qu'au moment
01:06:24où le cœur
01:06:25n'est plus enregistré
01:06:26c'est à un endroit
01:06:27du parcours
01:06:28et le corps
01:06:30là où on le retrouve
01:06:31et bien
01:06:32est à un autre endroit
01:06:33donc la piste criminelle
01:06:34est à ce moment-là
01:06:36privilégiée
01:06:36parce que le corps
01:06:37a été déplacé
01:06:38en partie caché
01:06:40donc ça
01:06:40on a ces premiers éléments
01:06:42les autres éléments
01:06:43qui étaient déjà
01:06:44en cours
01:06:45dans l'enquête
01:06:47c'est
01:06:47faire la géolocalisation
01:06:49de tous les téléphones
01:06:51qui ont borné
01:06:52dans le secteur
01:06:54ainsi que des véhicules
01:06:56qui sont
01:06:57avec des cartes SIM
01:06:58des GPS
01:06:59qui permettent
01:07:00de les localiser
01:07:01mais ce sont
01:07:02des centaines de véhicules
01:07:03ce sont des centaines
01:07:05de téléphones
01:07:06qu'il a fallu passer
01:07:07les uns derrière les autres
01:07:08croisant avec des fichiers
01:07:11qui peuvent
01:07:11qui sont généralement
01:07:13les personnes
01:07:13défavorablement connues
01:07:15le fichier
01:07:16des délinquants sexuels
01:07:18etc
01:07:18qui permet
01:07:20à la fois
01:07:20l'environnement
01:07:21qui sait
01:07:22qu'il pouvait être présent
01:07:23dans ce secteur
01:07:25et dans cette zone
01:07:26et ce qui a été donné
01:07:29par les téléphones portables
01:07:31et la géolocalisation
01:07:32ce sont les pistes
01:07:34habituelles
01:07:35que vont suivre
01:07:36les enquêteurs
01:07:37et qui les ont
01:07:37très certainement
01:07:38mener
01:07:39à l'interpellation
01:07:40de ces trois personnes
01:07:41Justement
01:07:42c'est très intéressant
01:07:43d'entendre
01:07:44toutes les précisions
01:07:45et méthodologiques
01:07:46que vous nous donnez
01:07:47à partir de quel moment
01:07:48les gendarmes décident
01:07:49de basculer
01:07:50vers l'interpellation
01:07:51et se disent
01:07:51il faut mettre
01:07:52en garde à vue
01:07:52maintenant
01:07:53parce que ça permettra
01:07:54peut-être
01:07:55de faire avouer
01:07:56un suspect
01:07:56Le moment
01:07:58de la garde à vue
01:07:59alors il y a deux types
01:08:00de garde à vue
01:08:00quand on est dans
01:08:01flagrant délit
01:08:02immédiatement
01:08:03on sait que la personne
01:08:04était sur les lieux
01:08:05et on peut commencer
01:08:06tout de suite
01:08:07avec bien sûr
01:08:08l'assentiment
01:08:08du procureur
01:08:09république
01:08:09là en l'espèce
01:08:10ce sont les juges
01:08:11d'instruction
01:08:12et il y a
01:08:14la garde à vue
01:08:15réfléchie
01:08:16et à froid
01:08:19c'est-à-dire
01:08:20qu'on a le temps
01:08:21de la préparer
01:08:22le dossier
01:08:23se constitue
01:08:23on va vérifier
01:08:24beaucoup de choses
01:08:25en toute discrétion
01:08:27de façon à ce qu'au moment
01:08:29de l'interpellation
01:08:30les gardes à vue
01:08:32sont préparés
01:08:33les questions
01:08:34sont préparées
01:08:35les incohérences
01:08:36qui ont déjà été
01:08:38relevées
01:08:39les éléments factuels
01:08:40qui permettent
01:08:41de situer
01:08:42par exemple
01:08:42sur les lieux
01:08:43les trois personnes
01:08:45ou l'un des trois
01:08:46etc
01:08:46et bien
01:08:47permet
01:08:48d'arriver
01:08:50à un moment
01:08:51clé
01:08:52où on ne pose pas
01:08:53des questions
01:08:53en l'air
01:08:54espérant que
01:08:55la personne va craquer
01:08:57comme ça
01:08:57et va dire
01:08:58par une catharsis
01:08:59qui lui est propre
01:09:00dire oui
01:09:01finalement c'est moi
01:09:01etc
01:09:02non
01:09:02c'est chaque question
01:09:04a une portée
01:09:05et la portée
01:09:07derrière
01:09:07c'est soit
01:09:08l'enfermement
01:09:09il va dire
01:09:10bien oui
01:09:11j'étais là
01:09:12mais je suis passé
01:09:12mais je n'étais pas
01:09:14avec mes copains
01:09:14on va dire
01:09:15ah mais attendez
01:09:16c'est étonnant
01:09:17parce que
01:09:18vos téléphones
01:09:20se situent au même endroit
01:09:21pour tous les trois
01:09:22ah oui
01:09:22mais j'ai oublié
01:09:23j'ai peut-être
01:09:24c'est à dire
01:09:25qu'on a l'enfermement
01:09:26il se met devant
01:09:27ces contradictions
01:09:28au fur et à mesure
01:09:29et à un moment
01:09:30et bien il ne peut plus
01:09:31s'en sortir
01:09:32sauf à dire la vérité
01:09:33passionnant de vous entendre
01:09:34merci infiniment
01:09:35François Daoust
01:09:36pour ces précisions
01:09:36on avait l'impression
01:09:37d'y être
01:09:38pendant que vous nous racontiez
01:09:39ces scènes
01:09:40que vous avez évidemment
01:09:40vous vécu personnellement
01:09:42de l'intérieur
01:09:43et si évidemment
01:09:44l'enquête évolue
01:09:45à la suite de cette garde à vue
01:09:46et bien nous vous donnons
01:09:47les dernières informations
01:09:47en temps réel
01:09:48sur BFM TV
01:09:49d'abord
01:09:49retour à la politique
01:09:51l'invité d'Arnaudia
01:09:51et c'est Philippe Brun
01:09:55qu'on reçoit
01:09:56aujourd'hui
01:09:56député socialiste
01:09:58qui nous rejoint
01:10:00vice-président
01:10:01de la commission des finances
01:10:01de l'Assemblée nationale
01:10:03la question des finances
01:10:04qui est évidemment
01:10:04au cœur de l'actualité
01:10:05et de l'instabilité politique
01:10:06merci d'être avec nous
01:10:08il consulte en ce moment
01:10:09le Premier ministre
01:10:10on l'a vu recevoir
01:10:10tout à l'heure
01:10:11Yael Brown-Pivet
01:10:11enfin aller plutôt
01:10:12à l'Assemblée
01:10:13voir Yael Brown-Pivet
01:10:14parce que c'est comme ça
01:10:14que ça se passe
01:10:15de façon républicaine
01:10:16il va voir également
01:10:17Gérard Larcher
01:10:17il a reçu le socle commun
01:10:19ce matin
01:10:19il reçoit tout le monde
01:10:20sauf la gauche
01:10:21pour l'instant
01:10:21est-ce que vous savez
01:10:21si une prise de rendez-vous
01:10:23a été faite ou pas ?
01:10:24de toute façon oui
01:10:25le Premier ministre
01:10:25va recevoir
01:10:26toutes les forces politiques
01:10:27et nous avons dit
01:10:28comme d'ailleurs
01:10:28les écologistes
01:10:29les communistes
01:10:29que nous nous rendrions
01:10:30ces discussions
01:10:32il n'y a pas de date encore
01:10:33il n'y a pas de date encore
01:10:34mais enfin
01:10:34il y aura une date très vite
01:10:36il n'y a pas de difficulté
01:10:37c'est pas vraiment
01:10:38le problème que nous avons aujourd'hui
01:10:39et le PS ira pour dire quoi
01:10:40à ce rendez-vous ?
01:10:41écoutez
01:10:41le Premier ministre connaît
01:10:42ce que sont nos propositions
01:10:44depuis le 26 août
01:10:46nous avons présenté
01:10:47un contre-budget
01:10:48qui m'a été amené
01:10:48de défendre
01:10:49à de nombreuses reprises
01:10:49sur votre plateau ici
01:10:51et qui à la fois
01:10:53propose de décharger
01:10:54les classes populaires
01:10:55à les classes moyennes
01:10:55d'augmenter leur pouvoir d'achat
01:10:57en baissant la CSG
01:10:58jusqu'à 2200 euros par mois
01:11:00de mettre à contribution
01:11:02les plus aisés
01:11:03à travers la fameuse
01:11:04taxe Zuckman
01:11:05dont on parle beaucoup
01:11:06sur BFM
01:11:07il ne prendra pas
01:11:08la taxe Zuckman
01:11:08donc on peut
01:11:09en parler pendant
01:11:11des heures et des heures
01:11:12qu'est-ce qui serait
01:11:12acceptable pour vous
01:11:13et au contraire
01:11:15pas acceptable
01:11:15ça va être un pas de danse
01:11:18qui se joue à deux
01:11:18nous avons dit
01:11:19des choses très clairement
01:11:19nous on ne va pas faire
01:11:20une parodie de négociation
01:11:22on passerait un mois et demi
01:11:23pour à la fin
01:11:24que la montagne
01:11:25accouche d'une souris
01:11:26disons très clairement
01:11:27avant d'aller négocier
01:11:28quand s'ouvrira
01:11:30la pari de négociation
01:11:31on veut savoir
01:11:31ce que le Premier ministre
01:11:32veut ouvrir
01:11:33ou ne pas ouvrir
01:11:34et alors on prendra
01:11:35à ce moment-là
01:11:35la décision
01:11:36de la censure
01:11:37a priori ou pas
01:11:38il semble acter
01:11:39que le totem
01:11:39des 44 milliards tombe
01:11:41oui d'accord
01:11:42mais il faut qu'on en discute
01:11:43et puis il faut très bien
01:11:43il faut qu'il dise
01:11:44nos propositions
01:11:45sont connues
01:11:45archi connues
01:11:46donc à lui de dire
01:11:47ce qu'il est prêt
01:11:47à ouvrir
01:11:48et à ne pas ouvrir
01:11:49il est clair en tout cas
01:11:50qu'on ne nous achètera pas
01:11:51avec une micro-taxe
01:11:52ou je ne sais quoi
01:11:53avec un coup de pouce
01:11:54sur les bas salaires
01:11:57il faut impérativement
01:11:58qu'on ait une rupture
01:12:00il a dit le mot rupture
01:12:01nous attendons aujourd'hui
01:12:02le Premier ministre
01:12:02qu'il dise
01:12:02les ruptures
01:12:03qu'il entend engager
01:12:04c'est vrai que c'était
01:12:05un des mots marquants
01:12:05de la passation de pouvoir
01:12:06il a parlé de rupture
01:12:07il a parlé aussi
01:12:08de meilleur partage
01:12:09de l'effort fiscal
01:12:10c'est vraiment ce que vous souhaitez
01:12:11donc vous avez là
01:12:12une occasion unique
01:12:13de peser dans le débat politique
01:12:15et néanmoins
01:12:15vous avez déjà dit
01:12:16qu'aucun socialiste
01:12:17ne participerait à ce gouvernement
01:12:18on est étonné
01:12:20de ne pas réussir en France
01:12:22à pouvoir former
01:12:22de coalitions gauche-droite
01:12:24autour de mesures fortes
01:12:25y compris les vôtres
01:12:26oui alors
01:12:26c'est une coalition
01:12:27toujours avec les macronistes
01:12:28il faut toujours
01:12:28que le macroniste soit devant
01:12:29c'est lui
01:12:30c'est président
01:12:30d'un côté
01:12:31oui d'accord
01:12:32parce que ça ne se passe pas
01:12:33comme ça dans les autres pays
01:12:34je veux dire en Allemagne
01:12:35le président de la République
01:12:36n'est pas de la même couleur politique
01:12:38que le Premier ministre
01:12:40donc c'est pas
01:12:40et c'est le résultat
01:12:42c'est le résultat des élections
01:12:44qui doit commander
01:12:45les coalitions
01:12:46et non le fait du prince
01:12:47or on est dans le fait du prince
01:12:48depuis 2024
01:12:49on a eu deux gouvernements
01:12:50macronistes qui sont tombés
01:12:51et on ne propose rien d'autre
01:12:53qu'un nouveau gouvernement
01:12:53macroniste
01:12:54il est hors de question
01:12:56pour nous
01:12:56de rentrer au gouvernement
01:12:57avec Bruno Retailleau
01:12:58avec lequel nous ne sommes
01:12:59d'accord sur rien
01:12:59donc on ne va pas faire semblant
01:13:01d'être d'accord sur tout
01:13:02alors qu'on est d'accord sur rien
01:13:03et puis moi je suis assez sceptique
01:13:05en vérité
01:13:05on est entre nous
01:13:06sur l'issue de ces négociations
01:13:07car si le président de la République
01:13:09avait la moindre envie
01:13:10d'ouvrir
01:13:10la transformation
01:13:12en tout cas un virage
01:13:13dans sa politique économique
01:13:14il n'aurait pas nommé
01:13:15le plus proche
01:13:18de ses collaborateurs
01:13:19pour poursuivre dans le fil
01:13:21de cette question
01:13:21comment expliquer aux français
01:13:23que vous êtes parfaitement capables
01:13:25avec les centristes
01:13:26et avec la droite
01:13:27de voter au parlement européen
01:13:29un budget pour 2025
01:13:30pour 2026 ça arrive
01:13:32avec des compromis
01:13:34et que en France
01:13:35c'est pas possible
01:13:36c'est pas possible
01:13:37parce que vous répugniez
01:13:39à pouvoir envisager
01:13:40de fabriquer quelque chose
01:13:42de commun
01:13:43avec des compromis
01:13:44avec le centriste
01:13:45et la droite
01:13:46mais la vraie différence
01:13:47c'est qu'il n'y a pas
01:13:47de président de la République
01:13:48en Europe
01:13:48et là il y a un homme
01:13:49à l'Elysée
01:13:50qui empêche les compromis
01:13:51la vérité c'est que
01:13:52par exemple
01:13:53on avait commencé
01:13:54des discussions
01:13:54vous le savez
01:13:55avec Amélie de Montchalin
01:13:56Eric Lombard
01:13:57qui était avant
01:13:58la présentation du plan Bayrou
01:13:59il y a une ligne rouge
01:14:00absolue
01:14:01qui est posée
01:14:01au plus haut niveau de l'Etat
01:14:03sur deux sujets
01:14:04un, pas de taxation
01:14:05sur les hauts patrimoines
01:14:06deux, pas de remise en cause
01:14:08de la réforme des retraites
01:14:09donc ce ne serait pas le cas
01:14:10au Parlement européen
01:14:11ou en Allemagne
01:14:12je rappelle que Madame Merkel
01:14:13qui était radicalement défavorable
01:14:15à l'augmentation du SMIC
01:14:16en faisant la coalition
01:14:17avec les sociodémocrates
01:14:18dans les années 2010
01:14:19elle a dû augmenter le SMIC
01:14:21à l'époque
01:14:21de deux euros de l'heure
01:14:22et elle l'a fait
01:14:23parce que c'est
01:14:24la culture britannique
01:14:25pardon, allemande
01:14:26même chose d'ailleurs
01:14:27les britanniques
01:14:28vous vous rappelez
01:14:29entre les libéraux-démocrates
01:14:31et les conservateurs
01:14:32à l'époque de David Carbone
01:14:33aujourd'hui
01:14:34on a un président public
01:14:34qui veut décider seul
01:14:36et donc qui empêche
01:14:37en vérité ces compromis
01:14:37qui pourraient avoir lieu
01:14:38alors qu'il a très largement
01:14:40perdu les élections
01:14:41en juillet dernier
01:14:42sur la journée d'hier
01:14:44le 10 septembre
01:14:45alors évidemment
01:14:45du côté de LFI
01:14:46on dit c'est le début
01:14:47de quelque chose
01:14:48du côté du socle commun
01:14:50on dit c'est un échec
01:14:51comment vous la qualifiez
01:14:53vous cette journée ?
01:14:54Écoutez, je crois
01:14:55que ça a été une belle mobilisation
01:14:56200 000 personnes
01:14:57c'est une belle mobilisation
01:14:58au bon notaire
01:14:58on lui-même dit
01:14:59que c'était un événement
01:14:59important
01:15:00donc c'est une belle mobilisation
01:15:01moi ce que je constate
01:15:02en tout cas
01:15:03c'est qu'elle n'a pas bien fonctionné
01:15:05dans le monde
01:15:06périurbain et rural
01:15:07moi je suis député de l'EUR
01:15:08le département de Sébastien Lecornu
01:15:10qui était aussi
01:15:10la capitale des Gilets jaunes
01:15:11on avait eu de très grands
01:15:13Gilets jaunes chez nous
01:15:13Ingrid Levavasseur
01:15:14qui est une amie
01:15:15François Boulot
01:15:15c'était chez nous
01:15:17que ça avait un peu démarré
01:15:18le premier grand débat
01:15:18avait eu lieu chez nous
01:15:19et nous dans l'EUR
01:15:20on a eu quasiment rien
01:15:21des rassemblements
01:15:22très très petits
01:15:22Et vous vous en félicitez ou pas ?
01:15:24Non mais je pense
01:15:24vous le regrettez ?
01:15:25En tout cas
01:15:26on aurait pu avoir
01:15:26une mobilisation populaire
01:15:28pour dire justement
01:15:29les changements
01:15:30que les gens attendent aujourd'hui
01:15:31et ça n'a pas été possible
01:15:32parce que je crois
01:15:33qu'il y a eu trop
01:15:34de récupération politique
01:15:35Moi j'ai un
01:15:37trop de récupération politique
01:15:39vous savez bien
01:15:39de qui je parle
01:15:40et je crois
01:15:41qu'aujourd'hui
01:15:43il faut se mobiliser
01:15:45pour le 18
01:15:45et sans récupérer
01:15:47politiquement
01:15:48Mais vous ne voyez pas
01:15:49quand même
01:15:49une rupture
01:15:50dans la méthode
01:15:51que souhaite incarner
01:15:51en tout cas
01:15:52le nouveau premier ministre
01:15:53quand déjà il dit
01:15:54je vais consulter
01:15:55avant même
01:15:55de former
01:15:56le nouveau gouvernement
01:15:57pour vous
01:15:57ça ne change rien ?
01:15:59Le problème
01:16:00c'est que
01:16:01vous réduisez ça souvent
01:16:03à une question de style
01:16:04mais ce n'est pas
01:16:05un problème de style
01:16:06Michel Barnier
01:16:07était affable aussi
01:16:07sympathique
01:16:08rond
01:16:08tout ce qu'on veut
01:16:09en contraire
01:16:10c'est quelqu'un
01:16:10de tout à fait
01:16:11sympathique
01:16:13Il parle de faux aussi
01:16:14quand il dit rupture
01:16:15Même chose sur François Bayrou
01:16:16François Bayrou
01:16:17n'a pas un caractère
01:16:18épouvantable
01:16:18c'est un caractère
01:16:19avec lequel on peut discuter
01:16:19qui est un homme
01:16:20de dialogue
01:16:20d'écoute
01:16:21le problème
01:16:21ce n'est pas
01:16:22d'être un homme
01:16:22d'écoute
01:16:22ou de dialogue
01:16:23c'est de reconnaître
01:16:24qu'il n'y a pas
01:16:24de majorité
01:16:25macroniste dans ce pays
01:16:26et qu'il faut faire
01:16:27des concessions
01:16:28Et si lui il en fait
01:16:29est-ce que vous serez
01:16:30prêt à en faire ?
01:16:31Je rappelle qu'on en a fait
01:16:33avec François Bayrou
01:16:33on a laissé passer
01:16:34un budget
01:16:35et François Bayrou
01:16:36nous avait écouté
01:16:36à l'époque
01:16:37mais je le rappelle
01:16:38le problème aujourd'hui
01:16:39malheureusement
01:16:39je le crois
01:16:40est à l'Elysée
01:16:40et d'ailleurs en nommant
01:16:42Sébastien Lecornu
01:16:42il le dit
01:16:43il dit
01:16:44je ne prends pas compte
01:16:45de la situation
01:16:45à l'Assemblée nationale
01:16:46je nomme mon principal
01:16:47collaborateur
01:16:48et je garde mes lignes rouges
01:16:49si les lignes rouges
01:16:50sont gardées
01:16:51alors il y aura
01:16:52censure de notre part
01:16:52sans aucune forme
01:16:53d'hésitation
01:16:54censure
01:16:55censure de notre part
01:16:56sans aucune forme
01:16:56d'hésitation
01:16:57si il n'y a pas
01:16:58de remise en cause
01:16:59des équilibres fondamentaux
01:17:00de la politique économique
01:17:01depuis 2017
01:17:02Allez on verra
01:17:03comment les choses se passent
01:17:04et quelles sont les propositions
01:17:05qui sont faites
01:17:06par le nouveau Premier ministre
01:17:07au Parti Socialiste
01:17:09et on attend de savoir
01:17:10quand ce rendez-vous
01:17:11aura lieu
01:17:12merci Philippe Brun
01:17:13c'est bientôt l'heure
01:17:14de déjeuner
01:17:15et vous regardez
01:17:16ce qu'il y a
01:17:17dans les placards
01:17:18ce qu'on va servir
01:17:19aux enfants
01:17:19regardez bien
01:17:20ce qu'il y a écrit
01:17:21en petit aussi
01:17:21sur les paquets
01:17:22parce que ça vaut le coup
01:17:23c'est ce qu'a fait
01:17:2460 millions de consommateurs
01:17:25une étude assez inquiétante
01:17:26révèle le taux
01:17:27d'ultra transformation
01:17:28de nombreux produits
01:17:29on va en savoir davantage
01:17:31sur cette étude
01:17:32avec les éclaireurs
01:17:33Allez Valentin Demet
01:17:37nous a rejoint
01:17:38Valentin c'est vrai
01:17:39qu'on commence
01:17:39à avoir un petit peu faim
01:17:40j'espère que vous n'allez
01:17:41pas trop nous couper
01:17:41l'appétit
01:17:42dites-nous exactement
01:17:44ce que dit
01:17:44cette étude
01:17:45de 60 millions
01:17:46Bonjour Julien
01:17:478 produits pour enfants
01:17:48sur 10 sont concernés
01:17:50et pour l'affirmer
01:17:5160 millions de consommateurs
01:17:52a contrôlé un panel
01:17:53de 43 produits
01:17:54parmi eux
01:17:55certains sont très bien connus
01:17:56des parents
01:17:57et cela commence
01:17:57dès les tout premiers mois
01:17:59de l'enfance
01:17:59regardez par exemple
01:18:00les Blédidesh céréales
01:18:02de Blédina
01:18:03le packaging l'affirme
01:18:04ils sont consommables
01:18:05dès 6 mois
01:18:06et ces briques
01:18:06sont une source
01:18:07de fer et de calcium
01:18:08parfait pour la croissance
01:18:09de nos petits
01:18:10se dit-on
01:18:11mais en réalité
01:18:12à l'intérieur
01:18:12l'étude a découvert
01:18:137 ingrédients
01:18:14typiques
01:18:15de l'ultra-transformation
01:18:16il y a notamment
01:18:17des arômes
01:18:18et des émulsifiants
01:18:19qui posent problème
01:18:20autres produits épinglés
01:18:22les premiers petits beurres
01:18:24pépites de chocolat
01:18:25là encore
01:18:26de la marque Blédina
01:18:26ils contiennent
01:18:274 ingrédients
01:18:28ultra-transformés
01:18:29même chose
01:18:30pour les Danonino
01:18:31fruits de Danone
01:18:32très appréciés
01:18:33des enfants
01:18:34et puis pour les plus grands
01:18:35les fameux Flamby
01:18:36contiennent 6 ingrédients
01:18:37ultra-transformés
01:18:387 pour les BN
01:18:39saveurs fraises
01:18:40les Flamby
01:18:41c'est vrai que c'est une madeleine
01:18:42de Proust là
01:18:42que vous êtes
01:18:43en train
01:18:44d'atomiser
01:18:45Valentin
01:18:46dites-nous
01:18:47concrètement
01:18:48nous comment on fait
01:18:49pour repérer
01:18:49ces aliments
01:18:50ultra-transformés
01:18:51alors en abrégé
01:18:51les AUT
01:18:53à l'intérieur
01:18:53vous y trouvez
01:18:54en fait des additifs
01:18:55des arômes
01:18:56et des composés
01:18:56considérés
01:18:57comme cosmétiques
01:18:58c'est-à-dire
01:18:59que ces composés
01:18:59sont des dérivés
01:19:01d'aliments
01:19:01en général
01:19:02plus le nom
01:19:03sur l'étiquette
01:19:03est étrange
01:19:04plus il y a de chances
01:19:05que vous soyez face
01:19:06à un aliment
01:19:06ultra-transformé
01:19:07par exemple
01:19:08si vous lisez
01:19:09isolat de protéines
01:19:11ou fibres de betterave
01:19:12là ce sont des composés
01:19:13cosmétiques
01:19:14et tous ces ingrédients
01:19:15sont produits
01:19:15en fait à partir
01:19:16de processus
01:19:17industriels complexes
01:19:18comme le fractionnement
01:19:19le soufflage
01:19:20ou encore la cuisson
01:19:21extraction
01:19:22on est très très loin
01:19:23de la cuisine
01:19:24traditionnelle de notre
01:19:25grand-mère
01:19:25notez également
01:19:26que selon une étude
01:19:27d'Open Food Facts
01:19:29près de
01:19:2980% des aliments
01:19:31ultra-transformés
01:19:32sont peu intéressants
01:19:33nutritivement
01:19:34ils obtiennent souvent
01:19:35un score
01:19:35un nutri-score
01:19:36C ou D
01:19:37donc on se méfie
01:19:38quand on lit
01:19:39isolat de protéines
01:19:40ou fibres de betterave
01:19:41c'est vrai qu'on aurait pu
01:19:43un peu s'en douter
01:19:44mais c'était important
01:19:44de le préciser
01:19:45merci beaucoup Valentin
01:19:46Magali Chalet
01:19:47est avec nous
01:19:48pour nous en dire
01:19:48un petit peu plus
01:19:49parce qu'une fois
01:19:50qu'on a dit ça
01:19:50c'est pas seulement
01:19:51à un rôle sur les industriels
01:19:53c'est pas le sujet
01:19:54le sujet c'est la santé
01:19:55notamment la santé
01:19:55des enfants
01:19:56c'est quoi les conséquences
01:19:57exactement ?
01:19:58Alors ce qui est
01:19:58complètement démontré
01:20:00c'est l'effet sur le surpoids
01:20:01et l'obésité
01:20:03parce que c'est pendant
01:20:04l'enfance
01:20:04que se construit
01:20:05un répertoire alimentaire
01:20:07c'est-à-dire des habitudes alimentaires
01:20:09des références
01:20:10et donc si à ce moment-là
01:20:11la place des aliments
01:20:12ultra transformés
01:20:13est trop importante
01:20:14et bien il y a
01:20:14toutes les chances
01:20:15qu'à l'âge adulte
01:20:16ce soit la même
01:20:17ensuite il faut savoir
01:20:18que le surpoids
01:20:19et l'obésité
01:20:20et bien ce sont aussi
01:20:21des facteurs de risque majeurs
01:20:23pour le diabète de type 2
01:20:24et pour les maladies
01:20:25cardiovasculaires
01:20:26de surcroît
01:20:28le surpoids
01:20:29et l'obésité de l'enfant
01:20:30sont souvent prédicteurs
01:20:32de surpoids
01:20:32et d'obésité
01:20:33à l'âge adulte
01:20:34Comment ça se fait
01:20:34que ces produits
01:20:35ils favorisent
01:20:37le surpoids
01:20:37et l'obésité
01:20:38c'est dû à quoi ?
01:20:38Vous savez ce sont ces textures-là
01:20:40ces textures qu'on trouve
01:20:40souvent très bonnes
01:20:41qui sont à la fois
01:20:42soufflées
01:20:43fondantes
01:20:44croquantes
01:20:44et bien elles nous rendent
01:20:45accro
01:20:46pour les enfants
01:20:46c'est pire
01:20:47et ce sont aussi
01:20:48des aliments
01:20:48qui sont très denses
01:20:49énergétiquement
01:20:50et en même temps
01:20:51qui ont des textures
01:20:52molles
01:20:52ou liquides
01:20:53du coup ça favorise
01:20:54une ingestion rapide
01:20:55et qui dit ingestion rapide
01:20:57dit aussi
01:20:57suringestion de calories
01:20:59Est-ce que vous pouvez
01:21:00nous dire aussi Magali
01:21:01comment on explique ça
01:21:02aux enfants
01:21:02parce qu'eux
01:21:02ils s'en fichent complètement
01:21:03quand on leur dit
01:21:04j'aimerais que tu manges
01:21:05un petit peu moins ça
01:21:05et que voilà
01:21:06c'est quoi les arguments
01:21:07qu'en tant que parents
01:21:08on peut leur dire
01:21:09Peut-être que plutôt
01:21:10que leur expliquer tout ça
01:21:12on peut peut-être leur dire aussi
01:21:13qu'il y a des alternatives
01:21:13leur proposer
01:21:14comme on le faisait pour nous
01:21:16quand on était plus jeunes
01:21:16leur proposer des fruits
01:21:17ou alors
01:21:18on leur donne pas le choix
01:21:20on leur dit tu prends ça
01:21:20et puis c'est tout
01:21:21et que si parmi ces produits
01:21:23ultra transformés
01:21:24c'est aussi possible
01:21:24de regarder les étiquettes
01:21:25et de faire un tri
01:21:26pour choisir certains
01:21:27qui ont une valeur énergétique
01:21:29un peu moins importante
01:21:29et faire un peu comme ça
01:21:31un mix des deux
01:21:32Amélie elle me sauve dans l'arrière
01:21:34il faut faire la cuisine aussi
01:21:35avec les enfants
01:21:36c'est un moment de partage
01:21:37on leur apprend à aimer ça
01:21:38voilà c'est ça la meilleure solution
01:21:40finalement
01:21:40vous faites la cuisine Guillaume
01:21:41avec vos enfants ou pas ?
01:21:43des crêpes
01:21:43des crêpes
01:21:43et ben voilà c'est un bon début
01:21:45c'est un bon début
01:21:45compote de pommes
01:21:45c'est sûr
01:21:47c'est mieux que les produits transformés
01:21:48voilà
01:21:49les leçons culinaires
01:21:51d'Arnaud Direct
01:21:52juste avant de passer à table
01:21:54vous restez évidemment sur BFM TV
01:21:56parce que dans un instant
01:21:57Roselyne Dubois
01:21:57et Christophe Delèvres
01:21:59vont accompagner justement
01:22:00votre déjeuner
01:22:01avec les dernières infos de la matinée
01:22:02et nous on se retrouve demain
01:22:03salut
01:22:03salut
01:22:04salut
01:22:05salut
01:22:06salut
01:22:06salut
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